Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.
E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 94 68 45). Lettres (13, rue Fnideq, Casa-Anfa). |
Libre dêtre ou de ne pas être !
Dans une société foncièrement hypocrite, il faudrait se donner la liberté et le pouvoir de dire publiquement : "I am what I am !" Il est sain pour une société que des voix discordantes (mais sensées et raisonnables) viennent briser la dictature de l'unanimisme mensonger en montrant d'autres visages, d'autres lectures, dautres sensibilités. Il faudrait que des voix sélèvent contre le "tout tabou sacré" qui dicte ses lois définitives à une société désemparée... Bref, bravo pour votre excellent dossier sur "les grands libertins de l'islam". Contrairement à vous, islam étant un nom commun, je n'y mets pas de majuscule.
Il me reste néanmoins un sentiment de frustration peut-être bien injustifié : vous consacrez une demi-page à l'immense Khayyam et deux pages entières à l'insignifiant Archane ?
Mais, Khayyam, Abou nawass, El Hallaj, El Maari et Ibn Rochd
Vos choix sont significatifs et ô combien parlants ! Voilà des hommes qui auront eu le courage de braver les pensées et paroles uniques. Directement et crûment ou en usant de métaphores salvatrices mais dont personne n'était (n'est) dupe. Peut-être, auriez-vous pu donner la parole à leurs alter ego contemporains ? S'ils existent et, surtout, s'ils ont le courage (comme leurs illustres aînés) d'assumer et de s'affirmer comme tels. Ce qui n'est pas évident en cette période de radicalisme féroce et forcené...
En tout cas encore une fois : merci Driss Ksikes et merci TelQuel !
|
 |
|
Mahmoud Archane Secrétaire général
du M.D.S.
|
Archane répond à Telquel
Je me vois contraint déclairer lopinion publique sur les affabulations contenues dans un article me concernant (TelQuel n°175). Voici les faits : le lundi 2 mai 2005, je reçois un coup de téléphone dun certain Bennani Driss, se disant journaliste à TelQuel et me demandant un rendez-vous pour le mardi 3 mai à 18h30, en vue dune interview sur le livre que je venais déditer sous le titre "Pour la patrie et pour lhonneur". Javoue que jai hésité un moment avant de donner mon accord parce que cet hebdomadaire ma |
|
toujours été hostile et s'est montré dun parti pris rarement atteint. Finalement, jai décidé daccepter la proposition pour faire la démonstration de ma bonne foi. Mais le mardi en question, le journaliste de TelQuel, appelle pour différer le rendez-vous, en raison dune panne de voiture. Cest le lendemain que je le reçois chez moi. Mais au lieu de voir sengager lentretien sur le livre, je suis surpris dentendre le journaliste me donner des détails sur la panne de sa voiture et sur les dommages quelle aurait subie. Ce jeune garçon qui essayait de se donner lallure dun gars sûr de lui et même dominateur, voulait me suggérer dassumer les frais que sollicitait la réparation de son véhicule, parce quà lentendre, il venait à Rabat spécialement pour me rencontrer. Jai exigé de lui quil me soumette ses questions hors enregistrement. Devant mon insistance, il ma présenté une série de questions à la limite de la diffamation et de linsulte. Dès lors, jai compris le but recherché par ce pseudo-journaliste et linutilité dun entretien avec quelquun qui épousait totalement les idées de mes détracteurs, délaissant tout sens de la neutralité quexige la fonction dun hebdomadaire qui se prétend indépendant. Ce faisant, jai renoncé à tout dialogue avec lui, surtout quil avait des desseins préconçus et quil cherchait à se livrer à une manuvre dintoxication et de désinformation.
Dans mon article comme dans cette réponse, je m'interdis d'insulter M. Archane. Par la petitesse de ses mensonges, il confirme ce qu'une grande partie des Marocains pensent de lui.
|
|
|