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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Assaraf, Marocain ?

Assaraf à la recherche de la vérité ? Ecoutez donc Radio Shalom ! Les déclarations quotidiennes y sont à 100% sionistes quand elles ne sont pas anti arabes et antimusulmanes. Radio Shalom assure la promotion de la communauté juive sioniste et critique nommément et en permanence son "ennemi séculaire". Le reste de son discours n'est que démagogie.
Assaraf ne se souvient plus du numéro de sa CIN ? La vérité est qu'il ne l'avait pas sur lui, parce qu'il n'en a pas besoin. Il utilise la francaise ou encore l'israëlienne, selon les besoins. La marocaine ? Elle peut toujours servir pour visiter le pays sans encombre. Marocain, le responsable de Radio Shalom ? Eh bien, qu'il fasse donc un peu de pub gratuite pour son pays !

M. Adel



Abbas au Vatican

Décidément, c'est pas gentil de brocarder de la sorte notre cher Abbas. Cet homme plein d'abnégation, a sacrifié son crédo islamiste pour nous représenter au Vatican. Mais quelle mouche a donc piqué nos dirigeants pour envoyer Abbas El Fassi au Saint Siège ? Il faut bien l'occuper, mais quand même... Ils auraient pu prendre en considération la profonde douleur du monde chrétien avant de leur imposer cet énergumène. "Habemus Fassiculum !" C'est le cri d'horreur qu'ont dû pousser les vénérables cardinaux en le voyant apparaître. Quant à Benoît XVI, sa rencontre avec AEF a dû lui montrer combien son chemin de croix serait difficile. Le pauvre pape, mal remis de ses émotions, s'est donc vu contraint d'écouter les litanies de celui-ci, sur le peuple palestinien, les séquestrés (ou réfugiés, c'est selon) de Tindouf, le génie des Alaouites, et la sagesse du Manifeste de l'indépendance. Le protocole de l'église prévoit la réception des invités par le cardinal Camerlingue ; avec notre Abbas, il a dû en devenir camerdingue, le pauvre… J'espère seulement que, mû par un réflexe bien ancré, le ministre d'état n'a pas baisé l'anneau papal, ni demandé au saint-Père de présenter les condoléances du peuple marocain à Sa Majesté la reine du Vatican.

Abdelilah Simou




Ahmed OSMAN
Secrétaire Général
du R.N.I.
Réaction. Constitutions consensuelles

Dans le dossier de couverture du numéro 173, intitulé "Réécrivons la Constitution",vous indiquez, en particulier, que Hassan II s’était "accaparé le rôle de rédacteur de la Constitution".
Pour l’information de vos lecteurs, je crois utile de corriger cette assertion et d’y apporter les précisions suivantes :
S’agissant, en premier lieu, du projet de texte de 1972, je puis vous dire qu’il a été préparé par une commission de cinq membres formée de
personnalités nationales comme Allal El fassi (Istiqlal), Me Abderahim Bouabid et Abdallah Ibrahim (UNFP), Driss Slaoui et moi-même en qualité de directeur du Cabinet Royal. Un accord global s’était dégagé à cette occasion sur l’articulation de cette nouvelle Constitution. Les divergences apparues, par la suite, ont porté sur une question de procédure : quel gouvernement devait organiser les élections prévues, les dirigeants des partis d’opposition précités demandant alors un cabinet de "transition".
En second lieu, pour ce qui est, de la révision constitutionnelle de 1992, le projet a été lui aussi le fruit du travail d’une commission ad hoc de trois membres – MM. Ahmed Réda Guédira, Driss Slaoui, conseillers de S.M. le Roi et moi-même, alors président de la Chambre des représentants. Il a pris en compte un certain nombre de propositions formulées par les partis de l’opposition (USFP, PI, PPS) (…) C’est ainsi que le statut du Premier ministre a été sensiblement rehaussé avec notamment les nouvelles dispositions de l’article 65 lesquelles lui confient "la responsabilité" de la coordination des activités ministérielles". C’est dans ce même esprit que (…) pour la première fois, un vote d’investiture du gouvernement, par le Parlement, était expressément prévu, ce qui s’apparentait au moins par ce trait-là à l’un des caractères de la monarchie parlementaire.
Dialogue et concertation (…) : telle était l’approche qui avait donc prévalu tant en 1972 qu’en 1992 et en 1996. C’est cette même démarche qui a conduit en 1996 à l’adoption – et ce, pour la première fois, depuis l’indépendance- de ce texte par l’ensemble des forces politiques.
 
 
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