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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Laâyoune. Leçons de patriotisme

Visite à Laâyoune de la délégation
espagnole (DR)
Laâyoune a été le théâtre de deux évènements coup sur coup : Le refoulement d’une nouvelle délégation espagnole, et le dénouement du procès des "émeutiers" de mai dernier. Sur le refoulement de la délégation espagnole, le cinquième depuis le déclenchement des désordres, il y a près de deux mois, il n’y a rien de bien nouveau à signaler, si ce n’est cette anecdote horripilante. Un groupe de députés sahraouis est monté à bord de l’avion qui devait rapatrier les Espagnols vers les Iles Canaries, dans le but d’exprimer leur "patriotisme" et leur "attachement à l’intégrité territoriale". Mais l’un des députés a refusé d’exprimer son "patriotisme" tant que…la télévision locale
de Laâyoune n’avait pas quitté les lieux. "C’est eux (les reporters de la télévision) ou c’est moi", a menacé ce député au patriotisme pour le moins bizarre. "On a préféré éteindre nos caméras pour ne pas entraver l’expression d’un tel élan patriotique", nous a commenté, non sans dépit, ce responsable de la télévision locale… Loin du tarmac de l’aéroport, le tribunal de Laâyoune a rendu son verdict dans ce qu’il est convenu d’appeler le procès des émeutiers. Douze condamnations dont deux sursis, contre trois remises en liberté, ont été prononcées, les peines allant de deux à huit ans de prison. Ces procès ont été assidûment suivis par plusieurs observateurs marocains (AMDH) et étrangers, dont la présence semble expliquer, d’après des sources locales, la "relative clémence des verdicts", comparées à un procès similaire où les peines prononcées sont allées jusqu’à 21 ans de prison.


Al Qaida. Hyari enterré à Casa

C'est dans la plus grande discrétion que l’enterrement "symbolique" (la dépouille serait toujours à Ryad) de Younes Hyari, l’un des présumés meneurs d'Al Qaïda récemment tué en Arabie Saoudite, a été organisé, le week-end dernier, dans un quartier huppé de Casablanca. Fils d’un ancien gradé de la gendarmerie royale, Hyari était jusqu’alors peu connu des services marocains. Il ne se serait, en fait, radicalisé qu’à partir de 2000, à l’occasion d’un séjour aux états-Unis où il était parti poursuivre ses études supérieures. D’autres voyages ont suivi, notamment en Bosnie, où il avait pris femme, et en Afghanistan où il se serait rapproché des talibans, alors au pouvoir.


Diplomatie. Le Maroc a mal (à son Irak)

À quelque chose malheur est bon. L’assassinat d'Ihab Chérif, l’ambassadeur d’égypte en Irak, a ôté une grosse épine du pied de Mohamed Benaïssa, le ministre marocain des Affaires étrangères. L’égypte, pour rappel, a été le premier pays arabe à nommer un ambassadeur en Irak, depuis la chute de Saddam Hussein. Le Maroc, pressé (par les états-Unis notamment) de suivre l’exemple égyptien, avait annoncé qu’il allait procéder "incessamment" à la nomination d’un diplomate à Baghdad. L’annonce est restée sans suite, puisque le royaume n’a toujours pas d’ambassadeur en Irak. L’assassinat de Ihab Chérif risque de prolonger le statu quo...


Sahara. Les promesses de Abdelaziz

Des rumeurs insistantes circulaient, depuis quelques semaines, déjà, sur la prochaine libération de tous les prisonniers de guerre marocains (officiellement 408) encore détenus par le Polisario. Mohamed Abdelaziz, dans un entretien accordé en milieu de semaine au quotidien Le Monde, a confirmé le bien-fondé de ces rumeurs : "Nous avons décidé de régler le plus vite possible le problème des prisonniers marocains (…). Il faut en finir, agir dans le sens de leur libération. Nous allons informer le CICR [le Comité international de la Croix-Rouge] et régler avec lui les détails techniques de leur libération". À suivre.


Affaire Servaty. Le geste de la Belgique

Quatre députés belges se sont rendus, en début de semaine, à l’ambassade du Maroc à Bruxelles pour déposer une demande officielle au roi Mohammed VI. Dans le document, les quatre signataires, au nom de diverses sensibilités sociales et politiques en Belgique, demandent au roi d’intervenir pour faire bénéficier les 13 femmes condamnées dans le scandale pornographique d’Agadir, d’une mesure de grâce. Cette initiative fait suite à la constitution, quelques jours auparavant, d’un comité de soutien (en Belgique) regroupant plusieurs acteurs de la société civile et politique.


IER/CCDH. Benzekri, juge et partie

Driss Benzekri, toujours président de l’IER. Et le même Driss Benzekri, promu président du CCDH. Le cumul est-il naturel ? Les défenseurs des droits de l’homme se posent la question avec insistance. Surtout que l’IER est censée être une instance "indépendante", que le CCDH est statutairement lié au Palais et qu’à ses débuts, la première a bataillé pour se démarquer de la seconde jusque dans la symbolique des locaux et des lieux de réunion. Aujourd’hui, alors que le mandat de l’IER est officiellement prorogé jusqu’en novembre, Benzekri se retrouve pour cette dernière phase, juge et partie. Surtout si le rapport final de l’IER devait être soumis pour consultation au CCDH !


Hollande. Le meurtrier de Van Gogh

Lundi dernier a débuté, à Amsterdam, le procès de Mohammed Bouyeri, le Maroco-Néerlandais accusé d’avoir égorgé le cinéaste néerlandais Théo Van Gogh en novembre dernier. Vêtu d'une djellaba noire, Bouyeri est resté impassible à l'audience, refusant de s'exprimer. Il risque deux fois la prison à vie : une fois pour ce meurtre, et une autre fois pour avoir empêché, par ses menaces de mort, le travail de la députée Ayaan Hirsi Ali.
Bouyeri a avoué "se reconnaître dans les accusations" du procureur F. Van Straelen. Selon ce dernier, "l'accusé n'a pas sa place dans notre société ouverte". Il a requis la peine maximale et le retrait du droit de vote. Bouyeri s’est adressé mercredi à la mère du réalisateur : "J’ai agi par conviction, et non pas parce que je hais votre fils". Depuis ce meurtre, les Pays-Bas sont en voie de perdre leur légendaire tolérance. Le gouvernement de centre droit veut enrayer la radicalisation des musulmans de Hollande. En attendant, le sort de Bouyeri, lui, paraît scellé. Verdict le 26 juillet.


Nadia Yassine. "Jetez-moi en prison !"

Avec le report sine die de son procès absurde pour "atteinte à la monarchie", la polémique Nadia Yassine est en train – Dieu merci – de s’éteindre. Ce qui n’arrange pas du tout la concernée. Aussi en remet-elle une couche, sur une lettre ouverte publiée par l’hebdomadaire Al Bidaoui. Le "style Nadia", mélange peu subtil de raillerie et de martyrologie, y est exposé dans toute sa splendeur. Se délectant de sa crucifixion publique, elle déclare même (trois fois) vouloir… aller en prison ! Le finish est superbe : "dévoiler la supercherie du siècle ne mérite-t-il pas mille procès, et même de mourir à l’issue d’un procès ?". Rassure-toi, Nadia : le pouvoir est peut-être bête, mais pas au point de te faire ce plaisir.


Justice. La CSJ n'a rapporté que 40 millions

40 millions de DH : c’est, dixit Mohamed Bouzoubaâ, le montant que l’état a pu récupérer, par le biais de la défunte CSJ (Cour Spéciale de Justice, qui a cessé d’exister en 2004), à l’issue des procès pour détournements de deniers publics. Un montant ridicule, quand on sait que le total des amendes prononcées par cette même CSJ, au bout de procès homériques, se monte à 14 milliards de DH. En pourcentage, l’état n’a ainsi récupéré que moins de 0,3% de ce qui lui est dû. Difficile dans ces conditions de dire, comme le prétendait le discours officiel, que la CSJ avait été créée, en son temps, pour récupérer l’argent pillé par les dignitaires de l’ancien règne.


Londres. L'erreur Guerbouzi

Mohamed Guerbouzi continue à donner des cheveux blancs aux services marocains. Pisté par les services le lendemain des attentats de Londres et déclaré absent à son domicile à Londres, Guerbouzi avait été considéré comme étant en fuite. Trois jours après, l’intéressé a démenti être recherché par les autorités britanniques, dans une déclaration qu'il a lue sur la chaîne qatariote Al-Jazira. Et puis, au moment de sa supposée "fuite", il était entre les mains du M6, les services britanniques, pour répondre à des questions relatives justement aux attentats de Londres. Simple erreur de casting des services marocains, dûment relayée par une certaine presse ?


Prison. Tazmamart à l’image

"Vivre à Tazmamart" documentaire de moyenne durée (72 minutes) produit par une boîte de production hexagonale et financé par la fondation France Libertés de Danielle Mitterrand vient d’être projeté en avant première mondiale à Marseille. Christine Daure-Serfaty a servi de fil conducteur pour ce travail sur la mémoire, dans lequel on devrait retrouver, par ailleurs, les témoignages d’anciens pensionnaires du mouroir de Tazmamart comme Ahmed Marzouki, Mahi Binebine, Salah Hachad et Abdellatif Belkebir.


Formation. Les imams et le sida

Samedi 9 juillet, l’hôtel Farah abrite un évènement inédit. Des imams sont réunis par le ministère des Affaires islamiques pour apprendre une approche moins bornée du Sida. Trois malades sont dans la salle. Les religieux les saluent, les invitent à une soirée de gala soufie et leur demandent de prier pour eux. Les imams, hier tentés de stigmatiser les séropositifs, apprennent à avoir de la compassion à leur égard. Ahmed Abbadi, le directeur des Affaires islamiques, les incite à modérer leurs jugements. Sachant que le préservatif est un moindre mal par rapport à la mort pouvant résulter d’un acte sexuel sans protection, il les invite à ne pas en réprouver l’usage obstinément. L’ALCS, partenaire de cette formation, estime que la glace est brisée. En attendant mieux.


Rectificatif.

Dans notre précédente édition, du 9 au 15 juillet, l'article intitulé "les huiles malsaines de Meknès" contenait un paragraphe qui précisait que "des rumeurs persistantes impliquant l'homme d'affaires et touche-à-tout Moulay Messaoud Agouzzal (…) continuent de circuler". Il ne s'agit donc que de rumeurs, par essence infondées. En effet, il a bien existé en 1959 une affaire d'huiles frelatées à Meknès, impliquant la marque Moulay ; un jugement s'en est suivi et cinq condamnations à mort ont été prononcées à l'encontre des accusés. Le nom de Moulay Messaoud Agouzzal n'est cité aucune fois dans toute cette affaire, mais l'amalgame entre le nom de l'industriel en huiles de table de Meknès et le nom de la marque a la peau dure. Nous présentons donc nos excuses à Moulay Messaoud Agouzzal pour avoir alimenté la confusion autour de son nom, ainsi que pour le préjudice qu'il aurait pu subir à la suite de la parution de cet article.


Départs volontaires. Boussaid piégé

La direction de la modernisation de la fonction publique, qui centralise les départs volontaires (des fonctionnaires) à la retraite, est secouée par un vaste mouvement… de départs volontaires. C’est l’éternelle histoire de l’arroseur arrosé. Pas moins de deux directeurs et sept chefs de divisions ont demandé à bénéficier du départ volontaire à la retraite. Le ministre Mohamed Boussaïd risque ainsi de perdre son inspecteur général et le directeur des ressources humaines nommés pourtant par dahir et les sept autres chefs de divisions. Le climat délétère qui règne dans son département serait derrière cette catastrophe naturelle !


Révélations. Retour sur le scandale Tabit

Coup de chapeau à nos confrères d’Al Jarida Al Oukhra. Leur dernier dossier de couverture livre une foule de détails croustillants, et jusque là inconnus, sur le fameux scandale Tabit – du nom de ce commissaire de police exécuté en 1993 à l’issue d’une retentissante affaire de mœurs. On y découvre notamment une scène hallucinante mettant aux prises Tabit, nu et hors de ses esprits, deux filles, tout aussi nues mais sachant parfaitement ce qu’elles faisaient, et un brave réparateur de matériel vidéo, attiré par le commissaire pervers dans son antre. On y découvre surtout le mystère de la "cassette 32", une pièce à conviction non présentée au procès. Selon toute vraisemblance, elle montrerait les ébats de hauts responsables, filmés par Tabit.


Prostituées. Parole de Laânigri !

Lorsque le roi a récemment rendu visite au service des maladies infectieuses à Casablanca, le professeur Hakima Himmich l’a sensibilisé au harcèlement policier et judiciaire que subissent les prostituées qui portent des préservatifs sur elles. Réunie avec Hamidou Laânigri, sur directive royale, elle a obtenu de lui un engagement ferme pour que les agents de police changent de comportement et n’entravent plus les efforts de l’association qui veille à protéger ces jeunes dames. Le général a même obtenu du ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, la promesse d’émettre une circulaire à cet effet.


Skhirat. Une stèle pour les victimes

L'association des familles des victimes du putsch manqué de Skhirat (1971) a tenu, comme prévu, un débat public au cours duquel un documentaire a été projeté. La bonne nouvelle, c’est qu’une stèle commémorative du drame, dédiée à la mémoire des victimes, a été remise au maire de Rabat, Omar Bahraoui. Avec la stèle, les dizaines de victimes de ce triste après-midi de juillet 1971 ont enfin une chance de dormir en paix.


Visa. La France s’informatise à fond

Lors d'une rencontre, en début de semaine à Marseille, consacrée à "l'entrée et au séjour des étrangers en France", Nicolas Sarkozy, a présenté les détails concernant la mise en place, dès 2006, d’une nouvelle direction chargée des dossiers immigration, asile, intégration et nationalité. Dotée d'un réseau de transmission informatique facilitant la communication entre les consulats et les préfectures, cette structure devra recenser avec précision le nombre de visas de trois mois délivrés et celui d'étrangers restés en France une fois ce délai expiré. Les candidats marocains au hrig administratif sont prévenus.


3 questions à Abdelfattah Fakihani (Journaliste à l’AFP et ancien prisonnier politique)

Dans le livre que vous publiez cette semaine, Le Couloir, vous évoquez l’époque antérieure à votre détention. était-ce pour rappeler votre identité première, de non détenu ?
Oui, mais dans cette phase antérieure, il y a deux parties. La plus récente concerne les années de militantisme dans l’espace estudiantin à Rabat. Celle-ci paraît logique et justifiable. L’autre partie, de mes premières années d’éducation à Marrakech, permet, elle, de montrer le substrat culturel de mon devenir politique.

Dans la phase de détention et de torture, vous êtes assez pudique. Est-ce pour vous démarquer de la littérature de vos ex-camarades, parfois voyeuriste ?
J’ai toujours été considéré comme timide et pudique. Cela fait partie de mon tempérament. Il est vrai parfois que certains écrits sont trop directs. C’est une affaire de goût. Je suis tenté, en écriture, par une forme d’élégance. C’est en relation avec mon éducation, très pudique.

Dans la dernière partie du livre, vous évoquez l’après détention. Là, par contre, vous êtes les premier à évoquer la prison après la prison. Etes-vous marqué à vie ?
Je pense au public qui ne sait pas tout. Aussi, ai-je voulu raconter autant la galère dans les commissariats que les difficultés à la sortie de prison. Lorsqu’on a connu une longue détention, on est forcément marqué à vie.



Billet. L’Etat absent (par Driss ksikes)

Ainsi donc, le conseil des ministres, que préside le roi Mohammed VI par la force de la loi, ne s’est réuni en 2005 que deux fois : en janvier et juillet. Les commentateurs ont coutume de dire, "C’est la faute au roi qui voyage trop". Simpliste. D’abord, il ne voyage pas plus que ses confrères, les chefs d’état. Et même, lorsqu’il s’envole vers une île exotique, il ne coupe pas l’écoute. Puis, dès qu’il revient, il reprend son bâton de pèlerin et sillonne le pays traquant les zones d’exclusion. Première conclusion, le roi n’est donc pas absent, mais a d’autres priorités. Il préfère travailler en comité restreint, avec des équipes qui réagissent au quart de tour, sans formalisme. Et les projets de loi, les décrets, ces textes qui lubrifient le fonctionnement de l’appareil de l’état ? Ils peuvent attendre. Et les ministres qui ont l’air ridicule, tant que leurs chantiers sont juridiquement en suspens ? Ils n’ont qu’à gérer l’existant, c’est déjà énorme. Et les parlementaires qui se tournent les pouces faute de projet portant le sceau royal ? Ils n’ont qu’à faire semblant, comme d’habitude. Deuxième conclusion : ce n’est pas le roi qui est absent, mais l’état qu’il chapeaute et incarne. L’état est certes présent, comme pouvoir qui réagit à ses opposants, voire comme structure qui quadrille le territoire et gère des chantiers en friche. Mais absent comme système de pouvoir institutionnel qui se démarque de l’arbitraire du Makhzen et de ses voies parallèles. À ce rythme, le Maroc deviendra au mieux une "Choura" où le chef d’état prend des décisions "concertées", mais pas vraiment une démocratie où des contre-pouvoirs risquent régulièrement de remettre en cause les hautes directives. Faut-il s’en plaindre ? Oui. Parce qu’un état sans institutions autonomes qui se contrôlent mutuellement n’est pas viable à long terme.



Billet. Wilcoume 2006 (par Karim Boukhari)

S'il n’y avait qu’une chose à sauver de la télévision marocaine, ce serait la pub. Définitivement. Vous voulez une démonstration ? La pub pour l’opération Marhaba 2006 (appréciez l’intitulé !) de la Fondation Mohammed V pour la solidarité. Le film est un régal. Sur un fond d’images dignes du premier "Mad Max", faites de paysages désertiques et de lumières froides, des visages de (jolies) femmes défilent pour nous annoncer, avec cette voix feutrée, parfois gutturale, pleine de promesses : "Donnez à boire à vos enfants… Ne vous arrêtez pas dans les endroits non sécurisés… Rejoignez notre aire de repos la plus proche… Alloooo, un problème ? Contactez le garage, le commissariat, le plus proooche". Waou ! Le plus beau dans cette affaire, et c’est le propre de la pub, c’est qu’on n’est pas obligé de tout croire. Ce n’est pas le but. Ce qui compte, c’est de rêver : à ces endroits sécurisés qui ne veulent rien dire de concret, à ces aires de repos qui ont le mérite d’exister, mais qui ressemblent à de gigantesques campings pour regroupements familiaux, à cette eau fraîche (mais encore faut-il la trouver) que vous allez donner à boire à vos enfants, etc. Vraiment, l’opération Marhaba 2006 est un bonheur pour les yeux, les oreilles. Une réussite artistique. Je parle de la pub, bien entendu. Et l’effet est encore meilleur quand ce joli film est intercalé entre un vulgaire flash d’info et la énième diffusion du pourtant excellent "Salut cousin", toujours tronqué de la scène où Gad El Maleh se perd délicieusement dans un sex-shop, ou encore le plan où la trop rare Ann-Gisel Class expose ses charmes si discrets… Ça, c’est de la pub, mon vieux !



Vite !

Selon le journal israélien Yediot Aharonot, deux représentants du ministère des Affaires étrangères se sont déplacés, la semaine dernière au Maroc, pour relancer les pourparlers sur la reprise des relations diplomatiques entre Tel Aviv et Rabat. Les deux officiels israéliens auraient croisé le fer, à cette occasion, avec des responsables marocains.

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C'est finalement Driss Benzekri, actuel président de l’IER, qui vient d’être nommé à la tête du CCDH. Il sera secondé, au poste de secrétaire général, par Mahjoub El Haiba. Comme son supérieur direct, El Haiba a également fait ses classes à l’IER. Il est en outre un proche parent de Mohamed Moatassim, qui fait partie du cercle des conseillers du roi.

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Geste inédit, le tribunal administratif a décidé de mettre sur pied une commission chargée d’évaluer les dommages subis par la revue Wijhat Nadar, suite à la saisie d’un numéro consacré à "L’armée, les islamistes et la monarchie". Prise en 2002 par Driss Jettou, alors ministre de l’Intérieur, cette décision administrative est aujourd’hui sur le point d’être compensée.

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Le bureau central de l’AMDH a rappelé à l’ordre son représentant à Agadir, qui s’était littéralement fourvoyé en déclarant que "le procès (et les condamnations) des 13 filles, dans le scandale pornographique, était équitable". "Ces femmes, estime l’AMDH dans un communiqué, sont d’abord des victimes de la pauvreté et de l’exclusion". Ouf !

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Un livre sera bientôt consacré à l’un des plus grands footballeurs de l’histoire du Maroc : Abdelmajid Dolmy. L’ouvrage, signé Karim Idbihi, ami d’enfance de Dolmy et directeur du journal sportif "Al Boutoula", sera dans les bacs en septembre prochain. L’hommage ainsi rendu à l’ancien maestro du Raja est mille fois mérité (lire aussi l'article p. 34).

 
 
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