Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.
E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 94 68 45). Lettres (13, rue Fnideq, Casa-Anfa). |
On est démocrate ou on ne lest pas
J'ai été choqué par ce que j'ai lu dans votre dernier édito (TelQuel n°176). Mais je ne sais pas si je lai mal compris ou si cest vous qui vous êtes mal exprimé. Les barbus et les extrémistes, je ne les sens pas et même je les déteste. Heureusement que le Pisto-laser n'est qu'une lubie de George
Lucas, sinon, jen aurais fait usage contre ces constipés de la religion.
Toutefois, je reste un démocrate et donc un droit de l'hommiste. Et votre dernier édito n'est ni celui d'un démocrate ni celui d'un droit de l'hommiste. Selon vous, ces 1500 barbus méritent la prison, parce que 5000 moustachus en ont décidé ainsi, et que des juges, certainement rasés de près par le pouvoir, les y ont jetés lors de procès iniques. Les Américains, qui n'ont pas d'état dâme à envahir l'Afghanistan et l'Irak, sont toujours incapables de juger, à ce jour, le seul inculpé du 11 septembre et on veut me faire croire que notre DST nationale a réussi en trois mois, à mettre 5000 barbus dans le panier à salade et à en extraire 1500 terroristes...
Oui, l'extrémisme doit être combattu, mais pas de cette manière. Hier, avoir l'étiquette marxiste signifiait qu'on en voulait à la monarchie, et pour cela on a ruiné la vie et l'avenir de lycéens et détudiants qui distribuaient des tracts. Aujourd'hui, avoir du poil au menton, c'est cacher une ceinture d'explosifs sous sa gandoura. Et demain, ce sera quoi ?
J'espère que votre édito n'est que le résultat de toute cette tension créée par l'anniversaire du 16 mai et qu'au fond, vous n'avez jamais renoncé à vos idéaux démocrates.
|
Plus juste
Concernant lédito de A.R.B (TelQuel n° 176) je me demande comment un journaliste aussi acquis au principe de l'équité peut se permettre de faire l'apologie du "tout sécuritaire" pour justifier les exactions à l'encontre de ce que lon a appelé le terrorisme de la "salafia jihadia".... Je pense quau contraire, avec le recul, cela va apparaître comme le complot le plus horrible de l'histoire du Maroc contemporain. Un complot destiné à évincer un acteur politique majeur, celui de l'aile islamiste avec toutes ses composantes... Vous allez dire "quel simplisme !" Je vous réponds que le "tout sécuritaire" était déployé pour stigmatiser le "tout religieux" et par ricochet, ceux qui ont un projet politico-religieux dans la gestion de la chose publique.
On aurait aimé un édito plus juste à l'encontre de ces islamistes qui sont de "simples exécutants", des marionnettes manipulées du fait de la pauvreté et de l'ignorance. Un édito qui condamne sans nuances, ni circonstances atténuantes cette politique sécuritaire contre le peuple. Je crois que le Maroc d'aujourd'hui n'est pas plus stable que celui d'avant le 16 mai. Un ventre vide est une voix de plus pour le radicalisme. Comme dit le proverbe anglais : "Les révolutions marchent sur des ventres vides".
|
| La morale est une grille de lecture facile. Jai essayé den proposer une autre, plus risquée : celle du temps. Sur le long terme, un état nest pas géré (que) par des bons sentiments. On peut le dépolorer, c'est d'ailleurs ce que j'ai fait. Mais il ne sagit pas non plus de senfermer dans une indignation qui confine parfois à lautisme.
|
Précision.
Une erreur s'est glissée dans notre dossier "Les grands libertins de lIslam" (TelQuel n° 175). Omar Khayam recevait une rente de la part de Nizam Al Moulk et non de Hassan Assabah, le fondateur de la secte des Assassins d'Alamout. Khayam a toujours refusé laide de Hassan Assabah, même quand il a été chassé de partout. Il na jamais voulu se rendre à Alamout. |
|
|