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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Driss Bennani

"Je ne suis pas un super ministre"

Antécédents
Karim Ghellab
Ministre de l’équipement
et des transports
1966. Naissance à Casablanca
1984. Départ en France
1987. Intègre Ponts et chaussées
1994. Mariage puis naissance de Yassir en 1997
1997. Direction des routes
2001. Directeur général ONCF
2002. Ministre de l’équipement et des Transports
Smyet bak ?
Abdelhadi Ghellab.

Smyet mok ?
Maria Bent Abdelaziz.

Nimirou d’la carte ?
BE 899 43.

Vous dormez bien depuis que vous êtes responsable des accidents, de l’état des routes, des retards des trains et du brouillard à l’aéroport Mohammed V ?
(éclat de rires) Non. Ce sont des responsabilités que je vis pleinement. Qui touchent mon équilibre personnel. Il y a de moi dans tout ce que je fais. Iwa Ma chkit âlik a khouya.

À 23 ans, vous étiez diplômé de Ponts et Chaussées, puis consultant chez un grand groupe européen. Devenir ministre à 36 ans est ce qui pouvait vous arriver de mieux ?
Sincèrement, oui. Ce qu’il y a de bien dans la fonction de ministre, c’est l’opportunité qu’on a d’essayer d’améliorer les choses dans tout un secteur, en toute humilité et responsabilité. Cette possibilité d’influer pour servir l’intérêt public, avec un rayon d’action élargi.

Quelle a été votre première réaction quand on vous a dit que vous deviendriez ministre ?
On ne me l’a pas dit, on m’a fait part de cette éventualité. Je suis resté dubitatif sur la réelle possibilité de la chose.

Sans vous demander par exemple : “Ah bon, et avec quelle étiquette partisane” ?
C’est la seule question que je ne me suis pas posée (clin d’œil).

Vous lancez une grande campagne de prévention routière, appuyée par le roi en personne. à part la ceinture de sécurité obligatoire, qu’est-ce que vous avez prévu de concret ?
Beaucoup de choses, qui ne sont peut-être pas aussi visibles. Le package de la ceinture (entre sécurité, sanction, sensibilisation, etc.) a été accepté par les Marocains. Sinon, il y a tout un programme pour le contrôle des pneus et des équipements. On prévoit d’installer des limiteurs de vitesse pour les autocars, l’acquisition de plus de radars, l’installation de radars automatiques. L’apprentissage de la conduite est devenu plus strict également, les centres immatriculateurs seront rénovés, etc.

En venant vous voir, j'ai croisé cinq autocars qui se sont arrêtés pour embarquer du monde sur l’autoroute, sans être inquiétés par trois barrages de gendarmerie. à qui la faute ?
à la non application de la loi. J’ai fait changer le texte pour durcir les sanctions sur l’autoroute. Il n y a pas que les autocars, mais aussi les piétons, les animaux, les vendeurs, etc. Il y a des sanctions lourdes maintenant, et on fait énormément d’efforts pour suivre l’application de tout cela.

Et l’alcootest ?
C’est pour bientôt. Le texte est déposé chez le secrétariat général du gouvernement, il suivra la procédure normale. Il englobe l’alcool et les drogues.

À Azrou, un hélicoptère de la gendarmerie royale a évacué des touristes français dont l’autocar s’est renversé (1 mort). Vous savez comment ça se passe, quand il n y a pas de tête blonde à bord ?
C’est la même mobilisation à chaque fois, et parfois sur instruction du roi. Le fait est que, bien des fois, le transport terrestre est plus efficace que l’hélicoptère, quand les centres de soins sont proches.

Vous êtes un super ministre ?
Non. Ça n’existe pas.

Pourquoi vous vous êtes présenté à Sbata (Casablanca) ?
Pour devenir super ministre, tiens (rires) ! Sérieusement, c’est pour agir au niveau local et avoir un contact avec les populations.
(Le téléphonne sonne, son assistante dit que c'est le général Laânigri).
Excusez-moi, je vais prendre la communication dans l'autre pièce. (Il s'absente quelques minutes, puis revient).

Il voulait quoi, le général ?
Il voulait faire mon interrogatoire aussi (rires).

 
 
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