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Par Chadwane Bensalmia
Partis politiques. La fièvre des congrès
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De Gà D Mohamed Elyazghi,
Ahmed Osman
et Abdelouahed Radi (DR)
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Un USFP sans Mohamed Elyazghi à sa tête ? Un Istiqlal privé de la singularité dAbbès El Fassi ? Ici et là, lapproche des congrès et du vote de la loi sur les partis fait miroiter des situations inédites. Mais les ténors renonceront-ils à leurs postes de commandement ?
L'année 2005 sera indubitablement celle des brassages de cartes partisanes. L'échéance électorale pointe, et la loi sur les partis, sur le point dêtre votée, fragilise les formations en les privant du jeu de la transhumance. Le texte, sil passe intégralement, |
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compliquera les tractations. Doù la frénésie ambiante, ici et là, à lapproche des congrès de la dernière chance. Sans doute le plus gros de tous les enjeux reste la survie des ténors. Trop vieux, ou trop inconsistants, ils sont sérieusement menacés par de jeunes quadras plus portés sur les actes que sur les discours. Alors, à chacun sa bataille et à chacun ses calculs.
ElYazghi dans une course à la légitimité
Invité, il y a une dizaine de jours par la section tétouanaise de lUSFP, Khalid Alioua na pas mâché ses mots pour critiquer le bureau politique de lUSFP. Lenfant chéri de Abderrahmane Youssoufi en a ensuite profité pour glisser quelques mots sur la nécessité dune élite jeune et fraîche pour diriger le parti. Ce même Alioua, qui navait plus assisté aux réunions du bureau politique depuis sa nomination à la tête du CIH, sest ensuite empressé de se présenter à sa réunion suivante. Question de vérifier leffet de ses propos sur son secrétaire général. Mais Mohamed Elyazghi na pas bronché. Preuve de sagesse ? Khalid Alioua nest pas inattaquable non plus. Lhomme était censé démissionner du bureau politique de lUSFP au lendemain de sa nomination au CIH. Sa critique à légard d'Elyazghi manque de ce fait de légitimité. Et Elyazghi le sait. Alors à quoi bon sembarrasser dune nouvelle querelle intestine ? Cest à peine sil arrive à faire taire les rumeurs sur la gêne que représentent désormais Mohamed El Gahs ou Abdelouahed Radi. Rumeurs quil a qualifiées de "délires" avant de poursuivre "Nous allons, tous, unis, au septième congrès", prévu en avril-mai prochain. Unis, oui, mais autour de qui ? Certainement pas autour de sa personne. Au sein du bureau politique, on est loin dêtre unanime sur la nécessité de tenir le septième congrès cette année. Du moins, pas aussi précipitamment. "Ce nest pas encore le moment. Le parti nen a pas besoin. Par contre, Elyazghi, lui, en a grand besoin. Jusquici, à chaque fois quun jeune sest démarqué, on sest attelé à le neutraliser ou à le gagner. Mais jamais on nen était arrivé à discuter la légitimité des chefs de parti. Désormais, il faudra plus que de simples jeux politiciens", estime ce membre du bureau politique. En effet, le secrétaire général de lUSFP a succédé à Abderrahman Youssoufi, statutairement. Cela ne lui assure pas une légitimité consistante, et seul le congrès peut arranger ça. Or, dans les conditions actuelles, Elyazghi nest pas en mesure de fédérer les voix autour de sa reconduction à la tête du parti à lissue de ce septième congrès. "Cest mal le connaître. Elyazghi nira pas au congrès sil nest pas sûr den sortir grandi", précise un autre ittihadi. Il lui restera ensuite ou durant le congrès même à faire face au petit soulèvement qui se prépare au sein de la Chabiba. Quelques éléments de la jeunesse ittihadie qui auront dépassé lâge statutaire de la chabiba à léchéance du congrès envisageraient sérieusement de créer une nouvelle mouvance au sein du parti. Un nouveau "Fidélité à la démocratie" ? Cela ne facilitera sans doute pas la tâche à Elyazghi. Est-il préparé à y faire face ?
Abbas El Fassi, un troisième mandat ou la primature
à lIstiqlal, le congrès nest pas pour demain. Plus que jamais fragile, Abbas El Fassi prend tout de même les devants, mais il a du pain sur la planche. Lépisode Abdelkrim Ghellab naura finalement été que le début dune longue série de déboires qui sabattent sur le secrétaire général de lIstiqlal, et qui pourrait vraisemblablement aboutir à son éviction de son poste. Cest du moins ce que pensent les membres de la grande famille istiqlalienne, dautant plus que les candidats au remplacement ne manquent désormais pas. Un Abdelhamid Aouad, consistant autant intellectuellement que politiquement, "en tous cas, il a le charisme qui fait défaut à Abbas El Fassi". Un Abdelouahed El Fassi, qui a toute la légitimité héréditaire pour lui succéder mais qui n'a pas grand-chose de plus à offrir
Et pourquoi pas Mhammed Khalifa, ténor du parti dont beaucoup craignent le retour ? "Les sorties fracassantes de Khalifa, quoi quon en dise, sont douloureuses pour Abbas El Fassi" consent cet istiqlalien. Sans prêter dambitions dirigeantes à Khalifa, ce partisan et dautres y voient une aubaine pour les antagonistes du secrétaire général. Et que fait Abbas pour sen sortir ? Il sapprovisionne en alliés à lextérieur du parti, en recrutant quelques députés du Souss (Hadj Ali Qeyouh, ex-PND), et d'autres du Gharb. Il court-circuite les relations entre les jeunes leaders menaçants (Adil Douiri et Karim Ghellab) et cherche à semer la zizanie entre eux en les titillant du côté paternel. Ou encore, il brigue la présidence du Parlement pour la prochaine session, en glissant le nom de Abdelhamid Aouad comme candidat. Or, il sait pertinemment que lUSFP ne renoncera pas au poste de Abdelouahed Radi. Mais encore, si la candidature de Aouad est retenue, il nen deviendra que plus dangereux pour "le parrain" de lIstiqlal.
Des manuvres, somme toute vaines, car Abbas El Fassi ne fait pas le poids. Mais lhomme saccroche bec et ongles. Au sein de linstance dirigeante, on souffle que "le secrétaire général a dans lesprit damender les statuts du parti pour sassurer un troisième mandat à sa tête". Une rumeur qui prend de plus en plus dampleur et que ses opposants perçoivent comme un "cri dagonie". Dautres voix évoquent une tentative (désespérée) de reporter le congrès prévu pour mars 2007 à octobre 2007, au cas où lIstiqlal conclurait les élections avec une majorité. Auquel cas, le ministre fantôme aurait droit à un vrai portefeuille. Pas nimporte lequel puisque la majorité lui donnerait droit à la Primature. Ce qui fait sourire ses co-partisans. Ils sont convaincus quil a beau se débattre, "ses jours sont comptés". Mais lui ne lentend pas de cette oreille. |
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GSU. Entre rêve et réalité
Il y a quelques mois, Ahmed Herzenni, fédérant quelques sympathisants, créait son courant au sein de la GSU et sattribuait légitimement quelques postes au sein du comité central. Il y a une semaine, Omar Zaïdi a, à son tour, exprimé son intention de faire pareil. Un nouveau courant qui aura ses voix et ses positions et avec lequel il faudra compter. La GSU en avait-elle besoin ? à quelques semaines de leur fusion avec Fidélité à la démocratie, la question simpose et se pose au sein de la coalition. "On en est à se demander si le scepticisme de certains à la création de la GSU nétait pas fondé
Si on a abordé la décision de Herzenni sereinement, on ne peut plus se cacher aujourdhui du risque de la multiplication des fractions légales" sinterroge cet observateur. Tout porte à croire que le rêve dune gauche unie et solide sera reporté. "Si l'ambition de la création du G5 est bien réelle, peut-être faudra t-il revoir le fonctionnement interne de la coalition. Si c'est pour répéter l'erreur de la Koutla, le jeu n'en vaut pas la chandelle. |
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