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N° 177
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Salafistes. Polémique autour de la mort de Boukri

Khalil Boukri (ALM)
La grève de la faim entamée, depuis le 2 mai, par les détenus de la "salafiya jihadiya", a fait une première victime, Khalil Boukri, pensionnaire de la prison de Outita II, décédé le mardi 10 mai. "Boukri était malade, il avait un problème au niveau digestif, et il n’a par ailleurs pas pris part à la grève de la faim…" : tel a été le commentaire du ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ. "Faux, archi-faux", rétorque Abderrahim Mouhtadi, au nom de l’association Annassir montée en décembre 2004 pour soutenir les détenus de la Salafiya. "Boukri fait partie des 1500 détenus (ndlr : sur un total qui avoisinerait les 3000 détenus islamistes) qui ont participé à la grève de la
faim à travers les prisons de Salé, Kénitra, Aït Melloul, Oukacha, Mohammedia..etc. Il avait déjà observé une autre grève de la faim, de 26 jours, entre janvier et février 2005". Dans les heures qui ont suivi le décès de Boukri, les autorités ont décidé de transférer deux des principaux chefs supposés de la salafiya,


Al Hoceima. Intervention musclée

Les habitants de Tamassint (35 km d’Al Hoceima) ont subi la colère du Makhzen le jeudi 19 mai 2005. Des centaines de manifestants marchaient vers la capitale en protestation contre l’exclusion de 65 sinistrés des aides (modiques) octroyées. Au bout de 7 km, les gendarmes les interceptent, leur faisant savoir que la marche est interdite. Pas prêts d’abdiquer, les marcheurs font un sit-in sur la route, sans trop bloquer la circulation. S’ensuit une riposte musclée avec un cocktail de bastonnade, de bombes lacrymogènes et de tirs en l’air. Bilan de l’opération, des dizaines de blessés, dont deux seulement (militants de l’AMDH) ont osé se présenter à l’hôpital, et deux estafettes bondées de villageois arrêtés dans leur fief.


Administration. Changement d’horaire

L'horaire continu sera appliqué à partir du 4 juillet 2005 et sera maintenu pour le reste de l’année. Ce changement est intervenu après moult études et enquêtes depuis plus de 10 ans. Le gouvernement Youssoufi avait tenté de l’appliquer, mais il s’est heurté à des problèmes de "commodité". Les fonctionnaires ayant des enfants scolarisés, refusaient de se plier à cet horaire. Les écoles n’étant pas équipées en cantines scolaires, Youssoufi a fait marche arrière. Le changement d’horaire de travail coïncidera avec l’abandon de l’heure GMT. Le Maroc passe à GMT+1. L’heure d’été avait été abandonnée depuis des années pour des raisons "religieuses" : Hassan II estimait que le rajout d’une heure retardait l’heure de la dernière prière.


Armée. Les Américains ont la bougeotte

Un convoi de l’armée américaine a quitté en milieu de semaine la région de Tan Tan, au sud d’Agadir, en direction du nord est du pays. Des camions transportant un matériel lourd de BTP (photo) se dirigeaient vers Tata, une ville se situant près des frontières algériennes. Tout laisse croire, en considération de la nature du matériel transporté, que la mission de l’armée américaine dépasse le cadre d’une action humanitaire. Rappelons qu’avant ce mouvement, les Américains occupaient une zone sur le bassin du Draâ ouvrant sur l’Atlantique. L’accès à cette partie du Maroc a été interdit aux civils.


Pédophilie. Retombées du tsunami

Difficile de mesurer les retombées du tsunami sur le tourisme sexuel à Agadir. Mais cela n’a pas empêché une association locale de tirer la sonnette d’alarme sur un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur. En effet, au cours d’une rencontre avec la presse locale à Agadir la semaine dernière, l’association "Touche pas à mon gosse" qui combat la pédophilie a fait état de son inquiétude quant à l'affluence vers Agadir des pédophiles qui partaient auparavant en Thaïlande D’autant plus que de nombreux observateurs s’accordent à reconnaître que Agadir reste bien cotée en matière de tourisme sexuel.


Chèque impayé. Un istiqlalien au dessus des lois

Mohamed Mellouki est tout simplement au dessus de la justice. Protégé du parti de l’Istiqlal, Mellouki est vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie de Casablanca. Il a émis des chèques sans provision, a été arrêté et présenté à l’instruction, puis relâché. Mais attention, l’homme avait un délai pour rembourser ses dettes. Les mois passent et se ressemblent. Mellouki n’a pas payé un sou et la partie plaignante n’a cessé de dénoncer ces abus. Une lettre a même été adressée à Diwane Al Madalim, et aucun changement notable n’a eu lieu. L'homme n’a pas subi de contrainte par corps. C’est dire qu’il y a des hommes qui dépassent les institutions.


Enquête. La police ouvre le dossier de l’OFPPT

Le management de l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) traverse une mauvaise passe. Une enquête policière a été lancée sur les marchés attribués à la société Samfor, qui aurait bénéficié outremesure des faveurs de l’Office. Parallèlement, l’Inspection générale des finances vient de boucler son rapport sur la gestion de l’Office. "Il est accablant", confie une source ministérielle. Le rapport sera présenté aux autorités compétentes, au plus tard la semaine prochaine.


Lobbying. Offensive anti-Polisario

Offensive tous azimuts des services marocains pour contrer le Polisario qui commençait à gagner du terrain au sein même du Sahara marocain. Après la visite de Hamidou Laânigri et du patron des Forces Auxiliaires à Laâyoune la semaine dernière, une réunion a été organisée le mardi 17 mai à Laâyoune par les notables, parlementaires et autres associations locales. Objectif : contrer les idées séparatistes qui commencent à faire tâche d’huile au sein des Sahraouis. Deux jours auparavant, le Conseil américain pour les prisonniers marocains dans les camps de Tindouf (ACMP) a envoyé une lettre à Condoleezza Rice pour inclure le "Polisario" dans la liste des organisations terroristes, après les menaces proférées récemment par Mohamed Abdelaziz de mener des activités terroristes .Dans la même foulée, c’est le sénateur républicain James Mac Cain qui est monté au front pour demander la libération des 400 prisonniers marocains retenus à Tindouf. Il a expliqué que "le Polisario veut utiliser ces prisonniers comme moyen de pression dans les négociations en cours".


Sahara. Une association anti-torture

Une nouvelle association sahraouie a vu le jour. Son nom : l’Association sahraouie des victimes des atteintes graves aux droits humains par l’état marocain au Sahara occidental. Une association de victimes donc, qui a reçu le soutien d’une large frange du microcosme droit de l’hommiste sahraoui lors de son congrès constitutif, le 07 mai dernier, à Laâyoune. Problème : les autorités locales refusent de recevoir le dossier administratif de l’association. Ses objectifs : le retour des dépouilles des Sahraouis morts dans les centres de torture marocains, le jugement des responsables de ces atteintes, la levée de l’état d’exception dans la région du Sahara, etc.


Absurde. Le jazz des Oudayas délogé

Le Festival de Jazz des Oudayas fêtera ses 10 ans… à Chellah. Il a été déménagé par la Fondation Mohamed VI pour la réinsertion des détenus. Elle a réquisitionné les jardins des Oudayas pour y tenir son dîner de gala, le 29 mai. Au programme de ce raout organisé par Zoulikha Nasri, une vente aux enchères d'oeuvres d'art offertes par des artistes-peintres marocains à la Fondation. Les organisateurs du festival ont été prévenus à la dernière minute : les affiches et les programmes étaient déjà imprimés. La communauté européenne, bailleur de fond du festival, a dû beaucoup apprécier ce cadeau d’anniversaire.


Mosquée Hassan II. Des marchés douteux ?

Le 26 mai prochain, la direction en charge de la Mosquée Hassan II procèdera au lancement d’un appel d’offres pour l’entretien du site. Cette date a été retenue suite à l’annulation de la première tentative d’attribution de ce marché. Selon des sources bien informées, le premier appel d’offre du 26 avril a été entaché d’irrégularités. Et selon les mêmes sources, le marché de la sonorisation prête également à interrogations. La société adjudicataire assure cette mission contre 1,6 millions de dirhams, soit au moins 600 000 dirhams de plus que la société la moins disante lors de l’appel d’offres de septembre 2003. Le marché étant reconduit tacitement sur cinq ans, le manque à gagner pour la ville de Casablanca sera, à la fin du contrat, sera de 3 millions de dirhams.


Mohammedia. Plus de bienfaisance !

Le bras de fer entre l’administration et les pensionnaires de la maison de bienfaisance de Mohammedia est en train de prendre une tournure très grave. Le mardi 17 mai 2005, le caïd du troisième arrondissement et plusieurs policiers se sont rendus au siège de l’orphelinat pour déloger la dizaine de familles qui y résident. Dans la soirée, 2M a passé un reportage sur l’évolution de la situation de cet établissement. Le lendemain, la seule famille ayant refusé de partir a été réveillée à quatre du matin par un incendie provoqué par "une main criminelle" entraînant des dégâts matériels énormes. Rappelons la position de la direction de l’orphelinat pour laquelle les pensionnaires ayant dépassé 18 ans n’ont plus le droit de résider à l’orphelinat.


Parution. Panorama islamiste

Malika Zeghal est chercheur en sciences politiques et enseigne à l’université de Chicago, à l’EHESS et l’IEP à Paris. Elle vient de publier en avril, Les islamistes marocains, le défi à la monarchie. Paru aux éditions La Découverte, ce livre-panorama retrace l’évolution et les contours de l’islam politique marocain et démontre la fragilisation des fondements religieux de la royauté. Ayant mené une enquête de terrain minutieuse, la politologue zoome sur les mouvements phares : Al Adl Wal Ihsane et sa dimension mystico-politique, le PJD/MUR et l’opportunité pseudo-démocratique… Le livre résume bien la "compétition intense" entre ces tendances, mais consacre peu de place à la Salafiyya Jihadia. Mais il aura au moins le mérite de proposer une synthèse utile.


Plage. Sajid veut céder Aïn Diab

Le maire de Casablanca, Mohamed Sajid, a proposé de céder l’exploitation des plages de Aïn Diab et Lalla Meriem, à des opérateurs privés. Mal lui en a pris, la majorité des membres du conseil de la ville a refusé que ce point soit à l’ordre du jour. Ce qui laisse prévoir des discussions chaudes à la prochaine séance, prévue le 25 mai. Surtout que la plage de Aïn Diab est l’une des plus fréquentées par les couches populaires casablancaises. Il est à craindre, si elle est cédée au privé, que l’accès ne devienne payant et que les habitants des quartiers périphériques soient privés de baignade.


Abus. Sahel révoque un élu

Le ministre de l’Intérieur El Mostafa Sahel a accédé à la demande du président de la commune de Rissani, qui lui demandait de révoquer l’élu local Mustapha Omari. La décision ministérielle, publiée au bulletin officiel, applique (aveuglément) la loi qui prévoit de prendre une telle mesure à l’égard d’un membre s’il venait à s’absenter (inopinément) trois fois des réunions de la commune. Omari était certes introuvable à Rissani, mais les réunions en question se tenaient (bizarrement) les mercredi, alors qu’il se trouvait au Parlement à Rabat, occupé à poser ou entendre les rituelles questions orales. Aujourd’hui, le parlementaire n’est plus élu local pour une affaire d’agenda. Absurde.


Casablanca. La guerre des kiosques (suite)

Il y a quelques semaines, la compagnie de distribution Sapress avait implanté à Casablanca 3 kiosques ultramodernes… mais non autorisés par la wilaya. Depuis, c’est la guerre avec Sochepress, qui voudrait aussi implanter ses kiosques, mais qui n’y est pas autorisée non plus. Le 15 mai, Sochepress a décidé de faire comme son concurrent et, passant outre la loi, a installé un de ses kiosques neufs (et vide) à un mètre d’un kiosque ancien (et occupé), lui-même à un mètre d’un kiosque de Sapress neuf (et tout aussi vide que le premier). Au total, 3 kiosques sur le même trottoir, deux vides cernant un occupé ! Et des photographes qui s’agitent autour de la scène… Mardi, la wilaya a stoppé cette farce, en ordonnant le démontage des 2 kiosques illégaux. Un partout pour Sochepress. À suivre…


3 questions à Fouad Abdelmoumni (Militant associatif)

Que pensez-vous de l’initiative nationale du développement humain annoncée par le roi ?
Je ne demande qu’à voir une initiative. Ce discours n’a fait que redire ce qui a été dit il y a 25 ans. Et je suis très étonné d’entendre des politiques sublimer l’initiative alors qu’on n’en connaît ni le contenu ni les objectifs spécifiques et qu’on en ignore surtout les moyens.

Pour lancer le développement humain, l'Etat devra-t-il faire appel aux bailleurs de fonds internationaux ?
S’il y a une chose à laquelle j’ai adhéré dans ce discours, c’est la nécessité de cesser de faire du saupoudrage et du rapiéçage. Par contre, je ne vois pas comment l’état va y parvenir s’il s’interdit d’agir sur le plan fiscal et n’insuffle pas une dynamique économique et humaine. Le social ne peut être résolu par de la charité gouvernementale mais par un rééquilibrage des dépenses.

Et sur quels leviers lui proposez-vous d’agir ?
Il faudrait d’abord donner un grand coup dans la fourmilière de la corruption. Ensuite, il faudrait agir sur les budgets du Sahara et de la défense, mais aussi sur les gros salaires et autres indemnités de parlementaires. Sans ce ballon d’oxygène, on fera du sur place. Il ne faut pas l’oublier, face à la concurrence, le prix de pétrole qui flambe, la sécheresse, le Maroc est obligé de cesser la gabegie publique.



Billet : L’Etat bastonneur (par Driss ksikes)

Lorsque l’état a voulu tourner la page du passé, via l’IER, il a brandi un slogan qui en a séduit plus d’un : "il nous faut apprendre à gérer la dissidence politique par le dialogue au lieu de la force". L’expérience a montré, après coup, que ce vœu, s’il était sincère, ne concernait que les dissidents du passé et pas du tout ceux du présent. Prenez les diplômés chômeurs, leur propension à revendiquer un droit (absurde) à l’emploi dans l’administration publique leur vaut d’être bastonnés à répétition. L’indifférence aidant, leurs corps roués de coups sont médiatiquement mis hors champ. Or, cette absence d’images laisse croire, miraculeusement, à une absence de violence de la part de l’état. Et on se complaît à y croire, en plus. Cette illusion d’optique se répète dans le cas plus critique des salafistes. Leur idéologie littéraliste, leur propension à la haine de l’autre, rien de ce qu’ils croient ou véhiculent ne permet d’éprouver une quelconque sympathie à leur égard. Mais lorsqu’on sait que nombre d'entre eux ont été torturés, arrêtés abusivement, mal jugés puis abandonnés à leur sort, on est forcément secoué. Tout le monde n’ose pas pour autant pointer du doigt l’état tortionnaire. On a tendance à minimiser ou à oublier. Les Rifains, eux, ont du mal à oublier. Lorsque la gendarmerie royale a sorti, ce jeudi, la grosse artillerie pour réprimer une marche pacifique vers Al Hoceima, l’image du Makhzen méprisant, agresseur est remontée à la surface. Les manifestants, défendant des sinistrés du séisme toujours livrés à leur sort, ont certes défié l’autorité, mais la rafle qui s’est ensuivie a été disproportionnée. La réponse, elle, est éculée : "Il faut recourir à la violence légitime pour rétablir l’ordre". Oui, mais lorsque l’état bastonneur cède facilement à la tentation, cela finit par faire désordre.



Billet : Alcool story (par Karim Boukhari)

Acima cartonne pour la qualité de ses produits alimentaires (lisez la suite pour vous rassurer qu’il ne s’agit pas d’une accroche publicitaire)… et ses ventes d’alcool. C’est d’autant plus vrai depuis que la marque a choisi de s’implanter à proximité des grands quartiers populaires des villes, là où l’alcool, justement, est une denrée rare. Mais ce succès providentiel ne va pas sans désordres sociaux… Ce débat, lancé dans cette colonne même, a donné lieu à un surprenant (et intéressant) forum de discussion sur Internet. Intéressant dans le sens où les idées sont franches, et où, comme dans la vie de tous les jours, cela saute allègrement du coq à l’âne. Un internaute plus inspiré que les autres rapporte ainsi l’anecdote suivante : à Asswak Assalam, grandes surfaces à succès (et sans alcool), il est parfois difficile de se faire servir le vendredi, surtout à la mi-journée, tant les employés sont occupés à faire leurs prières. Rien de surprenant à cela, en fait, le personnel d’Asswak Assalm doit être à l’image de son patron, le pieux Miloud Chaâbi, dont même les hôtels quatre étoiles qu'il possède ne servent pas d’alcool. Il fallait le faire, les employés modèles de Chaâbi l’ont fait, et les bons pères de famille ne les remercieront jamais assez pour cela. Dommage que ces derniers ne contribuent pas suffisamment à gonfler le taux d’occupation des hôtels. Mais voilà qui est au moins conforme à la loi qui interdit de servir de l’alcool aux musulmans. Et tant pis pour les innombrables adeptes de Bacchus, musulmans, juifs, chrétiens, athées ou bouddhistes, qui n’auront qu’à faire le succès des hôtels concurrents, qui ont choisi, comme 99 % du parc hôtelier mondial, de servir de l’alcool.



Vite !

Lmrabet sur Rasd TV. C’est l’une des premières personnalités interviewées par la toute nouvelle télévision du front Polisario. Un entretien de quelques minutes, mis en ligne sur le site de la télévision et où le journaliste marocain, interdit chez lui, livre son point de vue concernant le conflit du Sahara.

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Le mercredi 18 mai 2005, la Chambre criminelle de la cour d'appel de Rabat a reporté au 30 mai l'examen de l'affaire Jeblia pour permettre à la défense de préparer ses plaidoiries. La Chambre criminelle de la même cour avait condamné Fatiha Hammoud, surnommée "Jeblia", impliquée dans un vaste réseau de trafic de drogue, à 10 ans de prison ferme.

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L'information a été donnée par Mohamed Réda Taoujni himself, indésirable président de l’association Sahara marocain établie en Espagne. Il annonce qu’il est en train de finaliser un livre intitulé "Mandari et moi" qui dévoile des pans de la personnalité du truand marocain N°1. Vu les relations privilégiées qui liaient ces deux-là, on est en droit de s’attendre à des surprises.

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La RASD lance un appel à candidature pour l’exploitation de douze blocs off-shore au large des côtes sahraouies. Des entreprises américaines et britanniques de forage manifestent même leur intérêt pour cela. Mais ce n’est pas la première fois.
Une société outre-atlantique a déjà mordu à l’hameçon. Pour la RASD, c’est un jeu diplomatique, un joker à terme. Pour les entreprises, c’est le principe du "on ne sait jamais".

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Après avoir été innocenté par le tribunal de première instance de Ouezzane, notre collaborateur Mohamed Bouhcini, "accusé de trafic de drogue après une enquête de TelQuel sur le trafic de drogue" (on ne s’en lasse pas), a été innocenté une seconde fois par la cour d’appel. Et une seconde fois, le procureur du roi, accusateur public… n’a pas ouvert la bouche durant tout le procès !

 
 
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