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Par Khalid Tritki
Textile. Le plan de relance dévoilé
L'association marocaine des industries du textile et de lhabillement (Amith) peut enfin respirer. Le plan de relance pour lequel elle a bataillé depuis le début de lannée verra enfin le jour. Karim Tazi, son président a dévoilé le contenu du plan lors de lassemblée générale ordinaire de lAmith, tenue jeudi 14 juillet à Casablanca. Ledit plan prévoit des mécanismes de financement relookés. Dans le cadre du Foman, lapport en fonds propres des entreprises se limite à 10%, au lieu de 20% auparavant. Lengagement des fonds peut aller jusquà 40%, |
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| avec un plafonnement à 5 millions de dirhams. Un fonds de restructuration servira à sortir les entreprises de la crise dendettement. Le montant est plafonné à 20 millions de dirhams et sera offert à des taux allant de 5,3% à 6,8%. La banque est tenue de traiter le dossier dans un délai de 8 semaines au maximum. Les demandes de crédits doivent être appuyées par des business plan bancables réalisés avec le concours de lagence de la PME. Cette obligation, si elle est respectée, évitera que le fonds de restructuration ne serve quà récupérer les cautions personnelles (villas et appartement hypothéqués). à cela sajoute lalignement fiscal des fournisseurs sur le régime des producteurs de produits finis. Sans oublier que le gouvernement a promis dautres mesures fiscales pour 2006. Les frais portuaires seront revus à la baisse, grâce à la libéralisation du secteur. Il reste à ramener les transporteurs à la raison, notamment en réduisant les coûts et en respectant les Incoterms (règles établissant la responsabilité au niveau du commerce international). Et in fine, le fonds de promotion sera de 20 millions de dirhams. |
Télécoms. Méditelecom global
Le deuxième opérateur de téléphonie mobile vient de décrocher une place dans le fixe. LAgence Nationale de Réglementation des Télécom lui a accordé trois licences, la boucle locale, le backbone et linternational. La nouvelle est telle que Othmane Benjelloune, PDG de Méditelecom, présidera lui-même la prochaine sortie médiatique, prévue cette semaine pour annoncer la stratégie de lopérateur. Les deux autres concurrents sont toujours en compétition pour le lot restant. Orascom et Maroc Connect ont été priés de présenter des informations complémentaires. Selon lagence, cela prendra du temps avant de les départager. à noter que la concurrence porte sur loffre avec la mobilité restreinte. Lheureux gagnant aura non seulement des licences fixes, mais pourra dans 18 mois exploiter la téléphonie mobile. |
Imprimerie. Fin dun monopole
Le quotidien Al Ahdath Al Maghribiya nest pas seulement passé à la couleur et na pas seulement changé de format, il a aussi importé une "rotative bobine" de 3 étages pouvant imprimer jusquà 40.000 exemplaires par heure, avec sécheur intégré. "Le monstre", comme lappellent affectueusement ses propriétaires, aura coûté la bagatelle de 62 millions de dirhams. Un investissement titanesque, appelé à être amorti sur 10 ans. Outre Al Ahdath, dont le tirage est aujourdhui à 100.000 exemplaires/jour, la nouvelle machine pourra aussi imprimer des magazines en couleurs à tirage élevé. Jusquà présent, seule limprimerie casablancaise Idéale avait cette capacité. Un monopole est brisé. |
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Les off
Un bateau de pêche appartenant à la société gérée par Khadija Doukali, présidente de la Fédération des Industries de la Mer, a été saisi pour créance non honorée. Cela ne l'a pourtant pas empêché de prendre la mer sans documents de bord (lacte de nationalité, licence, assurance...). Le ministère de tutelle a demandé à la marine royale de l'intercepter. Chose qui na pas encore été faite à la rédaction de ces lignes.
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Cette semaine sera décisive pour laffaire opposant Azeddine Lakhouaja au groupe Saoudien Dallah Al Baraka. Deux affaires en justice seront jugées mardi et mercredi. Lune en appel à Marrkech, porte sur léviction de la société Helios, locataire du Palais des roses international (PRI). La deuxième audience, prévue à Agadir, concerne lannulation de laugmentation de capital de PRI. |
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Industrie. Loffshoring en 2006
Le ministre de lIndustrie et du Commerce, Salaheddine Mezouar a (re) présenté sa stratégie industrielle au sein du conseil national du patronat. Alors que tout le monde sattendait à lannonce des actions de concrétisation, les patrons présents nont eu quune présentation des méthodes utilisées par le cabinet Mckinsey et des bribes sur lavenir de la stratégie. De cette réunion, il ressort que le volet offshoring sera opérationnel à partir de 2006. Des mesures dincitation et de financement seront prévues dans la prochaine loi des finances. Pour le reste, il faut prier et attendre. Selon des indiscrétions à Rabat, la copie de Mezouar peine à décrocher laval royal. Les 700 mesures dictées par Mckinsey seront difficiles à concrétiser et le gros du blocage réside dans le financement et les baisses fiscales. |
Banque. Dictature à la BCP
Le PDG de la banque centrale populaire (BCP) est tombé dans le piège de labus. En violation des statuts de la banque, il a pris la décision de décharger le directeur des grandes entreprises et institutionnels de ses fonctions. Ce nest pas un licenciement, mais une mise à lécart qui na pas été justifiée. Après deux ans de tentative de conciliation, Fouad Kohen sort de son mutisme et adresse une lettre à Diwan Al Madalim. Selon cette missive, Omary, fort de ses pouvoirs, a désigné un intérimaire à la place de Kohen sans respecter la procédure de passation des pouvoirs. Autrement dit, si lintérimaire fait un faux pas, cest Fouad Kohen qui en portera le chapeau. Bizarre quun PDG ignore ses statuts à ce point. Si ce nest pas de la vindicte, cest sûrement de labus de pouvoir. |
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Bravo
La sortie de Hassan Chami dans lhebdomadaire La Vérité est unique dans son genre. Non seulement le patron des patrons sest déchaîné, mais il a dépassé les limites quil sest toujours fixé, certainement pas par pudeur. Ses déclarations tranchent par leur ton direct et leur teneur hautement politique. Savourez cette certitude : "[Il] naurait pas accepté dêtre Premier ministre" si le poste lui avait été proposé dans les mêmes conditions que celles imposées à Driss Jettou. Sur ce dernier, Chami est catégorique : lhomme |
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veut faire, mais "on lui a coupé lherbe sous les pieds". Le pouvoir de la Primature est amputé, car le Premier ministre ne peut sanctionner un bras cassé, ni le renvoyer. Les entreprises payent des impôts lourds sans garantie de contrepartie. En gros, Chami ny est pas allé par quatre chemins. Il a pris des risques en affichant ainsi le fond de sa pensée et son soutien à Driss Jettou. Les faucons de Rabat ne le rateront pas. Et il ne faut pas sétonner si demain on apprend que Hassan Chami aurait usé de manuvres peu orthodoxes pour senrichir, alors quil était fonctionnaire de létat. Il est ainsi averti.
Revenons à la raison de cette sortie musclée. Pourquoi un patron paisible, en fin de parcours institutionnel, choisit-il si ouvertement son camp ? La critique de Hassan Chami est adressée aux courtisans du Palais. Le message est clair : le Maroc gagnerait à clarifier ses rouages décisionnels. Qui fait quoi est le point nodal de la renaissance marocaine. |
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