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Pages coordonnées par Abdeslam Kadiri
Iran. Le vrai visage dAhmadinejad
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Mahmoud Ahmadinejad (AFP)
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C'est donc arrivé. Mahmoud Ahmadinejad a été élu le 24 juin président de lIran. Avec 60% des votes, il a battu à plate couture Hachemi Rafsandjani. La stratégie du candidat ultraconservateur a été de se présenter comme porte-parole des pauvres. Ce fils de forgeron a axé sa campagne sur la dénonciation de "la corruption, la pauvreté et la discrimination".
Lhomme prêche un strict respect des valeurs islamiques. Actif dans lopposition au régime du Shah, il a fait partie dun groupe ultraradical détudiants. Il rejoint en 1981 les brigades du procureur Lajevardi, puis les Pasdaran (gardiens de la révolution), où il est chargé des missions en Irak pendant la guerre. Il a aussi été lun des commandants des brigades |
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Al-Qods, chargées de lélimination des opposants. Il devient préfet de lAzerbaidjan iranien, mais est relevé de ses fonctions. En 2003, à la surprise générale, linconnu est élu maire de Téhéran. Il ferme des restaurants, renforce la ségrégation entre hommes et femmes, mais combat le chômage.
Ahmadinejad a mis de leau dans son vin. Si son premier discours, vendredi, où il promet "une société islamique exemplaire" a effrayé les Occidentaux, il a rassuré en tendant "la main de lamitié". Il a donné des gages aux milieux financiers, se disant "favorable aux investissements et aux privatisations". Il va dialoguer sur le nucléaire et empêcher "létat dinterférer dans des questions comme le voile, la musique ou le satellite". |
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France. Réacteur nucléaire à Cadarache
Le réacteur expérimental de fusion nucléaire ITER, ambitieux programme international de dix milliards deuros, visant à trouver une source dénergie propre et durable, sera construit en France, à Cadarache dans le sud-est du pays, ont annocé à Moscou les six partenaires du projet (UE, Russie, Chine, Japon, états-Unis, Corée du Sud). Jacques Chirac sest félicité du choix du consortium. La réunion a mis fin à des mois de compétition acharnée entre le Japon, soutenu par Washington et Séoul, et lUnion Européenne (UE), appuyée par Moscou et Pékin. La France devra assurer 50% du coût de la construction, alors que les autres partenaires non hôtes y contribueront à hauteur de 10%. Les pro-ITER favorisent cette énergie propre sans production de déchets à très longue durée de vie. Les écologistes, eux, dénoncent un "délire technologique dangereux". |
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Philippines. Le pouvoir dArroyo menacé
L'opposition a menacé mardi de lancer une procédure de destitution contre la présidente philippine Gloria Arroyo. Cette dernière a reconnu lundi avoir appelé un commissaire éléctoral pendant le dépouillement des bulletins de lélection de 2004. Elle a dit avoir "commis une erreur de jugement", mais elle a nié vouloir influencer le résultat de la présidence.
Les allégations de fraude ont pour origine des écoutes téléphoniques où lon entend une femme, qui serait G. Arroyo, parlant à un commissaire électoral pour demander que son avance soit maintenue.
Lopposition a déclaré quil serait préférable que la présidente se retire volontairement pour éviter quun nouveau traumatisme se produise. Son prédecesseur, Joseph Estrada, avait été chassé par une révolte populaire, suite à une procédure lancée contre lui. |
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Vite !
Triste record. Selon une déclaration de lInstitut national des statistiques italien (ISTAT), lundi dernier, la canicule aurait entraîné, entre juin et septembre 2003 la mort de 20.000 personnes. Jusqualors le chiffre de 8000 décès avait été avancé. LItalie devient ainsi le pays européen le plus touché par cette canicule, devancant la France.
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Des navires de 35 pays étaient rassemblés mardi à Portsmouth (Angleterre) pour des célébrations "politiquement correctes" du 200ème anniversaire de la bataille de Trafalgar. Dans le contexte européen actuel, les organisateurs ont préféré fêter la coopération entre les marines plutôt que la victoire anglaise sur la marine franco-espagnole. |
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Russie. Crispation avec lEstonie
La Russie a fait marche arrière sur son accord frontalier avec lEstonie. Moscou a "retiré" sa signature de laccord scellé en mai dernier, qui fixait une partie de la frontière orientale de lUE et de lOtan avec la Fédération de Russie, et salué par les états-Unis et lUE.
Moscou na pas supporté la volonté de Tallin dajouter une déclaration dordre historique et politique à un texte réglant la simple question des frontières maritime et terrestre entre les deux pays. Les députés estoniens proclamaient en préambule que l "Estonie a été victime d'une agression" et quelle a été "incorporée illégalement" à lex-URSS. Le texte disait aussi le refus de létat estonien de toute continuité avec la république soviétique dEstonie instaurée par Moscou. |
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Liban. Nabih Berri, président du Parlement
Le nouveau Parlement libanais, en majorité hostile à la tutelle de Damas, sest paradoxalement donné pour président Nabih Berri, un des symboles de l ère syrienne. Nabih Berri est le chef du mouvement chiite Amal. Il a obtenu 90 voix des 128 députés de lhemicycle après avoir promis une loi damnistie pour la libération du chef du parti chrétien anti-syrien des Forces Libanaises (FL), Samir Geagea, ainsi que ladoption dune loi électorale. Président du Parlement depuis 1992, il a été élu pour un quatrième mandat consécutif de quatre ans.
Il a béneficié du soutien des députés de son mouvement et du Hezbollah, qui lont imposé comme unique candidat à la présidence de la Chambre dévolue à la communauté chiite. Il a aussi obtenu les voix des partisans de Saâd Hariri. Le bloc du leader druze Walid Joumblatt a préconisé lentente avec la communauté chiite. Le géneral Aoun et ses alliés ont voté blanc. |
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Allemagne. Schroeder par la petite porte
Gerhard Schroeder est allé aux Etats-Unis plaider la cause de lAllemagne en début de semaine. Le chancelier a réitéré le vu de lAllemagne de devenir membre permanent du Conseil de sécurité de lONU, même sans droit de véto. G. Schroeder veut aussi consolider les relations entre Washington et Berlin, dégradées en 2003 par lopposition de lAllemagne à lintervention militaire conduite par G. W. Bush en Irak.
Le président américain a déclaré ne "sopposer à aucun pays" mais, dans les faits, ladministration Bush sest toujours montrée réservée face à la demande de Berlin, estimant que le Conseil de sécurité ne pourrait fonctionner avec 25 membres. À la vérité, Washington veut se donner du temps pour évaluer lélection difficile qui attend G. Schroeder en septembre prochain face à la chrétienne-démocrate Angela Merkel, et les efforts diplomatiques allemands face à la politique nucléaire iranienne. |
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Lu pour vous.
Trois choses sur lIrak (The New York Times, 28 juin 2005)
Pour avoir la discussion franche sur l Irak dont l Amérique a vraiment besoin, retenons trois choses : la guerre navait rien à voir avec le 11 septembre. Saddam Hussein était certes un patenté rival de Washington, mais il nexistait pas daxe Irak-Al Qaïda, pas plus que de liens entre Saddam et les attaques terroristes aux états-Unis. Malgré cela, le président et ses partisans ont continué a foncer sur lIrak, tête baissée, sûrs de leurs idées, chaque fois que la pression les rattrappait.
La guerre na pas rendu le monde, ou les états-Unis, plus en sécurité face au terrorisme. LAfghanistan ou lArabie Saoudite étaient les terrains dexpérimentation des terroristes, voilà maintenant que lIrak en devient un autre.
Parmi toutes les raisons de cette invasion, une seule a résisté au temps : le souhait de créer une nation démocratique qui pourrait stabiliser le Moyen-Orient. Il faut intégrer ce point avant de débattre sur lavenir du pays. Mais ladministration coupe court à tout débat.
Si la guerre se poursuit selon un plan, alors quelquun doit le repenser. Des progrès ont été faits sur le front politique. Mais même un fervent va-ten-guerre comme le sénateur républicain Lindsey Graham a déclaré à Rumsfeld que Bush perdait le soutien de lopinion populaire parce que les militaires faisaient du surplace. Les attaques et les attentats continuent. Place à une honnête discussion ! Mais Rumsfeld ny tient pas vraiment. |
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