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N° 174
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Trop gentils avec L'istiqlal

Si je ne prétendais pas connaître TelQuel depuis sa naissance, je dirais qu’il est un tantinet istiqlalien. C’est l’impression qui se dégage de votre dossier intitulé "L’istiqlal tortionnaire ?" du n° 172. Dans certains paragraphes, on pourrait même vous assimiler à l’avocat du diable. J’espère que le tir sera rectifié à propos de ces 5 premières années d’indépendance, qui n’ont rien à envier aux années dites de plomb…Abdelkrim Khattabi avance plus de 9 000 victimes, or vous mettez ces chiffres en doute. Sur quelle base ? Vous n’avez jamais réagi de la sorte concernant le nombre des victimes des années de plomb, bien au contraire, celui-ci vous apparaissait parfois en dessous de la vérité.
J’accuse TelQuel d’avoir bâclé un dossier pareil, en "sucrant" les massacres de Souk El Arbaâ, comparés aujourd’hui à la boucherie de Dir Yacine et en ne rendant qu’un timide écho (une phrase) aux récentes déclarations incendiaires du secrétaire général du Parti de la Choura à votre confrère arabophone "Al Michaâl". Abdelkrim Khatib et Mehjoubi Aherdane, que je ne porte pourtant pas dans mon cœur, sont les témoins vivants de ces atrocités. Ils ont été emprisonnés par les sbires de l’Istiqlal et il ne s’agissait pas de bandes isolées tel que vous voulez le faire croire à travers vos formulations : "selon l’observateur, l’historien, etc…
Pour ma part, je garde toujours en mémoire un spectacle auquel j’ai assisté, malgré moi, en 1956 à Azrou. C’était un mardi, jour du marché hebdomadaire. De pauvres types pieds et poings liés, étaient descendus de camions par grappes pour être fouettés l’un après l’autre au beau milieu du souk. Ils étaient ensuite réembarqués pour je ne sais où. Please, ne parlez pas de cas isolés !

Moha Outtaddou



Attendre un peu plus ou un peu moins...

Ali Lmrabet a été interdit d’écrire pendant 10 ans. Alors la démocratie au Maroc, c'est dans 10 ans ? Enfin, une bonne nouvelle ! Dorénavant nous ne serons plus muselés à vie. La justice vient de trancher : nous n'aurons plus que 120 mois à supporter l'injustice de ne pouvoir donner un nom amazigh à nos enfants. 3 650 jours d'attente, pour avoir le droit à un enseignement laïque. 87 600 heures de patience, ça passe très vite, quand on a l'habitude. Après ça, Ali et les autres pourront écrire. Alors, profitons de ces 5 256 000 secondes pour faire un vœu ! Que cette condamnation ne soit pas reconduite, sinon je vous laisse le soin de faire le calcul en centièmes de secondes.

Charaf Eddine Anbary



Complaisants avec le Polisario?

Je vous invite fortement, à aller faire un petit tour en "Ripoublique" algérienne puisque, semble-t-il, les commissaires politiques d'un autre âge auraient levé les visas à l'encontre des Marocains. Vous serez charmés de découvrir un pays moderne, ouvert, qui a des leçons à donner à ses voisins, à tous les niveaux. La gabegie des colonels analphabètes a été, à elle seule, une calamité pour le peuple algérien : des milliards de dollars qui auraient pu servir au développement du Maghreb ont fini sur les comptes suisses et ont partiellement servi à abattre l'ennemi n°1, dont le nom fait vomir la nomenclature stalinienne : le Maroc !
Le paysan le plus arriéré de l'est de l'Algérie nous méprise. La propagande anti-marocaine effrénée a fait des ravages sur lesquels il sera difficile, voire impossible de revenir.
Les militaires, au pouvoir plus qu'illégitime, qui se permettent de donner des leçons sur l'autodétermination chez les voisins plutôt que de balayer devant leur porte (et elle est sale !) ont inventé le Polisario, à la fois pour couler un Maroc qui n'aurait pas dû se trouver sur leur chemin et pour leurrer une diplomatie marocaine chancelante.
Ali Salem Tamek est de facto un agent à la solde des tortionnaires du peuple Algérien. Toutes ses dénégations n'y feront rien. Qu'il aille vivre en "Ripoublique" démocratique algérienne.
Il aura une ligne téléphonique gérée par la sécuritate algérienne pour jacter avec les tortionnaires de nos compatriotes prisonniers, qui se meurent à petit feu depuis plus de vingt ans, dans les camps d'extermination, au mépris des lois et conventions les plus élémentaires.
Les Marocains ont fini de jouer. Tous les salamalecs avec ces crapules de bas étage n'aboutiront à rien, tant qu'un seul de nos soldats restera prisonnier dans les camps de la mort. Aussi, pas de pitié !
Je suis étonné par votre journal, qui a priori semble de bonne facture mais qui, ici, tombe dans le piège de l'interview fleurant bon la savonnette : vous n'évoquez pas une seule fois la libération de nos compatriotes.

M. Ryaquine

 
 
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