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Par Khalid Tritki
Pêche. Laenser déçoit
La table ronde organisée par La Vie Eco le 8 mars sur la pérennisation de la ressource halieutique, na pas connu de moment fort. Pour cause, Mohand Laenser, ministre de la Pêche, a préféré la langue de bois. Les opérateurs présents à cette rencontre sont restés sur leur faim. Le débat devait en principe, apporter des éléments de réponses sur les plans daménagement des pêcheries, la gestion de la recherche scientifique, le contrôle de la pêche, les tensions sociales... Tout |
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| devait être passé au peigne fin pour sortir le secteur dune situation danarchie qui le tire vers le bas. Sur toutes ces questions, le ministre sest limité à inviter les opérateurs à la discussion. Cest dire que rien nest encore arrêté, ni vision, ni stratégie. Le ministre affirme cependant le contraire. Pour lui, la stratégie existe dès lors que lobjectif de la pérennisation est défini. "Ce sont les moyens qui manquent ", affirme-t-il. Une approche que les opérateurs ne partagent pas. Pour preuve, le contrat programme portant sur la vision globale du secteur est enterré depuis deux ans et personne nen parle actuellement. Le ministre non plus. Sur le contrôle, le ministre affirme croire à lautocontrôle. Les armateurs doivent eux-mêmes sobliger au respect de la loi. La question du contrôle touche directement la présence de larmée dans le secteur. Laenser préfère ne pas saventurer sur ce terrain. Pour les plans daménagement des pêcheries, il reconnaît quil y a concentration sur le cas du poulpe. Urgence oblige. Selon lui, il est temps de passer à autre chose. Sur ce point, il a raison. La sardine attend toujours lattribution des licences dexploitation. |
Textile. Les Turcs à la rescousse
La 4e édition du salon Maroc Sourcing se tiendra du 22 au 24 mars à Casablanca. Lassociation marocaine des industries du textile et de lhabillement (AMITH) sattend à près de 180 exposants, et quelque 4.000 visiteurs pour cette édition. Un objectif qui peut être atteint pour la simple raison que lédition de mars invite une cinquantaine dentreprises turques. Cette invitation nest pas fortuite. La perspective de lentrée en vigueur de lALE entre le Maroc et la Turquie ouvre la voie à lexploitation du cumul diagonal. Il sagit dun accord qui permet au Maroc de fabriquer des produits à base de matière première turque et de les réexporter vers lEurope sans sacquitter des droits de douanes. Les industriels marocains pourront bénéficier de cet accord dès que lUnion Européenne donnera son autorisation. |
Casablanca. 92 millions dexcédent
Les actionnaires du deuxième opérateur télécom affichent un satisfecit à peine masqué. Les résultats réalisés à fin 2004 permettent à Méditelecom de sortir la tête du gouffre où elle se débattait auparavant. Ainsi, son parc dabonnés a progressé de 42% en une seule année. Il compte actuellement presque 3 millions de clients. 500.000 nouveaux clients ont rejoint ses rangs. Cest dire que sur le plan commercial, ses équipes font des miracles. Le chiffre daffaires sest apprécié de 24% pour atteindre 336 millions dEuros. Cette embellie vient après des années de tension. Le business plan de la société a été modifié plusieurs fois pour tenir compte de laugmentation des coûts d'achalandage des clients et de limpact de la modification des règles dinterconnexion. Pari tenu. |
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Les off
L'entrée en vigueur du non remboursement des trois premiers jours de maladie fait des remous. La CNSS ne rembourse actuellement quà partir du quatrième jour de maladie. Cette mesure a été inspirée par le souhait de mettre fin aux abus des certificats de maladie. Mais elle aboutit finalement à la pénalisation des cas dhospitalisation. Plusieurs sociétés connaissent actuellement des tensions à cause de cette mesure.
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Jusquau jeudi 10 mars, 18 dossiers ont été retirés auprès de lANRT pour la construction des dossiers de la licence fixe. Les banques daffaires sont fortement présentes. Cela montre lintérêt des commanditaires, car en principe, chaque banque d'affaires agit pour le compte dun candidat potentiel. Un bon signe pour laboutissement de lappel doffres. |
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Chèques. Jouahri sinquiète
Bank Al Maghrib (BAM) veut en finir avec les chèques en bois. Elle lance de ce fait une campagne de sensibilisation sur lusage du chèque. La campagne vise surtout les chèques sans provision. Le gouverneur de la Banque centrale propose plus de vigilance dans loctroi des carnets de chèques. Hassan Chami, présidend de la CGEM, qui était présent au centre de formation de BAM à Rabat lors de la journée de lancement de la campagne, na pas manqué de mettre le doigt sur un point sensible. Selon lui, le problème du chèque est lié à lépineuse question du délai de paiement. Il est clair que quand lentreprise souffre de manque de trésorerie car son client (état, entreprises ou personnes) est un mauvais payeur, elle sexpose davantage aux incidents de paiement. |
Capital-risque. Benjelloun et les Yankees
Un accord de partenariat a été signé, lundi 7 mars, entre la National Venture Capital Association (NVCA) et lAssociation marocaine des investisseurs en capital (AMIC). Il prévoit la participation des capital-investisseurs marocains au Venture Capital Institute pour la certification des pratiquants du métier, l'accès aux "best practices" des fonds leaders, la participation aux ateliers de développement de législation et règles financières spécifiques au métier. Linitiative est bonne et encore une fois, Othmane Benjelloun, président du groupe Finance.com, démontre quil tire plus vite que son ombre. Pour cause, il pense déjà propulser le capital-risque alors que la loi devant le régir na pas encore vu le jour. Chose que nos partenaires américains ignorent, bien entendu. |
Résultats. Maroc Telecom séduit
Maroc Telecom a réalisé un chiffre d'affaires de 17,922 milliards de dirhams pour 2004, en augmentation de 12,8% par rapport à 2003. Le résultat d'exploitation a atteint 7,668 milliards de dirhams contre 6,949 en 2003. Le résultat net dégagé au titre de l'exercice écoulé a ainsi atteint 5,21 milliards de dirhams, en hausse de 2,5% par rapport à 2003. Les chiffres de Maroc Telecom donnent le tournis. Surtout que le management de la firme annonce la possibilité de distribution des dividendes. Ainsi, les actionnaires qui ont nouvellement acquis le titre toucheront les premiers fruits de leur investissement. Létat nest pas en reste puisquil garde 34% du capital. à 5 dirhams par action, le Trésor empochera un joli chèque. |
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Publicitaires, réveillez-vous !
Que choisir, la régulation ou lautorégulation ? Toute personne sensée optera pour les deux. Lautorégulation est un filtre qui permet de contenir les dérapages. Pratiquée par des professionnels qui agissent à travers une entente (en sauvegardant le principe de la concurrence, bien entendu), lautorégulation tire son origine des confréries qui ont toujours existé à travers lhistoire. Les sages du métier se mettent à la disposition de la confrérie pour statuer sur les litiges, donner conseil, ou penser le développement du métier. |
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| Le deuxième est la régulation. Elle part du principe de la présence dun gendarme avec lautorité nécessaire pour imposer le respect de la loi. Des interdictions, des sanctions
Elle tire sa légitimité et sa force de la loi. Peu importe ce que pensent les opérateurs qui lui sont soumis, le régulateur use de la loi cadrant ses interventions et ses limites. La conjonction des deux types de régulation est impérative dans tous les secteurs soumis à la concurrence. Quand un secteur juge quil nest pas nécessaire de sautoréguler, il peut tomber sous la coupe du régulateur. Le secteur de la publicité ny a pas pensé. Et la haute autorité le lui rappelle brutalement. Peu importe si la HACA a raison ou tort. Lessentiel est que sa dernière décision porte un message : labsence de concertation institutionnalisée au sein de la profession lui porte tort. Il est temps de combler ce vide. |
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