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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Manifestations. Haute tension à Laâyoune

(Cahiers du Sahara Occidental)
Laâyoune semble bouillonner depuis quelques semaines. Après les deux manifestations organisées, coup sur coup les 5 et 8 mars (en protestation contre le collectif Watanouna et l’état de la prison civile de Laâyoune), un nouveau sit-in était au programme en début de semaine, cette fois-ci pour demander, nous cite une source locale, "la vérité sur le sort (et la restitution des dépouilles) des disparus sahraouis". Le sit-in n’a finalement pas eu lieu devant l’intervention des forces de l’ordre qui ont investi les principales places de la ville. La manifestation avortée venait en réaction, notamment, à la présence, à Laâyoune, d’une délégation de l’IER qui enquête actuellement
sur les violations des droits de l’homme au Sahara. Les auditions de l’IER, conduites par Mbarek Bouderqa, devront d’ailleurs déboucher, croit-on savoir, sur une "séance publique" attendue avant la fin avril. Jusque-là, les travaux des émissaires de l’instance étaient entourés d’une certaine discrétion, sans doute dans le but d’éviter d’éventuelles manifestations de rue… à signaler que le sit-in annulé (officiellement il a été "reporté") était conduit, d’après nos sources, par des groupes proches de Tamek, le militant pro-polisario du sud marocain. "Des drapeaux du polisario allaient être brandis, nous explique cet observateur à Laâyoune, et, parmi les banderoles qui allaient être déroulées, il y en avait une qui demandait la destruction du mur du sable du Sahara qualifié de Jidar Al-Amn Assharouni (le mur de sécurité sharonien, par référence au Premier ministre israélien)".


Renseignement. Le cauchemar SMS

Les SMS et autres services de messagerie téléphoniques donnent des cheveux blancs aux services de sécurité des pays arabes, dont le Maroc. Ce mode de communication est, en effet, de plus en plus utilisé par les organisations extrémistes dans l'organisation des manifestations, pour diriger les "militants" vers les lieux de rassemblement, répercuter des alertes ou modifier les plans à tout moment… Les autorités marocaines avaient combattu, avec une certaine efficacité, la prolifération des télécopieurs dans les années 1980-90 avant d’être débordés par les sites Internet qui demeurent aujourd’hui sous strict contrôle des services de sécurité. La prolifération des SMS, elle, reste très difficilement maîtrisable.


Auditions. Le semi-échec de l’AMDH

L'AMDH a tenu, le 26 mars à Paris, des auditions "d’exilés et anciens exilés politiques marocains en Europe". L’association s’était donnée pour but d’écouter ces exclus du régime de Hassan II oubliés, selon elle, par l’IER, afin de "préserver la mémoire collective" et "faire un pas en direction de l’établissement d’un véritable état de droit". Mais le public était clairsemé et les séances n’ont pas tout à fait tenu leurs promesses, perturbées par des contraintes de temps impartis aux différents intervenants. à signaler qu’un membre de la famille Ben Barka, qui vit toujours en exil, a assisté aux débats.


Circoncision princière. Opération 1000 zizis

Les moqadems et autres agents d’autorité des préfectures et provinces du royaume ont été chargés de toucher les associations locales pour trouver quelques centaines de quéquettes à couper pour accompagner les cérémonies de circoncision du prince héritier Moulay El Hassan qui auront lieu à Fès, les 13, 14 et 15 avril prochains. Chaque province devra s’arranger pour trouver les mille zizis nécessaires pour faire le compte. On ne sait pas si le chiffre a été soufflé par le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie ou s’il s’agit seulement d’un zèle des agents d’autorité.


Intox. Le faux attentat royal de Dakar

Un certain Georges Kaséréka à été condamné le 31 mars dernier par le tribunal de Dakar à 6 mois de prison ferme pour avoir tenter d’escroquer l’ambassade du Maroc au Sénégal. Selon une source officielle marocaine, Kaséréka avait contacté l’attaché militaire de l’ambassade pour vendre des informations sur un "attentat en préparation contre le roi du Maroc". Sentant l’arnaque, l’Ambassade a contacté les autorités sénégalaises. Georges Kaséréka a été arrêtée dans la foulée. L’escroc était coutumier du fait, il avait déjà tenté de négocier des informations supposées confidentielles auprès d’autres ambassades au Sénégal.


Islam. Mise à niveau des imams

C'est enfin décidé. Le ministère des Affaires islamiques lance, à partir du 11 avril, un cycle de formation d’imams. Sur plus de 700 candidats licenciés (toutes branches confondues), connaissant le texte coranique par cœur, 220 ont été retenus, dont 60 filles. Le cycle de mise à niveau dure 1 année en cours intensifs. Au programme, 32 matières, dont 44% dédiées à la charia, 20% aux techniques de rhétorique et de communication, et le reste (36%) consacré à des matières d’ouverture. Ainsi, le futur imam recevra des notions de sociologie et de psychologie (version moderne), une initiation à la mondialisation, aux langues étrangères mais aussi à l’action associative. Avec des enseignants reconnus, le ministère table sur les 40 meilleurs pour leur prodiguer une année supplémentaire de formation de formateurs et les disséminer sur le Maroc pour éclairer la lanterne des imams ayant pignon sur rue.


ONG. Succès éclatant pour Al Hoceima

Excellente nouvelle pour le réseau associatif Al Amal : après la publication, en commémoration du tremblement de terre, de "50 projets pour Al Hoceima", l’Agence de Développement Social (ADS) s’est engagée à financer TOUS les projets présentés dans notre supplément (TelQuel n° 165), à hauteur de 50% chacun, pour une contre-valeur globale de plus de 2,6 MDH. Les budgets qui restent à collecter fondent donc de moitié.
Et ce n’est pas fini. Menés par la commission Entreprises et Proximité Sociale de la CGEM (patronat), une délégation d’hommes d’affaires casablancais va bientôt s’envoler pour Al Hoceima, pour rencontrer les responsables des ONG porteuses de projets. Objectif : identifier des partenaires et financer les 50% qui restent. Bravo !
Saluons enfin l’activisme du ministère de Développement social, mené par Abderrahim Harouchi. à son initiative, un "appel à projets" largement médiatisé a contribué à en rassembler plus de 1.000 à travers le royaume. Le RESAQ (réseau des associations de quartier), premier à avoir lancé le concept des "projets de développement associatif" fait manifestement école…


Colloque. Le sens de l’histoire décortiqué

La fondation du roi Adelaziz propose les vendredi 8 et samedi 9 avril une rencontre scientifique d’une haute teneur intellectuelle. Elle interrogera "le sens de l’histoire", la place qui reste à la raison face aux aléas de l’histoire et la possibilité de repenser le changement malgré le retour en force du religieux. Pour ce, une brochette de grands penseurs seront au rendez-vous. Citons-en les Marocains : Abdellah Laroui évoquera le besoin de rationalité. Abdellah Hammoudi fera le point sur les transferts de cultures. Abdeslam Cheddadi s’interrogera sur l’impasse de la pensée universelle. L’auteur américain de La fin de l’histoire, Francis Fukuyama viendra, lui, expliquer la validité de sa théorie. Avis aux amateurs de débats féconds.


Parution. Les disparitions forcées en bandes dessinées

Après Abdelaziz Mouride, c’est autour de Mohamed Nadrani de reconstituer les années de plomb en bandes dessinées. Moteur de son ouvrage, Les sarcophages du complexe (de la DST à Rabat) : ses souvenirs personnels de la période allant du 12 avril 1976 au 5 août 1977, qu’il a passé dans ce lieu de détention secret. Le texte et les illustrations sont prêts depuis deux ans. Deux autres suivront pour témoigner de ses années à Agdz (1977 - 1980), puis de celles passées au bagne de Kelaât M’gouna (1980 - 1984). Torture et vie carcérale au menu des 3 BD…


Telquel. Bouhcini à nouveau devant le juge

L'affaire du collaborateur de TelQuel Mohamed Bouhcini rebondit. Pour mémoire, c’était suite à une "dénonciation" émanant d’un condamné pour trafic de drogue, Taïeb Abdi, que Mohamed… avait été accusé lui-même de trafic ! Libéré après 30 jours de détention préventive, on attendait la fin de l’instruction pour savoir si Mohamed allait être inculpé ou pas. C’est aujourd’hui le cas, malgré l’absence flagrante de preuves contre lui. Nous en sommes à la troisième séance et déjà, les irrégularités pointent. Abdi vient en effet de faire convoquer 4 nouveaux témoins (alors qu’il n’en a pas le droit, n’étant pas plaignant). De plus, et en violation de la procédure, la thèse que défendront ces témoins-surprise n’est pas mentionnée dans leur convocation – ce qui laisse la défense de Mohamed dans l’expectative…. Suite jeudi 7 avril.


Bruits de botte. Les Yankees à Tan Tan

Alors que la population des provinces du sud suivait avec inquiétude depuis plus d’un mois les mouvements des jeeps et autres véhicules militaires américains, on apprend que les Forces Armées Royales et l'armée américaine organisent, du 1er au 10 avril, un exercice d'intervention humanitaire baptisé "African Lion 2005", dans la région de Tan Tan. Cet exercice, qui verra la participation de détachements tactiques et de modules de santé des deux pays, a pour objectif "d'améliorer l'interopérabilité et le renforcement des capacités des forces armées en matière de planification et de conduite des opérations dans le cadre des interventions humanitaires". Plus simplement, les soldats yankees proposent, conjointement avec les FAR, une assistance médicale aux habitants de la région.


Conso. La bière halal bientôt au Maroc

Le groupe brassicole néerlandais Heineken a décidé d’investir dans la bière halal au Maroc. La "bière musulmane" sera disponible dès cet été sur le marché marocain. L’expérience, en cas de réussite, sera transposée en Tunisie, en Algérie et en Libye. La bière "Fayrouz", du nom de la célèbre chanteuse libanaise, ne contient pas d'alcool et est composée d'orge non fermentée, adoucie avec du sucre et du jus de fruits, une "mixture" qui a été longuement étudiée. Fayrouz, pour information, a déjà été commercialisée par le passé en égypte avec l’aval des ouléma d’Al-Azhar…


Debbouze. La star, c’est moi !

Les derniers spots tournés par Jamal Debbouze pour le compte de Maroc Telecom n’ont pas été faciles à mettre en boîte. Il a fallu pas moins de trois montages pour convaincre la direction de l’opérateur national. Debbouze, qui tourne en parallèle un long-métrage dans le sud marocain, écrivait et tournait les spots entre deux prises. "Si on fait appel à Debbouze, c’est pour qu’il fasse du Debbouze, pas autre chose", aurait notamment répliqué le génial comique à ses interlocuteurs. D’accord à cent pour cent !


Presse. Ça surfe chez les confrères

En 2004, le nombre d’abonnés marocains à l’ADSL (Internet haut débit) a progressé de 2000% ! C’est pour accompagner cette tendance que le portail wanadoo.ma, dirigé par notre confrère Abdelkhalek Zyne, a bouleversé son contenu, proposant des produits plus sophistiqués, dont des contenus vidéo (bande annonce de films, extraits DVD…). Bravo, Abdelkhalek. Par ailleurs, Allal el Maleh, ancien rédacteur de chef de La Vérité, lance fin avril Perspectives du Maghreb, un mensuel d’analyse politico-économique ("progressiste", insiste son promoteur), vendu à 30 DH. Bonne chance, Allal. Enfin, Al Asr reparaît dans quelques semaines. L’ancien organe officiel du PJD (qui perd ce titre) sera dirigé par Mohammed Khalidi, président du Mouvement (dissident) Vigilance et Vertu, et très critique à l’égard de ses pairs du secrétariat général du PJD. Bon courage, Mohamed…


Télévision. Nadia is back

L'animatrice de feu les émissions pour "djeun’s" Entr’act et Bande à part est de retour. En effet, Nadia Larguet pour la nommer, qui, jusqu’à il y a quelques deux ans était l’une des "stars" de 2M, est actuellement en préparation d’un pilote d’émission qu’elle animerait elle-même. Tournant le dos à la chaîne de ses débuts, c’est finalement à la TVM que Nadia propose cette fois-ci ses services. Le pilote, nous confirme la concernée, sera présenté à la direction de la chaîne en début de semaine prochaine. Quant au concept, pas besoin de chercher, c’est une fois de plus une émission 100% djeun’s. Affaire à suivre.


3 questions à Mostafa Meftah (Dirigeant de la GSU (gauche socialiste unifiée))

Où en est votre projet de fusion avec Fidélité à la Démocratie ?
La fusion se fera en juin 2005, à l’occasion du congrès que l’on tiendra en commun. On prépare déjà le terrain par des réunions communes et, bientôt, des consultations publiques avec différents amis et partenaires politiques, des représentants des médias et des ONG. Nous essayons de savoir ce que nos interlocuteurs sont en droit d’attendre d’un nouveau parti socialiste, comment ils le perçoivent, etc. Ce n’est pas seulement notre projet mais celui de la gauche marocaine en général.

Justement, ne craignez-vous pas de faire voler en éclats le G 5 (rassemblement de 5 partis d’extrême-gauche) déjà bien fragile ?
Pas du tout, la fusion avec Fidélité était à l’ordre du jour depuis la naissance du G 5. On a toujours dit que les vitesses d’intégration, au sein du G 5, seront différentes. Notre fusion avec Fidélité est donc une première étape qui devra être suivie par d’autres.

Que représente l’extrême-gauche ou la gauche, aujourd’hui, en face des forces islamistes ?
Elle représente un courant et un point de vue légitime, qui existe depuis toujours dans la société marocaine. Nous avons un projet et nous continuerons de le défendre crânement, sur le terrain, avec nos moyens, quels que soient les adversaires en face.



Billet : La religion avant la nation (par Driss ksikes)

Je vous invite, si vous le permettez, à une opération arithmétique. Je viens d’apprendre, de source officielle, que chaque vendredi, 3.500.000 Marocains (à quelques centaines près) font le déplacement à la mosquée. C’est clair, depuis le 16 mai, les autorités ont pris la peine de faire le compte. Personne n’a été oublié. Pas même les retardataires qui échouent sur les trottoirs pour faire acte de présence. Ils sont intégrés dans le calcul (grosso modo, bien sûr). Comparez. Il y a trente ans, ils étaient 350.000 marocains à prendre part à la marche verte. L’état s’était évertué, alors, à rameuter les Marocains au nom de la souveraineté, du roi, du Sahara - et en plus tous n’y avaient pas répondu de leur plein gré. Or, voilà que dix fois plus de Marocains répondent volontairement, non seulement à l’appel de Dieu mais aussi au besoin communautaire d’être au rendez vous régulièrement, le jour du prêche. Le constat est sans appel, l’islam fédère beaucoup plus que la nation. Certes, pour mieux affiner la comparaison, il nous manque un sondage fiable, permettant de quantifier l’audimat qui zappe volontiers pour suivre un discours royal. Comme on ignore le nombre de téléspectateurs(trices) qui optent pour des chaînes de télévangélistes musulmans et se collent devant des heures durant. évidemment, nous avons deux autres chiffres très parlants. D’abord, le nombre de visiteurs de mosquées durant le mois de ramadan avoisinerait les 10 millions. Ensuite, la moyenne d’émigrants annuelle avoisine les 100.000. Autrement dit, beaucoup de Marocains trouvent refuge soit dans des barques, soit dans la liturgie. La réalité, ils la vivent comme ils peuvent et souvent, ils n’en peuvent plus.



Billet : Satan parmi nous (par Karim Boukhari)

Vous connaissez Ahmed Boulane ? Si oui, vous êtes déjà en train de sourire. Sinon, je résume le monsieur : cinéaste et promoteur immobilier. Un homme intelligent qui se dit analphabète et qui a déjà réalisé au moins deux films intéressants (le court "Voyage dans le passé", le long "Ali, Rabiaâ et les autres"). Boulane a toujours été un peu fou, une qualité très appréciée par ses amis. Il fait des cauchemars à cause, tenez-vous bien, des islamistes et des satanistes. Les premiers manifestent là où il projette son long rebaptisé (par nos soins) "Ali, Rabiaâ et les islamistes". Les seconds sont le sujet de son prochain film. Boulane, comme nous d’ailleurs, ne sait plus où se termine l’islamisme et où commence le satanisme, il ne sait plus qui est qui. Toutes ses certitudes se diluent au contact de la vie quotidienne. à force de se brouiller, les pistes menant vers les uns et les autres ont fini par aboutir à un lieu commun qui renvoie les deux sectes dos à dos : les islamistes et les satanistes sont des dopés de première. Ils se shootent à Dieu et à son prophète, ou à Jimi Hendrix, Bob Marley et à des générations de (hard)rockers. Pendant ce temps, d’autres jeunes gens BCBG, ou loin de tout, qui appartiennent au ventre mou de la société marocaine, continuent de se shooter au chocolat, au foot, ou à la cotation des valeurs boursières. Boulane, au milieu de tout cela, perd la tête, un moyen comme un autre d’alimenter sa créativité. Il n’aime plus personne, doute de tout, tape sur les guitaristes, les dirigeants politiques, les intermédiaires à tout faire de la société civile et les "tuniques noires", ces hommes qui pratiquent un métier que personne ne peut aimer : procureurs du roi… Bon courage à Boulane et à son scénario que d’autres procureurs du roi (les membres des commissions d’aide au cinéma marocain) s’apprêtent à juger dans les semaines qui viennent.



Vite !

Ahmed Osman, ancien Premier ministre et président du RNI, passe par des moments difficiles. Pratiquement tous ses "poulains" contestent sa gestion comptable et idéologique du parti. Des ex-ministres du RNI, jusque-là bien discrets, menacent de monter au créneau pour le dénoncer à l’issue de l’audit financière, actuellement en cours, sur les comptes du RNI.

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Le Forum vérité et justice a organisé un pèlerinage, le week-end dernier, à Dar Bricha à Tétouan, haut-lieu de la torture au lendemain de l’indépendance. à signaler, et c’est une première, que les participants ont pu pénétrer dans l’enceinte du bâtiment. "Normal, nous explique cette source au Forum, la seule autorisation à obtenir était celle des habitants de Dar Bricha !". Le monument Dar Bricha a failli être détruit il y a quelques mois.

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La réunion du conseil de la ville de Casablanca, du 18 mars, a été particulièrement houleuse, tant le bilan financier a été dur à "faire avaler" aux élus. Un conseiller a relevé notamment que le budget consacré au zoo de Aïn Sebaa était particulièrement conséquent. L’unique lion du zoo aurait mangé pour près de 74 millions de centimes. En viande d’âne, bien entendu !

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L'affaire des six syndicalistes des mines d’Imini, près de Ouerzazate, condamnés à 10 ans de prison en janvier 2005 dans des conditions pour le moins troubles, continue de susciter de vives réactions à l’intérieur comme à l’extérieur du royaume. Le 10 avril, c’est à Lille, haut-lieu du secteur minier en France, que le large réseau de solidarité tissé autour de Mohamed Khouya et de ses amis se déplace. Des pétitions sont également en circulation sur le web.
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Notre confrère Mohamed Hafid, rédacteur en chef de l’hebdomadaire arabophone Assahifa et ancien secrétaire général de la jeunesse de l’USFP, a soutenu avec succès, en milieu de semaine, une thèse de doctorat sur le thème des prénoms dans la langue arabe. La soutenance a eu lieu à la faculté des lettres à Rabat.

 
 
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