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N° 179
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Agadir. La piste Servaty se précise

Servaty, bientôt démasqué (DR)
Le scandale de mœurs d'Agadir livre ses premiers secrets. La piste du touriste belge, auteur des photos pornographiques montrant de jeunes Marocaines, décrit par ses victimes comme étant "un journaliste belge, du quotidien Le Soir, répondant au nom de Philippe Sarfati", se précise. Le Soir emploie effectivement un Philippe Servaty ("Sarfati" en arabe), au service économique, connu pour ses déplacements au royaume. Nous l'avons joint au téléphone : "Oui, je me suis déplacé plusieurs fois au Maroc, depuis la fin des années 90 (…). J'y suis venu pour des raisons personnelles, une fois en mission officielle (...) J'ai été dans des soirées à Agadir (…)". Le même
Servaty nous a répondu, plus tard : "Je ne connais pas le Maroc, je n'y suis venu qu'une seule fois, pour accompagner le déplacement d'un officiel belge(…) Quelqu'un a dû emprunter mon identité pour me nuire". Au-delà des contradictions entre les deux versions, beaucoup d'indices sont troublants (les déplacements au Maroc, à Agadir, leur timing, les motifs non professionnels de ces voyages). La police marocaine a pour commencer, les moyens de dresser le portrait-robot du touriste et de le comparer à Servaty, d'effectuer des confrontations entre ce dernier et les filles en prison (neuf, sans parler du concierge). Au moins pour lever le doute… À signaler que 3 nouvelles victimes du belge pornographe auraient été arrêtées cette semaine, ce qui porterait le total des femmes emprisonnées, suite à cette affaire, à 12.


Salafiya. Grâce pour les chioukh ?

Une source proche de la famille de Hassan Kettani, le plus célèbre des détenus islamistes, a évoqué la possibilité d'une grâce royale dont pourraient bénéficier certains détenus islamistes arrêtés au lendemain du 16 mai 2003. Selon certaines confidences, la mesure de grâce devrait toucher en premier lieu les leaders islamistes tels que Abou Hafs, Kettani et Fizazi. Sous les ordres de leurs leaders, tous les détenus islamistes incarcérés dans les différentes prisons du Maroc, avaient entamé, à partir 2 mai, une grève de la faim illimitée pour réclamer "une annulation pure et simple de leur peine et l'ouverture pour déterminer les véritables commanditaires des attentats du 16 mai".


Laâyoune. Al-Jazira refoulée

Les derniers événements de Laâyoune (lire dossier en page 22) ont été accompagnés de certains désordres journalistiques. Une équipe d'Al-Jazira a ainsi été empêchée de filmer les événements, et refoulée vers Rabat, sans explication officielle. Mais le journaliste qui conduisait cette équipe est un Marocain d'origine sahraouie. Serait-ce pour cela qu'il a été refoulé ? Le reporter Lahcen Aouad d'Assahifa a failli subir le même sort. Interrogé pendant 6 heures à l'aéroport de Laâyoune, il a exigé un document écrit attestant que les autorités marocaines le refoulaient vers Casablanca. Le document n'a pas été rédigé, et Aouad a pu accéder à la ville pour effectuer son travail. Heureusement.


Ben Barka. L'IER en panne de vérité

Un des fils de Mehdi Ben Barka s'est déplacé au Maroc, il y a quelques semaines, pour rencontre des représentants de l'IER. La discussion a porté sur le sort du célèbre disparu, toujours non élucidé, et dont le dossier faisait partie des priorités de l'IER. Selon une source fiable, l'IER a été dans l'incapacité de fournir la moindre nouveauté quant au sort du disparu. L'instance avait pourtant saisi plusieurs instances officielles marocaines pour collecter des bribes de vérité sur le sort de Ben Barka. Les autorités marocaines n'auraient donné suite à aucune de ces sollicitations.


Le roi à Agadir. Panique au port

Les services de la sécurité royale ont provoqué un drôle de mouvement au port d'Agadir. Le bateau royal a accosté dimanche dans la partie du port dédiée aux navires militaires. Le lendemain, un mouvement exceptionnel a immobilisé le port. Selon des sources fiables, le roi n'a pas apprécié que son navire soit accosté à proximité de la flotte militaire. Informés, le général Bennani et son adjoint Triki sont arrivés en catastrophe à Agadir pour superviser l'opération de stationnement, de délogement des navires de la pêche hauturière vers le port marchand d'Agadir.


Retour. La dépouille de Abdelkrim bloquée en égypte

Saïd Khattabi, le fils de l'émir du Rif, a participé, en début de semaine, à une conférence au club de la presse à Rabat. Le véritable motif de la visite de Saïd Khattabi reste sans aucun doute le rapatriement de la dépouille de son père Mohamed Ben Abdelkrim Khattabi au Maroc. Rappelons que cette initiative, suivie de près par l'IER, a du mal à être concrétisée, la dépouille du célèbre rifain restant toujours, pour le moment, en égypte. En parallèle avec la réparation du préjudice individuel de la famille Khattabi, l'IER compte oeuvrer à la réparation du préjudice collectif qui a affecté la région du Rif depuis 1921.


Prêche. Les imams ont leur manuel

Le ministère des Affaires islamiques vient de distribuer aux imams un manuel leur apprenant que le minbar ne leur appartient plus personnellement, qu'ils y sont des représentants d'Amir al Mouminine et sont donc tenus de respecter l'unicité doctrinale du Maroc, représentée par la trinité : "rite malékite, foi achaarite et soufisme sunnite". Plus de prêches écrits à l'avance par la hiérarchie, donc ? Pas seulement par le ministère de tutelle en tout cas. Ce dernier a envoyé à la Primature un document officiel intitulé, "Al Minbar Lakoum". Objectif, inviter les différents ministères à solliciter les imams pour parler de questions concrètes ayant trait à la vie des gens. Lors de la journée d'étude sur le prêche du vendredi, tenue le samedi 28 mai, 32 recommandations résument les nouvelles orientations. Il y est question de ne pas trop s'attarder sur les questions de la charia et d'inciter les prêcheurs à s'intéresser de plus près au quotidien de la population des prieurs. Et pour cause, ils sont 4 millions à faire le déplacement chaque vendredi.


Bouregreg. Qui a peur des émiratis ?

L'arrivée de Dubaï holding comme partenaire de la CDG dans l'aménagement de la vallée du Bouregreg ne fait pas que des heureux. En découvrant la campagne de pub de l'opération Amwaj, avec maisons en tuile vert kitsch en toile de fond, plusieurs architectes et urbanistes (l'équipe De Mazières et Confluences notamment) ont eu peur que le projet moderniste dont ils ont soumis les maquettes aux commanditaires du projet (la société SABR et à travers elle le Palais royal) soit défiguré. Ils craignent surtout que les émiratis ramènent leur fric et leur vision. "Pas du tout, nous assure ce haut responsable de la CDG. Cette image a été reproduite à la va vite pour la cérémonie de signature du protocole. Rien de plus". Dont acte.


Diplomatie. Kaddafi pleure son ambassadeur

Contre la promesse informelle d'être nommé wali de Fès, l'ambassadeur Moulay Driss Alaoui a été rappelé de Tripoli. Le départ du diplomate, en poste depuis de longues années à Tripoli, aurait été mal interprété par Kaddafi qui traitait directement avec Hassan II via Alaoui. Alaoui, pour rappel, n'a fait que deux ambassades : Libreville et Tripoli. Il avait été nommé à Tripoli en 1989 et à chaque fois qu'il avait été sur le point d'être rappelé, Kaddafi intervenait pour garder cet homme qui avait su tisser de réels liens d'amitié avec les plus hauts responsables libyens.


Ouvrage. Une explication de l'islamisme

Paco Soto, correspondant du journal catalan Avui au Maroc, de 2001 à 2005, vient de publier (à son retour à Barcelone) un livre sur l'islamisme marocain (El islamismo politico en Marruecos. Retro desde dentro ; Ed. Viento). Soto y propose au lectorat espagnol, ignorant la réalité marocaine et traumatisé par les attentats du 11 mars, une analyse pondérée qui évoque avec optimisme la transition démocratique au Maroc, pouvant mener le PJD au gouvernement en 2007. Ce prélude est suivi d'une série d'interviews avec un éventail représentatif d'acteurs et spécialistes de l'islamisme (Mohamed Tozy, Nadia Yassine, Saadeddine EL Othmani, Mohamed Berdouzi, Mohamed Darif, etc). Rien de mieux pour dépasser le mythe du Maroc terroriste.


Casablanca. Les diabétiques en souffrance

La rupture de stock des produits antidiabétiques dans les bureaux municipaux d'hygiène de la commune urbaine de Casablanca menace les 35.000 diabétiques qui reçoivent gratuitement leur traitement auprès de la commune. Au cœur du problème, une sombre histoire d'appel d'offres mal gérée par la direction chargée des marchés pour lancer un appel d'offres. Le dernier marché réceptionné par la commune remonte d'ailleurs à juillet 2004. Pour information, les 35.000 patients qui n'ont pas les moyens de se procurer le traitement dont le prix varie entre 600 et 700 DH par mois sont pris en charge par la commune.


Lmrabet sur 2M. La censure censurée

L'émission "Arts & lettres" présentée par Omar Salim était consacrée lundi à la caricature au Maroc, avec comme invités, entre autres, Slim, Belaïd et Bearboz. Mais, entre l'enregistrement "dans les conditions du direct" et l'émission diffusée par 2M, des passages ont disparu. L'une des séquences programmées - la représentation du roi dans la caricature - a subi des coupes au montage. L'intervention de Slim où il racontait la censure qu'il avait subie après avoir caricaturé le président Chadli est passée à la trappe. Tout comme le timide débat sur les caricatures du roi par Ali Lmrabet. Le dessin ci-contre montré à la caméra n'est finalement pas passé à l'antenne...


Justice. La secrétaire et le consul

L'histoire, relatée par le quotidien "La libre Belgique", est celle d'une jeune femme d'origine marocaine, anciennement secrétaire du consulat du Maroc à Bruxelles qui, après avoir été mise à la porte par son patron (le consul du Maroc donc) a décidé de poursuivre l'Etat marocain pour dommages et intérêts. Le Maroc, qui a tenté d'opposer à sa plainte l'immunité de juridiction, n'a pas eu gain de cause. La justice tranchera bientôt sur le montant des dédommagements. De quoi donner des idées à certains employés licenciés, pour une raison ou une autre, par d'autres représentations diplomatiques du royaume.


Méprise. Sajid, ce jazzman !

Mohamed Sajid, maire de Casablanca, a vécu une étrange mésaventure dimanche dernier en se rendant au dîner de gala de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, aux Oudayas à Rabat. Un gardien du site avait reçu instruction de réorienter le public venu pour assister au festival Jazz aux Oudayas vers Chellah, où la manifestation avait été déplacée. Le gardien, peu physionomiste, a confondu Sajid et toute sa délégation avec des amateurs de jazz. Le maire a dû se taper un aller retour entre les deux sites avant de découvrir la méprise. Dommage pour lui, le concert de ce soir-là était bien plus excitant que le raout officiel de la fondation.


HACA. Il pleuvra des radios sur le Maroc !

C'était il y a trois jours. La haute autorité pour la communication audiovisuelle rendait compte des demandes d'autorisation déposées auprès d'elle pour la création de télés et de radios. Les dossiers reçus portaient donc sur 2 chaînes de télévision nationales, 2 autres régionales et 3 satellitaires. Un premier pas dans cette libéralisation "euphorisante". Mais sans doute, la première explosion, si explosion il y a, concernera la radio. En témoigne le nombre de demandes de licence soumises à la HACA : 9 projets de radios nationales, 42 régionales et 5 locales. Rien que ça. Cela étant, aucun délai de réponse n'a été communiqué par l'autorité audiovisuelle.


Cinéma. Brad le terroriste

Beaucoup de Casablancais se sont inquiétés, le week-end dernier, des bruits d'explosion qui ont déchiré la nuit casablancaise, en provenance essentiellement du port de la ville. Certains ont alerté les autorités, craignant de nouveaux attentats terroristes… Heureusement il ne s'agissait que du tournage de l'une des nombreuses scènes d'action prévues dans le nouveau film de Brad Pitt. D'autres Casablancais ont eu des sueurs froides quelques nuits auparavant quand la même équipe du film s'est déplacée sur le toit de la clinique Al-Hakim, pour les besoins d'une autre scène d'action !


3 questions à Noureddine Saïl (Directeur général du Centre Cinématographique Marocain)

L'opération Cannes a-t-elle rapporté gros pour les projets cinéma au Maroc ?
Oui, et à double titre. Elle nous a permis d'un côté de montrer nos films tels qu'ils sont à un public averti, de critiques, de commerçants et autres réalisateurs. Cannes nous a également permis de mieux vendre l'identité du Maroc comme un pays de tournage.

Y a-t-il des projets concrets qui découlent spécialement de cette opération de charme ?
Je ne peux pas encore donner de noms ou de titres mais il y a déjà 12 contacts pour des tournages à des budgets avoisinant les 5 millions dollars. La nouveauté est que des Européens, hier insensibles au Maroc, commencent à penser sérieusement à cette option. En leur donnant à voir des films comme Badis ou L'Enfant endormi, largement tournés dans des extérieurs, les producteurs sont intéressés. La fête organisée par le CCM a attiré des chasseurs de paysages et de têtes. Une fois nos projections programmées, la salle était remplie de gens sensibilisés.

Et les artistes marocains, qu'est-ce qu'ils y ont gagné ?
Nos actions reposent sur des engagements personnels mais nous arrivons déjà à sensibiliser plusieurs entreprises et organismes. Nous préparons un concert pour collecter des fonds mais pour l’école, l’objectif est déjà atteint. Nous recevons des dons allant de mille à cent mille dirhams.



Billet : Vivement un état fédéral ! (par Driss ksikes)

Entre la promesse royale d'écouter les marginalisés pour mieux les intégrer et la volonté des Sahraouis d'en découdre avec le royaume du Maroc, il y a un point commun : le sentiment d'être dans un pays de disparités régionales mal gérées à partir de Rabat. Sur le chapitre sensible du social, l'INDH sera au mieux un sédatif. Alors, au lieu de faire de la proximité une exception, un programme annexe, autant le faire à plein temps, en créant des gouvernements régionaux. Le dossier du Sahara, tout aussi explosif, montre que l'état marocain gère encore très mal l'élan libertaire que provoque sa promesse de démocratie locale. Or, que se passe-t-il dans la tête de ces sahraouis, parfois aliénés par le Polisario et d'autres fois excédés par l'injustice sociale ? Ils rejettent le Maroc comme régime mais pas forcément comme appartenance. Il suffirait, alors, de les débarrasser du poids pesant du Makhzen central, de leur donner les moyens de gérer avec plus d'autonomie leur bout de Maroc à eux pour qu'ils s'y reconnaissent mieux. Certains avancent que la structure de l'état ne peut être chamboulée pour servir une minorité de pauvres ou contenter une poignée de Sahraouis (ou de Rifains) dissidents. Ils oublient que la base même de la démocratie (si on veut en construire une) est aussi de garantir le droit des minorités. D'autres rappellent que l'Etat marocain est jacobin, centralisateur de nature, et qu'il ne pourra pas facilement changer de peau, surtout s'il manque d'élites locales fiables. Ils oublient, quant à eux, que cet Etat central a été greffé comme un corps étranger et que tout ce que demande l'élite locale au bord du h'rig ou de l'indifférence, c'est un peu de dignité et d'écoute. Alors, vivement un état fédéral, plus démocratique surtout.



Billet : Un amour de presse (par Karim Boukhari)

L'affaire du Sahara est désormais close, il n'y a pas de prostitution masculine au Maroc, le dossier des disparus est définitivement enterré, Serfaty est Brésilien, le royaume accédera bientôt à l'Union Européenne, Tazmamart n'existe que dans l'imagination des ennemis du Maroc, etc. Les lecteurs marocains se souviennent certainement de cet amoncellement de clichés dont la dimension tragi-comique est aujourd'hui une évidence. Fort heureusement, d'ailleurs. Hier encore, nombreux étaient les journalistes qui rédigeaient ce genre d'inepties sans y croire un seul instant. D'autres donnaient l'impression d'y croire par peur des représailles ou par bêtise, tout simplement. Nous étions désarmés, désinformés et, pour ainsi dire, démunis devant les bribes d'information qui daignaient atterrir dans nos bureaux. La moitié de l'info était de la propagande pure et dure, que l'on s'empressait de resservir dans des soupes sans saveur à nos (pauvres) lecteurs. L'autre moitié correspondait à des infos qui nous brûlaient les doigts mais que l'on n'avait, la plupart du temps, ni le courage, ni même les moyens de vérifier. Et quand bien même on les vérifiait, on allait en abreuver nos copines plutôt que nos lecteurs. Il fallait voir la tête de nos directeurs quand on leur disait : "Euh, il paraît que le Polisario a…". Il fallait voir nos chers correcteurs courir vers ces mêmes directeurs pour dénoncer "ce rédacteur qui oublie décidément trop souvent de mettre Sa Majesté devant le Roi". Il fallait lire les éditos lénifiants d'alors pour comprendre que nous, journalistes (et lecteurs) marocains, revenons vraiment de très loin. Et qu'il n'est pas question d'un retour en arrière. L'état, qui est en train de reformuler le code de la presse, devrait s'en souvenir.



Vite !

Après une accalmie de deux jours, la chasse à l'homme a repris dans les villages de Tamassint et Imzouren, près d'Al-Hoceima, pour traquer les manifestants en colère devant le peu d'assistance dont bénéficie cette région sinistrée depuis le séisme de février 2004. Des hélicoptères et des chiens policiers sont utilisées dans la traque, toujours active.

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La direction de la MAP a finalement répondu aux doléances répétées de ses journalistes, las de voir leurs signatures éliminées au bas de certains articles publiés par la presse écrite marocaine. Une réunion serait prévue dans les jours qui viennent entre la direction de la MAP et des éditeurs de la presse écrite pour régler le problème.

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Nous rapportions dans notre dernière édition la question orale posée par le parlementaire Mohamed Zarouf au ministre des Finances, Fathallah Oulalaou, au sujet de sa caisse noire et de la prime semestrielle de 540.000 DH qu’il s’accorde. L’intéressé confirme l’existence de cette prime mais affirme avoir toujours renoncé, depuis sa nomination, à la percevoir.

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Après publication par Le Monde d'un article sur la grève de la faim des salafistes, Bouzoubaâ a envoyé un droit de réponse. Le texte disait notamment que la grève "visait des objectifs que (les leaders salafistes) ont planifiés pour servir leurs desseins". Mais le quotidien français "n'a pas jugé utile" de publier la mise au point du ministre de la Justice. On sait pourquoi : ils n'ont rien compris !

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Le nouveau directeur de l'école nationale d'architecture n'arrive pas les mains vides. El Montassir Bensaïd introduira bientôt un nouveau module d'enseignement des arts islamiques, concocté en connivence avec le département des Affaires islamique. Nos futurs architectes sauront ainsi construire des bâtiments à l'ancienne, mais surtout des mosquées.

 
 
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