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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Jean Paul II, et de trois !

Quand vous lirez ces lignes, les obsèques du pape seront déjà passées. Et nous saurons si le roi y était, ou pas. S'il était présent, il aura fait son travail, comme Bush, comme Chirac, comme Juan Carlos, comme Assad, comme beaucoup d'autres qui seront venus saluer le pape qui avait visité, entre autres, Casablanca en 1985. Dans le cas contraire, il est presque certain que c'est son frère qui aura été dépêché. Seulement voilà, le pacte d'allégeance n'a pas été passé avec Moulay Rachid, ni avec la famille alaouite, mais avec le souverain en place. Et encore une fois, il n’aura pas représenté son peuple à des funérailles universelles après celles de Yasser Arafat, et dans une moindre mesure celles de Cheikh Zayed. L'explication servie est aussi familiale que péremptoire : les rois du Maroc n'assistent pas aux enterrements ! Au-delà de l'anomalie d'un peuple géré par des traditions familiales, en 2005, en plein village planétaire mondialisé, je voudrais simplement rappeler que Mohammed VI était bien aux funérailles de Hassan II. Alors, superstition tenace ou simple négligence? Alors, les rois alaouites assistent-ils, ou non, aux enterrements ? Et si des exceptions existent, merci de nous en informer !

Mohamed Berrada



Injuste accusation

Je vous écris pour répondre à M. Aguenaou et à ses amis (courrier, Telquel n°169), à propos de leur réaction aux chroniques de Yasmina Rhoulami, qu'ils accusent injustement de présenter les Berbères comme "despotiques envers les femmes". Sachez, messieurs qu'il y a malentendu, car vous n'avez pas su lire et comprendre les propos de la chroniqueuse, qui n'a, à aucun moment, accusé les Berbères de quoi que ce soit. En revanche, elle leur fait un clin d'œil avec son "Oho" déterminé qui soit dit en passant ne faisait que rimer avec "Veto". Et puis Tamou n'est pas berbère ou du moins pas complètement, car chaque Marocain est à moitié Berbère (Même Idriss Ier, en arrivant au Maroc, avait eu l’intelligence d'épouser Kenza des Béni Aouraba, une Berbère, pour éviter tout équivoque. C’est ainsi que le brassage a commencé). Par conséquent, que l'on s'appelle Tamou, Ito ou Yasmina, Aguenaou ou Rhoulami, on est à moitié Amazigh. Sans rancune.

Ouafaa Benjelloun



Précisions.

Nous avons reçu Mohamed Dalouadi qui nous a communiqué les précisions suivantes. Monsieur Dalouadi, qui a été cité dans l’article "Qui a tué lhakem ?" (Telquel n°169), conteste notamment la qualité d’homme d’affaires“ qui lui a été attribuée, précisant que sa profession de pharmacien ne lui permet pas d’être propriétaire de "plusieurs sociétés" comme signalé dans l’article. Par conséquent, il n’est pas à "la tête de plusieurs" sociétés puisqu’il n’est plus propriétaire de Giphar, une société spécialisée dans la distribution en gros des médicaments.
Il nie également avoir fait fortune grâce à sa proximité avec Driss Basri. Le pharmacien affirme qu’il n’a jamais eu de liens avec l’entourage proche ou éloigné de Basri, malgré le fait qu’il soit originaire de la ville de Settat.
Quant à l’affaire de faux et usage de faux dont il aurait été accusé, il affirme en être la victime, puisqu’il a “été acquitté en appel en 1997“. Dont acte. Nous y reviendrons quand l’affaire aura été jugée.
 
 
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