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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Imposture sexuelle de 7 à 77 ans

Suite à votre excellent dossier sur les Marocains et l'amour (TelQuel n°164), je voudrais vous faire part de la petite, et très précoce, distinction entre les deux sexes : Le petit garçon, centre d'intérêt du groupe familial, entend très tôt les "Fine tôta ? An'chouf tôta…", et chacun de s'extasier sur le petit bout de chair qui ne pendouille pas encore entre les cuisses du chérubin. Autant donc il ne comprend pas pourquoi sa petite merguez est l'objet de toutes les attentions, autant il saisit vite que pour sa sœur, c'est différent : elle n'a pas d'attribut qui la valoriserait, elle. Qui plus est, le discours pour elle est plutôt moralisateur, du type "hchouma" ou "n'enlève pas ta culotte". En grandissant, les choses se compliquent : le garçon qui draguera une fille (car il est exclu qu'il est des penchants homos !) sera qualifié de viril ; en revanche, la fille qui manifestera un intérêt naturel pour un garçon sera une dévergondée, voire une pute. Et les exemples comme ça abondent qui feront plus tard le lit du mal-être général en matière de sexe…

Marie-France Charaï



L’art contre le fanatisme

Si les auteurs des drames du 11 septembre 2001, du 16 mai 2003 et du 11 mars 2004 étaient des musiciens, des poètes ou des peintres, ils ne se seraient pas fait exploser. Un artiste, même barbu, ne pourra jamais devenir terroriste. C’est logique, vous allez me dire que les artistes sont les ennemis des fanatiques et même parfois leurs victimes.
Considérons que faire de nos enfants des artistes peut être une recette immunisante contre le fanatisme. Et qu’au pire des cas, un artiste désespéré choisira délibérément de faire la manche en grattant son guenbri ou son luth ou en jouant de sa flûte, au lieu de se faire exploser. Alors nous pourrons admettre que l’art peut être un vaccin efficace contre le fanatisme.
Dans la ville de Rabat, existe un établissement connu sous le nom de Conservatoire National de Musique et de Danse. C’est là, en principe, que l’on apprend aux citoyens à devenir des artistes, à avoir l’esprit ouvert et à utiliser leurs dons pour faire aimer la vie aux gens. C’est le dispensaire pour se faire vacciner contre le fanatisme. Actuellement, plus de 1.600 élèves y sont inscrits. De braves parents, qui croient à ce vaccin, investissent tout leur temps pour immuniser leur progéniture. De braves enseignants, qui touchent des salaires de misère, continuent toujours à venir au conservatoire pour s’administrer convenablement le vaccin et les rappels.
Mais savez-vous que le conservatoire de Rabat est domicilié dans un immeuble d’habitation sans escalier de secours, sans parking et sans espace de récréation ? Savez-vous que son budget de fonctionnement est de 33,12Dh/élève/an (TTC) ?!!
Comment pourrons-nous vacciner nos enfants contre le fanatisme si nos villes ne disposent pas de conservatoires digne de ce nom? Quel est notre taux d’analphabétisme en art ? Et quand allons-nous élaborer des programmes de lutte contre l’analphabétisme artistique ?

Mohamed Oukmal



Droit de réponse.

Suite à la brève parue dans le numéro 169 de TelQuel, nous souhaitons vous informer que le Comité Régional Pour la Création d’Entreprises de Casablanca (CRPCE) n’a encore écarté aucun dossier dans le cadre de l’appel à projets. Les candidats sont actuellement invités à passer les tests psychotechniques ainsi que les entretiens pour la prochaine sélection. Par ailleurs, le CRPCE n’est affilié à aucun établissement bancaire. Pour lui donner naissance, le CRI de Casablanca s’est joint à la Fondation Banque Populaire qui est une association, en plus de certaines d’institutions telles que la Fédération PME-PMI, l’ AFEM, le CJD, ESPOD, R&D Maroc, la CCISC, etc. De plus, le but de l’appel à candidatures n’est pas de financer les porteurs de projets, mais de les aider à définir leurs projets et à constituer un dossier susceptible d’être présenté à un établissement bancaire, quel qu’il soit.

Loubna Zemmouri

 
 
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