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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Abdeslam Kadiri

Terrorisme. Zarkaoui échappe à la capture

Abou Moussab Al-Zarkawi (AFP)
L'islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarkaoui, soupçonné par les Américains d’être le chef d’Al-Qaïda en Irak, a échappé de peu à la capture le 20 février, selon la chaîne ABC. L’homme le plus recherché d’Irak a failli être pris alors qu’il se rendait à une réunion à Ramadi, à 80 km à l’ouest de Bagdad. Un chauffeur et un garde du corps ont été arrêtés.
Opérant sur la base d'information provenant du réseau de renseignement "Zarkaoui", des membres de la " Task Force 626 ", l’unité chargée de traquer le Jordanien, avaient mis en place un dispositif de surveillance autour de Ramadi, où tout déplacement était suivi par des drones (avions sans pilote), selon ABC.
Juste avant la réunion, des soldats ont arrêté un véhicule à un barrage routier, provoquant aussitôt le demi-tour d’une voiture qui le suivait, à quelques centaines de mètres. Les Américains pensent que Zarkaoui se trouvait dans celle-ci et qu’il en aurait sauté au passage d’un pont, avant de rejoindre une cache à Ramadi. Le propriétaire de cette dernière a ensuite été arrêté.
Un ordinateur et 80 000 euros auraient été découverts à l’intérieur du deuxième véhicule. Dans l’ordinateur, se trouve "un disque dur très plein" et des photos récentes de Zarkaoui, a indiqué le responsable. "Nous avons été près" de le capturer, a confirmé le général Richard Myers, chef d’état-major interarmées. Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a jugé que Zarkaoui était en fuite. "Nous mettons une forte pression sur lui et sur ses sources de financement".


Irak. Un gouvernement au forceps

Il aura fallu trois mois pour constituer le nouveau cabinet irakien. Mais sa composition n’est pas connue. Elle devait l’être jeudi lors de l’approbation du Parlement. "J’ai travaillé nuit et jour à former le gouvernement, qui sera un cabinet d’action, reflétant la diversité ethnique et religieuse de la société irakienne", a affirmé Ibrahim al-Jaâfari, chef du parti chiite Daâwa et Premier ministre. Washington a dû intervenir pour que le nouveau cabinet transitoire voie le jour. Condoleezza Rice a souligné que "tout le monde estime que le peuple irakien mérite un gouvernement, d’autant plus que les Irakiens ont pris des risques en allant voter". En effet, la violence qui s’abat sur l’Irak n’a pas ralenti pendant la dure compétition autour des portefeuilles ministériels. Mercredi, Lamia Khaddouri, députée sur la liste du Premier ministre sortant Allaoui, a été assassinée à Bagdad par des inconnus.


Russie. Poutine explore la piste arabe

Le président russe Vladimir Poutine est en tournée au Proche-Orient. Après l’égypte, il s’est rendu en Israël et dans les territoires palestiniens. C’est la première visite d’un chef d’état russe en égypte en 40 ans et surtout le premier déplacement de Poutine dans le monde arabe. Une visite destinée à réaffirmer le rôle de la Russie au Proche-Orient. Moscou est l’un des quatre parrains, avec les états-Unis, l’Union européenne et l’ONU, de la "feuille de route", le plan de paix israélo-palestinien.
Poutine a proposé une "conférence internationale sur la paix au Proche-Orient, à l’automne, à Moscou, avec la participation du quartette et de toutes les parties concernées". Washington et Tel Aviv se sont montrées réservées. Mais Poutine a répété devant Sharon qu’"il existe une occasion pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, par le dialogue".



Vite !

Le président américain George W. Bush a été emmené mercredi dans un bunker, dans le sous-sol de la Maison Blanche. Un radar a détecté "qu’un avion était entré dans l’espace aérien interdit autour de la Maison Blanche. Nous avons pris des mesures de précaution", a déclaré le porte-parole Scott Mc Clellan. Fausse alerte. Il ne s’agissait que d’un oiseau.

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La mère de Zacarias Moussaoui supplie le gouvernement français pour que son fils soit jugé en France. Le 22 avril, Moussaoui, détenu aux Etats-Unis, a plaidé coupable de complicité dans les attentats du 11 septembre. Mais c’était "un complot différent", dit-il. Condamné à mort, Moussaoui ne s’inquiète que de savoir s’il sera "enterré en terre musulmane".


Côte d'Ivoire. Gbagbo tolère Ouattara

C'est un grand pas en avant dans le règlement de la crise ivoirienne. Le président Laurent Gbagbo a annoncé hier qu’il userait de ses pouvoirs constitutionnels pour permettre à son principal opposant, Alassane Ouattara, de se présenter à la présidentielle d’octobre. Il répond ainsi à la demande clé des rebelles qui tiennent le nord du pays.
Alassane Ouattara, qui vit en exil en France, avait été jusque-là écarté du processus électoral pour cause de "nationalité douteuse". Gbagbo semble avoir fait le choix d’une "solution électorale" à la crise ivoirienne. Fort de son succès diplomatique, le président sud-africain, Thabo Mbeki, entend désormais mettre la pression sur les rebelles, qui refusaient de rendre leur matériel de guerre. Autre sujet sensible : le désarmement des milices.


Liban. Sortie d’impasse

La grave crise politique libanaise semble finie. Primo, l’armée syrienne s’est retirée définitivement mardi. Après 29 ans d’occupation, les 15 000 soldats de Damas ont fait leurs adieux au pays du Cèdre. Des adieux accélérés par l’assassinat de Rafiq Hariri, la pression internationale et celle de la rue. Pourtant ce retrait historique a été entaché par des soupçons de l’ONU. D’après Kofi Annan, des agents des services de renseignements syriens sont installés dans le sud du pays. Le secrétaire a constaté que l’armée libanaise ne s’est pas déployée sur tout le territoire. Le nouveau gouvernement dirigé par Nagib Miqati a obtenu, mercredi, le feu vert du Parlement. Miqati a reçu le soutien d’une majorité écrasante de députés (97% !) lors du vote de confiance. Ses ministres vont maintenant s’atteler à la tâche qui leur incombe : organiser les élections législatives du 29 mai. Auparavant, il faudra définir la loi déterminant le découpage électoral.


France. Airbus A 380, l’Europe décolle

Devant 50 000 personnes, l’Airbus A380 s’est envoyé en l’air. Le plus gros avion commercial du monde a effectué son premier vol d’essai, mercredi à Toulouse. L’enjeu du lancement de l’A380 est déterminant dans le duel que se livrent le constructeur européen et son rival américain Boeing. Celui-ci, qui régnait sur le marché des avions gros porteurs avec son 747, a tout mis en œuvre pour déstabiliser son concurrent, remettant en cause la viabilité du programme A380. La bataille commerciale et diplomatique fait rage pour le partage du ciel. Si Airbus avait jusqu’ici gagné sur toute la ligne, Boeing s’est réveillé. L’Américain a reçu 217 commandes pour son futur long-courrier 787 Dreamliner. En France, le succès technique et populaire de l’A380 a été récupéré par les politiques de tous bords pour doper le oui européen. "C’est la meilleure réponse à tous ceux qui douteraient du caractère concret de l’Europe" selon Douste-Blazy. Ils ne manquent pas d’air.



Lu pour vous.
Habemus dictateur : tous au front !
(Le Togolais du 27 avril 2005)

Éditorial

Faure Gnassingbé croit peut être que les Togolais le laisseront s’en tirer à si bon compte. Il espère que la meute de "tueurs d’élite" et d’assassins déversée sur les routes de Lomé, suffira à dissuader les Togolais à se battre pour arracher leur liberté. Il croit que son angélisme de mauvais aloi et ses faux airs de réconciliateur abuseront les esprits au point de faire passer la proclamation de son élection comme une lettre à la poste.
Les escadrons de la mort sont dans la rue ; ils tuent froidement des civils (…) Mais la garde prétorienne de la dictature n’a pas le monopole de la rue et de la violence.
Il ne s’agit plus de se fourvoyer dans des rêveries romantiques. Rien n’est humainement possible avec ceux qui provoquent ce qu’il faut bien appeler un GéNOCIDE. Faure Gnassingbé a donné la pleine dimension de sa barbarie et de son imperméabilité à toute idée d’évolution politique (…)
Aucune excuse, aucun alibi ne peut justifier la retenue. C’est un message de patriotisme et de résistance, que nous envoient tous ces jeunes qui battent le pavé. Un message de ténacité et de vaillance, qui doit devenir une manière d’être.
Au bout de la peur, il y a l’insoutenable éventualité d’un naufrage national à nul autre pareil. Au bout de la couardise, il y a les abysses d’un autre despotisme. Ce n’est pas faire preuve de catastrophisme que de le reconnaître : nous sommes à un de ces tournants qui, selon les historiens, déterminent le destin des peuples. C’est à nous aujourd’hui d’orienter le nôtre…

 
 
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