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Reportage. Fès : Le campus maudit
Mémoire. Au souvenir des transsexuels
Société. Speed dating à Casa
N° 167
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

(DR)
Pêche. Laenser déçoit

La table ronde organisée par La Vie Eco le 8 mars sur la pérennisation de la ressource halieutique, n’a pas connu de moment fort. Pour cause, Mohand Laenser, ministre de la Pêche, a préféré la langue de bois. Les opérateurs présents à cette rencontre sont restés sur leur faim. Le débat devait en principe, apporter des éléments de réponses sur les plans d’aménagement des pêcheries, la gestion de la recherche scientifique, le contrôle de la pêche, les tensions sociales... Tout
devait être passé au peigne fin pour sortir le secteur d’une situation d’anarchie qui le tire vers le bas. Sur toutes ces questions, le ministre s’est limité à inviter les opérateurs à la discussion. C’est dire que rien n’est encore arrêté, ni vision, ni stratégie. Le ministre affirme cependant le contraire. Pour lui, la stratégie existe dès lors que l’objectif de la pérennisation est défini. "Ce sont les moyens qui manquent ", affirme-t-il. Une approche que les opérateurs ne partagent pas. Pour preuve, le contrat programme portant sur la vision globale du secteur est enterré depuis deux ans et personne n’en parle actuellement. Le ministre non plus. Sur le contrôle, le ministre affirme croire à l’autocontrôle. Les armateurs doivent eux-mêmes s’obliger au respect de la loi. La question du contrôle touche directement la présence de l’armée dans le secteur. Laenser préfère ne pas s’aventurer sur ce terrain. Pour les plans d’aménagement des pêcheries, il reconnaît qu’il y a concentration sur le cas du poulpe. Urgence oblige. Selon lui, il est temps de passer à autre chose. Sur ce point, il a raison. La sardine attend toujours l’attribution des licences d’exploitation.


Textile. Les Turcs à la rescousse

La 4e édition du salon Maroc Sourcing se tiendra du 22 au 24 mars à Casablanca. L’association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) s’attend à près de 180 exposants, et quelque 4.000 visiteurs pour cette édition. Un objectif qui peut être atteint pour la simple raison que l’édition de mars invite une cinquantaine d’entreprises turques. Cette invitation n’est pas fortuite. La perspective de l’entrée en vigueur de l’ALE entre le Maroc et la Turquie ouvre la voie à l’exploitation du cumul diagonal. Il s’agit d’un accord qui permet au Maroc de fabriquer des produits à base de matière première turque et de les réexporter vers l’Europe sans s’acquitter des droits de douanes. Les industriels marocains pourront bénéficier de cet accord dès que l’Union Européenne donnera son autorisation.


Casablanca. 92 millions d’excédent

Les actionnaires du deuxième opérateur télécom affichent un satisfecit à peine masqué. Les résultats réalisés à fin 2004 permettent à Méditelecom de sortir la tête du gouffre où elle se débattait auparavant. Ainsi, son parc d’abonnés a progressé de 42% en une seule année. Il compte actuellement presque 3 millions de clients. 500.000 nouveaux clients ont rejoint ses rangs. C’est dire que sur le plan commercial, ses équipes font des miracles. Le chiffre d’affaires s’est apprécié de 24% pour atteindre 336 millions d’Euros. Cette embellie vient après des années de tension. Le business plan de la société a été modifié plusieurs fois pour tenir compte de l’augmentation des coûts d'achalandage des clients et de l’impact de la modification des règles d’interconnexion. Pari tenu.



Les off

L'entrée en vigueur du non remboursement des trois premiers jours de maladie fait des remous. La CNSS ne rembourse actuellement qu’à partir du quatrième jour de maladie. Cette mesure a été inspirée par le souhait de mettre fin aux abus des certificats de maladie. Mais elle aboutit finalement à la pénalisation des cas d’hospitalisation. Plusieurs sociétés connaissent actuellement des tensions à cause de cette mesure.

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Jusqu’au jeudi 10 mars, 18 dossiers ont été retirés auprès de l’ANRT pour la construction des dossiers de la licence fixe. Les banques d’affaires sont fortement présentes. Cela montre l’intérêt des commanditaires, car en principe, chaque banque d'affaires agit pour le compte d’un candidat potentiel. Un bon signe pour l’aboutissement de l’appel d’offres.


Chèques. Jouahri s’inquiète

Bank Al Maghrib (BAM) veut en finir avec les chèques en bois. Elle lance de ce fait une campagne de sensibilisation sur l’usage du chèque. La campagne vise surtout les chèques sans provision. Le gouverneur de la Banque centrale propose plus de vigilance dans l’octroi des carnets de chèques. Hassan Chami, présidend de la CGEM, qui était présent au centre de formation de BAM à Rabat lors de la journée de lancement de la campagne, n’a pas manqué de mettre le doigt sur un point sensible. Selon lui, le problème du chèque est lié à l’épineuse question du délai de paiement. Il est clair que quand l’entreprise souffre de manque de trésorerie car son client (état, entreprises ou personnes) est un mauvais payeur, elle s’expose davantage aux incidents de paiement.


Capital-risque. Benjelloun et les Yankees

Un accord de partenariat a été signé, lundi 7 mars, entre la National Venture Capital Association (NVCA) et l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC). Il prévoit la participation des capital-investisseurs marocains au Venture Capital Institute pour la certification des pratiquants du métier, l'accès aux "best practices" des fonds leaders, la participation aux ateliers de développement de législation et règles financières spécifiques au métier. L’initiative est bonne et encore une fois, Othmane Benjelloun, président du groupe Finance.com, démontre qu’il tire plus vite que son ombre. Pour cause, il pense déjà propulser le capital-risque alors que la loi devant le régir n’a pas encore vu le jour. Chose que nos partenaires américains ignorent, bien entendu.


Résultats. Maroc Telecom séduit

Maroc Telecom a réalisé un chiffre d'affaires de 17,922 milliards de dirhams pour 2004, en augmentation de 12,8% par rapport à 2003. Le résultat d'exploitation a atteint 7,668 milliards de dirhams contre 6,949 en 2003. Le résultat net dégagé au titre de l'exercice écoulé a ainsi atteint 5,21 milliards de dirhams, en hausse de 2,5% par rapport à 2003. Les chiffres de Maroc Telecom donnent le tournis. Surtout que le management de la firme annonce la possibilité de distribution des dividendes. Ainsi, les actionnaires qui ont nouvellement acquis le titre toucheront les premiers fruits de leur investissement. L’état n’est pas en reste puisqu’il garde 34% du capital. à 5 dirhams par action, le Trésor empochera un joli chèque.



Khalid Tritki
Publicitaires, réveillez-vous !

Que choisir, la régulation ou l’autorégulation ? Toute personne sensée optera pour les deux. L’autorégulation est un filtre qui permet de contenir les dérapages. Pratiquée par des professionnels qui agissent à travers une entente (en sauvegardant le principe de la concurrence, bien entendu), l’autorégulation tire son origine des confréries qui ont toujours existé à travers l’histoire. Les sages du métier se mettent à la disposition de la confrérie pour statuer sur les litiges, donner conseil, ou penser le développement du métier.
Le deuxième est la régulation. Elle part du principe de la présence d’un gendarme avec l’autorité nécessaire pour imposer le respect de la loi. Des interdictions, des sanctions… Elle tire sa légitimité et sa force de la loi. Peu importe ce que pensent les opérateurs qui lui sont soumis, le régulateur use de la loi cadrant ses interventions et ses limites. La conjonction des deux types de régulation est impérative dans tous les secteurs soumis à la concurrence. Quand un secteur juge qu’il n’est pas nécessaire de s’autoréguler, il peut tomber sous la coupe du régulateur. Le secteur de la publicité n’y a pas pensé. Et la haute autorité le lui rappelle brutalement. Peu importe si la HACA a raison ou tort. L’essentiel est que sa dernière décision porte un message : l’absence de concertation institutionnalisée au sein de la profession lui porte tort. Il est temps de combler ce vide.

 
 
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