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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Sahara. Mobilisation tous azimuts
| Le Maroc serait-il en négociation (et avec qui ?) sur le dossier Sahara ? La question est dans lair depuis quelque temps et personne, dans la classe politique, ne semble lécarter. "Ce ne serait pas nouveau, de toutes les façons, commente ce dirigeant socialiste qui a requis lanonymat. Les canaux de communication nont jamais été fermés et, quand ce nest pas directement avec lAlgérie ou le Polisario, cest par lentremise de la France ou de lEspagne, principalement". On prête, dailleurs, à Taïeb Fassi Fihri, une rencontre au sommet, la semaine derrière à Paris, avec Ould Bouhali, le ministre de la Défense du Polisario, laquelle rencontre aurait eu lieu en |
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| présence dune importante personnalité politique française
Parallèlement à ces négociations, réelles ou supposées, le roi a décidé, et cest une première, de faire participer la classe politique à une action de lobbying à grande échelle. Une réunion a eu lieu dans ce sens il y a près de deux semaines, regroupant le roi et les partis de la majorité, en plus du PJD. "Le roi nous a invités, explique lun des participants, à désigner, chacun, une liste de personnalités issues de son parti, pour constituer des délégations qui sillonneront le monde". Le roi a également demandé à ce que des ministres-députés ou chefs de parti soient du voyage. Des ministres comme Biyadillah, Laenser, ou Benabdellah, sont déjà partis en tournée en Amérique latine et en Afrique. À noter que les partis, et contrairement à la version officielle, nont pas toujours été absents des débats (et de laction sur le terrain) sur le Sahara. Cest notamment le cas de la GSU, de lUSFP ou du PPS. |
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Diplomatie. Baraka va à Ryad
Un important mouvement devrait affecter le département des affaires étrangères marocain. Une première liste de 26 noms aurait été ainsi communiquée, en milieu de semaine, correspondant aux nominations à venir et dont lofficialisation ne devrait plus tarder (sous réserve des "agréments" des pays tiers). Parmi les principales nouveautés, Abdeslam Baraka, ancien ambassadeur en Espagne, se retrouverait ambassadeur du royaume en Arabie Saoudite. Pour le reste, lessentiel des mouvements consisterait en des permutations, mais aussi en la nomination de certains "politiques" parmi lesquels on devrait retrouver, sauf surprise, Mohamed Louafa, Najib Zerouali et quelques autres. À confirmer. |
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Remaniement. Jettou sur la sellette ?
Il se murmure que le Premier ministre Driss Jettou pourrait faire ses valises juste après la fête du trône. Des sources proches de la Primature parlent déjà d'une baisse dactivité notable en prévision de ce départ. Les conseillers du roi ont rencontré à plusieurs reprises les chefs de partis, officiellement pour le Sahara, mais cela na pas empêché les hommes du roi de consulter les leaders sur les éventuels candidats ministrables. Quelques indices laissent présager de limminence d'un remaniement. Comme celui dune session parlementaire extraordinaire en septembre, décidée par le roi, il y a deux semaines, à lissue dun conseil des ministres à Tanger. |
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Guerbouzi. Bouzoubaâ na pas abdiqué
Au cours de la visite, il y a une semaine, de Kim Howells, ministre britannique délégué aux Affaires étrangères, le ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ a réitéré la demande marocaine d'extradition de Mohamed Guerbouzi, résidant actuellement en Grande-Bretagne.
Le chef présumé du Groupe islamique Combattant Marocain (GICM) reste, pour les Marocains, impliqué dans les attentats de Casablanca de mai 2003 et de Madrid de mars 2004. Guerbouzi, qui a obtenu l'asile politique en Grande-Bretagne dans les années 1980, a fait l'objet de plusieurs demandes d'extradition de la part du Maroc, alors que les enquêteurs britanniques lont lavé de tout soupçon. |
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Piraterie. Attention à vos portables !
Le ministère de lIntérieur a émis cette semaine, une étrange circulaire. "Si un correspondant vous laisse un message vous demandant de le rappeler sur le 0607 745 241, ne le faites surtout pas, vos factures de téléphone portable augmenteront sans commune mesure". Voilà ce que dit le message destiné à une large diffusion auprès du public. Cest, en fait, une mesure pour se prémunir contre un large réseau de piraterie non encore démantelé. Autre conseil, de la même source : "Si vous recevez un appel et que ACE saffiche sur votre portable, ne répondez pas, annulez lappel". Naâm sidi ! |
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Tindouf. Evasion de quatre soldats marocains
Quatre soldats marocains viennent de réussir leur évasion des prisons de Tindouf. Les rescapés, qui ont rallié le Maroc par voie terrestre, sont actuellement à la base militaire dAgadir. Lun deux est lieutenant, les trois autres appartenant respectivement aux forces auxiliaires et à larmée de terre. Les quatre hommes étaient tombés entre les mains du Polisario en 1987, peu avant les accords de cessez-le-feu. Cette évasion, qui intervient au moment ou Mohamed Abdelaziz a annoncé la prochaine libération des derniers prisonniers marocains, ne constitue pas une nouveauté. La première évasion de prisonniers marocains avait eu lieu, daprès des sources officieuses, en 1992. |
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Arrestations. Tamek et les autres
C'est nouveau, Ali Salem Tamek nest plus seulement "un sympathisant idéologique" mais "un relais organisationnel" du Polisario. Ce nouveau statut dont la police marocaine laffuble explique son arrestation spectaculaire en début de semaine. Une fois laéroport de Laâyoune encerclé, il a été arrêté sur la passerelle du vol Régional Air Lines, provenant de Las Palmas. Le mot "enlèvement" serait abusif, parce que le procureur a sorti un communiqué. Mais où est le prévenu, au commissariat ou en prison ? Black out. Le même flou artistique entoure larrestation brusque des dirigeants du Forum Vérité et Justice. "Suite aux manifestations de Laâyoune", Mohamed Moutawakil et Gaoudi Fdili ont été cueillis à 6h du matin, au domicile de Moutawakil à Casablanca, par une dizaine de civils, refusant de présenter leur identité. Transférés à leur tour à Laâyoune, leur sort nest pas encore élucidé. Jusquoù ira le tour de vis sécuritaire au Sahara ? |
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Sondage. Les Marocains et lislam
Le Pew research center, institution américaine spécialisée dans les grands sondages dopinion, a rendu publics les résultats dune enquête effectuée au Maroc en juin dernier. Les résultats, publiés par Attajdid le 18 juillet, sont édifiants. 75% des sondés pensent en effet que lislam devrait avoir un plus grand rôle dans la vie politique marocaine. Pourquoi ? Pour contrer le relâchement moral (pour 44%) ou linfluence de lOccident (pour 29%). 70% des Marocains se considèrent musulmans dabord, contre 23% qui mettent en avant leur nationalité. Par ailleurs, 83% des Marocains condamnent les attentats-suicide contre des civils au Maroc... contre 13% qui les trouvent justifiés (rarement, parfois, ou souvent) ! |
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Précision.
Nos lecteurs ont dû se demander qui étaient les auteurs de lEtude du Centre psychiatrique universitaire dIbn Rochd, dont les chiffres et les conclusions ont été abondamment cités dans le dossier, "Problèmes sexuels, osez demander !" (TelQuel n°185). Il sagissait en fait de la pionnière de la recherche en sexologie dans luniversité marocaine, le Pr. Nadia Kadiri, ainsi que de ses collègues S. Berrada, Kh. M. Alami, F. Manoudi, L. Rachidi, S. Maftouh et I. Tazi. Létude avait été présentée au Congrès de la société marocaine de sexologie en septembre 2004. Nos excuses pour ce malheureux oubli. |
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Agadir. Soutien aux victimes de Servaty
L'association Anaruz, pour soutenir les 13 victimes du scandale pornographique dAgadir et leurs familles, a vu le jour, samedi dernier, dans un hôtel à Agadir. Deux familles de victimes ont participé à la création de ladite association. à noter par ailleurs quune pétition circule sur internet (sur anaruz_agadir@yahoo.fr), pour demander la révision des procès en cours et la suspension des recherches sur les dizaines de femmes en fuite. Les signataires espèrent apporter, à linstar du réseau de soutien qui sest constitué en Belgique, "une aide morale et matérielle à des femmes, et à des familles, déjà sanctionnées par les tribunaux et la société". |
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Polémique. Aouita tire sur Benslimane
"Les réformes du sport passent par la mise à lécart du général Housni Benslimane", voilà ce qua titré, cette semaine, notre confrère Assahifa qui est allé interviewer lancienne gloire de lathlétisme marocain, Saïd Aouita. Cette déclaration fracassante ne surprendra pas les initiés. Aouita a toujours clamé, en aparté, quil devait sa mise en quarantaine depuis son départ à la retraite, à certaines mesures qui auraient été dictées par le général. "Un jour, il mavait appelé pour tourner une pub, jai refusé, il ma dit que cétait pour un produit qui appartenait au roi
". Aouita na jamais tourné cette pub et cest ainsi quil sexplique, en partie, sa mise à lécart. |
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France. On exploite bien nos paysans
L'affaire n a pas fait grand bruit. Elle se déroule en France, à Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône). Depuis le 12 juillet, les 240 saisonniers marocains et tunisiens employés par la Sedca pour ramasser les pêches et les abricots du plus grand producteur de fruits de la région, font la grève de la cueillette. Sous contrat OMI (Office des Migrations Internationales), ils ont manifesté le 17 juillet, avec la CGT, pour dénoncer leurs conditions de travail et de vie : arriérés de salaires, travail six jours sur sept et 10 hueres par jour pour des contrats de six à huit mois... Nos saisonniers vivent dans des logements préfabriqués délabrés, payent un loyer de 62 euros par individu et par mois, alors que le contrat signé fait état d'un logement sous la rubrique "avantage en nature". |
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Al Jazeera. Labus dun ministre
Comment le ministre de la Communication Nabil Benabdellah en est-il arrivé à retirer son accréditation au journaliste dAl Jazeera, Adeslam Razak ? Les faits : suite aux dépêches de la MAP et de lAFP annonçant larrestation dAli Salem Tamek, la chaîne qatarie demande à Razak de recueillir des déclarations à Laâyoune. Ce quil fait auprès d'un indépendantiste, estimant sur antenne que "Tamek a été enlevé". Le ministre, profitant dun flou juridique qui dure sur la question des accréditations, a donc sanctionné le journaliste pour les paroles dun interviewé et non pour "informations mensongères", comme précisé dans le communiqué. Que Razak nait pas équilibré ses intervenants est un fait mais un ministre nest pas habilité à en juger. |
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Agadir. Des explosifs dans les égouts ?
Panique à Agadir, mercredi dernier, quand la police locale a trouvé ce qui ressemblait bien à deux charges d'explosifs. La découverte a été faite dans une bouche dégout, au quartier de Bouargane, sur les hauteurs de la ville. Les éboueurs ont été les premiers sur les lieux, suivis par un contingent de policiers et de militaires qui ont procédé à lévacuation des "explosifs". Mais sagissait-il réellement dexplosifs ? Une source officielle à la préfecture dAgadir nous a fait le commentaire suivant : "Ce sont deux projectiles déjà utilisés, sans danger pour la sécurité. On ignore pour le moment comment elles ont atterri dans une bouche dégoût". |
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Arrestation. Lovat coincé au Brésil
L'entrepreneur suisse Jean-Victor Lovat, lhomme par qui le scandale Laâfora et Slimani est arrivé, a été arrêté la semaine dernière au Brésil suite à une plainte déposée contre lui par un homme daffaires américain. Demandé par la justice marocaine, Lovat sest toujours refusé de répondre à la citation à comparaître qui lui avait été envoyée par les canaux diplomatiques dans le cadre des conventions judiciaires internationales. |
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Débauche. Des Saoudiens renvoyés chez eux
21ressortissants saoudiens ont été embarqués manu militari pour Ryad en début de semaine. Inculpés dans une affaire de prostitution à Marrakech, ils ont été conduits par la police à lAéroport Mohammed V, avec interdiction de revenir au Maroc. 18 filles sont poursuivies en état de liberté provisoire pour "racolage et prostitution". Les Saoudiens, de hauts cadres des administrations des Finances, de l'Agriculture, de lIntérieur et de lEnseignement, pour la plupart mariés, devraient aussi être poursuivis en Arabie Saoudite pour "débauche et adultère". Une première ? |
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3 questions à Azeddine Akesbi (Secrétaire général de Transparency Maroc)
Le Premier ministre a enfin reçu une délégation de Transparency Maroc (TM). Est-ce un signe de confiance ou bien plus ?
Je pense que cette réunion a eu lieu dans un contexte précis. Le classement du Maroc selon lIndice de Perception de la Corruption se dégrade. Et le gouvernement a lintention de ratifier la convention de lONU. Il faut donc être en harmonie avec les standards internationaux.
Driss Jettou vous a-t-il donné des gages suffisants à propos de lindépendance de lobservatoire de lutte contre la corruption ? |
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Le Premier ministre nous a rassurés. Il est daccord pour que lagence soit indépendante et crédible. Il tient également à ce quil y ait une concertation continue avec TM et dautres partenaires. Maintenant, il va falloir discuter plus finement des mesures concrètes. Et rien ne nous empêche de dire non lorsquon nest pas daccord. On na plus le droit de décevoir la population.
Quest-ce qui a changé par rapport à 2001, lorsque le partenariat gouvernement-TM sest avéré être un flop ?
Aujourdhui, il semble être question de stratégie, alors quen 2001, le but était essentiellement de la médiatisation. Actuellement, il est question de réforme de la déclaration du patrimoine et de dépassement de limpunité personnelle et institutionnelle. En gros, nous avons reçu un signal positif. Espérons quil va se concrétiser.- |
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Billet. Politique de croyance (par Driss ksikes)
"Le Sahara est une affaire nationale. Elle est donc du ressort du roi". La phrase de Aïssa El Ouardighi, prononcée dans la légendaire émission Hiwar, restera dans les annales, même lorsque lui et ses hommes se seront dissous dans la marmite de lUSFP. Cette assertion montre que même un parti traînant des vestiges de rationalité, ne sautorise pas à réfléchir par lui-même sur une affaire aussi cruciale que le Sahara et préfère sen remettre à la vision royale. Sans le réaliser, en sinterdisant le droit de se démarquer sur "une affaire nationale", (attitude symptomatique de la majorité) ce parti sattribue un statut "moins national" que la monarchie. Or, voyant que ces partis se considèrent comme des mineurs, lentourage du roi les infantilise à souhait. Il lui suffit détablir une tactique (Tindouf, toutes !) pour quils se proposent dorchestrer lhomélie à Laâyoune. Ça ne rate pas, ils sexécutent religieusement. Et quand les plus éclairés tentent de jouer aux plus intelligents, les émissaires du roi les invitent à calmer leurs ardeurs. Tentons le parallèle, même sil peut en choquer plus dun. Lentourage de Abdeslam Yassine incite ses adeptes à croire à ses visions prophétiques au nom dune soumission mystique. Cest lui qui sait, eux nont quà y croire. Et si jamais une particule de son système, de son entourage ou de sa famille, venait à être ébranlée, ses obligés se mobiliseraient pour afficher leur mécontentement en public. Personne ne leur demande daller au-delà. Les affaires sensibles, cest le cheikh et sa garde rapprochée qui sen occupent. Comparez : les affidés du Makhzen comme dAl Adl ne jurent que par une politique dadhésion, non de réflexion. Résultat : Al Adl est aujourdhui un parti que plusieurs cadres raisonnables ont déserté. Et le Maroc, un état où les plus doués des politiciens risquent dopter pour le départ volontaire. |
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Billet. Chaleurs policières (par Karim Boukhari)
Les flics doivent être aussi faciles à reconnaître que les patriotes : des gens qui ont toujours chaud. Adieu les clichés sur les moustaches à lancienne, les impers à la Borsalino & Co., le faible pour la clope et la bouteille, les oreilles sales car très utilisées, ou les têtes qui pendent toujours à 1 heure GMT. Le maître mot est la transpiration. Les flics et les patriotes, comme dautres braves gens de ce pays, suent. Le mercure du thermomètre ny est pour rien. Cest peut-être une question de bouillonnement cérébral, dexcès de patriotisme ou de matières grasses, il faudra demander à des médecins
Personnellement, je me suis toujours demandé si un policier, un bon, nétait pas quun patriote un peu particulier, zélé, dûment affilié aux services de la Sûreté Nationale. Un type bien, peut-être, puisquil lui arrive de remplir sa grille des mots fléchés et dembrasser ses enfants avant de rejoindre sa chambre à coucher. Oui, pourquoi pas. Un moment, jai connu une série de policiers qui se relayaient pour me filer devant chez moi, à mon lieu de travail, aux endroits que je fréquentais. Lun deux ma dit, un jour, très sérieusement : "Nous sommes là pour te protéger, et noublie pas que nous sommes avant tout des patriotes". Je nai jamais oublié. Jai retrouvé le même policier, bien plus tard, dans un endroit public. Il est venu vers moi comme un bon vieux copain : "Alors, ça va ? Et la famille ? Et les affaires ?". Comme la toute première fois où javais bien regardé mon improbable ami, jai remarqué quil avait très chaud. De grosses gouttes de sueur perlaient de son visage quand il crut utile de me rappeler, de la manière la plus amicale, la plus sympathique : "Fais attention à toi, et noublie pas que nous sommes avant tout des
". Patriotes, bien sûr, je ne loublierai jamais, mon cher ami ! |
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Vite !
Le parti de la voie démocratique (Annahj Addimocrati) a repoussé linvitation du conseiller royal Mohamed Moâtassim, à participer à une action concertée de la classe politique au sujet du Sahara. La surprise véritable réside plutôt dans linvitation officielle, quoique informelle, reçue par ce parti, la première en son genre émanant du Palais.
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Le président de lassociation des familles de martyrs du Sahara marocain, Brahim Hajjam, est passé en jugement, mercredi à Sidi Slimane, où il est poursuivi pour "ivresse sur la voie publique et outrage à fonctionnaire". Le procès a été reporté à septembre prochain. "Ce nest pas moi que lon juge, cest lassociation" affirme Hajjam, soutenu par un collectif davocats et de militants associatifs.
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Le 40ème anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka sera célébré, le 29 octobre prochain à Paris, par un colloque international sur "les assassinats politiques, entre crime et raison détat". Bachir, le fils du martyr, sera de la partie, ainsi que des personnages de premier plan comme Leila Chahid, Patrick Baudoin ou Alain Gresh.
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Une chanson sur Abdelkrim Khattabi. Voilà la belle trouvaille de Darga, jeune (et très bon) groupe de rock casablancais, qui a eu la bonne idée, dans le cadre du festival de Casablanca, de faire vibrer le public de la scène El-Hank sur un air à la gloire, dixit le chanteur, "dun héros marocain". Bravo, Les gars. |
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