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Par Driss Ksikes
Limmigration, côté humain
| Zakya Daoud a le don de percer le monde opaque de léconomie pour lhumaniser. Elle la déjà démontré sur des sujets historiques, a longtemps démontré la pertinence de son approche dans sa revue, Lamalif, mais voilà quelle affine encore mieux sa démarche sur la question des immigrés. Après un premier coup dessai en 1997, sur les Marocains des deux rives, elle sattelle aujourdhui à décoder lapport réel des Marocains de lautre rive. La priori est sain. Les immigrés ne sont pas moins Marocains que les sédentaires. Et au vu de lengagement de Jamal Lahoussaïn (il a valeur dexemple), fondateur de "Retour et développement", il est permis de croire |
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que certains Marocains dailleurs ont plus de sens civique que ceux dici.
Lauteur, grâce à sa justesse de ton et à sa capacité de diversifier les approches, parvient à faire fleurir une racine que lon aurait cru asséchée. Les ressorts du sujet, elle les tire de thèmes génériques, tel le retour au Souss, le rôle que joue lélectrification comme moteur de désenclavement. Mais elle ne tarde pas à dresser des portraits, très humains, de ces gens qui se prennent en charge grâce à la renaissance du village Ifri, de larganier et de ces femmes, Fadhma et Souad, qui inoculent la vie dans leur vallée aride.
Choisissant de butiner, dun îlot à lautre, Zakya Daoud prouve qu'elle est (comme sil le fallait) une observatrice méticuleuse, patiente, soucieuse de donner sens à ce travail de fourmi que mènent les acteurs du développement. Il est rare quune telle attention soit accordée à un sujet aussi peu médiatisé. Cest un peu cela le militantisme : savoir scruter les choses de la marge même si personne ne vous y encourage.
Zakya Daoud : Les Marocains de lautre rive ; Ed. Paris Méditerranée & Tarik éditions (70 DH)
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Recueil.
Les billets bleus
S'il y a une chose quon doit reconnaître à notre confrère, Khalil Hachimi Idrissi, cest bien davoir une belle plume. Ses Billets bleus parus dans Maroc Hebdo, entre 1994 et 2000, ont été la preuve hebdomadaire de sa propension à la raillerie, au burlesque et au franc parler pouvant frôler loffense. Aujourdhui, ces instantanés dhistoire sont regroupées dans un livre-recueil sous-titré Chroniques marocaines. Mostafa Nissabouri (auteur de la préface) y apprécie la justesse des mots et la bouffonnerie du ton. Quant au message politique, retenons au moins que lauteur sinterdit dêtre moralisateur, mais il ne sempêche pas dêtre démoralisant. Tant pis pour les petites âmes, dirait-il.
K. H. Idrissi ; Billets bleus, Chroniques marocaines ; Ed. alm, (100 DH)
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Essai.
Lhomme et la bête
Sous le titre générique, Lanimal et lhomme, un groupe denseignants de classes préparatoires vient de publier des analyses littéraires de textes majeurs au programme : Les Fables de La Fontaine, Le traité des animaux de Condillac et La métamorphose de Franz Kafka. Coordonné par des professeurs dagrégation de français, connus pour leur mérite professionnel, comme Mohamed El Azzouzi, louvrage permet aux étudiants davoir un support didactique de qualité en matière de littérature.
Coord. M.O Riffi, A. Zaïd et M. Azzouzi ; Lanimal et lhomme (28 DH)
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