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N° 186
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Sahara. Mobilisation tous azimuts

Taïeb Fassi Fihri (DR)
Le Maroc serait-il en négociation (et avec qui ?) sur le dossier Sahara ? La question est dans l’air depuis quelque temps et personne, dans la classe politique, ne semble l’écarter. "Ce ne serait pas nouveau, de toutes les façons, commente ce dirigeant socialiste qui a requis l’anonymat. Les canaux de communication n’ont jamais été fermés et, quand ce n’est pas directement avec l’Algérie ou le Polisario, c’est par l’entremise de la France ou de l’Espagne, principalement". On prête, d’ailleurs, à Taïeb Fassi Fihri, une rencontre au sommet, la semaine derrière à Paris, avec Ould Bouhali, le ministre de la Défense du Polisario, laquelle rencontre aurait eu lieu en
présence d’une importante personnalité politique française… Parallèlement à ces négociations, réelles ou supposées, le roi a décidé, et c’est une première, de faire participer la classe politique à une action de lobbying à grande échelle. Une réunion a eu lieu dans ce sens il y a près de deux semaines, regroupant le roi et les partis de la majorité, en plus du PJD. "Le roi nous a invités, explique l’un des participants, à désigner, chacun, une liste de personnalités issues de son parti, pour constituer des délégations qui sillonneront le monde". Le roi a également demandé à ce que des ministres-députés ou chefs de parti soient du voyage. Des ministres comme Biyadillah, Laenser, ou Benabdellah, sont déjà partis en tournée en Amérique latine et en Afrique. À noter que les partis, et contrairement à la version officielle, n’ont pas toujours été absents des débats (et de l’action sur le terrain) sur le Sahara. C’est notamment le cas de la GSU, de l’USFP ou du PPS.


Diplomatie. Baraka va à Ryad

Un important mouvement devrait affecter le département des affaires étrangères marocain. Une première liste de 26 noms aurait été ainsi communiquée, en milieu de semaine, correspondant aux nominations à venir et dont l’officialisation ne devrait plus tarder (sous réserve des "agréments" des pays tiers). Parmi les principales nouveautés, Abdeslam Baraka, ancien ambassadeur en Espagne, se retrouverait ambassadeur du royaume en Arabie Saoudite. Pour le reste, l’essentiel des mouvements consisterait en des permutations, mais aussi en la nomination de certains "politiques" parmi lesquels on devrait retrouver, sauf surprise, Mohamed Louafa, Najib Zerouali et quelques autres. À confirmer.


Remaniement. Jettou sur la sellette ?

Il se murmure que le Premier ministre Driss Jettou pourrait faire ses valises juste après la fête du trône. Des sources proches de la Primature parlent déjà d'une baisse d’activité notable en prévision de ce départ. Les conseillers du roi ont rencontré à plusieurs reprises les chefs de partis, officiellement pour le Sahara, mais cela n’a pas empêché les hommes du roi de consulter les leaders sur les éventuels candidats ministrables. Quelques indices laissent présager de l’imminence d'un remaniement. Comme celui d’une session parlementaire extraordinaire en septembre, décidée par le roi, il y a deux semaines, à l’issue d’un conseil des ministres à Tanger.


Guerbouzi. Bouzoubaâ n’a pas abdiqué

Au cours de la visite, il y a une semaine, de Kim Howells, ministre britannique délégué aux Affaires étrangères, le ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ a réitéré la demande marocaine d'extradition de Mohamed Guerbouzi, résidant actuellement en Grande-Bretagne.
Le chef présumé du Groupe islamique Combattant Marocain (GICM) reste, pour les Marocains, impliqué dans les attentats de Casablanca de mai 2003 et de Madrid de mars 2004. Guerbouzi, qui a obtenu l'asile politique en Grande-Bretagne dans les années 1980, a fait l'objet de plusieurs demandes d'extradition de la part du Maroc, alors que les enquêteurs britanniques l’ont lavé de tout soupçon.


Piraterie. Attention à vos portables !

Le ministère de l’Intérieur a émis cette semaine, une étrange circulaire. "Si un correspondant vous laisse un message vous demandant de le rappeler sur le 0607 745 241, ne le faites surtout pas, vos factures de téléphone portable augmenteront sans commune mesure". Voilà ce que dit le message destiné à une large diffusion auprès du public. C’est, en fait, une mesure pour se prémunir contre un large réseau de piraterie non encore démantelé. Autre conseil, de la même source : "Si vous recevez un appel et que ACE s’affiche sur votre portable, ne répondez pas, annulez l’appel". Naâm sidi !


Tindouf. Evasion de quatre soldats marocains

Quatre soldats marocains viennent de réussir leur évasion des prisons de Tindouf. Les rescapés, qui ont rallié le Maroc par voie terrestre, sont actuellement à la base militaire d’Agadir. L’un d’eux est lieutenant, les trois autres appartenant respectivement aux forces auxiliaires et à l’armée de terre. Les quatre hommes étaient tombés entre les mains du Polisario en 1987, peu avant les accords de cessez-le-feu. Cette évasion, qui intervient au moment ou Mohamed Abdelaziz a annoncé la prochaine libération des derniers prisonniers marocains, ne constitue pas une nouveauté. La première évasion de prisonniers marocains avait eu lieu, d’après des sources officieuses, en 1992.


Arrestations. Tamek et les autres

C'est nouveau, Ali Salem Tamek n’est plus seulement "un sympathisant idéologique" mais "un relais organisationnel" du Polisario. Ce nouveau statut dont la police marocaine l’affuble explique son arrestation spectaculaire en début de semaine. Une fois l’aéroport de Laâyoune encerclé, il a été arrêté sur la passerelle du vol Régional Air Lines, provenant de Las Palmas. Le mot "enlèvement" serait abusif, parce que le procureur a sorti un communiqué. Mais où est le prévenu, au commissariat ou en prison ? Black out. Le même flou artistique entoure l’arrestation brusque des dirigeants du Forum Vérité et Justice. "Suite aux manifestations de Laâyoune", Mohamed Moutawakil et Gaoudi Fdili ont été cueillis à 6h du matin, au domicile de Moutawakil à Casablanca, par une dizaine de civils, refusant de présenter leur identité. Transférés à leur tour à Laâyoune, leur sort n’est pas encore élucidé. Jusqu’où ira le tour de vis sécuritaire au Sahara ?


Sondage. Les Marocains et l’islam

Le Pew research center, institution américaine spécialisée dans les grands sondages d’opinion, a rendu publics les résultats d’une enquête effectuée au Maroc en juin dernier. Les résultats, publiés par Attajdid le 18 juillet, sont édifiants. 75% des sondés pensent en effet que l’islam devrait avoir un plus grand rôle dans la vie politique marocaine. Pourquoi ? Pour contrer le relâchement moral (pour 44%) ou l’influence de l’Occident (pour 29%). 70% des Marocains se considèrent musulmans d’abord, contre 23% qui mettent en avant leur nationalité. Par ailleurs, 83% des Marocains condamnent les attentats-suicide contre des civils au Maroc... contre 13% qui les trouvent justifiés (rarement, parfois, ou souvent) !


Précision.

Nos lecteurs ont dû se demander qui étaient les auteurs de l’Etude du Centre psychiatrique universitaire d’Ibn Rochd, dont les chiffres et les conclusions ont été abondamment cités dans le dossier, "Problèmes sexuels, osez demander !" (TelQuel n°185). Il s’agissait en fait de la pionnière de la recherche en sexologie dans l’université marocaine, le Pr. Nadia Kadiri, ainsi que de ses collègues S. Berrada, Kh. M. Alami, F. Manoudi, L. Rachidi, S. Maftouh et I. Tazi. L’étude avait été présentée au Congrès de la société marocaine de sexologie en septembre 2004. Nos excuses pour ce malheureux oubli.


Agadir. Soutien aux victimes de Servaty

L'association Anaruz, pour soutenir les 13 victimes du scandale pornographique d’Agadir et leurs familles, a vu le jour, samedi dernier, dans un hôtel à Agadir. Deux familles de victimes ont participé à la création de ladite association. à noter par ailleurs qu’une pétition circule sur internet (sur anaruz_agadir@yahoo.fr), pour demander la révision des procès en cours et la suspension des recherches sur les dizaines de femmes en fuite. Les signataires espèrent apporter, à l’instar du réseau de soutien qui s’est constitué en Belgique, "une aide morale et matérielle à des femmes, et à des familles, déjà sanctionnées par les tribunaux et la société".


Polémique. Aouita tire sur Benslimane

"Les réformes du sport passent par la mise à l’écart du général Housni Benslimane", voilà ce qu’a titré, cette semaine, notre confrère Assahifa qui est allé interviewer l’ancienne gloire de l’athlétisme marocain, Saïd Aouita. Cette déclaration fracassante ne surprendra pas les initiés. Aouita a toujours clamé, en aparté, qu’il devait sa mise en quarantaine depuis son départ à la retraite, à certaines mesures qui auraient été dictées par le général. "Un jour, il m’avait appelé pour tourner une pub, j’ai refusé, il m’a dit que c’était pour un produit qui appartenait au roi…". Aouita n’a jamais tourné cette pub et c’est ainsi qu’il s’explique, en partie, sa mise à l’écart.


France. On exploite bien nos paysans

L'affaire n’ a pas fait grand bruit. Elle se déroule en France, à Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône). Depuis le 12 juillet, les 240 saisonniers marocains et tunisiens employés par la Sedca pour ramasser les pêches et les abricots du plus grand producteur de fruits de la région, font la grève de la cueillette. Sous contrat OMI (Office des Migrations Internationales), ils ont manifesté le 17 juillet, avec la CGT, pour dénoncer leurs conditions de travail et de vie : arriérés de salaires, travail six jours sur sept et 10 hueres par jour pour des contrats de six à huit mois... Nos saisonniers vivent dans des logements préfabriqués délabrés, payent un loyer de 62 euros par individu et par mois, alors que le contrat signé fait état d'un logement sous la rubrique "avantage en nature".


Al Jazeera. L’abus d’un ministre

Comment le ministre de la Communication Nabil Benabdellah en est-il arrivé à retirer son accréditation au journaliste d’Al Jazeera, Adeslam Razak ? Les faits : suite aux dépêches de la MAP et de l’AFP annonçant l’arrestation d’Ali Salem Tamek, la chaîne qatarie demande à Razak de recueillir des déclarations à Laâyoune. Ce qu’il fait auprès d'un indépendantiste, estimant sur antenne que "Tamek a été enlevé". Le ministre, profitant d’un flou juridique qui dure sur la question des accréditations, a donc sanctionné le journaliste pour les paroles d’un interviewé et non pour "informations mensongères", comme précisé dans le communiqué. Que Razak n’ait pas équilibré ses intervenants est un fait mais un ministre n’est pas habilité à en juger.


Agadir. Des explosifs dans les égouts ?

Panique à Agadir, mercredi dernier, quand la police locale a trouvé ce qui ressemblait bien à deux charges d'explosifs. La découverte a été faite dans une bouche d’égout, au quartier de Bouargane, sur les hauteurs de la ville. Les éboueurs ont été les premiers sur les lieux, suivis par un contingent de policiers et de militaires qui ont procédé à l’évacuation des "explosifs". Mais s’agissait-il réellement d’explosifs ? Une source officielle à la préfecture d’Agadir nous a fait le commentaire suivant : "Ce sont deux projectiles déjà utilisés, sans danger pour la sécurité. On ignore pour le moment comment elles ont atterri dans une bouche d’égoût".


Arrestation. Lovat coincé au Brésil

L'entrepreneur suisse Jean-Victor Lovat, l’homme par qui le scandale Laâfora et Slimani est arrivé, a été arrêté la semaine dernière au Brésil suite à une plainte déposée contre lui par un homme d’affaires américain. Demandé par la justice marocaine, Lovat s’est toujours refusé de répondre à la citation à comparaître qui lui avait été envoyée par les canaux diplomatiques dans le cadre des conventions judiciaires internationales.


Débauche. Des Saoudiens renvoyés chez eux

21ressortissants saoudiens ont été embarqués manu militari pour Ryad en début de semaine. Inculpés dans une affaire de prostitution à Marrakech, ils ont été conduits par la police à l’Aéroport Mohammed V, avec interdiction de revenir au Maroc. 18 filles sont poursuivies en état de liberté provisoire pour "racolage et prostitution". Les Saoudiens, de hauts cadres des administrations des Finances, de l'Agriculture, de l’Intérieur et de l’Enseignement, pour la plupart mariés, devraient aussi être poursuivis en Arabie Saoudite pour "débauche et adultère". Une première ?


3 questions à Azeddine Akesbi (Secrétaire général de Transparency Maroc)

Le Premier ministre a enfin reçu une délégation de Transparency Maroc (TM). Est-ce un signe de confiance ou bien plus ?
Je pense que cette réunion a eu lieu dans un contexte précis. Le classement du Maroc selon l’Indice de Perception de la Corruption se dégrade. Et le gouvernement a l’intention de ratifier la convention de l’ONU. Il faut donc être en harmonie avec les standards internationaux.

Driss Jettou vous a-t-il donné des gages suffisants à propos de l’indépendance de l’observatoire de lutte contre la corruption ?
Le Premier ministre nous a rassurés. Il est d’accord pour que l’agence soit indépendante et crédible. Il tient également à ce qu’il y ait une concertation continue avec TM et d’autres partenaires. Maintenant, il va falloir discuter plus finement des mesures concrètes. Et rien ne nous empêche de dire non lorsqu’on n’est pas d’accord. On n’a plus le droit de décevoir la population.

Qu’est-ce qui a changé par rapport à 2001, lorsque le partenariat gouvernement-TM s’est avéré être un flop ?
Aujourd’hui, il semble être question de stratégie, alors qu’en 2001, le but était essentiellement de la médiatisation. Actuellement, il est question de réforme de la déclaration du patrimoine et de dépassement de l’impunité personnelle et institutionnelle. En gros, nous avons reçu un signal positif. Espérons qu’il va se concrétiser.-




Billet. Politique de croyance (par Driss ksikes)

"Le Sahara est une affaire nationale. Elle est donc du ressort du roi". La phrase de Aïssa El Ouardighi, prononcée dans la légendaire émission Hiwar, restera dans les annales, même lorsque lui et ses hommes se seront dissous dans la marmite de l’USFP. Cette assertion montre que même un parti traînant des vestiges de rationalité, ne s’autorise pas à réfléchir par lui-même sur une affaire aussi cruciale que le Sahara et préfère s’en remettre à la vision royale. Sans le réaliser, en s’interdisant le droit de se démarquer sur "une affaire nationale", (attitude symptomatique de la majorité) ce parti s’attribue un statut "moins national" que la monarchie. Or, voyant que ces partis se considèrent comme des mineurs, l’entourage du roi les infantilise à souhait. Il lui suffit d’établir une tactique (Tindouf, toutes !) pour qu’ils se proposent d’orchestrer l’homélie à Laâyoune. Ça ne rate pas, ils s’exécutent religieusement. Et quand les plus éclairés tentent de jouer aux plus intelligents, les émissaires du roi les invitent à calmer leurs ardeurs. Tentons le parallèle, même s’il peut en choquer plus d’un. L’entourage de Abdeslam Yassine incite ses adeptes à croire à ses visions prophétiques au nom d’une soumission mystique. C’est lui qui sait, eux n’ont qu’à y croire. Et si jamais une particule de son système, de son entourage ou de sa famille, venait à être ébranlée, ses obligés se mobiliseraient pour afficher leur mécontentement en public. Personne ne leur demande d’aller au-delà. Les affaires sensibles, c’est le cheikh et sa garde rapprochée qui s’en occupent. Comparez : les affidés du Makhzen comme d’Al Adl ne jurent que par une politique d’adhésion, non de réflexion. Résultat : Al Adl est aujourd’hui un parti que plusieurs cadres raisonnables ont déserté. Et le Maroc, un état où les plus doués des politiciens risquent d’opter pour le départ volontaire.



Billet. Chaleurs policières (par Karim Boukhari)

Les flics doivent être aussi faciles à reconnaître que les patriotes : des gens qui ont toujours chaud. Adieu les clichés sur les moustaches à l’ancienne, les impers à la Borsalino & Co., le faible pour la clope et la bouteille, les oreilles sales car très utilisées, ou les têtes qui pendent toujours à 1 heure GMT. Le maître mot est la transpiration. Les flics et les patriotes, comme d’autres braves gens de ce pays, suent. Le mercure du thermomètre n’y est pour rien. C’est peut-être une question de bouillonnement cérébral, d’excès de patriotisme ou de matières grasses, il faudra demander à des médecins… Personnellement, je me suis toujours demandé si un policier, un bon, n’était pas qu’un patriote un peu particulier, zélé, dûment affilié aux services de la Sûreté Nationale. Un type bien, peut-être, puisqu’il lui arrive de remplir sa grille des mots fléchés et d’embrasser ses enfants avant de rejoindre sa chambre à coucher. Oui, pourquoi pas. Un moment, j’ai connu une série de policiers qui se relayaient pour me filer devant chez moi, à mon lieu de travail, aux endroits que je fréquentais. L’un d’eux m’a dit, un jour, très sérieusement : "Nous sommes là pour te protéger, et n’oublie pas que nous sommes avant tout des patriotes". Je n’ai jamais oublié. J’ai retrouvé le même policier, bien plus tard, dans un endroit public. Il est venu vers moi comme un bon vieux copain : "Alors, ça va ? Et la famille ? Et les affaires ?". Comme la toute première fois où j’avais bien regardé mon improbable ami, j’ai remarqué qu’il avait très chaud. De grosses gouttes de sueur perlaient de son visage quand il crut utile de me rappeler, de la manière la plus amicale, la plus sympathique : "Fais attention à toi, et n’oublie pas que nous sommes avant tout des…". Patriotes, bien sûr, je ne l’oublierai jamais, mon cher ami !



Vite !

Le parti de la voie démocratique (Annahj Addimocrati) a repoussé l’invitation du conseiller royal Mohamed Moâtassim, à participer à une action concertée de la classe politique au sujet du Sahara. La surprise véritable réside plutôt dans l’invitation officielle, quoique informelle, reçue par ce parti, la première en son genre émanant du Palais.

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Le président de l’association des familles de martyrs du Sahara marocain, Brahim Hajjam, est passé en jugement, mercredi à Sidi Slimane, où il est poursuivi pour "ivresse sur la voie publique et outrage à fonctionnaire". Le procès a été reporté à septembre prochain. "Ce n’est pas moi que l’on juge, c’est l’association" affirme Hajjam, soutenu par un collectif d’avocats et de militants associatifs.

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Le 40ème anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka sera célébré, le 29 octobre prochain à Paris, par un colloque international sur "les assassinats politiques, entre crime et raison d’état". Bachir, le fils du martyr, sera de la partie, ainsi que des personnages de premier plan comme Leila Chahid, Patrick Baudoin ou Alain Gresh.

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Une chanson sur Abdelkrim Khattabi. Voilà la belle trouvaille de Darga, jeune (et très bon) groupe de rock casablancais, qui a eu la bonne idée, dans le cadre du festival de Casablanca, de faire vibrer le public de la scène El-Hank sur un air à la gloire, dixit le chanteur, "d’un héros marocain". Bravo, Les gars.

 
 
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