Sujet
Actu Économie
Peine de mort. Demain, l'abolition ?
Justice. Pour une poignée de mouflons...
Chronique. Taxi !
Affaire. Mort suspecte aux Emirats
Festival. Jésus Superstar (à Marrakech)
N° 176
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Salafistes. Polémique autour de la mort de Boukri

Khalil Boukri (ALM)
La grève de la faim entamée, depuis le 2 mai, par les détenus de la "salafiya jihadiya", a fait une première victime, Khalil Boukri, pensionnaire de la prison de Outita II, décédé le mardi 10 mai. "Boukri était malade, il avait un problème au niveau digestif, et il n’a par ailleurs pas pris part à la grève de la faim…" : tel a été le commentaire du ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ. "Faux, archi-faux", rétorque Abderrahim Mouhtadi, au nom de l’association Annassir montée en décembre 2004 pour soutenir les détenus de la Salafiya. "Boukri fait partie des 1500 détenus (ndlr : sur un total qui avoisinerait les 3000 détenus islamistes) qui ont participé à la grève de la faim à travers les prisons de Salé, Kénitra, Aït Melloul, Oukacha, Mohammedia..etc. Il avait déjà observé une autre grève de la faim, de 26 jours, entre janvier et février 2005". Dans les heures qui ont suivi le décès de Boukri, les autorités ont décidé de transférer deux des principaux chefs supposés de la salafiya,
Abou Hafs et Kettani, respectivement aux prisons de Fès et de Salé. Officiellement pour les rapprocher de leurs familles. En fait, les transferts visent à éloigner les principaux organisateurs de la grève de leurs troupes, essentiellement parquées à la prison de Kénitra. à signaler, par ailleurs, qu’une marche de protestation a été organisé par les proches des détenus, jeudi matin, près du siège du CCDH à Rabat, avec des slogans ciblant "Bouzoubaâ le menteur", ou demandant la libération des quatre chioukh (Kettani, Abou Hafs, Fizazi, Haddouchi) de la mouvance islamiste.


Enfants. Ok pour le travail !

L'Institut National Démocratique (NDI, ONG américaine) a réalisé une enquête de terrain très instructive sur les réalités du travail des enfants au Maroc. Six message ont été "testés" sur les focus groups composés d'employeurs, de pères et de mères de familles, etc. Un seul message a fait l'unanimité contre lui : "La loi punit celui ou celle qui fait travailler les enfants de moins de 15 ans". Parmi les réponses récoltées : "Nous n'obligeons pas les enfants à travailler, donc pourquoi l'état veut-il nous punir ? (…) Où vais- je mettre mon fils, s'il ne veut pas aller à l'école ? L'emprisonner ? L'enfermer à la maison ? (…) C'est mieux pour lui (l'enfant) de travailler que de voler et d'aller en prison". Instructif.


Erratum. Mme Bouabid hors de cause

Un journal qui commet une erreur, même en toute bonne foi, peut faire énormément de mal. C’est ce qui est arrivé la semaine dernière, dans cette même rubrique. Sous le titre "Détournement : Mme Bouabid aussi…", nous avions écrit que Mme Touria Bouabid, présidente de l’Association Marocaine d’aide aux Enfants en Situation Précaire (AMESIP) "serait activement recherchée par la police de Rabat (… qui, après l’avoir) convoquée plusieurs fois, en vain, semble lui reprocher des détournements (dépassant) les 10 millions de dirhams". Nous pensions avoir recoupé correctement cette information, présentée également par d’autres journaux, avant et après notre parution. Mais nous avions été induits en erreur. Mme Bouabid, qui n’a jamais été convoquée ni recherchée par la police, a beaucoup souffert de cette erreur, et l’emploi du conditionnel n’excusait rien. Nous lui présentons, ainsi qu’à nos lecteurs, nos excuses les plus sincères. Et nous nous engageons à redoubler de vigilance pour ne jamais mal user du pouvoir – redoutable, parfois – que confère le métier de journaliste.

A.R.B



Débat. Les intellectuels face au pouvoir

Le centre marocain de PEN international frappe fort en abordant, pour son premier séminaire, la relation de l’intellectuel avec le pouvoir. Abdelkébir Khatibi y évoquera le pouvoir du mondialisme. Ahmed Boukous abordera le parcours de Mokhtar Soussi pour prendre exemple sur le passé. A signaler par ailleurs la participation du philosophe Mohamed Doukkali, de Ghita el Khayat, de Mohamed Tozy et de Abdellah Saâf (qui prépare un livre sur "la sortie du despotisme"). Rendez-vous au siège de la région de Rabat Salé, le 21 mai.


Al Adl Wal Ihsane. Nadia et l’Amérique

Nadia Yassine vient de rentrer des états-Unis où elle a participé, le 22 avril, à une série de rencontres dont la grande conférence "sur la démocratie et l'islam" à l’université de Berkeley. Elle a fait l’objet d’une attention particulière des représentants des services américains. Les Américains semblent "tâter le pouls des islamistes pour favoriser une éventuelle légalisation de la mouvance en vue d’une participation à la vie politique au Maroc". à la base de cette attitude nouvelle, un important rapport d'enquête, le U.S. News & World Report, basé sur plus de 100 entretiens et l'étude d'une douzaine de documents internes de la CIA Le Maroc est ciblé au même titre que 24 autres pays musulmans.


Affaire. Un réseau porno à Agadir

Trois jeunes filles viennent d’être condamnées à des peines allant de trois mois à deux ans de prison par le tribunal de première instance d’Agadir. Leur crime : prise de photos en état de nudité, dans des positions pornographiques. Plus d’une dizaine d’autres filles sont recherchées pour les mêmes motifs. Selon les déclarations des accusées, les photos qui circulaient sur Internet depuis plus de trois mois, ont été prises lors de soirées très privées dont le metteur en scène est un Belge du nom de Philipe Serfati. Vrai ou faux nom ? Personne ne le sait. La police s’est focalisée dans son enquête sur les héroïnes des photos et sur le lieu des orgies. La rafle a été déclenchée grâce, paradoxalement, à une plainte déposée par l’une des filles condamnées. Selon ses déclarations à la police, elle a découvert ses photos en visionnant un CD acheté dans un commerce public. Outrée par ses propres images, elle a porté plainte pour arrêter les ventes des autres copies du CD. Affaire à suivre.


GSU-Fidélité. Le nom et les courants

La fusion de la GSU et de Fidélité à la démocratie va bon train. Les dirigeants des deux formations ont lancé un sondage pour décider du nom commun à adopter. Au menu, quatre options : Parti socialiste, Parti de la gauche socialiste, Parti socialiste unifié ou Parti de la gauche unifiée. Par ailleurs, le dimanche 8 mai, une réunion a été exclusivement consacrée à la question des courants au sein du futur parti. Le principe est dorénavant acquis, non sur les orientations de principe mais sur les programmes, à condition que chaque courant ait une plateforme écrite. En contrepartie, le parti s’engagera à mettre sa logistique au service de tous et à accorder une représentation proportionnelle à tous dans les instances.


Enquête. La police ouvre le dossier de l’OFPPT

Le management de l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) traverse une mauvaise passe. Une enquête policière a été lancée sur les marchés attribués à la société Samfor, qui aurait bénéficié outremesure des faveurs de l’Office. Parallèlement, l’Inspection générale des finances vient de boucler son rapport sur la gestion de l’Office. "Il est accablant", confie une source ministérielle. Le rapport sera présenté aux autorités compétentes, au plus tard la semaine prochaine.


Aïn Chock. Mohammed VI trompé ?

Le roi aurait été induit en erreur. C’est ce qu’affirment des membres du bureau de l’association musulmane de bienfaisance de Aïn Chock, en prison depuis que Mohammed VI est entré dans une colère noire, suite à sa visite d'un bâtiment (plus que) délabré de l’orphelinat. Or, ce même bureau faisait tout, depuis des années, pour dégager sa responsabilité concernant ce bâtiment, qu’il avait déclaré inhabitable. à son grand dam, le bâtiment était "squatté" par des jeunes ayant dépassé la limite d’âge, qui causaient les pires problèmes, allant jusqu’à violer les plus jeunes pensionnaires des autres bâtiments de l’orphelinat (tout à fait décents, ceux-là). Malgré de nombreux courriers, aucune autorité locale n’était venue à l’aide du bureau pour évacuer le bâtiment litigieux.


Pêche. Un accord dans le secret

La communauté de la pêche maritime est aux abois. Selon certaines confidences, des négociations sur un futur accord de pêche ont eu lieu les 24 et 25 avril au siège du ministère de tutelle. La partie espagnole aurait formulé une proposition précise et concrète. La signature est, selon les mêmes indiscrétions, imminente. Mais là où le bât blesse, c’est que les professionnels du secteur n’ont pas été consultés et ignorent tout du contenu des négociations qui reste, alors que nous mettons sous presse, totalemement secret.


Procès. De l’hypocrite à l’ubuesque

La semaine dernière, nous rapportions le procès dantesque de M. Abed, cet exploitant de débit de boissons à Casablanca, accusé de "vendre de l’alcool à des musulmans". L’accusé, qui avait plaidé "non coupable", a été blanchi. Mais il y a encore plus drôle : muni d’une copie du jugement, l’exploitant s’est rendu à la fourrière pour récupérer son véhicule de service (et les bouteilles d’alcool qu’il contenait) que la police lui avait confisqué au début de l’affaire. Le policier préposé à la fourrière a obtempéré pour le véhicule… mais pas pour ses clés, ni pour ses papiers, "parce que ce n’est pas marqué dans le jugement". Du coup, nouveau procès, nouvelle audience, etc. La suite, bientôt.


Cocasse. Driss Basri assassin ?

"Driss Basri reconnaît avoir bu de l’alcool, mais nie le meurtre". C’est ce gros titre qu’on trouvait en Une d’Assahra al Maghribiya, dans son édition du 7 mai. Dans l’article, on apprenait aussi que Driss Basri était "l’accusé principal du meurtre et de l’abandon du cadavre de Abdeltif Laâqili dans un jardin public de Souq Larbaâ du Gharb". Il fallait aller jusqu’au bout de l’article pour lire que "l’ancien ministre de l’Intérieur, l’homme de Settat, n’a aucun rapport avec Driss Basri, l’homme du Gharb, qui exerce le métier de taxi clandestin". Ouf ! Ce qui est sûr, c’est que le chef d’édition d’Assahra exerce, lui, le métier de racoleur.


Settat. Une visite royale

En prévision de la "visite surprise" que doit effectuer le roi à la prison Ali Ou Moumen de Settat, la direction du pénitencier a lancé à toute vitesse une vaste opération de restauration des bâtiments. Une salle de bain a été construite en 24 heures. Les travaux de construction, de menuiserie et de peinture ont été confiés aux détenus pour ne pas éveiller les soupçons de l’opinion publique locale. Et ce qui devait arriver arriva, un détenu qui faisait la peinture des murs de la cuisine est tombé dans une grosse marmite de soupe de fèves. Il s’en est sorti avec des brûlures au second degré et pour l’anecdote, la soupe a quand même été servie aux prisonniers.


Insolite. Piège abscons

Le 6 mai, un courrier de lecteur signé Hamid El Ouadane et traitant Ali Lmrabet de "traître" et de "virus" (entre autres) était publié dans Aujourd’hui Le Maroc. Jusque là, rien d’anormal… Sauf que Hamid el Ouadane s’est révélé être Larbi Maâninou, supporter de Lmrabet, dissident marocain installé en France… et qui a manifestement du temps à perdre. Par ce stratagème, il voulait voir si ALM "allait vérifier la provenance d'une bafouille qui appelle à la haine (…) à la dénonciation (…) et à la calomnie gratuite". Mais où a-t-il lu que la déontologie suppose qu'on vérifie la provenance du courrier des lecteurs ?


3 questions à Mohamed Boussaïd (Ministre chargé de la modernisation des secteurs publics)

La ratification par le Maroc de la Convention des Nations Unies contre la corruption se traduira-t-elle par des mesures concrètes ?
Oui. Nous voulons rendre la corruption inaccessible et marginale, en limitant au maximum le contact direct entre l’administrateur et l’administré. Notre plan d’action prévoit aussi de faire passer des projets de lois sur le blanchiment d’argent et l’exécution des jugements, et de faire réviser le code des marchés publics.

Il est question d’une commission de suivi de la corruption. Aura-t-elle pour rôle unique d’observer ?
Si on renforce les contrôles et les réglementations, cela peut favoriser des comportements condamnables. Nous préférons, tel que prévu par l’ONU, créer une commission de suivi et de prévention qui soit le réceptacle des dénonciations provenant des victimes.

Même Transparency Maroc apprécie votre engagement. Mais que faites-vous de l’impunité ?
L’observatoire en question n’a pas un rôle judiciaire ou para-judiciaire. Ceci dit, en cas de faisceau de preuves convergentes, notre département ou bien le Premier ministre peut saisir la justice pour faire aboutir une plainte déposée. Mais pour que la lutte soit efficace, nous avons aussi besoin de partenaires dans la société civile, parce que le secteur privé est aussi en cause.



Billet : Que faire de l'éducation islamique ? (par Driss ksikes)

La polémique enfle. à l'origine, des inspecteurs de l'éducation nationale qui ne veulent plus entendre parler d'éducation islamique. Scandalisés par le contenu de manuels, moralisateurs à souhait, et surtout ahuris par le profil d'enseignants prédicateurs qui formatent les jeunes esprits, ils préfèrent en découdre. Ils butent sur un mur de lamentations provenant des dévôts en la matière qui voient là un tir groupé de la gauche, des sionistes et des islamophobes. Ils rappellent, à qui veut les entendre, sur les colonnes d'Attajdid, qu'il n'y a pas le feu, qu'un livre blanc prévoit de réformer les contenus de la matière et que, de toutes les façons, Amir Al Mouminine verrait d'un mauvais œil la disparition de notre catéchisme national. Dans le lot, la voix déterminante des parents d'élèves reste inaudible. Et pourtant, l'équilibre éducatif et moral d'un enfant concerne d'abord sa cellule familiale, bien avant l'état, surtout lorsque celui-ci ne fait pas le ménage du côté des passeurs du savoir. Quant aux donneurs de leçon de tous poils, ils peuvent garder leur morale pour eux. Mais que disent les parents, alors ? Tenez, ces deux histoires, banales de prime abord, mais représentatives d'un état d'esprit rétrograde présenté sous le label du sacré. La première provient d'une mère qui s'indignait de voir dans ces manuels en particulier, des petites filles exclusivement voilées et vouées aux tâches ménagères. La seconde émane d'un père, qui avait du mal à comprendre pourquoi on apprenait à sa fille de six ans, dans une école privée, hadith à l'appui, qu'il est "amoral de manger de la main gauche". Vous dites que nous sommes quand même culturellement musulmans. J'adhère à la culture. Mais alors que chacun garde ses interprétations pour lui ! Les enfants y gagneraient en lucidité.



Billet : Woodstock au Maroc (par Karim Boukhari)

Le forum social mondial, ou FSM, n’a qu’un seul défaut : son nom ! Pour le reste, il est plutôt cool. La grand-messe des alter-mondialistes du monde entier n’est rien qu’une méga rencontre où, en quelques jours, des dizaines de milliers de gens de tous les horizons échangent leurs idées sur les sujets qui agitent le monde. Une espèce de Woodstock sans guitares et (plutôt) sans drogues. Tout le monde y a sa place, le baba-cool, le barbu, l’homosexuel, le syndicaliste, l’économiste, le féministe (je sais, on peut être tout cela à la fois). C’est une auberge espagnole mais aussi, dixit l’un de ses promoteurs au Maroc, "un levier pour le renouvellement des élites locales, en tous genres". Et Dieu sait si on en a besoin au pays des Aherdane, Benseddik et de toutes ces élites pitoyables, ankylosées, incapables de parler à leur monde.
Le FSM a élu domicile, dans un passé récent, dans deux grands pays du tiers-monde, le Brésil et l’Inde, qui ont largement amorti leurs efforts en gagnant en démocratie et en développement local. Alors, comme dirait un Moulay Ahmed Alaoui s’il était encore de ce monde, pourquoi pas le Maroc ?
Des Marocains, et des non-Marocains, ont bataillé, de longs mois durant, pour déplacer le FSM au Maroc, histoire de lui faire gagner les mêmes lauriers que l’Inde ou le Brésil. Ils ont convaincu les instances internationales, mais pas les autorités marocaines. Pêle-mêle, les Marocains craignent que le FSM ne se transforme en fenêtre ouverte pour les Polisariens, les Israéliens, les islamistes ou les homosexuels. Le problème, c’est que tous ces gens existent, avec ou sans FSM. Restent les questions liées à la sécurité et à la logistique, tout à fait surmontables… Vivement un Woodstock au Maroc, en 2006 !



Vite !

Le procès en appel de Mohammed Bouhcini est attendu mercredi 18 mai. Rappelons que notre collaborateur, accusé de trafic de drogue après une enquête de TelQuel sur le trafic de drogue (!) avait été innocenté le 7 avril dernier par le tribunal de première instance de Ouezzane. Le procès se déroulera à Souk Larbaâ, Ouezzane ne disposant pas de cour d’appel.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le procès symbolique des tortionnaires, que comptait organiser l’AMDH et le FVJ vient d’être reporté au 2 juillet. Initialement prévu le 14 mai, ce report est dû au désistement, à la dernière minute, de l’école Mohammedia des ingénieurs à Rabat, où devait se tenir le procès. Que s’est-il passé pour que la direction de l’école change soudainement d’avis ?

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les journaux locaux d’Oujda, Acharq et Al Hayat al Maghribia, ouvrent, avec l’AMDH, le vendredi 20 mai à 18 heures, le débat de l’heure : "la liberté et l’indépendance de la presse". Pour ce, ils convient les responsables de la presse libre : Mostafa Alaoui (Al Osboue), Noureddine Miftah (Al Ayyam), Ali Lmrabet (interdit de pratiquer), Ali Anouzla (Al Jarida al Oukhra), Abderrahim Ariri (Al bidaoui) et Ahmed R. Benchemsi (TelQuel).

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Abdelali Doumou, président du Conseil régional de Marrakech-Tensift, a déclaré, lors d’un point de presse sur le festival de rock de Marrakech, que 50% de son temps était consacré à l’accueil des VIP et des stars en tous genres à l’aéroport de Marrakech. Des activités protocolaires qui nuisent à son travail d’élu, a-t-il ajouté. Sans commentaire.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés