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Par Khalid Tritki
Les échéances de la rentrée
Pêche. La sardine aura son plan
Le nouvel accord de pêche a été signé jeudi 28 juillet à Bruxelles. Il autorise la flotte communautaire à dépêcher 119 bateaux dans le segment artisanal, une clause qui devrait déplaire aux professionnels de la pêche côtière. Les Marocains concèdent un quota de 60.000 tonnes sur la branche de la pêche pélagique (sardine, anchois, maquereaux, etc) par louverture du stock C (situé à la zone sud) à la flotte européenne. 25% des prises du pélagique doivent être débarquées dans les ports marocains (celui de Dakhla surtout |
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| étant proche de la zone de pêche visée). Laccord qui entrera en vigueur le premier mars 2006, porte sur 4 ans. Le Maroc percevra une redevance de 160 millions deuros pour les 4 ans (440 millions DH par an). Une partie de cette somme sera dédiée à la mise à niveau, à la distribution, à lalimentation du fonds de restructuration à la filière des barques. Dautres volets portent sur le partenariat et laccompagnement. Ce qui retient le plus l'attention dans cet accord nouvelle génération est le fait quil constitue une rupture totale par rapport à la base de négociation de 1999. À lépoque, le Maroc interdisait lextraction de la ressource et voulait pousser vers linvestissement à terre. Ce nest plus le cas. La deuxième fait majeur est louverture du stock C. Un haut responsable du ministère soutient que dici mars prochain, un plan daménagement sera mis en place. Espérons que pour cette fois, le plan daménagement sera soumis au débat et non pas imposé, comme les clauses du nouvel accord. |
Transport maritime. La réforme avant la fin de l'année ?
Le dossier du transport maritime connaîtra des rebondissements. Tout laisse croire que Karim Ghellab, ministre de léquipement et du transport, est déterminé à gagner la bataille du maritime. Cest un secteur bien particulier, dont la réforme attend depuis plus dune dizaine dannées. Un premier projet a été élaboré, puis classé sans raison apparente. Fin 2003, une autre mouture a été préparée, cette fois avec lappui dexperts internationaux, mais elle ne semble pas convaincante. Pour preuve, elle na jamais vu le jour. Selon des sources bien informées, la réforme bloquait dans lattente de la restructuration du transporteur national. La situation financière où se débattait la Comanav à lépoque ne la qualifiait pas à devenir un champion national. Depuis, un contrat programme a été signé et la société recapitalisée. Actuellement, que la société sen sorte ou pas, la réforme ne peut plus attendre. Surtout que les négociations sur les services sont déjà entamées au sein de lOMC. |
Télécoms. Bientôt la fin du supense
Maroc Connect et Orascom ont jusquà fin août pour apporter le complément dinformation que lagence de régulation leur a demandé. Et ils nont pas intérêt à rater le coche. Il y va de la licence fixe, lunique qui reste à attribuer après la désignation de Médi Telecom comme le deuxième opérateur fixe du Maroc. Vers la moitié de septembre, lagence se prononcera sur qui sera lheureux gagnant. Pour être de la partie, les deux candidats doivent convaincre sur deux volets, la stratégie de déploiement du réseau et les engagements financiers. La démarche du régulateur est intelligente. Son astuce réside dans le fait quil laisse la possibilité aux opérateurs de fixer leurs propres contraintes. Plus lopérateur met la barre haute, plus il a de chance de décrocher la licence. Ses engagements formeront le cahier de charges et simposeront à lheureux gagnant. |
PME. Des assises décisives
Les troisièmes assises de la PME se tiendront en septembre. La fédération de la PME compte sur cette édition pour tisser un réseau africain. Mais lenjeu ne réside pas à ce niveau. Les assises promettent la signature dun gentleman agreement entre la fédération et les banques. En vertu de cet accord, les deux parties sengagent à jouer franc jeu. Cela se traduira par plus dengagement de la part des banquiers sur la base de comptes certifiés. Pour la PME, le pari réside dans ladoption de la culture de la transparence et du management moderne. Une autre convention avec les experts comptables est prévue à cet effet. Ces derniers auront à certifier les comptes et donc attester de la bonne conduite des candidats aux financements. |
Budget. Oualalou à lépreuve
Fathallah Oualalou, ministre des Finances se tire les cheveux. Lélaboration de la loi des finances est entamée dans un climat de tension. Les contraintes budgétaires ne lui laissent pas le choix : prix du pétrole instable, campagne agricole incertaine, croissance faible
Mais le plus dur reste à faire. à deux ans des élections, la tentation de rompre avec lattentisme est grande. Mais le courage et les moyens ny sont pas. Pour preuve, largentier du pays doit mobiliser des fonds pour résoudre le problème de la retraite. Rien que dans le cas de lOCP, la facture dépasse 30 milliards de dirhams. Sans oublier que croissance ou pas, le ministre des Finances est tenu de mettre de largent à la disposition de lInitiative Nationale pour le Développement Humain. Et comme à laccoutumée, largentier va vers la facilité : éviter toute baisse notable des impôts et augmenter les impositions sur la consommation. La baisse de lIGR demeure un fantasme, alors que la TVA risque de nous jouer des tours. Attendons la rentrée pour voir. |
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À la porte du roi
Le ministre de la Justice doit, en homme détat, choisir qui recevoir et à quelle requête donner suite. En homme sous pression, il reçoit ceux quon lui conseille vivement de voir. Jusque-là, il ny a rien à dire. Cest la nature du poste. Sauf quune rencontre, du troisième type sans doute, lui restera en travers de la gorge. Il a reçu les représentants de Dallah Al Baraka. Suite à quoi, ces derniers lui ont adressé, en mars, une missive très salée. Le ton est vindicatif, méprisant et insolent. Elle commence par une phrase qui en dit |
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| long : "Suite à notre entretien (...) le groupe Dallah Al Baraka vous rappelle qu'il est insatisfait du traitement que subissent nos investissements". Vous avez certainement deviné que la missive visait laffaire de lhôtel Palais des Roses. Mais, comme moi, vous ne comprenez pas pourquoi le groupe parle de tous ses investissements. Des investissements généralement sans lendemain. Dans sa lettre, il stigmatise les hauts responsables du ministère qui lui ont proposé de régler ses problèmes à lamiable. Mais paradoxalement, sa stratégie marche. Puisque les décisions des juges, juste après la lettre, lui ont été favorables. La tendance ne sest renversée que dernièrement. Et devinez quoi, le groupe, insatisfait quil est, risque de taper encore plus haut que le ministre. Ira-t-il jusquà frapper à la porte du roi ? Sans doute, ses introductions laideront. Et la rentrée nous dira si lentourage du roi se laissera duper par les manuvres dun ex-grand groupe dont il ne reste que des vestiges et des langues acérées. |
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