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Pages coordonnées par Hassan Hamdani
Concert. George on my mind
| George Benson était à Casablanca pour un concert unique dimanche dernier. La prestation de lartiste a commencé en retard, mais le jazzman, guitariste hors pair, sest bien rattrapé et a fait beaucoup dheureux. Un fan de la première heure connaissait luvre de George Benson par cur et a chanté à tue-tête toutes les chansons de la star. Brahim Salaki de 2M était également aux anges, assis au deuxième rang, il avait un sourire en banane. George Benson a été royal sur "The ghetto", la salle entière sest levée pour se déhancher sur ce standard lancinant, même si le public très chic du Mégarama navait quune idée très vague de ce quest un ghetto (Driss Benhima y |
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| compris, venu en guest-star). Sur les premiers accords de "Give me the night", le public sest à nouveau levé en masse pour danser entre les rangées de sièges devenus bien inutiles et très encombrants. Le souvenir de George Benson en costume blanc et rollers au début des années 80 réussit même à prendre le pas sur une fille qui sévertuait à rappeler à son voisin que: "Tu sais, cest la chanson qua repris Brice de Nice !". Certes, mais George a plus de gueule et de classe que le franchouillard nommé Jean Dujardin. à la fin du concert, George Benson sest éclipsé en catimini, mais son rappel était programmé. Il eut donc lieu, très américain, très professionnel avec aux manettes, un guitariste de George qui avait un sens du show et du suspense certain. Trop forts, les Américains quand ils sappellent Benson. |
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Cinéma. Un pain nu très sec
Le pain nu de Mohamed Choukri a été adapté par Rachid Benhadj avec Saïd Taghmaoui dans le rôle de lécrivain culte. Massacré serait plus juste. Projeté en avant-première lors du festival de Casablanca, lopus du réalisateur algérien en a laissé plus dun dubitatif. Comment dun livre aussi foisonnant peut-on tirer des scènes sans âme et aussi mal filmées? Le film (ou le téléfilm, devrait-on dire) sonne faux de bout en bout. Le réalisateur na aucun sens de la narration, il se contente de faire se succéder des scénettes. Il use et abuse du ralenti. Ses acteurs sont à côté de leur texte, Saïd Taghamoui en tête, totalement transparent. Les morts sont improbables et les rêves moites du jeune Mohamed Choukri à peine dignes dun film érotique des années 70. Et last but not least : la présence de Daniel Ducruet, ex-garde du corps et mari de Stéphanie de Monaco, pour finir dachever Mohamed Choukri en beauté. À ne pas voir. |
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Théatre. Festival de Meknès
Meknès vibrera au rythme des planches jusquau 28 juillet. La capitale ismaélienne accueille le désormais traditionnel festival national du théâtre, 7ème du nom. Plus dune quinzaine de troupes y présenteront leurs dernières créations. Ce sera loccasion pour tous les amateurs du genre de voir (ou de revoir) plusieurs pièces de théâtre qui ont connu des fortunes diverses lors de leurs présentations au public(voir agenda). Le festival national du théâtre de Meknès, cest aussi une compétition qui, chaque année, consacre la meilleure mise en scène, les meilleurs interprètes féminin et masculin, le meilleur texte et la meilleure scénographie. |
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Détention. Deux livres, une prison
Le journaliste Abdelfattah Fakihani et le chercheur Driss Bouissef Rekkab sont des amis de longue date, dIlal Amam, de la prison de Kénitra et dans la ville. Aujourdhui, Tarik Editions sort leurs livres concomitamment. Bouissef Rekkab, déjà connu pour son excellent À lombre de Lalla Chafia, a opté pour un recueil de lettres (La tyrannie ordinaire) écrites de sa cellule, montrant sa vigilance intellectuelle et son attachement à la vérité. Fait inédit, les chamailleries entre camarades détenus y sont étalées au grand jour. Fakihani est, pour sa part, plus pudique. Aussi, son témoignage autobiographique, Le couloir, est plus intime, sattardant plus sur le choc quil reçoit dedans puis dehors. "Après 140 livres sur la littérature carcérale, tout na pas encore été dit", commente Abdellatif Laâbi. Et il na pas tort. |
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Rencontre. Dialogue inter-religieux
Saviez-vous qu'il existe au Maroc un Groupe de Recherche Islamo Chrétien (GRIC) ? Saviez-vous que des penseurs et hommes de dialogue, comme Jacques Levrat et Abdou Filali Ansary en ont jeté les bases ? En tout cas, sachez que le groupe se réunit annuellement quelque part entre les deux rives de la Méditerranée et que, bonne nouvelle, cette année, son assemblée générale se tiendra à Rabat du 25 au 28 août. Ouverte au public, la rencontre permettra daborder le thème de "Lespace du sacré" et de présenter un livre collectif confectionné par le GRIC sur "Chrétiens et musulmans en dialogue ; les identités en devenir". Belle initiative de dialogue religieux. |
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Musique. La FOL dérape
Qui veut la peau des initiatives culturelles ? Le 27 juin dernier, la très institutionnelle Fédération des uvres laïques (FOL) de Casablanca a exclu de son bureau la très active Association culturelle et artistique laïque (ACAL), qui lui est fédérée. Lambiance était tendue depuis plus dun an. Après avoir fait fermer les portes dune des rares salles de concert de la ville et confisqué les ateliers pour jeunes mis en place par lACAL, la FOL continue de mettre des bâtons dans les roues de léquipe du Boulevard des Jeunes Musiciens sur la base darguments budgétaires alambiqués. Peu convaincu, le Service Culturel de lAmbassade de France (SCAC) est revenu sur son offre de subventions aux activités de la FOL. Cest la vieille histoire de larroseur arrosé. |
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Nuit. La Scène, in or out ?
C'était trop beau ! Deux semaines après son ouverture à deux pas de lex-Espace Toro, le nouveau pub La Scène en est réduit à mettre la clef sous la porte, après un différend entre les propriétaires et le gérant, Mohamed Bouatnani. Tout avait pourtant bien commencé : Le 7 juillet, la Scène avait inauguré son concept original : offrir une scène live aux plus savoureux des groupes de fusion, trop rarement mis en valeur par les médias de tous poils et pourtant très appréciés dun large public. Pour le coup denvoi, les fusionneurs de Darga sétaient éclatés à chauffer à blanc un auditoire libéré, profane ou déjà fan, rassasié par de sympathiques tapas. Motivé, Simo Bouatnani se lance dans la quête dun nouveau local. Bonne chance. |
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Sortir. Pacha fever
Plus besoin de présenter "The" Pacha of Marrakech. Branché, paillettes, déconne et tutti quanti, le club marrakchi sest fait sa petite réputation auprès des clubbers. Eh ! Ce nest pas fini. Cet été, pour rester dans lair du temps, le Pacha soffre une jolie brochette Rap, Techno, house et RnB. Des noms quon connaît et dautres qui valent la peine dêtre découverts. Alors, à vos agendas ; Cut Killer (5 août), Lumidee (12 août), Rohff (18 août). À signaler aussi que DJ Scream et Def Cut veilleront aux platines tous les soirs, histoire de maintenir lambiance au top
au cas où. Du reste, quelques talents MRE(cest la saison) vous y attendent aussi. Y a-t-il besoin den dire plus ! |
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Théâtre amateur. Les palmes de Zakoura
C'est une belle initiative qui se clôt. Le 14 juillet dernier, la fondation Zakoura décernait ses lauriers aux troupes féminines ayant brillé lors de ce premier festival. Après une quinzaine de représentations sur les planches de Moulay Rachid et de Mohamed Zaf Zaf, à Casablanca, la pièce fassie Bidoune Ouûnwane a remporté le Grand prix de ce jury présidé par Amal Ayouch. Honorées également, Atadamoune de Tanger, Bladna Zouina de Azzemour et Rihelate Saâdia de Beni Mellal. Ces créations feront le tour du pays sur quelque 600 sites de la fondation Zakoura, boostées par des récompenses allant de 1.500 à 10.000 DH. |
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Move to Tifnite !
Changement de programme pour Rythms of peace, lévènement électro de lété. Ce nest plus le sable fin de Tafadna, mais la blanche plage de Tifnite, à 25 kilomètres dAgadir, qui accueillera, du 25 au 29 août, les accros de transe music écolo et pacifique, d'électro et de techno. Trop dur... |
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Les designers sunissent
À linitiative de Hicham Lahlou, lUnion Nationale des Designers et des Artisans(UNIDEA) a été créée la semaine dernière. Le but : valoriser le potentiel créatif marocain dans lartisanat. Hicham Lahlou, jeune designer prometteur, a exposé ses uvres à travers le monde, dont une théière au design révolutionnaire. |
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Un médecin écrivain
Mohamed Azzam Mghazli, un médecin, inconnu au bataillon de la littérature, vient de signer à 55 ans, un récit à mi-chemin entre le réel et le fictif, sur la ville ocre. Fragments de vie à Marrakech restitue plusieurs univers et personnages pour dessiner les contours de sa ville préférée. à lire avec indulgence. |
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(Mauvaise) Humeur : In God we trust
Là où les Américains construisent des casinos dans le désert, les Saoudiens bâtissent des hôtels. Mais Las Vegas ou la Mecque, peu importe, tant que le jackpot est au rendez-vous. Ainsi, à 100 mètres de la Kaâba, sélèvera bientôt le plus grand et le plus luxueux palace du Moyen Orient. Dans ce complexe touristique, Les hajjajs pétés de thunes pourront laver leurs péchés dans des baignoires hollywoodiennes. Après la prière du moghreb, ces businessmen vertueux profiteront même dune vue panoramique sur les esplanades du Haram, là où sagglutinent les grappes de pèlerins en congé payé, tous clients des TO saoudiens spécialisés dans le hajj à prix discount. Les privilégiés les plus démonstratifs pourront même applaudir à ce spectacle populaire en agitant leurs bijoux, comme dirait lautre. Lidée de ce palace pharaonique (plus de 1000 suites) a sans doute été soufflée aux vieux patrons de la Hajj Compagny par leurs fils partis faire des MBA aux états-Unis. Là-bas, entre deux cours de finances et trois blondes, ces derniers ont découvert que la pompe à essence de Baba navait quun temps. Lor noir, "don de dieu" selon le grand manitou de nos frères saoudiens, part en fumée jour après jour. Diversifier laffaire familiale devient urgent ou bien on court à la ruine. Fils respectueux, ils s'empressent de le faire sur la base de deux nouveaux versets : le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas. Et le tourisme sera son prophète... |
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Le livre
Enfin, les lecteurs arabophones pourront apprécier le travail titanesque fourni par Mehdi Bennouna pour restituer les parcours sinueux et la mémoire oubliée des Héros sans gloire (Abtal Bila Majd). Fils de Mahmoud, lun des leaders du tanzim, mais surtout anthropologue, lauteur raconte léchec dune révolution dont les prémices s'annoncent en 1963, avec les idées de Mehdi Ben Barka, les réseaux de Fqih Basri et lactivisme de Cheikh el Arab. Une colère populaire est née. Viennent après, lexil et lentraînement en Syrie, le financement de Libye, les filatures au Maroc et la mise en application à Moulay Bouazza. Grâce à larabe châtié et soigneusement retravaillé de Ali Aït Hmad, le pari de la traduction est largement gagné.
Mehdi Bennouna : Abtal Bila Majd ; Ed. Tarik (60 dh)
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Agenda
Théâtre à Meknès avec au programme: Ârs al ânkboute samedi 23 juillet 21h à lIF ; Ma dirch ma tkhafch samedi 23 juillet à 21h au théâtre Noun. Ould Mimouna dimanche à 17 h à LIF ; Hammou ou Tammir dimanche à 21h à la Maison de la culture Mohamed Al Mamouni ; Al oumma lametna dimanche à 21h à lespace Lhboul. Addaïf lundi à 17h à lIF; Yaoum min zamanina lundi à 21h au théâtre Abaâd; Raghif mouzaïf lundi à 21h lespace Lhboul. Arraqsa al akhira mardi 26 à 17 à lIF; Soltane Tolba mardi à 21h à la Maison de la culture Mohamed Al Mamounni ; Balizt al marhoun mardi à 21h à lespace Lhboul. Leïl wa nahar mercredi à 17h à lIF; Dar lamane mercredi à 21h à la Maison de la culture Mohamed Al Mamouni.
La galerie dart Dar Cherifa à Marrakech abrite lexposition "Cicatrices de villes
" de lartiste peintre Ahmed Hajoubi, jusquau 15 septembre.
La Villa des Arts à Casablanca organise jusquau 15 septembre une exposition de sa collection intitulée "Figures de labstraction". Les oeuvres présentées ont été réalisées par des artistes marocains entre les années 50 et les années 90. Elles expriment différentes abstractions: lyrique, géométrique, symbolique et conceptuelle.
Lécole ArtCom et la maison de lArtisan présentent lexposition Design et Artisanat jusquau 30 juillet à la salle dexposition de la Maison de lArtisan aux Oudayas de Rabat.
Le groupe de rock The Billi Tones donnera un concert à Hay Riad à Rabat le 24 juillet à 21h30 et le 25 juillet à 20h30 à El Jadida, dans le cadre du Moussem de Moulay Abdellah, avant de conclure sa tournée par un concert le 27 juillet à Khourbiga. |
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