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Des impôts, pourquoi faire ?

Dans une des chroniques de Réda Allali, celui-ci fait dire à son héros Zakaria Boualem : "Au nom de quoi le système me demande de payer des impôts ?".
Il est vrai que dans un système normal, tout citoyen est tenu de participer au financement des services publics d'intérêt général et reverse de ce fait une partie de ses revenus à l'état. En échange de quoi, ce dernier assure la sécurité de ses biens, de sa personne, lui garantit un système sanitaire performant, une administration compétente, la gratuité de l'éducation, l'entretien des infrastructures.
C'est ainsi que cela se passe dans tout système démocratique et nul ne trouve à y redire. Dans les pays nordiques, on va encore plus loin : les citoyens ont la possibilité de surseoir au paiement de l'impôt lorsqu'ils considèrent que le service public est défaillant. Exemple : une ampoule d'éclairage public éteinte permet de consigner le montant de son impôt jusqu'à ce que les choses rentrent dans l'ordre. Que la municipalité fasse son travail, quoi !
Dans un pays en voie de développement tel que le nôtre, il importe de faire preuve de civisme et de citoyenneté et donc de payer ses impôts. Toutefois, depuis l'indépendance, cet argent n'a servi qu'à réduire l'opposition et à développer le système sécuritaire. Le secteur public s'en est trouvé anéanti. Ainsi, l'éducation nationale où l'on retrouve comme seuls survivants des diplômés chômeurs, ou encore des docteurs sans-emplois..
Les écoles privées payantes se substituent pour grande partie au secteur public. Quant au secteur de la santé, la vétusté, le manque d'hygiène ou d'équipements des hôpitaux sont d'une vérité alarmante. Les plus riches se rendent dans des cliniques privées qui pratiquent des tarifs exorbitants ou vont se faire soigner à l'étranger.
Quant à la justice, elle est sinistrée quand elle n'est pas pointée du doigt par tous les observateurs étrangers. On peut lui reprocher pêle-mêle sa lenteur, son inefficacité, son manque d'indépendance, la corruption de ses représentants (juges et avocats), ses lois archaïques et sa mauvaise organisation. Que dire de l'état de nos routes, de la léthargie de notre administration, de la salubrité de nos villes et j'en passe ?... Pourquoi s'étonner alors que nos élites partent vivre ailleurs et ester en justice (ainsi Driss Basri) depuis l'étranger ?
Je repose donc l'excellente question de M. Allali via ZB : "Au nom de quoi le système nous demande de payer des impôts ?"

Fadel Boucetta



Colère et dégoût

C'est avec un mélange de dégoût et de colère que j'ai lu votre article "Scandale d'Agadir", et je n'ai pu m'empêcher de réagir.
J'éprouve de la colère et du dégoût contre le dénommé Servaty, qui se vante avec moult détails de se "faire" nos filles avec une grande facilité : voilées ou non, adultes ou adolescentes. Non content de cela, il s'offre même le luxe de publier leurs photos, brisant ainsi leur vies et pour certaines d'entre-elles les mettant directement en danger.
De la colère, j'en éprouve également contre nos autorités qui jusqu'à présent n'ont entamé aucune procédure judiciaire contre ce sinistre individu.
De l'incompréhension, j'en éprouve aussi finalement vis à vis de certaines de nos jeunes compatriotes qui se laissent fasciner si facilement par tout minable qui viendrait d'Europe.
Encore que je pourrais comprendre qu'elles aient envie de se payer du "bon temps" avec un séducteur, mais se faire traiter de la sorte, se laisser photographier de cette façon est vraiment incompréhensible.
Merci en tout cas d'avoir fait votre job avec courage. Merci de nous informer. Continuez !

M. Redouane

 
 
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