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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Couverture-symbole

J'ai beaucoup apprécié la photo de couverture de votre dernier numéro ("TelleQuelle", n° 166). Enfin un portrait frappant, une image révélatrice ! à gauche, une femme assise, triste et voilée, qui symbolise un passé révolu. à droite, une femme au sourire radieux, au corps ravissant, au pas sûr et au regard assuré, portant toute l’espérance d’un lendemain paisible et d’un avenir sans souci. Une nouvelle femme est née, libre, débarrassée du poids des préjugés et de l’idéologie malsaine qui a fait de son corps un péché ambulant. Le message est clair : le 8 mars s’incarne en une femme épanouie, aspirant à vivre sa féminité sans contrainte. Aidons-la !

Haddou Ambarki



La faute à nos mères

Comme l’a écrit Ahmed R. Benchemsi dans son dernier édito sur les femmes ("TelleQuelle", n° 166), il est aisé de réformer des textes, il n'en est malheureusement pas de même s'agissant des mentalités. Il y a un réel travail de fond à entreprendre, toute une éducation à revoir, et celles qui ont le rôle clé en la matière, ce sont nos mères (dont ARB n’a point parlé par crainte d'éventuelles foudres ?). Force est de constater qu'elles ont malheureusement souvent tendance à perpétuer ces traditions pour le moins désuètes : "Mon fils, sache que parce que tu es homme, tu es un Dieu"… Le premier travail à entreprendre porte donc sur cette institution que représente la mère dans nos contrées. Les médias peuvent-ils avoir un réel impact sur ces dernières ? Une émission de télé populaire pourra t-elle ébranler leurs traditions séculaires ?
J'ai été étonnée de constater qu’au Maroc (c'est le cas aussi dans d'autres pays), ces "traditions et coutumes" trouvaient également leur place dans des familles aisées et très éduquées, même si les apparences pourraient de prime abord laisser penser le contraire. Nous ne devons pas nous laisser impressionner par la dimension titanesque de la tâche à accomplir, nous ne pourrons en faire l'économie si nous voulons que le Maroc avance.

Malika Lahnaït



Les marocains et l’autocritique

En me rendant à un kiosque, comme chaque week-end, pour acheter mon TelQuel, j’ai remarqué qu’il restait encore de nombreux exemplaires du numéro consacré aux "Marocains et l’amour" (TelQuel n°164). Bizarre, puisque généralement, j’ai du mal à trouver votre magazine trois jours après sa parution… Les Marocains n’étaient-ils pas intéressés par ce sujet ? Ou la "hchouma" s’étend-t-elle aussi à la lecture ? Ou encore était-il trop tôt pour aborder ce sujet ? Peut-être que les Marocains préfèrent encore rester discrets sur leurs relations amoureuses… Finalement, je crois que les Marocains refusent (inconsciemment) l’autocritique. Et cet article était bel et bien un exercice d’autocritique collective. Par contre, dès qu’il s’agit de critiquer le gouvernement, les partis politiques, ou même connaître le salaire du roi, leur bonheur est complet !

Anouar Atrassi



Caricatural !

Après lecture de votre interrogatoire de la "Marocaine lambda" ("TelleQuelle", n°166), je me suis dit m… alors ! Le Maroc n'a pas avancé d'un pouce ! C'est bien malheureux, mais Madame cautionne, à l’avance, les attitudes les plus bestiales de son futur mari… Partant de ce constat, il faut tout reprendre ! Des milliers de Marocaines sont dans le cas de cette dame, et considèrent encore la soumission au mari comme un aboutissement. Pour elles, il est naturel de passer de la soumission au père à la soumission au mari. "La liberté, ce n'est pas une vie", votre "interrogée" le dit ! Le jour où les femmes marocaines comprendront que oui, elles aussi ont des responsabilités et qu'elles doivent les assumer, alors elles ne se voileront plus la face (ni la tête d'ailleurs). Ce que dit cette femme est caricatural, mais c’est à l’image de notre société.

Leila Alaoui

 
 
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