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Entre sécurité et liberté
Depuis que j'ai découvert TelQuel, j'ai toujours lu les éditoriaux avec des hochements de tête et un sourire au coin des lèvres. C'est dire si je partageais votre lecture des principaux événements qui ont ponctué l'actualité du Maroc ces deux dernières années. Mais à la lecture de votre édito intitulé "2 ans après" (TelQuel n°176), je ne vous suis plus. Dans ce papier, vous semblez opposer état de droit/liberté et sécurité. Ainsi, si on pousse plus loin votre raisonnement on en arrive au syllogisme suivant : pour vivre en sécurité, il faut céder un peu de sa liberté et accepter d'être de temps en temps victime de l'arbitraire, puisqu'en fin de compte il y va de l'intérêt de la nation. En fait, ce type de raisonnement est un piège. Le même piège dans lequel beaucoup d'électeurs américains sont tombés et qui a permis à ce nigaud de Georges Bush, d'être reconduit pour un deuxième mandat, et ce, malgré les lois liberticides que son gouvernement a promulguées, suite aux attentats du 11 septembre.
Non ! Que ce soit dans 10, 20 ou 30 ans, je ne dirai pas que les dépassements policiers et la gestion de l'après 16 mai étaient un mal nécessaire. Je continuerai à affirmer que ces événements tragiques sont le résultat de 4 décennies d'une politique qui a maintenu le peuple marocain sous le joug de l'oppression, de l'injustice, de la misère et de l'arbitraire et que l'État en a profité pour réduire l'espace de liberté acquis après tant d'années de sacrifices. Bien sûr, cela ne justifie en rien les actes barbares et condamnables perpétrés contre des citoyens innocents.
En tant que citoyen marocain, j'aspire à vivre dans un pays libre, juste et sécurisant et je ne suis pas prêt à sacrifier ma liberté au profit de ma sécurité.
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Touche pas à ma musique !
Il y a quelques semaines, Zakaria Boualem a parlé du film "8mm" avec Nicolas Cage et il a évoqué le fait que le producteur a utilisé des musiques marocaines sans que les auteurs de ces musiques touchent le moindre sou de droit d'auteur. Tout cela est vrai et désolant, mais le pire est que ce film contenait des scènes obscènes. Et à ces scènes nauséabondes était adjointe la musique de nos chanson berbères.
Style très américain : on arnaque les gens et on bousille leur image.
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Victimes ou coupables ?
Je suis à la fois scandalisée et triste par ce qui sest passé. Quel est au juste le crime de ces jeunes femmes Gadiries évoquées dans votre dossier "Pornographie et abus de confiance" (TelQuel n°177) ? D'ailleurs, méritent-elles un tel châtiment ? Parce quelles rêvaient de fuir, la misère, le chômage, les contraintes dune société patriarcale, le "Wili Hchouma" et toutes les autres formes doppression subies au quotidien ?
Elles allaient être "sauvées" et libres... Voilà ce que leur avait laissé entrevoir le pseudo-journaliste belge, en leur promettant le mariage
Bluffées, mises en confiance, elles paieront cher ces rêves qu'elles verront vite partir en fumée. Elles se retrouvent, en définitive, dans un cercle vicieux, où priment dune part, les fantasmes obsessionnels dun étranger, dont le seul objectif était dassouvir ses excentricités sexuelles et dautre part, lavidité de petits malfrats qui ont su tirer profit en gravant des photos pour les revendre sur CD à un prix dérisoire.
En criant au scandale et à labus de confiance, lune dentre-elles se retrouve derrière les barreaux en entraînant dans sa chute aux enfers dautres victimes qui seront écrouées à leur tour ! Mais au fait, ces filles sont-elles victimes ou coupables ? En attendant un rebondissement miraculeux, elles sont, aujourdhui, contraintes de fuir la rumeur, de se cacher des regards. Les plus malchanceuses sont déjà emprisonnées. Du fond de leur désespoir ou de leur cellule, elles auront largement le temps de réfléchir à leur avenir bien sombre (vie détruite, réputation souillée, casier judiciaire chargé). Face à ce désespoir et complètement impuissante, je ne peux que compatir et espérer voir, un jour, payer le véritable coupable, pour quun minimum de justice leur soit rendue.
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