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Ne tirez pas sur El Gahs !
Je suis une maman et j'ai peur. J'ai peur que le drame de Ras El Ma ne mette en péril "Vacances pour Tous" cette merveilleuse idée de Monsieur El Gahs. Mon mari et moi sommes professeurs, nous avons deux enfants qui ont été en colonie de vacances à Ifrane l'année dernière. L'expérience fut excellente. Mohamed el Gahs a rendu service à des milliers de familles. Nous l'avons vu à lé télévision mercredi et il nous a émus. Pour nous, il est un exemple pour les hommes politiques marocains. Nous voudrions lui témoigner notre affection et notre soutien à travers votre journal parce que vous êtes jeunes, intelligents et brillants. En écrivant vos articles, pensez aux milliers d'enfants qui ont eu la chance de partir en vacances grâce à ce Monsieur à qui nous souhaitons une très bonne continuation.
Haoula et Fouad Bernoussi
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Crimes et impunité
Bernard Ebbers, l'ex-PDG de Worldcom, a été condamné le 13 juillet, à 25 ans de prison et reconnu coupable de fraude et complot dans l'affaire de la plus grande faillite des états-Unis en 2002. Ce jugement a été prononcé par la juge Barbara Jones. Et l information relayée de façon normale par les médias. Normale, oui, pour le reste du monde. En tant que Marocain, elle ma ému. Je me suis pris à fantasmer. Et si les responsables de la faillite du CIH étaient présentés devant la juge Jones ?! Et ceux qui ont mis à genoux le Crédit agricole, la CNSS et bien d'autres
Une douce brise dune justice équitable ma traversé lesprit, un moment. Un moment seulement, car jai du rouvrir les yeux sur la réalité. Amère !
Madame la juge a qualifié les délits commis par Ebbers de "crimes". Comment aurait-elle qualifié ceux commis par les nôtres, dEbbers ? à quoi condamnerait-elle ceux qui spolient une population entière quand la mortalité infantile saggrave (passée en 7 ans de 36,6 à 40 ) et où la couverture médicale est à moins de 17% de la population ? Crime contre lhumanité, il ny a pas dautre expression !
Dans notre pays, la loi est utilisée comme une épée de Damoclès qui sévit de façon arbitraire en fonction de lhumeur et des intérêts des uns et des autres (le cas de la sinistre campagne dassainissement est édifiant)...
Le manque de courage politique, voire la lâcheté de la majeure partie de notre intelligentsia perpétue des pratiques criminelles à grande échelle, pratiques qui hypothèquent de façon définitive toute chance de progrès pour notre pays.
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Festivals, & co
La saison des festivals touchant à sa fin, profitons-en pour lister quelques idées fortes :
- Les Marocains aiment sortir ; on le savait déjà, mais les centaines de milliers de personnes qui ont peuplé les dizaines de concerts l'ont amplement confirmé ;
- Les pouvoirs publics ancienne génération (Laânigri, Sahel
) semblent avoir finalement compris que la population peut s'amuser et festoyer dans la joie, sans pour autant qu'il ne soit nécessaire de mobiliser les forces de l'ordre en ordre de bataille ;
- Les pouvoirs publics nouvelle génération (Douiri entre autres) ont parfaitement saisi l'importance de l'animation estivale pour drainer les cohortes de visiteurs tant attendus pour 2010 ;
- La variété et l'éclectisme musicaux retenus dans l'organisation de ces festivals et autres concerts ont amplement contribué au succès de tous ces concerts : Kool Shen pour les jeunes up to date, Nass el Ghiwane pour les nostalgiques des années de plomb, le Boulevard des Jeunes Musiciens pour les amateurs des talents authentiques (à Studio 2M, on voit autre chose), le Festival de Fès des Musiques sacrées pour les mystiques et les inconditionnels des relations publiques
- Un effort louable a été déployé par les transporteurs publics que sont la RAM et l'ONCF.
Pour la saison prochaine, celle de 2006, celle qui verra la délocalisation du festival de Montreux à Marrakech, il serait bon de penser à faire profiter les populations de toutes les villes des concerts donnés ailleurs. Lidée est que chaque festival, dans chaque ville, soit suivi en direct sur des écrans géants installés dans dautres villes.Techniquement, cela ne devrait pas être impossible : ce que les pouvoirs publics, ancienne et nouvelle générations, veulent, Dieu le voudra très certainement aussi. Ainsi les Marrakchis seront derrière les Fassis pour le mysticisme, les Tangérois "déconneront" avec les Gnawas d'Essaouira, les fans de Nancy Ajram goûteraient à l'exotisme de Tachinouite, les inconditionnels de la guedra se déhancheront aux sons du rap tout en apprenant une autre gestuelle des doigts.
Ainsi, toutes les villes connaîtront une dizaine de festivals, dont un, celui qui se déroulera chez eux, en direct.
Nos vieux politiques nous font rire jaune, laissons nos jeunes artistes nous rendre heureux.
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Précision.
M. Abdelhadi Alami, qui nous a accordé un long entretien (TelQuel n° 186), a déploré lusage de sa déclaration "Investir au Maroc est une aventure dangereuse" comme titre de son interview. Sortie de son contexte, cette phrase laisserait penser que M. Alami décourage linvestissement au Maroc. Cest le risque de tout titre dinterview, par essence réducteur. Mais linterprétation que craint M. Alami est, en effet, possible. Précisons donc, à la demande de M. Alami (lui-même un grand investisseur), que son opinion exacte sur la question est la suivante : investir est nécessaire pour le Maroc ; les richesses et les emplois ainsi créés sont toujours les bienvenus. |
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