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Par Khalid Tritki
Pêche. Un accord contestable
C'est désormais officiel, le Maroc et lUnion Européenne négocieront un nouvel accord de pêche. Qualifié d'"accord nouvelle génération", il a pour base des propositions qui ne font pas lunanimité. Dabord, les pêcheries des céphalopodes et des crevettes sont exclues de la base de négociation. Cétait attendu, rien de surprenant à ce niveau. La branche est gérée à coup de quotas et la moindre ouverture vers létranger diminuera la part des Marocains. Les armateurs ne se laisseront pas faire. Mohand Laenser, ministre de lAgriculture et de la |
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| Pêche le sait. Ensuite, le Maroc offre lexploitation des segments du pélagique et du palangrier. Or, dans le projet de code de la pêche qui na jamais abouti, un accord sur louverture dune pêcherie nest possible que dans le cadre dun plan daménagement établi précédemment. Ce nest pas le cas actuellement. Le ministre promet, depuis sa nomination, un nouveau plan daménagement pour les pélagiques. Mais il narrive quà retarder léchéance. Des observateurs sinterrogent sur les raisons réelles de ce retard. Laenser ne cherche t-il pas à signer laccord de pêche avec l'UE avant de lancer son plan daménagement ? Attendons pour voir. Enfin, les propositions marocaines exigent le débarquement des prises dans les ports nationaux. Cest une bonne chose, mais cela reste symbolique. Il aurait été judicieux dexiger que les prises passent dabord par les halles avant de prendre la route vers lEspagne. |
Patronat. SOS Mezouar
La CGEM soutient le plan "émergence". Hassan Chami, patron des patrons, a organisé une conférence de presse, lundi 18 juillet à Casablanca, pour apporter son soutien à létude Mckinsey. Après moult contestations, la CGEM a finalement adhéré au plan. Rappelons que la confédération reprochait aux concepteurs de létude de ne pas avoir consulté les fédérations et associations professionnelles avant de remettre leurs conclusions. Des réunions ont finalement eu lieu et les deux parties ont trouvé un terrain dentente. Selon des analystes proches de la confédération, la sortie de la CGEM nest autre quun appui politique au gouvernement. Le plan "émergence" bloquait et il fallait une mobilisation des patrons pour pousser à sa concrétisation. Cest fait. |
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Les off
Nouvel assainissement à Rabat. Une centaine de dossiers dhommes daffaires sont passés au peigne fin. Objectif, épurer leur passif vis-à-vis de létat. Un impôt non payé, une redevance de concession ou de licence dexploitation
Dans le lot, des hauts gradés de larmée, qui bénéficieront dun traitement à part. Réseau politique et sécuritaire oblige.
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Des contacts ont été établis avec Miloud Chaâbi, patron du groupe YNNA pour quil réintègre la CGEM. Selon des sources concordantes, lhomme daffaire aurait donné son accord de principe. Son retour est vraisemblablement programmé pour début 2006, date de la clôture des cotisations en préparation des élections de juin 2006. |
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Affaire. Dallah Al Baraka débouté
Dallah Al Baraka revient à la case départ. Mardi 21 juillet, la cour dappel de Marrakech a annulé le jugement du tribunal de commerce dAgadir. Lexpulsion dHelios na plus deffet. La société gestionnaire de lhôtel Palais des Roses rejoindra son poste incessamment. Et ce nest pas fini. Laudience qui devait porter sur lusage de faux documents pour augmenter le capital de PRI, la société propriétaire de lhôtel, na pas eu lieu. La plainte déposée par lassocié de Dallah Al Baraka a été retirée. Laffaire sera portée devant le tribunal de commerce. Ce qui veut dire que le Saoudien est obligé de reprendre son contentieux depuis le départ. Et il risque davoir de mauvaises surprises. Pendant la période de lexpulsion dHelios, cest le Saoudien qui sengageait auprès des fournisseurs de lHôtel. De grosses factures ne sont pas encore réglées. |
Partenariat. La poste séduit Attijariwafa
Barid Al-Maghrib a signé le mardi 19 juillet avec Attijariwafa bank un accord de partenariat. Le deal porte sur les services que la poste pourrait assurer pour le compte de la banque. Cest un business très vaste qui peut aller du courrier hybride, à la messagerie, à lassurance, au crédit à la consommation, à lintermédiation boursière et aux services à valeur ajoutée. Barid Al-Maghrib fait jouer sa carte de déploiement pour attirer de gros clients. La poste dispose de points de vente qui couvrent la totalité du territoire, chose à laquelle ne peuvent prétendre les banques de la place. Dailleurs Attijariwafa Bank nest pas le premier à faire appel au réseau postier. Des sociétés de crédits à la consommation et dassurance ont déjà amorcé ce virage. |
Agroalimentaire. Cosumar vise haut
Le grand projet de Cosumar est en marche. La première phase de lextension de sa capacité de production est achevée. Elle a coûté près de 800 millions de dirhams. Pour la campagne sucrière 2005, la capacité de traitement du site de Sidi Bennour a atteint 10.000 tonnes par jour. Et elle sera portée à 15.000 tonnes au terme de la prochaine saison agricole. Bien avant cette extension, la Cosumar était le leader du sucre au Maroc. Cela est surtout dû à son positionnement historique. Elle produit actuellement 68,4% du sucre à destination du marché national. Et ce nest pas fini. La filiale de lONA se prépare à acheter lune des sucreries de létat, prochainement privatisable. |
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Laprès Chami
Hassan Chami a parlé. Que son intervention ait été calculée ou spontanée, cela na pas d'importance. Que son acte ait servi ou desservi Driss Jettou, cela aussi fait partie du passé. C'est lavenir qui compte. La logique veut quaprès une telle sortie, la machine de récupération se mette en marche. Rappelez-vous que même avec un Chami docile, adepte de la langue de bois, la CGEM nétait pas à labri des convoitises. La veille des élections de juin 2003, les grands groupes ont mené une fronde pour mettre leur homme |
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| à la tête du patronat. Une tentative justifiée. Le gros de léconomie navait pas sa voix dans le cercle très fermé des patrons. La donne a changé depuis. Chami, et donc la CGEM, était devenu lappui politique de Jettou. Deux clans ont vu le jour : ceux qui sont avec le Premier ministre, et ceux qui courent pour lentourage royal. Les deux se battaient par messages interposés dans lattente du moment fatidique. Nous y sommes. Les faucons de Rabat laisseront-ils passer l'occasion de mettre la main sur la CGEM ? Logiquement, non. Les jeux semblent faits. Le patronat a peu de moyens de contrer la prochaine attaque. Labsence de leadership au sein de la confédération la met à la merci de la lame de fond qui se prépare. Les candidats déclarés à la présidence ne sont pas de taille. La mobilisation des membres croule sous les rivalités et les ambitions démesurées. La CGEM, vieillie, affaiblie, pourrait céder sans résistance. |
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