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Par Khalid Tritki
Croissance. 1,6 au lieu de 3%
Le gouvernement baisse ses prévisions de croissance pour lannée 2005. Le coup est dur pour léquipe Jettou. Les prévisions tablaient sur une croissance de 3% alors que la dernière note du gouvernement affiche péniblement 1,6%, soit la moitié de ce que léconomie devait réaliser, et par ricochet, la moitié de ce que Fathallah Oualalou avait promis. Ce recul est justifié, entre autres, par la mauvaise année agricole. La récolte de céréales ne sera que de 34 millions de quintaux. Mais son impact sur la croissance ne devrait pas être aussi néfaste. Selon |
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le ministre de léconomie et des Finances, la croissance du PIB est de plus en plus indépendante de lagriculture. La réalité a démenti cette théorie. Les taux de croissance affichés de 3% en moyenne annuelle, ne sont pas que le fait de lindustrie. Lagriculture y est pour beaucoup.
La baisse des prévisions de croissance est due, en outre, à la contre-performance des exportations. La chute des livraisons dans le domaine de l' habillement et de l'agroalimentaire en est la cause directe. Mais elle est due également à la baisse de régime de léconomie. La hausse du prix du carburant narrangera pas les choses. Les mois à venir suivront la même tendance. Leffet sur les esprits jouera également un rôle. |
Agriculture. Un autre revers pour le budget
Après la flambée des prix du pétrole, cest au tour de lagriculture de jouer un mauvais tour au gouvernement. La campagne céréalière sera moins bonne que prévue. Alors que les prévisions qui ont servi de cadre à la loi des finances 2005, tablaient sur une récolte de 60 millions de quintaux, la campagne 2005 napportera que 45 millions. Leffet de la sécheresse sétend également aux cultures irriguées. Faute de réserve en eau, la priorité sera donnée à lapprovisionnement en eau potable et à larboriculture. Bonjour les dégâts pour le reste. Une commission ministérielle devait présenter au gouvernement un plan daction jeudi dernier. Le centre de ce plan se focalisera sur le traitement de lendettement des agriculteurs et les mesures daide destinées aux ouvriers agricoles. Létat mettra sans doute la main à la poche. |
Rabat. Les émiratis injectent des milliards
Dubaï Holding (DH) et la CDG ont signé un protocole daccord sur la réalisation de la première tranche du projet daménagement de la vallée du Bouregreg à Rabat. Le coût du projet est de 17 milliards de dirhams. Et ce nest que le commencement.
La partie marocaine apportera une contribution " mutualisée ". La CDG a planifié un investissement de 5 milliards de dirhams. Létat décaissera 1,25 milliard de dirhams, la direction des Collectivités locales du ministère de lIntérieur, 1 milliard de dirhams et le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, également 1 milliard de dirhams.
Le projet est considéré comme étant structurant. Son apport à la capitale est indéniable, surtout sur le plan touristique et urbanistique. |
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Les off
La CDG a renforcé sa participation dans le capital de Méditelecom. Elle a désormais 17% du capital après lacquisition dune partie des parts de Akwa, le holding des Akhennouch et Wakrim. Ces derniers confirment de plus en plus leur désengagement des métiers non stratégiques. Le tour de la presse viendra-t-il ?
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Le ministre de lIndustrie procède discrètement à une étude sur lévaluation des politiques de mise à niveau. Un cabinet externe collecte les avis des milieux daffaires. Les mécanismes de financement en place seront analysés par rapport aux résultats obtenus. En attendant, tout le monde attend les mesures dappui à la stratégie Mckinsey. |
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Téléphonie. Pertes limitées
Méditelecom na perdu que 177 millions de DH en 2004. Cest une très bonne nouvelle pour lentreprise. Lannonce a été faite lors de la présentation du bilan économique et social de lopérateur. Miguel Menchen, son directeur général, na pas raté loccasion pour rappeler une réalité amère : Méditelecom aurait fait mieux sil ny avait pas une concurrence déloyale. "Nous aurions pu afficher en réalité un bénéfice, si ce nest les importantes provisions sur pertes de change que nous avions constituées", a expliqué Miguel Menchen. Le chiffre daffaires, lui a atteint 3,59 milliards en 2004, contre un parc de clientèle de 2,93 millions dutilisateurs. Pour les années à venir, lopérateur change de signature publicitaire et promet une stratégie marketing plus agressive. |
Carburant. Hausse des prix
Les dernières hausses du carburant ont provoqué la colère des transporteurs. Prenant la défense de ces derniers, la Fédération du transport affiliée à la CGEM a adressé une correspondance le 17 mai 2005 au ministre de léquipement et des Transports. Les routiers se plaignent notamment de ne pas pouvoir répercuter la hausse du prix du gasoil sur leurs prestations, puisque la législation ne le permet pas.
Daprès la Fédération, cette situation encourage plutôt le marché du transport des marchandises, à fonctionner dans une opacité totale et dans linformel. |
Call Centers. IAM anticipe
Maroc Telecom a promis une baisse des tarifs des liaisons louées internationales à partir du 1er juin de 13%. Lopérateur historique tente ainsi de couper lherbe sous le pieds des prétendants à la deuxième licence de téléphonie fixe. Les deux grands marchés auxquels sattaquera tout entrant seront le segment entreprise et les lignes massives communiquant vers létranger. Les opérateurs reprochaient souvent aux détenteurs du monopole le coût élevé de ces liaisons. Et pour éviter que les nouveaux concurrents nen tirent profit, Maroc Telecom concède une baisse qui vise essentiellement les centres dappel. La délocalisation vers le Maroc met ce segment en tête des cibles de tous les opérateurs télécoms. |
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Lagriculture, notre tare
Le résident général Lyautey avait prédit un avenir agricole pour le Maroc. Mais il na pas tenu compte des paramètres (ou bêtises) politiques. Lépoque du protectorat est révolue depuis presque un demi siècle. Mais lagriculture reste aussi sous-développée quau début du protectorat. Nous avons entrepris une politique des barrages pendant 40 ans, mais le résultat nest pas reluisant. Comparativement avec lendettement que nous avons cumulé depuis le lancement de cette politique, le bilan est médiocre. ça, cest le passé. En |
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| 2005, nous avons notre satellite despionnage, des méga ateliers pour réparer les avions, des cinq étoiles à couper le souffle, des autoroutes
mais toujours pas dagriculture. Les aléas climatiques sévissent toujours et la terre produit peu. Le régime juridique du foncier agricole complique davantage la situation. Demain, personne ne sait ce qui se passera. Les Américains nattendront pas éternellement la mise à niveau agricole. Lindustrie mourra en attendant que lamont agricole soit sécurisé. Bref, il ny a rien à espérer de ce secteur. à moins que Mohand Laenser, perdant la tête, ne prenne son courage à deux mains pour sattaquer aux terres Habous et Guich. Pour cela, il lui faudra oublier le parapluie politique qui naura servi, finalement, quà soudoyer la paysannerie pour soutenir un régime chancelant. |
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