Histoire. L'Istiqlal tortionnaire ?
Société. Le haschich au service du jihad
Abderrahmane Amalou. Il était une fois l'assainissement
Reportage. La cité transit
Abdeslam Amer. Le compositeur maudit
Tribune. "Notre industrie est en danger"
N° 172
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

Majid Bouaâzaoui (DR)
Invention. Des mobiles fabriqués au Maroc ?

Le jeune ingénieur marocain, Majid El Bouazzaoui a décroché deux médailles d’or au Salon international de l’invention de Genève. Ces prix prestigieux lui ont été accordés pour son téléphone mobile permettant communiquer par la voix et les images vidéo avec toutes les infrastructures de réseaux téléphoniques mobiles. Actuellement, pour parvenir à cette performance sur le téléphone portable, il faut investir en GPRS ou en UMTS. En clair des stations dotées de technologie offrant des services voix et image vidéo sur le réseau mobile. Après la
distinction, le jeune Marocain passe aux choses sérieuses. Il cherche actuellement preneur. Son idée est de parvenir à la fabrication d'une marque marocaine de téléphones cellulaires. Il lui faut donc un mentor. Des contacts ont été établis avec des groupes marocains. Ynna Holding, appartenant à Miloud Chaâbi est dans le coup. Mais le pari ne sera pas facile. El Bouazzaoui a déjà goûté au pain de l’indifférence. Avant son départ en Suisse, le jeune Marocain a fait du porte à porte pour trouver un sponsor. Il n’a trouvé que des portes closes. Il a dû piocher dans ses réserves et celles de ses amis pour figurer parmi les participants au salon helvétique. Quelle chance a-t-il de décrocher un investissement ? Difficile d’avancer un pronostic. "Si je vends mon invention à l’étranger, je gagnerai certainement plus que de la développer au Maroc. Mais je veux servir mon pays avant tout", affirme t-il. Une position noble qui pourrait facilement rester sans suite. à bon entendeur salut !


Automobiles. Paix sociale à la Somaca

Larbi Belarbi, président-directeur général de Somaca, vient de signer une convention collective avec la Confédération démocratique du travail (CDT). La finalité de cette convention est de garantir les acquis, d’assurer la stabilité de l’emploi et d'améliorer l’environnement du travail et sa qualité. Pour une société de montage qui va être sous le contrôle d’un constructeur étranger, cela compte. La Somaca est actuellement détenue par Renault SA (26%), Renault Maroc (8%), Peugeot (20%), Fiat (20%) et l’état (12%). Les 14% restants sont détenus par des particuliers. Le constructeur français, Renault SA, s’est porté candidat pour l’acquisition des parts de Fiat. Un deal qui doit aboutir avant le lancement du montage de la Logan. Larbi Belarbi lui offre ainsi la paix sociale en guise de bienvenue.


Publicité. Ayouch a son Kenzmédia

Noureddine Ayouch, patron de Lowe Shems, lance une nouvelle agence appelée Kenzmédia. C’est une entité indépendante qui offre des services à des annonceurs et des agences de communication pour l’achat d’espace publicitaire. Selon son créateur, le marché marocain est appelé à se développer avec l’ouverture de l’audiovisuel et le développement de la presse écrite. Le secteur draine actuellement 1 milliard de dirhams dont la télévision accapare plus de 600 millions de dirhams. La nouvelle agence passera par la réalisation d’études sur l’audimat pour mieux orienter ses clients. Son tuteur est confiant sur son avenir puisqu’il affirme que, en plus du portefeuille clients de Lowe Shems, Kenzmédia a déjà raflé deux budgets publicitaires aux concurrents.



Les off

Mohamed Bousaïd, ministre de la Modernisation des secteurs publics, vient de récupérer le dossier du e-gov. Il s’agit de la mise en place du portail Maroc qui donnera accès à tous les autres départements et services sur Internet. Pour avancer rapidement dans ce chantier, Bousaïd lance e-Mtiaz, un prix pour la meilleure maquette. Les ministères n’ont désormais qu’à se démener pour l’avoir.

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La CGEM a signé mercredi 13 avril un accord de partenariat avec la RAM et l’agence KTI. Les membres du conseil national du patronat auront une baisse de 30% sur les tarifs économiques et de 20% sur le business class. Pour en bénéficier, ils doivent passer par KTI. Les petites agences affiliées à la Confédération crient au scandale et à la concurrence déloyale.


Prospective. Le Maroc de 2030

Ahmed Lahlimi, Haut Commissaire au Plan fait des projections sur 25 ans. Son ambition est d’identifier les environnements dans lesquels le Maroc évoluera d’ici 2030. Cela lui prendra deux ans pour terminer ses projections (2005 et 2006). Les projections porteront à la fois sur l’évolution monétaire, le prix de l’énergie, notamment le pétrole, la démographie et, entre autres, l’émergence de nouveaux pôles économiques. La Chine, à titre d’exemple, devient de manière imprévisible, un grand pôle commercial. Personne, ou presque, ne prédisait qu’elle réaliserait une telle prouesse économique en aussi peu de temps. En tout cas, ces projections permettront de faire des choix et d’ajuster des positionnements pour le Maroc.


Tourisme. Marrakech cartonne

La ville ocre a enregistré une hausse des arrivées touristiques nationales de 21% en 2005 comparées à la même période l’année dernière. Près de 190.000 touristes ont visité Marrakech durant ces deux mois. Pour les nuitées, la hausse est jugée phénoménale avec plus de 700.000 nuitées réalisées entre janvier et février. Par rapport à l’année 2000, l’année de référence pour le secteur, le taux de variation dépasse les 32% pour les arrivées et les 52% pour les nuitées. Les marchés émetteurs n’ont pas connu de changement. La France demeure en tête, suivie du marché interne. Le Royaume-Uni enregistre aussi une forte hausse avec 13% au niveau des nuitées. La durée moyenne du séjour apporte également du nouveau. Les touristes restent 5 jours par voyage au lieu de deux à trois nuits auparavant.


Emploi. Cafouillage sur les salaires

Les textiliens sont au désarroi. L’application des dispositions du code de travail sur les salaires tourne au cafouillage. Le nouveau code ramène le nombre d’heures de travail de 48 à 44 heures par semaine. Cette baisse ne concerne que les salariés qui sont au forfait mensuel. Le hic est que les inspecteurs du travail et les délégués syndicaux élargissent l’application de cette disposition aux salariés qui sont payés à l’heure. Le ministre de l’Emploi a été saisi plusieurs fois pour uniformiser l’interprétation de la loi. En vain. Les textiliens ont sollicité l’intervention de Driss Jettou pour secouer son ministre ou prendre en charge ce dossier. Et tout laisse croire que c’est cette dernière option qui l’emportera.



Khalid Tritki
Statut

La CGEM tient son assemblée générale extraordinaire le 19 avril. Les membres de la confédération seront appelés à voter le nouveau statut. En gros, ce dernier, actuellement en projet, donne une certaine importance aux grandes entreprises. Il les met au même pied d’égalité que les grandes associations régionales. Et ce faisant, il affaiblit la puissance de vote, et donc de représentativité de la PME. En principe, si toutes les PME de la confédération votent dans le même sens, elles seront dominantes. Surtout si
elles s’allient aux associations où la PME et la PMI sont fortement représentées. Il serait cependant naïf de croire que cette alliance pourrait exister, vu les intérêts divergents en fonction des secteurs d’activité et de la conjoncture. Désormais, que la PME ait une puissance de vote ou pas n’est pas la question. Le point nodal de cette lutte pour le pouvoir au sein de la CGEM est de savoir si cette dernière est capable de représenter toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Hassan Chami, président élu de la CGEM, s’apprête à faire passer la plus importante réforme de la confédération. Selon les connaisseurs des rouages de la CGEM, le statut sera voté. Mais quid des PME ? Sachant que les PME/PMI représentent plus de 80% du tissu économique, tout le monde doit être à leurs chevets. Gouvernement et patrons compris.

 
 
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