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N° 184
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari


Billet. Secret d’une brune (par Karim Boukhari)

L'anecdote a déjà été rapportée dans le dernier TelQuel, mais elle mérite plus de détails… C’est l’histoire à dormir debout d’une ancienne cheikha, femme de chant et de plaisir(s), originaire du Moyen-Atlas. On l’appellera Asmaâ, pour éviter qu’elle ne crie à la diffamation. En 2002, donc, Asmaâ se présente aux élections législatives, les premières où le Maroc, via sa voix la plus autorisée, a décidé d’accorder un quota pour les femmes au Parlement. Une récompense archi-méritée pour la douce moitié de ce pays. Asmaâ fait partie de celles qui sont nées pour prouver, comme dit la chanson de la Franco-portugaise Lio, que "les brunes ne comptent pas pour des prunes". Elle franchit le pas et adhère à l’un des partis de la haraka, spécialement connu pour recruter dans le Moyen-Atlas. La suite tient du miracle. Asmaâ, à la formation rudimentaire et aux activités pas toujours orthodoxes, séduit les foules humbles de Khénifra et régions. Elle troque son caftan de cheikha pour la djellaba de députée. La voilà parlementaire. Pourquoi pas après tout, cheikha est un noble métier, même si certains y trouvent à redire. Et puis même, regardez un Ronald Reagan par exemple, il a bien été un piètre acteur de western (néanmoins très apprécié du défunt Hassan II, à ce qu’on dit) avant d’être bombardé président des états-Unis. Tout cela est de bon augure. Seulement voilà : Asmaâ, qui a gravi un échelon social, boude le Parlement. Elle n’y va plus que pour croiser d’éminents "amis" passés…ou pour se chamailler. Dans l’une de ses dernières crises existentielles, elle a hurlé à une autre députée, certainement jalouse du succès d’Asmaâ : "Vous, les gens de Sidi Kacem, vous en êtes encore à consommer le b’bouche (escargots), moi je préfère le méchoui, c’est une question de classe !". Asmaâ, on t’aime.


Argent des partis. Tous coupables ?

Ahmed Midaoui (AFP)
Ahmed Midaoui, actuel président de la cour des comptes, a du lait sur le feu : un rapport sur les finances des partis, qu’il devrait remettre prochainement au roi. Le document est une compilation entre les données de 1997 et de 2002, correspondant aux deux dernières campagnes électorales du pays, pour lesquelles les partis politiques avaient reçu des dons en argent de l’état. On apprend ainsi que sur les 26 partis en lice, seuls 4 avaient initialement pris la peine de saisir la cour des comptes pour faire état de leurs dépenses. 7 autres partis les ont rejoints sur le tard. Mais cela ne fait, au total, que 11 partis (parmi lesquels le PJD et l’USFP) sur 26 qui ont daigné
communiquer leur comptabilité. Et encore, des sources fiables soutiennent qu’aucun parti n’a pu justifier, intégralement, toutes les dépenses liées aux dons reçus. D’où la question : où va l’argent public "abandonné", à chaque consultation électorale, aux partis ? D’autres questions méritent d’être posées : quelle suite le roi décidera-t-il, demain, de donner à ce rapport ? Se dirige-t-on vers une publication dans le bulletin officiel ou gardera-t-on le document au fond d’un tiroir secret ? Et les partis, auront-ils le courage, au moins, de restituer l’argent correspondant aux dépenses non justifiées, comme le stipule la loi, ou se terreront-ils dans le silence ? À signaler que cette affaire, révélée cette semaine par nos confrères d’Assahifa, provoque déjà un débat interne chez plusieurs partis, dont l’Istiqlal et le PJD (évidemment).


CCDH. Lididi, candidat favori

Un important mouvement devrait affecter le ministère de la Justice, si l’on en croit des sources généralement bien informées. Mohamed Lididi, le secrétaire général du département, s’apprêterait à rejoindre le conseil consultatif pour les droits de l’homme (CCDH) dont le fauteuil de la présidence est resté libre depuis la nomination de Omar Azziman au poste d’ambassadeur à Madrid. Lididi devrait être remplacé au secrétariat général de la Justice par Taïeb Cherkaoui, actuel directeur des Affaires pénales et de la Grâce de ce même département. Et c’est Belghiti Alaoui, actuel procureur général à la cour d’appel de Casablanca, qui tient la corde pour succéder, éventuellement, à Taïeb Cherkaoui.


Triki. Enquête sur l’amiral

On n’a pas fini de parler de l’Amiral Triki. L’inspecteur en chef de la marine royale a été, comme annoncé dans ces mêmes colonnes, démis de ses fonctions en juin dernier. Sans raison officielle, mais des sources fiables attestent que l’on reprocherait, en haut lieu, à Triki des écarts sur sa gestion de la sécurité de la marine royale. Un règlement de comptes personnel n’est pas, non plus, à écarter. L’amiral a été interdit de retrouver ses bureaux depuis son limogeage. Il ne serait pas assigné à résidence, mais des enquêtes sont en cours, se rapportant à sa gestion des équipements et du dossier de l’émigration clandestine. Jusqu’où iront ces enquêtes ?


Procès nadia Yassine. Le coup d’arrêt américain

Le scoop, nous le devons à nos confrères d’Al Jarida al Oukhra. Le report sine die (synonyme de suspension) du procès de la républicaine Nadia Yassine a été soufflé par l’ambassadeur américain à Rabat, Michael Riley, au ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ. La rencontre s’est tenue la veille du procès à 18h30 au bureau même du ministre ittihadi. Le message que lui a délivré Riley est clair : "Si l’Amérique soutient le Maroc comme modèle, les congressmen auront du mal à accepter un procès portant atteinte à la liberté d’expression de Nadia Yassine". Quelles conséquences ses paroles ont-elle eu ? Une fin de procès absurde et inattendue.


Maroc-USA. Le soutien des Républicains

L'Institut Républicain International (IRI), instance du parti républicain américain, a organisé le vendredi 1er juillet à l’Hôtel Intercontinental de Tanger une journée de formation ayant pour thème : "Communication et mobilisation participative". Cette rencontre a été mise sur pied en partenariat avec le Mouvement Populaire (MP), l’Union Démocratique (UD) et l’Alliance des Libertés (ADL). Les experts du PR ont briefé les militants de ces partis autour du thème "Préparer le terrain électoral 2007- Élaboration d’une stratégie de planification, communication et sensibilisation".


Sidi Slimane. Les malheurs de Brahim Hajjam

Surprise à Sidi Slimane. Brahim Hajjam, le président de l’association des fils des martyrs et des disparus du Sahara marocain a été arrêté, le week-end dernier, pour "ivresse et insulte à fonctionnaire". Hajjam, dont les prises de positions ne sont pas toujours du goût des autorités locales, assure avoir été "roué de coups et délesté de toutes ses affaires" durant sa garde à vue. Un certificat médical attestant de 18 jours d’inaptitude le prouve. Relâché le lendemain, Hajjam passera en jugement, le 20 juillet, à Sidi Slimane où un collectif de partis et d’ONG locales et internationales (dont France-libertés) le soutiennent.


Festival. Union sacrée PJD-USFP

Le festival de Casablanca unit les extrêmes. Dans une réunion houleuse, tenue le mercredi 6 juillet entre 10 et 17h, le Conseil de la ville de Casablanca (très amoindri par les absences) s’est réuni pour trancher au sujet du festival devant s’ouvrir le 16 juillet. Surprise, le PJD, membre de la majorité, se désolidarise de ses alliés sur ce coup. "Ils ont opté pour un vote dogmatique", commente une source interne. Critiquant "les jeunes qui se dénudent", Mohamed Lhaya s’est avéré moins ouvert d’esprit que prévu. Autre surprise, le PJD se retrouve, pour ce coup là, dans le même camp que l’USFP. "Nous ne sommes pas contre l’art, mais nous avons voté contre ce festival parce que l’organisation a été donnée à une ONG sans cahier de charges ni appel d’offres", explique Rachdi Abdelmaqsoud. Opposition procédurière, donc ? Partiellement. L’USFP est par ailleurs solidaire des artistes syndiqués qui se sentent marginalisés par les organisateurs. Tout cela mis à part, le festival a quand même été adopté par 30 voix contre 20.


Foot. On méprise bien nos champions

La sélection nationale junior de football n’aurait pas pu avoir pire accueil. à son retour des pays bas, où elle a explosé, devenant ainsi la 4ème meilleure équipe mondiale, seuls deux fonctionnaires de la fédération étaient sur place. Housni Benslimane, aux côtés du roi à Tanger, et Ahmed Ammor retenu par une grève à la RAM où il travaille, ont pris la peine de s’excuser. "Les champions ont été choqués par l’état délabré du bus qui devait les transporter et ont préféré rentrer chez eux par leurs propres moyens" raconte ce témoin. Ce n’est que 3 jours plus tard qu’une cérémonie a été organisée en l’honneur des "champions". Cette fois-ci tout le monde a pris la peine de se déplacer. "Normal, le général étant là, les autres ne pouvaient que suivre". Lamentable.


Terrorisme. Deux peines de mort

Les sentences prononcés à l’encontre de Mohcine Bouarfa et Taoufiq Hannouchi, accusés de terrorisme et impliqués, entre autres, dans le meurtre d’un citoyen juif à Casablanca (et arrêtés en 2004), n’ont pas étonné : deux condamnations à mort. Une cinquantaine d’accusés comparaissaient à leurs côtés. Quatre ont été condamnés à perpétuité et beaucoup ont été condamnés à 20 ans de prison. Malgré les appels à l’abolition de la peine de mort, les tribunaux continuent donc de prononcer ces peines à l’encontre des principaux impliqués dans des affaires de terrorisme.


Al Qaïda. Un chef marocain mort à Ryad

Le chef présumé d’Al Qaida en Arabie Saoudite, le Marocain Younès Hayari a été tué dimanche dernier, à Ryad, lors d’un affrontement avec les forces de sécurité saoudiens, qui attaquaient un repaire d’activistes. Hayari avait 36 ans, il figurait en tête d’une liste de 36 suspects recherchés par le ministère saoudien de l’Intérieur. Il était présenté comme l’un des principaux dirigeants de la branche locale d’Al-Qaida en Arabie Saoudite, voire comme son chef. Younes Hayari est issu d’une grande famille marocaine, spécialement connue à Casablanca, et son père est un ancien gradé de la hiérarchie militaire, parti depuis peu à la retraite.


Agadir. Victime(s) du cortège royal

Une femme au volant a heurté accidentellement, le 28 juin à Agadir, un policier de la circulation… au moment du passage du cortège royal (et de tout le désordre de la circulation qui s’ensuit). Le policier s’en est sorti avec une fracture du pied. Mais la femme a été arrêtée sur le champ et conduite au poste de police. C’est que le roi, entre-temps, s’était arrêté pour visionner l’accident… et dire aux officiers de police "de faire leur travail". Résultat : la femme (qui était enceinte) a été mise aux arrêts et présentée, avec une célérité extraordinaire à la justice, sans même la présence d’un avocat ! Ce n’est qu’une semaine plus tard qu’elle a pu bénéficier de son droit le plus absolu : une mise en liberté provisoire. Elle devait être jugée pour "blessure involontaire et excès de vitesse"...


Affaire Servaty. Le réveil du PJD (et des autres)

Une délégation du PJD devait tenir, hier vendredi, un sit-in devant la représentation consulaire de la Belgique à Agadir, pour demander l’extradition de Philippe Servaty, principal accusé dans le scandale de mœurs qui secoue la ville, vers le Maroc. Ni les ONG féminines, ni aucun autre parti politique n’a eu le même (voire le moindre) réflexe, durant près de deux mois… En parallèle, un comité de soutien aux victimes et, dixit l’un de ses membres, "à toute victime de l’intolérance sociale" sera créé la semaine prochaine à Agadir, avec l'appelation Anarouz (espoir en berbère). Pendant ce temps, le parquet de Bruxelles étudie la plainte déposée par un avocat belge, le 5 juillet, "contre Philippe Jean Camille Servaty pour outrage aux bonnes mœurs, traitement inhumain et dégradation et toute autre disposition à déterminer au cours de l’instruction".


Parti. Un nouveau-né appelé Annahda

Créé en 2003, le parti Annahda a dû attendre deux longues années pour tenir, enfin, son assemblée générale. L’événement, d’abord prévu à Casablanca, ensuite à Rabat, a eu lieu finalement à Agadir, où le parti a obtenu l’autorisation de la wilaya. Annahda a élu un bureau politique fait de 19 membres, pour la plupart des nouveau-venus dont la moyenne d’âge est de 31 ans. Il se positionne, dixit l’un de ses dirigeants, comme un (nouveau) parti de centre-gauche qui devrait rejoindre, si tout va bien, le giron de la Koutla. En attendant que le parti obtienne, dès la semaine prochaine, si tout va bien, son récépissé...


RAM. Grève des techniciens

Une grève (encore une) frappe la RAM, depuis le 14 juillet. 367 techniciens (sur 1160 au total) réclament une foule de choses dont des revalorisations salariales. "Ils font grève par principe, réplique un haut cadre de la RAM, très serein. Ces gens touchent 15.000 DH par mois en moyenne, et malgré la crise, nous avons tenu nos engagements de l’an 2000, et nous n’avons licencié personne". Si, tout de même : 4 techniciens, depuis le début de la grève. Réponse : "Ils ont refusé de remplir des missions qu’on leur avait assignées, ils ont donc été traduits en conseil de discipline, puis licenciés". Le bras de fer continue, mais il ne semble pas à l’avantage des grévistes.


Rencontre. Gnawa Diffusion à Casa

Sur la route du festival d’Agadir, où ils se sont produits jeudi, les Gnawa Diffusion ont fait une halte à Casablanca. Au siège de Richbond, ils ont rencontré une quarantaine de jeunes du Réseau des associations de quartier (RESAQ). Du répertoire de "Gnawa diff" (notamment une chanson d’Amazigh Kateb intitulée Intikhabat, qui a fait un tabac) à Nass El Ghiwane, la rencontre a vite tourné au bœuf : tout le monde chantait en tapant sur des chaises !


Plages. Les barbus ne renoncent jamais

Se dirige-t-on vers une nouvelle guerre des plages entre les militants de Yassine et les autorités ? Ce n’est pas à écarter… C’est du moins ce qui se profile derrière la descente des adlistes opérée le dimanche 26 juin sur la plage de Tahri située à proximité de Dar Bouazza, à une trentaine de kilomètres de Casablanca. Alors que les militants d’Al Adl Wal Ihsane, hommes, femmes et enfants sont descendus en masse vers la plage, les cinq fourgonnettes utilisées pour le transport ont été saisies et tractées à la fourrière de Hay Hassani. Motif : "transport clandestin" ! Il fallait y penser.


3 questions à Abdellah Saaf (Directeur du Centre d’études et de Recherches en Sciences Sociales)

Vous organisez une université d’été sur les transitions démocratiques. Est-ce une manière d’allier l’académique et le politique ?
Cette rencontre est en relation avec ce que nous vivons et elle vise à montrer qu’il y a plusieurs voies possibles à emprunter. Nous vivons actuellement une crise culturelle profonde. Elle nécessite une réflexion prudente sur notre manière de pratiquer l’action politique.

Feriez-vous un retrait intellectuel pour mieux revenir sur la scène politique ?
Il s’agit pour plusieurs d'entre-nous de voir en quoi nous avons eu raison ou
tort. Est-ce un moyen de se redéployer dans l’action politique ? Pas nécessairement. Ceci dit, nous sommes tous des animaux politiques. La distance n’exclut pas une envie de retour. Mais peut-être qu’en revenant, on se rendrait compte qu’on est out.

Et que pensez-vous de vos anciens camarades du PSD qui rejoignent l’USFP ?
Je respecte les choix réfléchis, discutés avec tout le monde et pas avec quelques uns. Surtout que la décision de se saborder et de s’unir avec un autre parti est dure à prendre. Le prochain congrès permettra peut être à tous d’y prendre part. Sur le fond, je ne sais pas si on peut décréter aujourd’hui que notre projet pour une société juste et digne a échoué. Comme je ne pense pas que le fait de se fondre dans le paysage dominant soit l’unique option envisageable



Billet. La justice, mon œil ! (par Driss ksikes)

C'est dorénavant vérifié, le procès de Nadia Yassine a été suspendu sur instruction américaine. Deux éléments frappent d’emblée : l’ingérence américaine et la perméabilité de la justice marocaine. Inutile de gloser sur le droit que s’attribue Washington d’intervenir dans les affaires intérieures des uns et des autres. À chaque fois que l’Oncle Sam a jugé les politiciens d’un pays à sa merci, il est venu avec ses gros sabots rectifier le tir. Le procédé en soi est hégémonique et humiliant. Mais cela est déjà connu. Par contre, la prédisposition du pays agressé (symboliquement) à accuser le coup et courber l’échine atteint rarement la soumission assumée par le Maroc. D’où nous vient cette propension à céder du premier coup ? De nos relations séculaires, de l’ALE, de l’OTAN, du manque de doigté ? Toutes ces réponses sont justes. Mais on oublie l’essentiel : la nature téléguidée de notre justice. Au fond, si Riley a pu forcer la main à Bouzoubaâ, c’est bien parce que ce même Bouzoubâa a la fâcheuse habitude d’orienter "ses" juges. Parce que si Riley savait notre justice imperméable, il n’aurait même pas fait la démarche. Et puis, si nous avions un pouvoir judiciaire en bonne et due forme, déconnecté de l’exécutif, libre de toute contrainte politique, il n’aurait même pas à traiter d’affaires moyenâgeuses de lèse-majesté. Comme les juges n’auraient pas de ministre comme supérieur hiérarchique. Mais bon, la réalité est que notre justice, mis à part quelques individus à la moralité incorruptible, fonctionne par coups de fil, instructions, contre-instructions, mise au pas des juges récalcitrants, déplacement des plus dociles d’entre eux et autres procédés makhzéniens surannés. Doit-on, alors, nous indigner de l’ingérence américaine ? Regrettons plutôt que nous la méritions à ce point.



Vite !

L'association du Sahara marocain (ASM) remet ça. Après avoir été refoulée le 25 juin de l’aéroport d’Alger, l’ONG dirigée par Réda Taoujni a prévu un nouveau déplacement à Alger où elle compte passer 4 jours, à partir du 18 juillet, avant de se rendre dans les camps de Tindouf. Une nouvelle délégation de journalistes devrait l’accompagner. Qu’en pense Bouteflika ?

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À l’occasion de la fête de l’indépendance, l’ambassade des états-Unis à Rabat a organisé une réception le 4 juillet où les invités ont été priés de "délaisser les habits de cérémonie pour une tenue plus décontractée". Les convives tirés à quatre épingles ont été discrètement rappelés à l’ordre et invités à se débarrasser au moins de leur cravate. Cool !

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Le directeur de l’hebdomadaire arabophone Al Michaâl a été condamné à un an de prison ferme et 100.000 DH d’amende le 30 juin par le tribunal de première instance de Casablanca. Driss Chehtane a été condamné pour "diffamation envers un chef d’état étranger" à cause d’un édito particulièrement virulent sur le compte de Abdelaziz Bouteflika… malgré l’absence de plainte de la partie algérienne.

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Héros sans gloire, le livre fort réussi de Mehdi Bennouna sur la génération des révolutionnaires ittihadis regroupés dans le Tanzim, sous la responsabilité politique de Fqih Basri, vient d’être traduit en arabe. Réalisée par Ali Aït Hmad, la version arabe, fort attendue, est parue chez l'éditeur du texte initial, Tarik.

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Lors du concert d’ouverture du festival Timitar d’Agadir, Ismaël Lô a demandé aux VIP, perchés sur la tribune officielle, de taper dans les mains. Devant leur peu d’entrain, Ismaël Lô a déclaré au public : "Eux, leurs cravates sont trop serrées !" Parmi les cravatés : Aziz Akhennouch, Adil Douiri et Rachid Filali, wali de la région Souss Massa.

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Les GUS ont chaud. Les policiers new look, "mis en circulation" en 2004, n’en peuvent plus de porter des vêtements d’hiver en été ! "C’est un malheureux oubli, nous avoue cette source policière, la hiérarchie n’a pas prévu des tenues d’été pour nos (valeureux) GUS". Heureusement que nos GUS circulent, pour la moitié au moins, en moto, parce que sinon...

 
 
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