|
Par Khalid Tritki
Libre échange. Lapplication cet été
Les accords de libre-échange conclus avec la Turquie et les états-Unis entreront en vigueur juin prochain pour le premier et en juillet pour le second. Cest un engagement du gouvernement que des sources proches de Taïeb Fassi Fihri, ministre délégué en charge des Affaires étrangères, confirment aux opérateurs économiques. Les deux accords sont vitaux pour le secteur du textile. Ce dernier entend profiter du "cumul diagonal" pour sattaquer au marché américain. Il sagit dimporter en franchise de douane du tissu de grande qualité de |
|
| la Turquie, de le façonner puis de lexporter vers lEurope et les états-Unis. Laccord avec les Turcs a pris du retard à cause de la machine administrative et de problèmes dinterprétation. Comme convenu, les dispositions du libre-échange doivent obtenir laval de lUnion européenne. Les états de lUnion se penchent donc sur ses clauses. Ce qui donne lieu à des litiges dinterprétation et de traduction. Pour laccord avec les états-Unis, le Maroc devait en principe opérer une refonte de sa législation sur la propriété industrielle et commerciale. Il ne la pas fait aussi vite que le souhaitaient les avocats de loncle Sam. Résultat : un pressing américain. Finalement, la partie marocaine sest engagée à se mettre en conformité dans les plus brefs délais. Lentrée en vigueur de laccord est donc imminente. |
Casablanca. La CDG sadjuge la Marina
La Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) vient de finaliser le rachat de la Marina avec le groupe Der Krikorian. Ce dernier et son associé Benjamin Chetrit (20 % du capital) devraient toucher leur chèque avant quinze jours. Le montant sélève à 350 millions de dirhams dont 18 millions iront dans la caisse de lOdep pour la location du terrain de la Marina et le reste sera partagé entre les associés et la Somagec, qui a effectué les travaux dinfrastructures sur la Marina. Une société filiale de la CDG baptisée Al Manar a été créée pour gérer, en plus de la parcellisation de la Marina, laménagement de la Corniche de Casablanca.
Le projet prévoit d'aménager un pôle touristique à deux pas de l'ancienne médina de Casablanca, entre le port de pêche et de la mosquée Hassan II. |
Tourisme. Des Kounouz en pack
Du 2 avril au 9 mai prochain, 126 hôtels, 105 agences de voyages et la Royal Air Maroc proposeront la cinquième campagne de Kounouz Biladi. Il sagit dune opération destinée à booster le tourisme interne.
Loffre fixe les tarifs des hôtels trois étoiles à 300 DH TTC, 500 DH pour les quatre étoiles et 700 DH pour les cinq étoiles. Ces tarifs sont pour deux personnes (enfants de moins de 12 ans compris). Pour bénéficier de ces promotions, il faudra réserver pour une durée minimale de deux jours. Des packages sont proposés avec la RAM. Les offres, billets davions compris, sont ventilées en fonction de la classe de lhôtel. La fourchette est établie entre 800 dirhams et 1200 dirhams. Loffre en package se limite cependant à deux destinations : Ouarzazate et Agadir. |
 |
Les off
Les candidats à la licence fixe ont interpellé l'ANRT pour obtenir des explications supplémentaires au sujet de certains aspects techniques. Bien que les explications de lagence de régulation aient été satisfaisantes, le dossier du dégroupage reste dans le flou. Le cahier des charges stipule qu'il sera opérationnel 18 mois après la notification de la licence fixe. Le détail de cette technique doit être négocié pendant ce délai.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
La raffinerie de la Samir à Sidi Kacem sera transformée en une plate-forme de stockage et de distribution pour les zones du centre, du nord et du nord est. La politique de mise à niveau de la Samir dicte cette solution et met fin aux craintes que soulève le niveau de sécurité des installations de la future ex raffinerie. Les employés seront redépoloyés sur le site de Mohammedia. |
|
Criquets. La thérapie des ondes
Pour la protéger du virus dit de la "mouche blanche", une petite plantation de tomates de la région dAgadir a été placée sous "morpho-quantique" - vulgairement, elle a été bombardée dondes magnétiques. Si elle fonctionne, cette expérience bouleversera les idées reçues sur
la lutte conte les acridiens ! Idée : si ça marche avec la mouche, ça marchera avec le criquet. Le spécialiste de cette technique Yvon Combe laurait déjà essayée (avec succès) contre les criquets. Cest en tout cas ce quaffirment Karim Benabbes Taârji et Tahar Chaoui, deux investisseurs qui souhaitent implanter cette technique au Maroc. Avant cela, il faudra voir comment se portent les tomates. |
Tanger-Med. Ghellab invite des députés
Une première. Karim Ghellab, ministre de léquipement et des Transports, a invité des parlementaires à se rendre sur le site de Tanger-Med. Le geste est raffiné et hautement politique. Le message : découvrez de visu un projet qui avance bien. Mais surtout, le ministre veut sensibiliser la classe politique à limpact de ce projet sur toute la région du Nord. Le futur port de Tanger-Med dont les travaux connaissent un rythme soutenu sera la plate-forme économique de toute la région du Nord. Ses arrière-cours constitueront des pôles industriels reliés grâce au transbordement à tous les pays de la Méditerranée. La rocade routière du nord aidant, les structures de production de lest et du centre nord devraient changer de visage. |
Chômage. Surtout les diplômés
Selon les dernières statistiques préparées par le Haut commissariat au plan, le taux de chômage chez les diplômés a été de 22,6% en 2004. Certes en légère baisse par rapport à 2003, le taux demeure élevé. Dans la tranche dâge 25-34 ans, le taux de chômage sétablit à 17,5%. Les 15-24 ans sont légèrement moins touchés (15,4%). Sur toutes les tranches visitées par les statisticiens, la baisse des taux est la règle. Il nen demeure pas moins que les proportions du chômage demeurent assez inquiétantes. La politique de lemploi qui sera annoncée en avril est très attendue. De sa pertinence et sa réussite dépendra l'avenir politique de ses promoteurs. |
 |
Du temps pour Mezouar
Oui, il nous a enfin contactés. Le ministre de lIndustrie, du commerce et de la mise à niveau voulait mettre fin aux doutes qui entourent le devenir de la mise à niveau. Il reconnaît que nous sommes dans limpasse. Mais, selon lui, cela ne veut pas dire que la mise à niveau passe à la trappe. Au contraire, et ce sont ses mots, "il faut mettre en place un système qui durera et donnera des résultats probants". Lobjectif est déviter de relancer la mise à niveau par un mécanisme fait à la va vite avec le risque de le voir tomber à |
|
| leau au bout dun an ou deux. Il fait référence aux systèmes de garantie qui nont attiré personne ou peu de gens. Tout comme lAgence Nationale de la PME. Que faire alors ? Comment y arriver ? "Létat, les opérateurs et les banques ont la responsabilité de trouver des solutions viables". Et cest là toute la question. Il nous a promis un dossier complet avec une vision claire. Mais cela demande du temps. Et cest ce qui nous manque le plus. Toutefois, après réflexion, personne ne peut tenir rigueur à un ministre qui endosse la responsabilité de tous les tuteurs de lindustrie depuis 1996, date de la signature de laccord dassociation avec lUnion européenne (Jettou et Lahlimi en font partie et cest lhistoire qui le dit). Laissons donc Mezouar à sa besogne. Lhistoire le jugera, lui aussi. Les hommes également. |
|
|