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Par Driss Bennani
"Le Coran n'est pas contraire à la vie"
| Antécédents |
Atiq Benchikar
Animateur de Télévision
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| 1960. |
Naissance à Rabat |
| 1978. |
Diplôme de Dar Al Qoran (La maison du Coran) à Rabat |
| 1984. |
Diplôme en littérature arabe, intègre la TVM |
| 1989. |
Intègre 2M |
| 1999. |
Quitte le Maroc deux ans pour Abu Dhabi, puis revient à 2M. |
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Votre vrai nom est Abdelatiq. Vous trouvez que c'est plus joli, Atiq ?
Cest surtout plus léger. En plus, ma mère voulait une fille pour l'appeler Atiqa. Elle se rattrape sur moi (rires).
Sinon, smyet bak ?
Bouchaib Ben Ahmed.
Smyet mok ?
Fatima Benzari.
Nimirou d'la carte ?
A 167 186.
Que faisiez-vous hier à Derb Ghallef ?
Je cherchais des matelas pour comparer les prix, pourquoi ?
Rien
Vous avez un diplôme en Coran et faites de l'animation culturelle. C'est mieux payé qu'imam, c'est ça ?
Le Coran n'est pas un job et la musique est un hobby qui se transforme en job. Je suis journaliste animateur dans un domaine qui s'appelle la culture et la chanson. En réalité, la chanson a fini par prendre le pas. Je laisse donc la culture pour ma retraite.
Prenez un départ volontaire
Je ne pense pas que ce soit possible à 2M.
Le connaisseur du livre sacré que vous êtes n'a pas de cas de conscience en interviewant une star dévêtue de la chanson libanaise ?
Cela dépend de ce que je lui demanderai (sourire). Vous savez, le Coran n'est pas contraire à la vie. Nous avons malheureusement pris l'habitude de l'associer aux funérailles alors qu'il est fait pour la vie. Est-ce que ce que je fais à la télévision est contraire à l'esprit du Coran ? Je ne crois pas. Je n'ai donc pas de cas de conscience.
Vous êtes conservateur ?
Je crois aux racines et refuse le rejet de l'autre.
Le Coran, ça a été un choix ou une fatalité dans votre vie ?
Un choix fatal si vous voulez. Je suis musulman et j'ai choisi d'etudier le Coran, ce qui ne m'a pas empêché de m'ouvrir sur toutes les cultures en restant fidèle à mon identité.
À Abu Dhabi, vous êtes resté seulement deux ans. Le Golfe ne réussit qu'aux chanteuses, on dirait
Aux chanteuses et à d'autres, c'est effectivement la vie en rose. Je n'ai pas aimé le complexe de supériorité de ces gens. Ils prennent les êtres humains pour des marchandises.
Tout cela est connu, qu'êtes-vous allé chercher là bas ?
Une opportunité s'est presentée à moi. J'ai demissionné pour tenter une nouvelle expérience. Après, je suis rentré en France où je suis resté deux ans avant de revenir au pays.
Vous auriez aimé présenter Fasila ?
J'étais supposé le faire justement. J'étais en contact avec le producteur de l'émission pendant plus de six mois avant que subitement, je ne découvre qu'un autre nom a été proposé et validé. Je n'ai pas encore compris ce qui s'est passé, à ce jour. Je voyais autrement cette émission. Plus marocaine, si vous voulez.
Beaucoup d'artistes ont des histoires avec les rois du Maroc, en avez-vous ?
Non, je n'ai jamais atteint ce niveau, mais je sais que Hassan II était un grand mélomane qui a contribué au développement de la chanson arabe.
Si on ne fait plus appel à vous pour les grands Prime de la chaîne, c'est que vous commencez à vieillir ?
J'ai l'esprit et le cur d'un jeune de 23 ans. Mes meilleurs amis sont d'ailleurs mes deux enfants. On s'entend bien entre enfants (rires). |
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