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N° 183
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Scandale porno d'Agadir. Les confessions de Servaty

Philippe Servaty (DR)
Philippe Servaty s’est épanché, en début de semaine, devant les caméras de la RTBF, première chaîne de télévision belge. 12 minutes d’entretien dont deux sont passées sur le JT de la chaîne. L’ancien journaliste du "Soir", principal accusé dans le scandale de mœurs qui secoue Agadir depuis plusieurs semaines, a affirmé être "sincèrement désolé pour le sort des (treize) filles actuellement en prison". Extraits : "Je suis un pervers, un malade, je suis actuellement un traitement médical (…). Je n’ai rien contre l’Islam, c’est le plaisir sexuel seulement qui me guidait vers des femmes voilées (…). Je reçois des menaces de mort par courrier ou par téléphone (…). Je me tiens
à l’entière disposition de la justice". Servaty, dont le visage apparaît "flouté" à l’écran, a en outre confirmé qu’il a bel et bien été arrêté par la police d’Agadir, en 2004 : "Les policiers ont pris mon portable et c’est à partir de mon répertoire qu’ils ont identifié et arrêté certaines filles. Ils m’ont ensuite invité à quitter le pays et à ne plus y remettre les pieds". Voilà au moins qui amène cette terrible question : comment se fait-il que les Marocains aient effacé toute trace de ce passage de Servaty entre les mains de la police ? On signalera par aileurs qu’une instruction judiciaire vient d’être ouverte contre le même Servaty en Belgique et qu’une plainte devrait être déposée, incessamment, par une députée et un avocat belge. Un juge d’instruction marocain vient par ailleurs d’émettre (enfin !) un mandat d’arrêt contre le touriste belge.


Procès. Les flics à la barre

L'association Marocaine des Droits Humains (AMDH) organise, aujourd’hui à partir de 9 heures, le "procès", plusieurs fois annoncé et reporté, des tortionnaires des années de plomb. L’événement, qui sera co-organisé par le forum Vérité et Justice (FVJ), aura lieu au nouveau club des avocats, sur la route des Zaers, à Rabat. Deux anciens policiers, membres des services de renseignement marocains, seront à la barre : Ahmed Boukhari, ancien du CAB 1, et Laoufi, ancien de la DST. Deux autres policiers ont failli témoigner, se rétractant au dernier moment pour des motifs divers, probablement liés à leur sécurité. Le procès, qualifié de "symbolique", durera quatre heures et se déroulera sous forme de questions–réponses.


Rapport. L’IER sous la loupe

Les travaux de l’IER touchent à leur fin. Au moment où l’instance s’apprête à rendre sa copie au roi, le collectif de suivi se réunissait le jeudi 30 juin pour dresser son rapport sur les perspectives post-IER. Quant à l’instance concurrente (composée de l’AMDH, de l’OMDH et du FVJ), elle a déjà rendu son rapport préliminaire d’évaluation. Elle y exhorte l’IER à préciser les responsabilités institutionnelles de l’état et le degré d’implication de chaque service, la critique dans son incapacité à révéler le sort des disparus, exige la libération des derniers détenus politiques, lui en veut de s’être contentée des sources officielles et d’avoir marginalisé les associations de droits de l’homme. Pour le reste, le ton du rapport est positif.


Skhirat. Un film pour ne pas oublier

L'association des familles des victimes de Skhirat a mis au point un documentaire à partir d’images et d’archives personnelles, combinées à des reportages d’aujourd’hui. Le film, d’une durée de moins d’une heure, promet, dixit l’un des membres de l’association, "plein de surprises". Même si le véritable film des événements de Skhirat (un anniversaire royal qui tourne au carnage) demeure, aujourd’hui encore, classé top secret… "Nous avons un devoir de mémoire envers les victimes", explique Saâd Ghannam au nom de l’association qui regroupe quelques 70 familles, parmi les 100 officiellement répertoriés et dont beaucoup aujourd’hui connaissent une situation, moralement et matériellement, difficile.


Polisario. 7000 transfuges ?!

Fondé par 86 "intellectuels, parlementaires et responsables d’ONG", le "réseau Unité et Citoyenneté" est né cette semaine à Rabat, pour défendre la marocanité du Sahara. Même si son porte-parole, le membre du bureau politique du PPS (et Sahraoui d’origine) Ahmed Salem Latifi affirme qu’il s’agit là d’une "initiative civile et indépendante", elle entre sans aucun doute dans la nouvelle stratégie de lobbying de l’état, pour contrer l’activisme du Polisario. Un des membres du tout nouveau réseau, le célèbre transfuge Mohamed Mustapha Barazani, développe à cet égard un nouvel argument : "Le retour au Maroc de 7000 membres du Polisario a fait de ce mouvement une coquille vide". 7000 ?!!


Sahara. Intifada à Tindouf ?

Non, ce n’est pas de la propagande. Un léger vent de contestation a soulevé les camps de Dakhla, Ousserd et Laâyoune, tous situés à proximité de Tindouf, "capitale" du Polisario. "Les jeunes, raconte cette source qui a suivi ces développements, reprochent à leurs dirigeants le statu quo et l’absence de toute perspective d’avenir, au-delà de toute considération politique". Les transmissions radio-téléphoniques, ainsi que les routes menant vers Tindouf, ont toutes été, d’après nos sources, coupées ou empêchées de fonctionner normalement, rendant très difficiles toute possibilité de transmissions d’images des camps.


Adieu. Hughes, le journaliste pilote

Dans son Maroc de Hassan II, Stephen Hughes témoigne d’années de journalisme passées dans les coulisses du pouvoir au Maroc. Il sera dorénavant son testament pour ce pays qu’il a tant aimé. S'étant éteint à 81 ans, ce grand journaliste britannique, venu à Casablanca en 1953 comme correspondant d'Atlantic Courrier, est resté fidèle au poste. Responsable du bureau de Reuters à Rabat de 1961 à 1994, il a été tour à tour correspondant du New York Times, de Time magazine et, même après sa retraite, de la BBC. Pilote de formation, diplômé de Floride en 1943, il en parlait souvent dans son appartement, pas loin de la gare de Rabat ville, où seule sa chatte fétiche Messaouda lui tenait compagnie. Hughes a signé deux guides du Maroc, l’un classique en 1958, et l’autre plus inspiré en 1989. Entre temps, il avait traduit La Boîte à merveilles d’Ahmed Sefrioui. Une preuve de plus de son attachement à l’esprit d’un pays qui l’a adopté. En reconnaissance de quoi, Hughes a demandé à être inhumé au cimetière chrétien de Rabat. Paix à son âme.


Corruption. La copie de Transparency

Transparency Maroc s’apprête à tenir son assemblée générale, le samedi 9 juillet. Au programme, plusieurs faits inédits. D’abord, son invitation pour la première fois à publier une copie spécifique sur le Maroc dans le rapport mondial contre la corruption en 2006. Elle sera focalisée sur le domaine hyper corrompu de la santé. Par ailleurs, l’association profite de son AG pour faire part au gouvernement de ses exigences d’indépendance et d’efficience relatives à l’agence de suivi des affaires de corruption. N’ayant pas encore eu connaissance du projet de loi préparé à cet effet, TM espère être plus étroitement lié au processus mis en marche par le Maroc pour se conformer aux critères onusiens.


Drogue. Le Maroc n°1 mondial

Le nouveau rapport de l’ONU sur la drogue dans le monde classe le Maroc en pôle position. Il est le premier producteur et exportateur de résine de cannabis. Le document de l’ONUDC (Office des Nations unies contre la drogue) indique que le monde compte 161 millions consommateurs de l’herbe magique. Alors que la drogue dure est en baisse, selon le même rapport, la consommation de la résine de cannabis connaît un engouement en progression. Les planteurs du nord ne risquent pas de mettre la clé sous le paillasson.


Procès. Injustice en vue

46 personnes, dont six femmes ont comparu lundi devant un tribunal à Rabat pour "association de malfaiteurs dans le but de commettre des actes terroristes". Sur ces 46 personnes, 37 sont en prison depuis leur "rafle", en janvier 2004, au Douar Laghouazi, à la sortie de Fès. Ce soir-là, Mohcine Bouârfa, activiste islamiste dûment fiché, se cachait dans la maison de Allal Lemsyeh, habitant du douar. Deux suspects, donc – et qui ne se sont rendus qu’après avoir livré bataille (le second en est mort). Mais les autres ? Nous l’avions vérifié à l’époque (TelQuel n° 112), les autres, tous les autres, n’avaient fait que sortir de chez eux voir ce qui passait, alarmés par le bruit de la fusillade déclenchée par les 150 gendarmes (!!) qui avaient donné l’assaut. Tous ont été arrêtés, et croupissent en prison depuis un an et demi, pour rien. Nous suivrons attentivement la suite du procès.


Polémique. Mme Tamek violée ?

Aouicha Chafia, épouse de Ali Salem Tamek, aurait été violée par cinq policiers marocains en juin 2003 à Agadir. C’est du moins ce qui ressort d’une interview d'elle réalisée par Ali Lmrabet pour le journal espagnol El Mundo. L’épouse de Tamek y décrit, dans le détail, comment elle a été sauvagement (et longuement) violée, devant sa fille Tawra de surcroît. Aouicha dit même pouvoir reconnaître ses agresseurs et entend les poursuivre devant une juridiction européenne. à rappeler que l’Espagne, où est installée maintenant Aouicha, lui avait refusé le statut de réfugiée politique. À suivre.


Musique. Paca oublié

Abderrahmane Paca, grand mâalem gnaoui d’Essaouira, et ancien membre de Nass El Ghiwane, est gravement malade. Conséquence de son hypertension, il souffre depuis peu d’une hémiplégie. Un hommage lui a été rendu par Derham de Jil Jilala, Souzdi de Lemchaheb et Essayed de Nass el Ghiwane, lors du dernier festival Gnaoua d’Essaouira. Dans l’indifférence quasi-générale. Le mâalem gnaoui – il a également été menuisier – a introduit avec le guembri, un esprit gnaoui qui n’a jamais plus quitté Nass el Ghiwane, même après son départ au début des années 90. Une semaine après l’hommage, sa femme lançait un appel pour le sauver de l’oubli. Espérons qu’elle sera entendue.


Haraka. La guerre du méchoui aura lieu

Cela ressemble à un gag. Les couloirs du Parlement ont été le théâtre, en milieu de semaine, d’une scène de dispute hallucinante entre deux députées du MP (Mouvement populaire). La première, originaire du Gharb, reprochait à la seconde, originaire de l’Atlas, d’avoir organisé quelques jours auparavant un festin (le méchoui) en l’honneur de quelques leaders de la haraka, en excluant les autres dirigeants des partis populaires. Ce à quoi cette dernière aurait répondu : Normal, vous autres, vous ne savez manger que les b’bouche (escargots) !".


Presse. Drôle d'incendie

Le siège du journal "Ici et maintenant", bimensuel local à Ouarzazate, a été brûlé pendant la nuit du 22 au 23 juin. étrange coïncidence, le directeur de la publication, Brahim Fillai, avait été convoqué quelques jours auparavant par la gendarmerie. "J’ai refusé d’y aller puisque je n’ai pas reçu de convocation écrite". Le SNPM (syndicat des journalistes) se dit prêt à "se déplacer pour enquêter sur place, vu la gravité de ces informations".


Honte. Samba poussé au suicide

Saïd Chafi, alias Samba, ancien joueur des FAR et de la sélection nationale (années 80), s’est pendu la semaine dernière dans son modeste logement d’El Hank à Casablanca. Cette force de la nature était malade et amaigri depuis des années. Il survivait, lui, sa femme et ses trois enfants avec un pécule de 1000 dirhams versé par l’entraide nationale. Samba avait demandé à plusieurs reprises de l’aide aux instances du football et aux dirigeants de son ancien club des FAR. Mais sans succès. Ses obsèques furent discrètes. à l’exception de son ex-coéquipier Tissir, aucun membre des FAR n’avait fait le déplacement. L’année du titre, ça la fout mal !


3 questions à Omar Louzi (Fondateur du Parti Démocrate Amazigh)

Vous créez un parti amazigh au moment où l’état veut interdire toute formation d’obédience ethnique dans la loi sur les partis. Vous le défiez ?
Notre parti n’est pas créé sur une base ethnique, mais civilisationnelle et territoriale, en relation avec Tamazgha dont le Maroc fait partie. En plus, le parti est ouvert aux arabophones, à condition qu’ils fassent la promotion du pluralisme linguistique et culturel, de la laïcité, de l’application des chartes internationales des droits humains et du fédéralisme (entre autres).

Ahmed Dgharni se présente au nom de votre parti tout en se disant anti-laïc. Est-ce cohérent ?
Dgharni n’a jamais pris part aux réunions qui se tiennent depuis 1 an et demi. Ce qu’il a déclaré sur la laïcité comme "concept importé" n’a rien à voir avec nos statuts. Tout comme le fait qu’il se dise républicain. Nous sommes pour une monarchie constitutionnelle et parlementaire.

Vous affirmez que si votre passeport tarde à vous être délivré, c’est contre votre parti. Ne serait-ce pas de la paranoïa ?
Quand j’ai vu les autorités, ils m’ont signifié qu’il y avait un lien avec ma position dans le comité préparatoire. Ils ont dit avoir besoin de plus de temps pour prendre leur décision. Or, je suis invité ès qualité par l’institut européen de la Méditerranée. C’est un signe qui augure d’un raidissement de l’état à notre égard.



Billet. De la liberté à la démocratie (par Driss ksikes)

Outrance, abus, manque de respect pour les institutions, etc. Les qualificatifs fusent de toute part. Le message est alarmant : quelques politiciens marginaux, journalistes peu professionnels et autres militants zélés font mauvais usage de la liberté que le roi a bien voulu leur accorder. Que faire alors ? Appliquer la loi. Elle est bien vague et liberticide, notre loi. Alors, autant rappeler à ces inconscients ce qu’elle leur impose pour qu’ils comprennent au moins que cette liberté sans limites dont ils jouissent provient d’une licence exceptionnelle, non écrite, qui peut à tout moment leur être retirée. Voyez-vous, cette logique de chantage, de black out réglementaire et de liberté en sursis m’exaspère. Pourquoi ? Parce que la liberté, ainsi conçue, ressemble à un attrape-nigaud. On se croirait dans un Etat voyou. Imaginez la scène. Le premier qui dépasse la ligne rouge, au moment même où j’ai décidé d’être vigilant, ni avant ni après, n’aura qu’à s’en prendre à lui-même. Sinon, il suffit que je ferme l’œil pour que tout soit permis. C’est face à cet arbitraire érigé en système qu’intervient le besoin urgent de démocratie. Pour que nos lois soient toilettées de scories qui les rendent en décalage par rapport à des libertés acquises (relatives à la parole libre, aux opinions, aussi subversives soient elles, et à la presse pouvant aller jusqu’à la satyre). Pour que le droit d’activer les textes de loi ne ressemble plus à un game boy où l’on tire à l’aveuglette. Pour que les éclats de liberté jaillissant ici et là, au lieu d’être jugés, soient repris, recadrés et remâchés dans la sphère publique. Or, notre drame est que nos partis, au lieu de se saisir de cette dynamique pour se revitaliser, préfèrent clore le débat au nom de la stabilité. Qui nous mènera alors à la démocratie ? Le roi ? Peut-être, mais alors à ses conditions...



Billet. Réaction fruitée (par Karim Boukhari)

Les fruits et légumes ont réagi à un billet publié dans ce même espace, où il était question de la défaite de l’intellectuel (Abdellah Laroui et d’autres) devant le premier blaireau qui ose le défier aux élections. Extraits : "On dirait que vous voudriez dire que les marchands de fruits et légumes sont des analphabètes, ce qui est totalement faux. Il y a certes, parmi eux, beaucoup d’analphabètes, mais il y a aussi des ingénieurs, des doctorants, des licenciés, une autre génération d’entrepreneurs qui a tout simplement fait le choix de vendre des fruits et légumes (…) On dirait que vous voudriez assimiler les marchands de fruits et légumes à des indics ou dealers à la petite semaine, ce qui est totalement inexact… et si cela s’avérait être vrai, cela constituerait une offense pour un secteur qui emploie des millions de Marocains". Que monsieur Hamid Louale, président de la fédération marocaine des marchés de gros, qui a signé la mise au point, se rassure tout de suite : nous sommes d’accord avec lui ! Les fruits et légumes ne sont pas une constellation de blaireaux et de bons à rien, ils représentent bien, comme le dit très bien M. Louale dans un autre passage, "un marché d’intérêt national". Mais cela ne règle pas deux des principales causes d’ulcère dans ce pays. 1 : nous continuons à être représentés, dirigés, par beaucoup trop d’analphabètes, de corrompus et de dealers à la petite semaine. 2 : nos intellectuels continuent à être ridiculisés, méprisés, chassés de tout centre de décision, au point que l’on se demande s’il en reste encore… Dire cela n’a rien d’original. C’est même un peu populiste, indigeste, ronflant, etc. Peut-être que la pilule passera mieux, qui sait, avec un jus de tomates ou de fruits. Si vous le voulez bien.



Vite !

Après avoir qualifié André Azoulay de "banquier juif", puis de "juif de Cour", le journaliste du Monde Jean-Pierre Tuquoi nous append maintenant qu’il est… Français ! Vérification faite, Azoulay, qui a vécu en France 25 ans avant de devenir Conseiller royal, a bien la double nationalité. Mais il n’a plus renouvelé son passeport français depuis qu’il est rentré au Maroc, en 1991.

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Le bras de fer opposant Serge Berdugo à Raphael Devico continue d’alimenter la chronique au sein de la communauté juive. Devico et ses amis exigent toujours la tenue de nouvelles élections, et l’examen des comptes de la communauté. Un ultimatum semble avoir été fixé pour la rentrée 2005. Le dossier est entre les mains de Mohamed Kebbaj, nouveau wali de Casablanca.

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Une question qui intéresse beaucoup de Marocains (et d’Américains ?) : combien de militants Al-Adl Wal-Ihsane compte-t-il ? D’après une source fiable, les services marocains viennent de faire le compte : la Jamaâ du cheikh Yassine compterait 25.000 membres actifs et plus de 140.000 membres "dormants" à travers le royaume.

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Le PDG de Vivendi Universal, Jean-René Fourtou, qui a été entendu par les juges français entre autres sur la revente de Canal+ Technologies, aime bien Marrakech. Au point qu’il pourrait s’y installer définitivement, puisqu’il vient d’acquérir un palais des mille et une nuit, assis sur treize hectares de terrain dans la palmeraie, et simplement baptisé "Dar assadaqa" (la maison de l’amitié)".

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80 millions de centimes, c’est, selon une source fiable, le salaire qu’aurait perçu le réalisateur (français) de l’émission "Studio 2M", qui cartonne en ce moment à la télévision. Un salaire "normal" ailleurs (et mérité, l’émission étant techniquement un franc succès), mais qui donne la chair de poule aux réalisateurs maison.

 
 
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