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N° 173
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

Driss Jettou (AFP)
Textile. L’arbitrage de Jettou sollicité ?

Les textiliens rencontreront le premier ministre, mardi 26 avril. Objectif : faire le bilan d’étape sur le plan de relance du secteur. L’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement (Amith) avait présenté en février denier à la Primature une série de mesures pour sauver le secteur. Parmi ces mesures figurent l’accès aux matières premières par l’accélération de la baisse des droits de douane, le statut de l’exportateur indirect pour favoriser l’implantation de plateformes étrangères et des corrections d’ordre macro
économique permettant d’établir la compétitivité, notamment par la fluidification du secteur logistique. Le délai de réalisation était fixé à fin février. Plus de deux mois après, les textiliens sont au point zéro. Salaheddine Mezouar, ministre de l’industrie, qui devait coordonner l’action de tous les départements concernés par le plan de relance, assume une part de responsabilité dans ce retard. La rencontre avec Jettou sera donc une occasion pour demander l’arbitrage du Premier ministre. Surtout que les textiliens profiteront de cette occasion pour soulever le problème de l’application du droit de travail. Un autre dossier où le tuteur (ministre de l’Emploi) est quasiment absent.


ONA. Le plan de Bendidi prêt ?

L'ONA tient son Assemblée générale ordinaire le 24 mai prochain. Les comptes financiers du holding y seront examinés. Les actionnaires statueront également sur l’affectation des résultats, les rapports du Conseil d’administration et des commissaires aux comptes ainsi que les opérations et conventions conclues en 2004. Il leur sera soumis également le renouvellement des mandats d’administrateurs de la société Siger, représentée par Mohammed Mounir El Majidi, et de Bassim Jaï Hokimi pour une durée statutaire de six ans. L’AGO cooptera Saâd Bendidi, l’actuelle PDG de l’ONA, en qualité d’administrateur pour un an. par ailleurs, Bendidi se prépare à présenter sa touche. Après avoir pris le temps de connaître la situation du holding, des sources proches de l’ONA, attestent qu’il est enfin prêt à décliner son plan.


Tourisme. Les nationaux ont une stratégie

La nouvelle stratégie de Adil Douiri, ministre du Tourisme, repose sur la construction d’un réseau de tour-opérateurs nationaux. Ces derniers seront spécialisés, entre autres, dans le tourisme interne. Cela consiste à sélectionner des opérateurs qui opéreront selon la règle d’achat d’allottements. Il s’agit de l’achat ferme d'u nombre donné de lits auprès des hôteliers nationaux, pour les revendre à des touristes marocains. Il était clair, dès le départ, que seule cette stratégie pouvait encourager le tourisme interne. Sauf que le secteur des intermédiaires regorgeait de brebis galeuses. Le message de la restructuration a d’abord fait son chemin avant de passer à l’appel d’offres. Et tout laisse croire que, grâce à un cahier de charges contraignant, seuls les opérateurs structurés sortiront gagnant.



Les off

L'option de l’appel d’offres (AO) est désormais acquise pour la station touristique de Taghazoute. Adil Douiri en fera une présentation le 17 mai à plus de 40 investisseurs internationaux sur le site de Taghazout. Cette démarche coupe court aux rumeurs qui attribuaient la station à des investisseurs des émirats Arabes Unis. L'AO porterait sur tout le lot, avec possibilité de fragmentation du projet en étapes.

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La visite de Salaheddine Mezouar à Valence portera ses fruits. Un grand investisseur espagnol spécialisé dans l’industrie du cuir prépare une implantation au Maroc. Les premiers contacts avec les locaux sont déjà établis. Les négociations financières ne tarderont pas à suivre. Le secteur en a vraiment besoin.


Pêche. Autre sit-in pour Laenser

Le syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière prépare un sit-in pour jeudi 28 avril devant le siège du ministère de la Pêche à Rabat. L’objectif est de réitérer une revendication qui date de 2003. Les marins veulent un fonds de prévoyance social pour les indemniser pendant la période de l’arrêt biologique. Rappelons que pendant les arrêts de pêche, plus de 9000 marins se retrouvent sans salaire. Le syndicat avait déjà proposé d’instaurer une taxe à l’export pour alimenter le fonds de prévoyance. Mohand Laenser avait promis d’étudier la mesure, mais, lors d’un débat télévisé, il a précisé que ce que "demandait le syndicat était illogique car contre les accords de l’OMC". Le hic est que ces accords interdisent les taxes sur l’import et non pas sur l’export.


Pétrole. Des Américains à Asilah

L'Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et les sociétés américaines Direct Petroleum Morocco Inc et Anschutz Morocco Corporation ont signé, mardi 19 avril à Rabat, un contrat pour la reconnaissance et l’évaluation du potentiel pétrolier. La prospection portera sur la zone "Asilah-Tissa" située en on-shore sur une superficie de 12.836 km2. La durée du contrat est de 12 mois. Le Maroc compte actuellement trois contrats de reconnaissance et 15 accords pétroliers portant sur des zones off-shore et on-shore. Jusqu’à présent, les résultats n'ont pas été au rendez-vous. Mais le précédent mauritanien laisse planer une lueur d’espoir.


Immobilier. Les Marocains à Madrid

Le ministère de l’Habitat prépare le stand du "Royaume du Maroc" pour le salon de l’immobilier de Madrid qui se tiendra du 25 au 29 mai. Tout le monde pourra y participer, les opérateurs du tourisme compris. C’est une occasion à ne pas rater. Le Salon de Madrid est l’un des plus prestigieux au monde. Il regroupe plus de 50 pays et offre un programme d’activités basé sur les contacts entre investisseurs du secteur. L’édition de mai aura son lot de conférences dont la thématique centrale sera les perspectives d’affaires sur les différents marchés. La société de consulting Naisol présentera un état des lieux dans 22 pays et le cabinet Aguirre Newman présentera les opportunités sur le marché espagnol.



Khalid Tritki
Normaliser le bâtiment

Imaginez que vous soyez constamment sur écoute, non pas par les services, mais par le voisin d’à côté. Ce n’est pas de sa faute. Les échos de votre vie privée lui parviennent à l’oreille sans qu'il le veuille. Il est à parier, que certaines personnes paieraient cher pour ne plus être obligées de suivre la conversation et les déboires du couple d’à côté. à qui la faute ? Aux murs, trop minces car pas aux normes. Un architecte m’a glissé une fois sur le ton de la confidence qu’au Maroc il y a plus de 300 normes non obligatoires. Je le
corrige, il y a plus de 5000 normes pour le secteur de l’immobilier et personne ne s’en soucie. Par norme, il faut entendre les mesures des fenêtres, le calibrage des vitres pour éviter le bruit de la rue, l’étanchéité des murs, le câblage électrique en fonction de la densité de la consommation potentielle…Toutes ces normes existent. Pourquoi ne les applique-t-on pas alors ? C’est simple : parce qu’elles ne sont pas obligatoires. L’état estime qu’il faut d’abord mettre à niveau les opérateurs du marché. Ces derniers se rabattent sur des architectes peu scrupuleux qui offrent des gammes de prix plus basses que la concurrence. Et in fine, les normes n’étant pas obligatoires, c’est l’acquéreur final qui porte le chapeau. Il partage sa vie privée avec ses co-propriétaires. Conseil d’ami : regardez de près les plans de vos appartements avant de les acheter. Si l’état ne veut pas obliger, à nous de pousser vers la qualité.

 
 
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