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N° 187
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Explosifs. Faits divers ou menace terroriste ?

Port de Casablanca (DR)
Une alerte générale a été déclenchée par les forces de sécurité, le week-end dernier à Casablanca. La raison en est le vol, au port, d’un lot de 5000 détonateurs à l’intérieur d’un conteneur appartenant à une société privée. Selon la préfecture de police de la ville, le vol a été perpétré par une bande de quatre voyous, essentiellement des repris de justice. "Ils ignoraient la nature de leur prise, ils ont caché 4000 détonateurs dans un égout près du port", nous a-t-on déclaré. Le reste des détonateurs a été retrouvé dans une autre cache, et les quatre hommes présentés à la justice. L’opération, qui témoigne au moins d’un grave manquement aux règles minimales de sécurité, a coûté son poste au chef de district local de la police,
licencié sur le champ. Deux jours après la découverte de Casablanca, une autre alerte a été déclenchée à Marrakech. D’après la direction de la police judiciaire à Rabat, il s’agissait, ni plus ni moins, que d’une "explosion d’une bonbonne de gaz vers 23h". Pour l’anecdote, la déflagration a eu lieu dans le quartier chic de Guéliz, pas loin de la mosquée Hassan II. Le lendemain, un autre accident a eu lieu, cette fois à Casablanca, toujours la nuit. C’est vers minuit, en effet, que des "fusées de détresse" (signaux de détresse lancés par des embarcations en difficulté) ont été déclenchées, apparemment sans raison apparente ("par inadvertance", nous a précisé cette source officielle) à partir d’un yacht appartenant à un français. Le timing international de ces événements, leur concomitance, laisse planer, malgré tout, des craintes justifiées pour la sécurité du royaume.


Tindouf. Liberté pour tous

Les derniers prisonniers de guerre marocains à Tindouf devraient être libérés avant la fin 2005. Selon des sources sahraouies, cette libération pourrait coïncider avec la prochaine visite de l’Espagnol Jose Maria Aznar aux camps de Tindouf, attendue à l’automne prochain. Si, comme beaucoup d’indices le montrent, l’information se confirme, elle signifiera que le Polisario est décidé, selon l’expression d’un observateur marocain, "à retirer la seule épine qui lui fait réellement mal au pied". Cela ne saurait surprendre, d’autant que le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a annoncé dans une récente déclaration au journal Le Monde, "la libération prochaine des prisonniers de guerre marocains".


Agadir. Haro sur la débauche

Les autorités marocaines auraient-elles décidé de combattre, pour de bon, la débauche dans les villes touristiques ? Après l’expulsion de 21 ressortissants saoudiens de Marrakech, voilà que les autorités judiciaires d’Agadir ont expulsé à leur tour, et pour les mêmes raisons, 37 ressortissants arabes, principalement Saoudiens et Koweitiens. Ces dernières expulsions ont fait suite à une descente de police dans un établissement hôtelier d’Agadir. 16 filles et 7 employés ont été arrêtés et devront bientôt passer en jugement. Trois mineures figureraient, par ailleurs, dans le lot des filles arrêtées avant d’être relâchées.


ONU. Un nouveau Monsieur Sahara

Le secrétaire général de l’ONU vient de désigner, enfin, son représentant spécial au Sahara : Peter Van Walsum, un diplomate de nationalité hollandaise. "Ce n’est ni une question de nationalité, ni de personne, nous précise cet officiel marocain (ndlr : le Maroc espérait, au mieux, un diplomate américain, au pire un scandinave). Le plus important, c’est la mission du nouveau représentant et qui sera, conformément aux directives du conseil de sécurité depuis octobre 2004, d’évaluer la situation et d’aller vers une solution politique négociée". Il n’est pas exclu que des négociations secrètes, pourtant formellement niées par Rabat, expliquent la relative sérénité marocaine.


Gauche. GSU-Fidélité : mariage reporté

La GSU (gauche socialiste unifiée) vit des moments difficiles. Le congrès qualifié "d’exceptionnel et unificateur" qui devait avoir lieu courant juillet, pour sceller l’union-fusion avec le courant Fidélité à la démocratie, a été reporté sine die. Contrairement aux prévisions, la fusion ne fait pas l’unanimité au sein du parti fondé par Mohamed Bensaïd. Les principales divergences, apparues chez des personnalités très respectées au sein de la GSU, concernent le nom du futur parti (PSU, ou parti socialiste unifié), voire le timing de la fusion. "Ce débat, commente un partisan de la fusion, nous rappelle les conditions de la naissance de la GSU, elle-même issue de plusieurs partis de gauche. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter".


Syndicat. Afilal plus rapide que ses adversaires

Mais que se passe-t-il à l’UGTM (Union Générale des Travailleurs du Maroc) ? La centrale syndicale proche de l’Istiqlal a réuni d’urgence ses instances dirigeantes pour décider, en milieu de semaine, de l’exclusion de quatre de ses membres. Les quatre exclus (Chabat, Alaoui, Kebbaj et Benjelloun) étaient des adversaires directs du S.G de la centrale, Abderrazak Afilal. "Justement, nous explique cette source istiqlalienne, les quatre exclus comptaient, le week-end prochain, réunir leurs fidèles… pour exclure Afilal". Afilal a été plus rapide. Cet incident renseigne sur l’ambiance plutôt malsaine qui règne actuellement à l’UGTM et, au-delà, au sein même de l’Istiqlal où le leadership de Abbes El Fassi semble de plus en plus menacé.


Rif. L’Espagne sommée de s'excuser

Le parti socialiste catalan a déposé une requête sur l’utilisation des gaz toxiques dans la guerre du Rif (1922 – 1927), devant le parlement espagnol. En attendant la réponse du gouvernement, qui devra être prononcée par le Premier ministre Zapatero, le parti catalan a convié l’association marocaine des victimes de gaz toxiques (créée en 1999) en la personne de Ilyas Omari. Pour ce dernier, "55 % des patients qui affluent au centre d’oncologie de Rabat, qui draine les cancéreux de la moitié du territoire national, sont originaires du nord. Beaucoup de ces cancers sont dûs aux effets des gaz utilisés, du temps d’Abdelkrim El Khattabi, par l’armée espagnole. Quand on sait que 70 % des cancéreux du nord ne vont pas consulter, faute de moyens ou d’information, et que des centaines d’hectares entre Nador et Al-Hoceima ont été définitivement empoisonnés, on se rend compte de l’ampleur du phénomène". L’association, qui entend saisir le roi et le Premier ministre pour obtenir le "mea culpa de l’Espagne", n’exclut pas la possibilité de recourir au tribunal européen des droits de l’homme, basé au Luxembourg.


MRE. Zaki retourne en France

C'est l’histoire d’un happy end. A sa sortie de prison en 2002 où il venait de purger près de trois ans de prison, Ahmed Zaki, un Français d’origine marocaine, a été expulsé, dans le cadre de la loi sur la double peine, vers le Maroc, sans aucun espoir de retour en France où il était établi depuis 33 ans. Heureusement que Zaki, 47 ans, n’a pas lâché prise, tapant à toutes les portes (marocaines) possibles et imaginables. L’une de ces portes, celle de la fondation Hassan II pour les MRE, a fini par s’ouvrir après de longs mois de galère. La fondation, qui a pris en charge le dossier, vient d’obtenir gain de cause. Ahmed Zaki vient d’obtenir, officiellement, le droit de retourner en France. Mérité.


Pétition.

TelQuel se joint à l’association Anaruz, montée pour venir en aide aux treize femmes jetées en prison à Agadir (et aux dizaines d’autres toujours recherchées dans le cadre de l’affaire du CD de photos pornographiques) et appelle :
À la libération des treize femmes emprisonnées suite à des jugements sévères et expéditifs, qui couronnaient une procédure (enquêtes préliminaires, gardes à vue, procès) où tous les droits des accusées n’ont pas été respectés • À l’arrêt des recherches contre les femmes en fuite, déjà sanctionnées par leurs proches, leurs employeurs, leur environnement immédiat et général.
À l’arrêt immédiat de toute forme de violence physique, morale et verbale exercée à l’égard des victimes tant au niveau des enquêtes de la police judiciaire qu’au niveau du tribunal ainsi que dans les lieux de détention
À prévoir d’urgence les moyens nécessaires pour réhabiliter les victimes dans leur honneur et leur garantir un droit absolu : celui de la réinsertion sociale.
Pour signer la pétition, il suffit d’adresser vos nom, prénom, profession et ville de résidence à l’adresse suivante : anaruz_agadir@yahoo.fr


Fronde. Snoussi mal-aimé à Mdiq

ahmed Snoussi, ancien représentant du Maroc à l’ONU du temps de Hassan II, aurait fait face à une fronde des villageois du douar Aghniwout-Mellaliyine dans la région de Mdiq, le 13 juillet dernier.
D’après nos informations, la commission de la conservation foncière de Tétouan qui s’était rendue sur place pour démarrer les démarches en vue de titrer un terrain de 126 hectares (demande n°19/8361) aurait été accueillie par des jets de pierre par la population du douar qui conteste fortement l’appartenance du terrain à l’ancien diplomate. Une affaire à suivre.


Laâyoune. La version du Polisario

La 57ème session de la sous-commission des droits de l’homme, ouverte le 25 juillet à Genève, a été marquée, comme prévu, par la présence de ce qu’il est convenu d’appeler les "lobbyistes du Polisario". Les premières interventions, qui ont eu lieu en début de semaine, dressent le bilan des événements (émeutes, arrestations) de Laâyoune, et font état, notamment, de "300 blessés, 110 détenus et plus de 40 disparus". D’autres dossiers sont mis en avant en avant comme le refoulement des délégations étrangères de l’aéroport de Laâyoune, et le cas de Aminatou Haidar, qualifiée d'"ex-prisonnière politique disparue dans les geôles marocaines de 1987 à 1991", et de l’emprisonnement récent de Ali Salem Tamek.


Presse. Polémique Berraoui - Ariri

Jamal Berraoui, chroniqueur à Aujourd’hui le Maroc et à La Vie éco, a décidé de porter plainte contre Abderrahim Ariri, directeur de l’hebdomadaire Al-Bidaoui. "Ce journal a tenu des propos injurieux à mon égard, me traitant de tous les noms et insinuant que j’ai dénoncé mes camarades", explique Berraoui (un ancien trotskyste) qui a décidé de porter l’affaire au pénal, réclamant ainsi "une peine de prison pour Ariri". Ce dernier nous a fait le commentaire suivant : "Mon journal ne s’en est pas pris à Berraoui, mais à celui qui lui souffle ses idées, nous accusant tantôt de rouler pour Moulay Hicham, tantôt pour Al Adl Wal Ihsane ou je ne sais quelle autre obscure organisation. Tout cela est ridicule". En effet.


ONG. Pas de pèlerinage à Tindouf

L'association du Sahara Marocain (ASM) a finalement reporté son voyage à Tindouf, via Alger. "Cette fois, explique le président de l’ASM, Réda Taoujni, ce ne sont pas les Algériens qui nous en ont empêchés, mais les Marocains". Selon Taoujni, des agents de la DST l’ont contacté à Madrid, où il réside, pour le dissuader d’organiser le voyage. "En plus, et dans le même temps, ma femme a été arrêtée par la police des frontières, ce qui constitue un nouveau message de dissuasion, voire d’intimidation". Rappelons que l’ASM, qui n’a pas renoncé à son "pèlerinage" à Tindouf, en est à sa deuxième tentative avortée, la première ayant eu lieu en juin dernier.


Télé. 2M filme les résistants

La deuxième chaîne de télévision nationale prépare une émission spéciale, à l’occasion du 50ème anniversaire de l’indépendance, le 18 novembre prochain. Des "capsules" (mini-reportages) seront dédiées à quelques unes des principales figures de la résistance et du nationalisme marocain. Parmi les noms qui devraient être retenus, on peut citer Abdellah Ibrahim, Mohamed Bensaïd, Mohamed Bel Hassan Ouazzani, probablement aussi Abderrahmane Youssoufi, sans oublier les nombreux héros méconnus du grand public. Les commentaires, nous assure-t-on, devront verser dans la sobriété, loin du discours officiel et des louanges de circonstances. Un bon point pour 2M.


Hip Hop. “Dites à Sa Majesté…”

Invité à l’occasion du festival de Casablanca, le chanteur américain Wyclef Jean (ex-Fugees) a donné un concert fleuve ponctué de petites phrases bien senties. Rival de Puff Daddy, rappeur new-yorkais très apprécié en haut-lieu, il a revêtu un tee-shirt aux couleurs nationales avant d’inviter le public nombreux de la place Rachidi à "aller dire à Sa Majesté que Wyclef était au Maroc". En anglais: "Go tell His Highness that Wyclef was in Morocco"! Quand l’impertinence du hip-hop rencontre la verve contestataire du reggae…


Révolutionnaire. Du golf pour les déshérités

C'est très sérieusement que Abdeslam Ahizoune, président de Maroc Télécom, a distribué "30 équipements complets de golf pour les enfants démunis" dans l’objectif, dixit Le Matin, "de les initier, puis de les former dans cette discipline et d’en faire de futurs grands golfeurs". Toujours selon Le Matin, le leitmotiv de Maroc Télécom est désormais "encore plus près des enfants déshérités". Le golf est ainsi vu comme le meilleur moyen de leur éviter "les mauvaises fréquentations". C’est sûr que sur un green, les petits gueux ne peuvent avoir que d’excellentes fréquentations ! Les enfants Ahizoune, par exemple…


3 questions à Mohamed El Gahs (Secrétaire d’Etat à la Jeunesse)

Huit enfants sont morts dans une colonie de vacances à Ras El Ma. Comment justifier un tel drame ?

Il y eu erreur humaine puisqu’une monitrice a allumé une bougie à l’intérieur d’une tente, alors que c’est formellement interdit… C’est un drame terrible, insupportable. Mais c’est un accident, et il ne s’agit pas de dénigrer tout le travail qui a été fait. En trois ans, le programme "vacances pour tous" est passé de 50 sites à 180, et le nombre d’enfants de 100.000 à 200.000.

Justement, n’avez-vous pas privilégié la quantité aux dépens de la qualité de l’encadrement et des normes de sécurité ?
Ce n’est pas juste. Nous avons filtré les associations partenaires pour ce programme, formé près de 20.000 encadreurs, assuré de multiples services. Et s’il n’y a jamais eu de problème avant le drame de Ras El Ma, c’est qu’un travail colossal a été accompli tous les jours, par des milliers de gens.

Rien ne sera remis en cause alors ?
Il s’agit d’aller vers le mieux. Et de croire en ce qu’on fait. Le concept de colonies de vacances était à l’abandon. Aujourd’hui, on comprend que son intérêt est vital pour la nation, il va au-delà des vacances et touche à la pédagogie, à la responsabilisation des hommes de demain, etc. Sans oublier les opportunités qu’il offre à des enfants qui ne sont pas né riches. Il serait criminel, pour le Maroc, d’effacer (de nouveau) tout cela...



Billet. La guerre mondiale et nous (par Driss ksikes)

Quatre ans après le 11 septembre, les experts ont trouvé le mot : "C’est une guerre mondiale". En quoi cette guerre, habituellement dite "terroriste", est-elle mondiale ? Explication de texte : une carte des pays susceptibles d’en subir les revers est identifiée (le Maroc y figure en bonne place) et l’ennemi a tendance à perpétuer et à diversifier ses attaques. Bien, mais comment parler de guerre, lorsque cet "ennemi" avance masqué (Al Qaïda est aussi bien un label qu’une devanture) et n’a pas de territoire circonscrit (ni le Pakistan ni l’Irak ne sont des bases arrières exclusives) ? Réponse : chaque guerre mondiale crée sa propre logique. Face à un monopole de la puissance, le nouvel adversaire ne peut être que multinational, imprévisible, doté de kamikazes bricoleurs. Oui, mais cela reviendrait à dire que ces adversaires ne font que réagir à un impérialisme injuste, alors qu’ils ciblent, au Maroc comme en égypte, des lieux de vie et d’échange. Normal : dans toutes les guerres mondiales, l’enjeu a été un concept. Lors de la deuxième, ce fut la volonté de puissance par la race, durant la guerre froide, l’équilibre des forces par l’idéologie, et cette fois-ci, il s'agit d'un bras de fer au nom de l’identité. Donc, si le Maroc se retrouve au cœur de la cible, c’est bien parce qu’il a choisi son camp. Celui d’une identité en devenir. C’est courageux, mais dans une guerre aussi terrible il faudrait plus que du courage, de la stratégie. Mais, comment en avoir, lorsque le vis-à-vis est invisible ? Là, les Occidentaux, bardés de techniques ultra sophistiquées, nous envient nos bergaga. Mais pour le reste, ils déplorent la lenteur de nos réformes. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, une guerre mondiale ne se gagne pas du jour au lendemain.



Billet. Leçons d’Agadir (par Karim Boukhari)

Un ami de la télévision belge m’a téléphoné, un jour : "Je cherche le contacts de femmes connues et respectées pour commenter, à l’antenne, le scandale des CD pornographiques d’Agadir". Quelques heures plus tard, mon interlocuteur me rappelle, proprement sidéré : "Mais je ne comprends pas. Aucune des personnalités féminines que j’ai contactées n’a accepté d’émettre un point de vue sur les femmes incarcérées. Une seule m’a dit oui, mais pour parler de l’égalité des femmes à la lumière de la nouvelle Moudawana. Les autres ont préféré s’abstenir, m’expliquant que ça les gênait ou qu’elles attendaient qu’un consensus politique sur la question s’établisse quelque part". Ce n’est pas fini puisque, quelque temps plus tard, la même personne m’appelle pour le contact de certains dirigeants de partis et d’ONG marocaines. Pour le même résultat : rien, silence radio, aucun "leader" n’a eu le courage d’émettre le moindre point de vue ! Voilà où on en était, il y a à peine quelques semaines, quand les premières condamnations ont été prononcées par le tribunal d’Agadir. Il est très heureux de constater, aujourd’hui, que des petites choses ont changé. Un comité de soutien (Anaruz, que l’on salue au passage) s’est constitué pour défendre ces femmes. L’AMDH a sermonné son représentant local qui a oublié qu’il était là pour défendre, d’abord, les droits des femmes et hommes à Agadir. Et un parti, le PJD bien entendu, a réagi, par ses parlementaires, mais aussi par ses militants de base qui ont organisé un sit-in, devant le consulat de Belgique, pour demander l’extradition du principal accusé, le touriste Philippe Servaty. Dans tout cela, il y a autant de motifs d’espoir que de désespoir pour l’avenir, la société, et la classe dirigeante de ce pays. Vous ne trouvez pas ?



Vite !

Annoncée en grande pompe, la réunion des walis et gouverneurs du royaume, présidée par Mustapha Sahel, a été marquée par l’absence de Driss Jettou. Une absence à mettre sur le compte, comme on le pense dans le landerneau politique, de la "limitation des prérogatives du Premier ministre". Serait-elle annonciatrice d’un remaniement ministériel ?

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33 membres de la communauté juive de Casablanca se sont constitués, depuis le 6 juin, en comité pour appeler à "l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes". L’objectif est d’élire un président pour Casablanca et un secrétaire général pour les comités israélites du royaume, postes actuellement occupés, respectivement, par Boris Toledano et Serge Berdugo.

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Cette fois, c’est la bonne. Le groupe Maroc-Soir s’apprête à éditer, à partir de la rentrée, un quotidien du même nom. Le nouveau titre, qui reprend le flambeau abandonné par Maroc Soir après sa disparition, il y a plusieurs années devrait être plus récréatif et moins politique que le principal journal du groupe, Le Matin du Sahara (et du Maghreb).

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L'ancien médecin personnel de Hassan II et pédiatre de ses enfants, Claude Griscelli, a été chargé de piloter le dossier du centre de recherche sur les maladies infectieuses, qui devrait voir le jour à Rabat. Le projet bénéficie de l’assistance technique de la France, comme l’a confirmé le ministre des A.E français Douste Blazy, lors de sa dernière visite au Maroc.

 
 
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