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86. El Guerrouj est au firmament
Le journal sportif de référence L’équipe l’a appelé "l’autre roi du Maroc" et aussi "l’enfant unique de la nation". Steve Cram, le chef de file de la candidature londonienne pour les jeux olympiques de 2012, a dit de Hicham El Guerrouj qu’il était "le plus grand miler de tous les temps". Jamais un sportif marocain n’avait atteint un tel niveau de reconnaissance. Quatre fois champion du monde, recordman du 1500 m depuis 7 ans, mais aussi du mile et du 2000 mètres et surtout – quel Marocain n’a
pas tressailli de fierté durant l’été 2004 ? – double médaillé d’or olympique. El Guerrouj, l’enfant prodige de Berkane, a réussi à supplanter Saïd Aouita dans les mémoires, et c’était difficile. Il est adulé par des milliers de jeunes, qui rêvent tous de lui ressembler. Pas étonnant que le nombre d’inscrits à la l’Institut National d’Athlétisme dépasse toutes les espérances…

87. L’équipe nationale de foot séduit
L’entraîneur Baddou Zaki, quoiqu’on en dise, a réussi à construire une sélection "vert-rouge-beur" professionnelle et séduisante. Le Maroc n’avait pas eu une aussi belle équipe nationale depuis 1986. Avec des stars comme Jawad Zaïri et Marouane Chamakh, et des valeurs sûres comme Noureddine Naybet, la rue se remet à vibrer. Quand nos footballeurs ont atteint la finale de la Coupe d’Afrique des nations, à Tunis, des centaines de milliers (voire des millions) de Marocains ont investi les rues pour crier leur joie. Sauf mauvaise surprise, les Lions de l’Atlas devraient se retrouver en Allemagne pour la Coupe du Monde 2006. D’autres joyeux embouteillages en perspective.

88. Nawal El Moutawakil est au sommet de l’Olympe
Après avoir maté les pistes, la championne olympique du 400 mètres haies (Los Angeles, 1984) a mis cinq capitales à ses pieds. Et pas des moindres : Paris, Moscou, New York, Londres et Madrid ont tour à tour essayé de séduire cette Marocaine fluette, présidente de la commission pour le choix de la ville organisatrice des jeux olympiques en 2012. Membre du prestigieux Comité International olympique (CIO), son nom est aujourd’hui connu aux quatre coins du globe et pendant quelques mois au moins, cinq parmi les plus grands chefs d’Etat de ce monde étaient aux pieds d’une Marocaine. Ça se fête !

89. Le gouvernement dope le foot
2005 est bien partie pour être l’année du décollage du football national. C’est du moins ce que laisse espérer le contrat programme signé début juillet entre le gouvernement, les collectivités locales et la Fédération nationale marocaine de Football. à la clé, 280 millions de dirhams de subventions publiques (une première!), la création de 15 centres de formation (objectif : lancer dans le marché mondial 300 futurs joueurs d’élite), des entraîneurs et des arbitres mieux formés, 1000 terrains de proximité, des compétitions revalorisées…tout cela devrait nous faire embrasser le professionnalisme en 2010. On a hâte d'y arriver.

90. La relève sportive est assurée
S'il y a un motif d’inquiétude à gommer des esprits, c’est bien celui concernant la relève sportive. Quantité de jeunes talents sont prêts à représenter dignement les couleurs marocaines lors des rencontres internationales. Tout le monde garde en mémoire la divine surprise que nous a faite l’équipe nationale junior de football, en juin, quand elle avait atteint les demi-finales de la Coupe du monde. On attend beaucoup de Iajour, qui ne devrait pas tarder à rejoindre Zaïri et Chamakh au firmament. Par ailleurs, l’Institut National d’Athlétisme de Rabat est une pépinière de futurs champions, entraînés pour arriver au plus haut niveau de compétition internationale. L’INA, dont sont issus les médaillés olympiques Hicham El Guerrouj et Hasna Benhassi est d’ailleurs cotée à l’échelle internationale ; de nombreux pays y envoient leurs athlètes en formation.

91. La construction des stades de 2010 se poursuit
Quand le Maroc s’était porté candidat pour la Coupe du monde 1998, il avait promis que "les stades seraient construits, Coupe du monde ou pas". Idem pour 2006. Aucune des deux promesses n’avait été tenue. Nous n’avons pas eu non plus la Coupe du monde 2010, mais la promesse, cette fois, tient bon. Les Gadiris, les Tanjaouis et les Marakchis auront, comme convenu, les stades promis. Ahmed Ammor, porte-parole de la Fédération Nationale de Football Marocain, le confirme. "Les chantiers se poursuivent et les plannings seront respectés". à en croire les prévisions, l’ouverture des portes est pour fin 2007. Sur place, les passants peuvent se rendre compte de l’état d’avancement des chantiers. "Ça commence à prendre forme". Au grand bonheur des sportifs qui vont s’y produire, mais aussi du public qui aura droit, enfin, au confort qu’il mérite.
 
 
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