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Par Khalid Tritki
Dirham. Dévaluation bientôt ?
Mardi 26 avril, les textiliens étaient les invités de Driss Jettou. Au menu, le plan de relance du secteur. Salaheddine Mezouar, ministre de lIndustrie, et Karim Ghellab, ministre de lEquipement et des Transports étaient présents. Et pour cause, le plan de relance concerne les deux départements. Au lieu daboutir à des mesures concrètes en partant des propositions de lassociation coiffant les textiliens, la réunion a été presque un remake de celle du 12 janvier : présentation des mesures et dun tableau comparatif où le Maroc est mal loti en terme de |
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| compétitivité. Surtout en ce qui concerne les coûts de production et la logistique. Le premier volet est très délicat. Il sagit en gros des salaires et du coût de lénergie. LAmith (Association Marocaine des Industries du Textile et de lHabillement) voulait reconduire les largesses accordées par lEtat après la signature du contrat programme en 2003. Jettou a tranché : c'est niet. Sil reconduit les mêmes avantages, il devra le faire pour tous les secteurs. Chose quasi impossible actuellement. En revanche, sur la régionalisation du SMIG, la porte nest pas complètement fermée. La réflexion suit son chemin. La dévaluation du dirham pourrait être inévitable sur ce chapitre. Le Premier ministre ne la rejette pas, mais ne peut lannoncer officiellement dans le contexte actuel. Selon des experts des exportations, si dévaluation il y a, elle irait au minimum jusquà 15% de la valeur de la monnaie nationale. |
Sécurité. Contrôler linformation bancaire
L'association marocaine de cryptographie, née en mars 2004, organise les 7, 14 et 21 mai 2005 le forum de cryptographie et de sécurité de linformation. Objectif : ouvrir le débat sur le transfert de linformation (bancaire, Data
) dans un environnement sécurisé. Ce qui implique le développement dapplications spécifiques pour chaque transaction. Des scientifiques marocains veulent apporter leur touche. Ils ont même séduit des opérateurs comme Maroc Telecom et Atijariwafa Bank, deux grands consommateurs de solutions sécurisées, qui seront présents au forum. Mieux encore, deux diplômes détudes supérieures (DESA) seront créés à Fès pour lenseignement de la cryptographie et le développement des application de sécurisation. Faudra-t-il encore sortir le texte sur les transactions et la signature électroniques des tiroirs. |
Emploi. Mansouri tancé par Jettou
Mustapha Mansouri, ministre de lEmploi, a passé un sale quart dheure, jeudi 28 avril. Le Premier ministre accueillait les représentants de la CGEM. Objectif, discuter de la compétitivité du Maroc. Le patronat souligne que la généralisation de la réduction des horaires de travail prévue par la loi est une aberration que les inspecteurs de travail ne se gênent pas à imposer à tout le monde. Mansouri, qui cherche à sauver sa peau senfonce : "La loi est ainsi faite et on ne peut pas la changer". Faux, rétorque Jettou. Ce dernier explique à son ministre que la mesure ne sapplique pas aux salariés payés à lheure. Et du coup, les représentants du patronat ont pris conscience que le ministre de lEmploi na aucune idée sur la philosophie de réforme qua entrepris son premier. Bel exemple de cohérence. |
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Les off
L'association coiffant le secteur de laudiovisuel prépare une étude sur le potentiel de croissance de ses métiers. Production télé et radio y passeront. Létude a été confiée à un cabinet international et financée par le programme dappui aux associations professionnelles (PAAP). Létude sera prête en juin prochain et servira de base à un programme daction pour développer les industries de laudiovisuel.
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Savola saventure sur le terrain de lONA. Après des investissements dans lhuile de table et une bonne percée sur le marché interne, lopérateur saoudien, partenaire de Mustapha Amhal, se prépare à investir le sucre et la grande distribution.
La stratégie du groupe est de devenir leader sur les marchés où il opère. Lavenir sera donc dur pour le holding royal. |
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Prix. Hausse de 0,2% en mars
Le syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière prépare un sit-in pour jeudi 28 avril devant le siège du ministère de la Pêche à Rabat. Lobjectif est de réitérer une revendication qui date de 2003. Les marins veulent un fonds de prévoyance social pour les indemniser pendant la période de larrêt biologique. Rappelons que pendant les arrêts de pêche, plus de 9000 marins se retrouvent sans salaire. Le syndicat avait déjà proposé dinstaurer une taxe à lexport pour alimenter le fonds de prévoyance. Mohand Laenser avait promis détudier la mesure, mais, lors dun débat télévisé, il a précisé que ce que "demandait le syndicat était illogique car contre les accords de lOMC". Le hic est que ces accords interdisent les taxes sur limport et non pas sur lexport. |
Port. Blocage sur la partage
Syndicats et ministère bloquent sur le partage du patrimoine de lactuel Odep. La réforme portuaire sen trouve au point mort. Selon des sources fiables, les syndicats de lOdep ont demandé que le transport Ro-Ro (transport maritime des remorques et semi remorques) soit attribué à la future Sodep (la société qui va remplacer lOdep). Pour le ministère de lEquipement, la Sodep devrait se contenter de tous les ports du pays et du quai à conteneurs de Casablanca. Le Ro-Ro serait une piste pour la concession au privé. Faute de trouver un accord sur ce point, Karim Ghellab a renvoyé tout le monde pour y réfléchir. Entre temps, il sest attaque aux négociations avec les dockers de bord. Et ce nest pas une mince affaire. |
Réforme. Ce nest pas encore ça
La Banque mondiale a invité les ténors de léconomie à un déjeuner très fermé à Casablanca. Les invités de linstitutions internationales nétaient autres que les A.Akhnouch, patron dAkwa, N. Omary, patron de la Banque populaire, Saâd Bendidi, le nouveau timonier de lONA, Khalid Ouadghiri, PDG du méga Attijariwaafabank
La banque cherchait à sonder ses mastodontes sur lenvironnement daffaires au Maroc. Et au passage, ses représentants ont laissé entendre quils nétaient pas satisfaits du niveau de réformes surtout dans les domaines de la justice, lemploi et en ce qui concerne, la corruption. La banque na pas manqué de souligner quelle a conscience que le gouvernement na pas de marge de manuvre sur le plan des finances publiques. |
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Souveraineté
Le pire qui puisse arriver à une nation, est de se voir peupler dîlots qui, à force de se renforcer, deviennent des états dans létat. Ce dernier na aucune prise sur ces îlots, car ils développent leurs propres systèmes et leurs propres codes. Si par malheur, lEtat souhaite retrouver sa souveraineté complète, les îlots dinfluence et de jeux dintérêts le sabotent. Le secteur de la pêche est lillustration typique de cette situation, où les rapports de force diminuent la souveraineté de létat pour augmenter celle des lobbyistes. Entre nous, |
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| quest ce que nous avons gagné après le départ des Espagnols ? Rien. Nous avons même perdu la maigre redevance qui tombait dans les caisses de létat. Pour arriver où ? Nulle part justement. Plus de cinq ans après lextinction de laccord de pêche avec lEspagne, le secteur de la pêche na connu que des problèmes. Cest la faute aux ministres (5 en 6 ans) disent les professionnels du secteur. Cest la faute aux armateurs, rétorquent les ministres. Finalement, on continue à se jeter la pierre tout en maintenant un secteur dans lanarchie. Létat doit assumer sa responsabilité et exercer sa souveraineté. Lobjectif est le développement dun secteur qui peut mobiliser des milliards de dirhams et créer des centaines de milliers demplois. Mais il faut prendre le taureau par les cornes et penser au bien général et non pas à des intérêts particuliers. |
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