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50. Les autoroutes avancent vite
S’il y a un chantier qui avance à grands pas, dans ce pays, c’est bien celui du réseau autoroutier. Il n’y a pas si longtemps, nous n’avions que les misérables 100 kilomètres de l’autoroute Casa-Rabat. Aujourd’hui, les chiffres sont éloquents : 595 Km opérationnels, 272 en cours de travaux (très avancés), et 563 en cours de financement (pratiquement bouclé). Tout le monde s’accorde à dire que l’arrivée de Karim Ghellab à la tête du ministère de l’équipement et du Transport en 2002 y est pour
quelque chose. La cadence est ainsi passée de 40 kilomètres par an en 2002 à 160 en 2005. On est bien partis pour rouler sur les 1420 Km d’autoroute prévus en 2010.

51. Le logement est de plus en plus accessible
Des logements à 150.000 dirhams, des taux d’intérêts à 7% (contre 14% auparavant)… Et ça ne concerne plus uniquement l’axe Casa – Rabat. Les provinces se sont, elles aussi, mises à produire du logement social avec toujours le même souci : freiner l’exode rural. Près de 100.000 logements sont vendus par an. C’est beaucoup, même si c’est encore insuffisant pour combler la demande. Selon le promoteur immobilier Karim Lamrini, "l’accessibilité n’est pas encore généralisée, mais nous sommes bien partis pour". Tout cela traduit l’ouverture de l’état (et des banques) aux "petits Marocains". Enfin.

52. Les touristes reviennent
En mai 2005, les chiffres du ministère du Tourisme annoncent le retour en force de la destination Maroc sur les circuits internationaux. Le cumul du nombre de touristes ayant visité le pays, depuis le début de l’année, affiche une progression de 17% par rapport à 2004. L’Office National Marocain du Tourisme, du coup devient ambitieux, et annonce que la barre des 6 millions de touristes sera franchie fin 2005. Les Marocains Résidant à l’étranger compris, bien entendu. Il n’en demeure pas moins que les méthodes musclées de marketing touristique à la Douiri (le ministre de tutelle) commencent à porter leurs fruits. On espère un boom à partir de fin 2006, une consolidation du plan Azur en 2007 et, comme l’état s’est accordé une petite rallonge, 10 millions de touristes en 2012.

53. Le roi lance de grands chantiers
Mohammed VI veut marcher sur les traces de son "roi bâtisseur" de père. Non sans un certain succès. Le port Tanger Méditerranée, qu’il a lancé, est doté d’une enveloppe de 12 Milliards de dirhams, avec à la clef la création de 100.000 emplois. Tout comme l’aménagement de la vallée du Bouregreg, budgétisé à 11 milliards de dirhams, et qui devrait, d’ici 2010, transformer la capitale et sa jumelle Salé. Citons également le projet de rocade méditerranéenne, qui s’étendra sur 600 Km et permettra le désenclavement de tout le littoral Nord, de Saïdia à Tanger. N’oublions pas non plus l’aménagement de six stations balnéaires d’importance dans le cadre du Plan (touristique) Azur. Et la liste n’est pas exhaustive. Des projets nécessaires au développement (il en faudrait encore plus), et qui doivent tout à l’impulsion décisive du monarque.

54. La gestion déléguée réussit bien
Les Casablancais ne font plus la queue pour payer l’eau et l’électricité, les Marrakchis roulent mieux avec la concession du transport urbain… La gestion déléguée fait désormais partie du paysage économique marocain. La réussite des expériences déjà en place laisse présager l’élargissement du champ des concessions. La gestion des ports, des aéroports, de la production de l’électricité… tout peut être délégué à des professionnels. étrangers ? C’est le problème, et il est d’ordre politique. Mais on attend toujours des opérateurs marocains qui aient la surface technique et financière pour réussir aussi bien que les Européens. Ces grands débats de souveraineté, les consommateurs n’en ont cure et ne demandent que l’amélioration des services – quitte à ce qu’ils ne soient plus publics. Preuve que la tendance est irréversible, un projet de loi sur les concessions est dans le pipe.

55. L’accès aux statistiques s’améliore
Qui aurait cru qu’au Maroc, les statistiques deviendraient un sujet de polémique entre le Premier ministre et le Haut commissaire au plan ? C’est pourtant le cas depuis 2005 : pour des questions de chiffres, Driss jettou et Ahmed Lahlimi sont à couteaux tirés. On est loin de l’époque où la Direction des Statistiques (DS) était un département poussiéreux auquel seuls les initiés avaient accès… Suite à un accord avec le Fonds Monétaire International, l’état est tenu de publier régulièrement des statistiques ciblées, "pour éviter toute manipulation". à saluer, le site web de la DS : les chiffres y sont régulièrement mis à jour (nous l’avons vérifié). Sociologues, urbanistes, économistes et autres décideurs ont donc une large bonne base de données à portée de main. Vive la transparence !

56. Le Maroc a la cote en Occident
Le Maroc a vraiment la cote auprès des états-Unis, ce qui en fait un interlocuteur privilégié avec les pays occidentaux. En témoigne l’incessant ballet des visites officielles effectuées par de nombreux responsables politiques, américains, européens et canadiens. Mais l’enjeu est essentiellement économique, et le "produit Maroc" séduit de plus en plus les Occidentaux. Les investissements étrangers au Maroc ont atteint 23,5 milliards de dirhams en 2003 contre 6,8 en 2002, soit une hausse de 246 %, relève-t-on dans un rapport de la Direction des Investissements. Les pays de l'Union Européenne restent les principaux investisseurs au Maroc, avec 95,1 % du total des investissements étrangers, dont l'Espagne avec 18,2 milliards de dirhams (77,3 %) et la France avec 2,9 milliards (12 %).

57. Les liaisons aériennes se démocratisent
Il est loin, le temps où les voyages en avion étaient un luxe réservé à une toute petite minorité. Les vols pour Agadir, Oujda ou Laâyoune rencontrent un très grand succès commercial, et tendent à se multiplier. Grâce à des prix proches de ceux des autocars (800 dirhams pour Agadir, 900 pour Laâyoune), de nombreux voyageurs ne se posent même plus la question, quand il s’agit de longs trajets. Le nombre de lignes a également augmenté et de nouvelles liaisons inter villes ont même été créées, comme Agadir-Ouarzazate. Bien sûr, il y a toujours les retards, les annulations de vols, les taxes sans lesquelles le prix du billet serait encore moins élevé… mais il faut bien commencer quelque part.

58. La diaspora marocaine brille dans le monde
Saviez-vous que l’hyper entreprenante ville de Dubaï compte des conseillers (technocrates) marocains ? Qu’un Marocain, M. Yacoubi, faisait partie de l’équipe de la NASA qui a lancé Pathfinder sur Mars ? Qu’un autre Marocain, Jamal Benomar, est n° 3 de l’ONU ? Une diaspora marocaine instruite, bardée de diplômes et dotée d’une riche expérience professionnelle s’illustre un peu partout dans le monde, du Japon au Canada. Mais cette foisonnante matière grise ne s’investit pas assez au Maroc, et c’est dommage. Le potentiel est énorme, il nous suffirait de l’attirer. Ça commence, doucement : les secteurs marocains de la finance et du conseil, mais aussi des télécoms et de l’énergie, ont ainsi fait appel à des chasseurs de têtes internationaux pour dénicher de brillants Marocains où qu’ils soient dans la planète. éspérons qu’ils feront tâche d’huile.

59. Le tourisme intérieur se développe
Les chiffres ne mentent pas. Jusqu’à il y a deux ans, le tourisme intérieur peinait à prendre son envol, avec une maigre hausse de 2% du nombre des nuitées entre 1995 et 2002. Mais les jours tristes semblent derrière nous. Ce taux est en effet passé à 8% sur la période 2002-2004. Et d’année en année, l’évolution s’accélère. En 2005, sur le seul mois d’avril et grâce au programme Kounouz Biladi, le remuant ministre du Tourisme Adil Douiri peut se vanter d’une hausse de 50% des nuitées, comparativement à la même période de l'année précédente. Mais il y a mieux : les petits établissements hôteliers, auberges et pensions, commencent à connaître un vif succès, notamment dans l’Atlas et le Sud. L’offre touristique intérieure se diversifie, et les PME y gagnent des clients et du chiffre d’affaires. Et le tourisme vert fait ses premiers pas. C’est un très bon signe.

60. Le parc auto se renouvelle
50.000 véhicules neufs ont été vendus au Maroc en 2001, plus 25.311 véhicules neufs importés. En forte croissance par rapport aux années précédentes, qui s’explique (pour l’achat local) par une très dynamique politique de crédit automobile, désormais adapté à toutes les bourses. Le marché automobile marocain est "en période de transition stratégique", selon les professionnels. Avec un parc de 1,6 million de véhicules, le Maroc séduit aujourd’hui de nombreux constructeurs, notamment européens. Le royaume a mis en place une politique industrielle automobile à partir de 1995 pour contrecarrer l'importation massive de voitures d'occasion en provenance d'Espagne et de France.
 
 
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