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N° 189
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Corrida. L’Istiqlal se déchire pour l’UGTM

Abderazzak Afilal (AIC PRESS)
Abderrazak Afilal est-il toujours le secrétaire général de l’UGTM, historiquement la 2ème centrale syndicale du pays ? "Oui, je le suis", affirme l’intéressé. "Non, il ne l’est plus", soutiennent ses détracteurs. Le plus surprenant, c’est que le parti de l’Istiqlal, censé contrôler la centrale, observe un mutisme total sur la question. Alors qui croire ? Officiellement, l’UGTM n’a toujours pas tenu son congrès général, initialement prévu en septembre 2005, mais finalement reporté à une date ultérieure (probablement février 2006). "Tant que le congrès n’est pas tenu, je reste le patron de l’UGTM", martèle Afilal, 76 ans, qui dirige la centrale depuis sa création il y a près d’un demi-siècle. Mais les détracteurs du vieux leader, regroupés autour du maire
de Fès Hamid Chabat, et qui sont au nombre de 15, déclarent que "le bureau exécutif (de l’UGTM) a exclu Afilal, conformément aux articles 16 et 17 des statuts de la centrale". Afilal et ses alliés d’un côté, les "putschistes" de l’autre, se sont donné rendez-vous, le 4 septembre, pour s'affronter, directement, à l’occasion d’une rencontre prévue à Casablanca. "On craint le pire pour le 4 septembre, nous a déclaré un dirigeant de l’Istiqlal. Non seulement le syndicat, mais aussi le parti, risquent de tomber très bas si les deux factions ennemies en venaient à en découdre". La solution ? "Faire tout pour annuler la rencontre, inviter les deux parties au calme et attendre". Pour beaucoup, cette situation inédite semble faire le jeu de Abbes El Fassi, le patron de l’Istiqlal, auquel on prête l’intention de "sacrifier l’imprévisible Afilal, qui fait partie de ses adversaires, et le remplacer par un dirigeant plus contrôlable". À suivre.


Armement. Des contrats à revoir

L'information a été rapportée cette semaine par le quotidien suisse La Liberté. Le journal, se basant sur les déclarations d’un responsable politique suisse, Joseph Deiss, soutient que le Maroc aurait récupéré un lot de 40 chars M-109 de fabrication suisse, correspondant à une transaction initialement passée, il y a un an, entre la Suisse… et les émirats arabes unis. Ce genre de "transfert", qui a ouvert un débat politique chez les autorités helvétiques puisque non stipulé dans les contrats de vente, ferait suite, d’après certaines sources, à une autre livraison d’armes (des avions de combat F-16, de fabrication américaine) que l’Arabie Saoudite aurait acheté pour le compte du Maroc, probablement à la même période.


MRE. Eligibles, enfin !

Les MRE seront-ils éligibles en 2007 ? Réponse de Said Charchira, président du congress (congrès mondial des citoyens d’origine marocaine, une ong créée en 2001, reconnue par l’Union européenne) : "Nous avons rencontré des responsables gouvernementaux et des représentants de partis politiques qui nous ont assuré qu’un consensus est en train de s’établir dans ce sens". Les candidats ne se présenteront pas sous la bannière des partis politiques existants, mais seront probablement nommés à partir du "conseil supérieur de l’immigration", un autre projet en gestation et qui pourrait voir le jour prochainement. La question sera débattue par la 2ème chambre du Parlement, en octobre prochain.


Communication. Sahel briefe son monde

Le ministre de l’Intérieur El Mustapha Sahel a convié une trentaine de journalistes, en milieu de semaine, à une séance de briefing suivie d’un dîner officiel au siège du ministère, à Rabat. Au cours de la rencontre, qui a duré plusieurs heures, Sahel est revenu en long et en large sur l’INDH (Initiative Nationale pour le Développement Humain) dont le roi avait annoncé la création il y a quelques mois. Le brief de Sahel a ressemblé, pour beaucoup, à son intervention télévisée, la veille, dans le cadre de l’émission Hiwar sur la TVM, où il avait notamment mis fin à "toute rumeur concernant un éventuel remaniement gouvernemental dans l’immédiat".


Parlement. Une session pour la loi sur les partis

Il n’est pas exclu que les parlementaires effectuent leur rentrée politique plus tôt que prévu. Prévue pour le 2ème vendredi d’octobre, la rentrée pourrait avoir lieu bien avant, probablement courant septembre, via une session extraordinaire du Parlement. La raison en est simple : le Parlement, en s’en tenant aux directives royales, devrait valider le projet de loi sur les partis avant l’entame du nouvel exercice parlementaire, c'est-à-dire avant le 6 octobre. Tout cela rentre, bien évidemment, dans le cadre des préparatifs pour les futurs élections législatives, attendues en 2007.


Tindouf. L’ASM tente le forcing

L'association du Sahara Marocain (ASM) ne désespére pas de se rendre à Tindouf. Sa nouvelle tentative, la deuxième, aura lieu le 6 septembre. L’ASM, dixit son président Réda Taoujni, compte se rendre à Alger et à Tindouf "à la rencontre de la société civile algérienne et de nos frères séquestrés". Une requête devra être déposée au cabinet du président Bouteflika et du chef de la diplomatie Mohamed Bedjaoui. L’association, qui revendique la "levée du siège militaire sur Tindouf", compte organiser un sit-in, dans la foulée, devant le ministère de la défense à Alger. Si les autorités algériennes lui accordent le droit d’entrée, bien sûr.


Agadir. Servaty fait une 14ème victime

Une nouvelle victime du scandale du CD pornographique d’Agadir, la 14ème de la série, a été condamnée, en fin de semaine dernière, par le tribunal de première instance d’Agadir, à six mois de prison ferme. La victime, d’après les premiers éléments d’information dont nous disposons, serait mineure. Ce qui porte à deux le nombre des mineures derrière les barreaux dans le cadre de cette affaire. Dans le même temps, la ministre belge de la Justice, et vice-premier ministre, Mme Laurette Onkelinx, était attendue le 2 septembre à Rabat. La responsable belge, qui devait rencontrer notamment son homologue marocain Mohamed Bouzoubaâ, en plus de représentants de l’association Anaruz (lire "3 questions à", page 14), a finalement décidé de reporter son déplacement à une date ultérieure. D’après nos sources, le report serait dû à "des raisons personnelles". à signaler que la pétition pour la libération des victimes du touriste belge Philippe Servaty, hébergée sur anaruz_agadir@yahoo.fr, a recueilli plus de 400 signatures.


Convention. Veto des journaux partisans

La signature de la tant attendue convention collective entre le Syndicat National des Journalistes Marocains, la Fédération Marocaine des éditeurs de Journaux et le gouvernement… a tourné court. La cérémonie devait avoir lieu vendredi 2 septembre, mais plusieurs journaux (principalement partisans) ont bloqué la machine à la dernière minute, arguant qu’ils ne pouvaient faire face aux exigences financières de la convention. À savoir : un salaire brut minimal pour les journalistes de 5800 DH, appelé à être revalorisé tous les 5 ans, en plus de la CNSS et d’une assurance maladie. Sans oublier, de manière générale, la transparence des comptes. Une nouvelle version de la convention devrait être prête le 15 septembre.


Emploi. 4ème suicide pour Annajat

Le 30 septembre prochain, le scandale d’Annajat (contrats de travail fictifs passés au nez et à la barbe de l’Anapec et du ministère de tutelle, à l’époque conduit par Abbes El Fassi) "fêtera" ses quatre ans. La commémoration sera d’autant plus tragique qu’un membre de l’association des victimes s’est donné la mort, au courant de l’été, à Béni Mellal. "Cela porte à quatre le nombre des suicides depuis le déclenchement du scandale", déclare le président de l’association, Karim Otmani. Quatre suicides, douze emprisonnements, 90.000 demandeurs d’emploi ruinés (chiffres fournis par l’association), le bilan du scandale Annajat est lourd, très lourd.


Al Hoceima. Ça "marche" toujours !

Les habitants de Tamassint ont organisé, en début de semaine, une marche vers la wilaya d’Al-Hoceima, distante de 30 km. La "procession", d’après des sources locales, à a été arrêtée au bout de 6 km, après utilisation, nous explique un membre du comité d’organisation, de bombes lacrymogènes par les forces de l’ordre. Pour rappel, Tamassint a été parmi les zones les plus touchées par le séisme d’Al-Hoceima en février 2004. Les habitants revendiquent une meilleure assistance sociale (relogement, habitation salubre, augmentation es indemnisations) et la libération de neuf villageois détenus dans les suites des mouvements de protestation.


Tamek. La grève de la faim par intermittence

Ali Salem Tamek n’observe vraisemblablement pas de grève de la faim, du moins pas dans le sens classique du terme. Mais la version officielle du ministère de la Justice, est peut-être à relativiser. "Ali Salem observe une grève…par intermittence, son état de santé étant fragile", nous a notamment déclaré un membre de la famille Tamek, avant de rajouter que le concerné "doit garder son état de lucidité pour négocier au nom des 35 détenus d’origine sahraouie arrêtés après les événements de Laâyoune survenus en mai dernier". Allez, bon courage à tout le monde, les grévistes et les autres.


Précision.

Le Best Of de TelQuel comportait un oubli de taille : l’origine d’une des photos de la couverture, celle montrant une vieille paysanne toute ridée, cigarette au bec. Cette photo était en fait tirée de la très belle affiche du film Alyam Alyam, grand succès du cinéaste marocain Ahmed El Maânouni, sélectionné au festival de Cannes 1978. Nos excuses à M. El Maânouni et à nos lecteurs.


Protocole. Vol express pour Imilchil

Nadia Aourid, directrice du festival des cimes d’Imilchil et épouse de Hassan Aourid, ancien porte-parole du Palais et actuel wali de Meknès, a dû faire appel à un hélicoptère pour les besoins d’un aller-retour express entre le beau site du Haut-Atlas et Rabat où elle devait prendre part à une réception officielle. Rien d’anormal, les routes menant vers Imilchil étant peu praticables. Oui, mais le festival des cimes, qui en est à sa 3ème édition, a été justement dédié, depuis sa création, au désenclavement d’Imilchil via l’amélioration du réseau routier. Apparemment, ce n’est pas pour demain…


Tanger. L’Espagne enquête sur le duc

Le legs du duc de Thovar à Tanger intéresse de très près les services espagnols, qui ont choisi de dépêcher, discrètement, des enquêteurs dans le nord du Maroc. Le quotidien ibérique "La Razon" a décidé, à son tour, d’enquêter sur l’affaire. Rappelons que le duc, décédé en 1953 à Tanger, avait laissé derrière lui un patrimoine considérable au Maroc bien sûr, mais aussi en Espagne, à l’image du palais de Vittoria qui remonte au 15ème siècle.


TelQuel. American Dream

Los Angeles Times, n°3 des quotidiens américains et Newsweek, n°1 des hebdos, ont invité Ahmed R. Benchemsi à des "séjours d’immersion" à Los Angeles puis à New York, pendant le mois d’août dernier. Le directeur de TelQuel a rédigé quelques éditoriaux pour le LA Times et, surtout, a pu toucher du doigt le "rêve américain" : des journaux qui ont la taille de multinationales, des moyens colossaux… et des résultats en conséquence. Los Angeles Times et Newsweek tirent respectivement à 1 et 6 millions d’exemplaires. Le Maroc semble bien petit…


3 questions à Abderrahmane El Yazidi (Président de l’association Anaruz)

Vous avez créé l’association Anaruz l’été dernier, après l’éclatement du scandale du CD pornographique d’Agadir ; dans quel but ?

L’association a été conçue comme un dernier recours, un moyen ultime pour dire Non. Non à l’exclusion sociale dont souffrent les dizaines de femmes, victimes du scandales des photos pornographiques. Non à la justice sévère et expéditive. Non, surtout, au silence tant des officiels que des acteurs de la société civile.

Pourquoi Anaruz est-elle un dernier recours ?
Parce que nous avions, auparavant, frappé à toutes les portes (partis politiques, ONG, etc) et qu’aucune ne s’était ouverte. Même les associations censées lutter contre la pédophilie ou l’exclusion des mères célibataires ont refusé de soutenir les victimes du scandale d’Agadir. Beaucoup des victimes sont pourtant des mineures, des filles sans antécédents, etc.

Qu’apportez-vous concrètement aux quatorze victimes condamnées par le tribunal d’Agadir ?
On leur apporte notre soutien moral et notre assistance matérielle et juridique. Et pas seulement aux 14 femmes jetées en prison, mais aussi à leurs familles, sans parler des dizaines d’autres déclarées en fuite… Une pétition circule dans ce sens, un collectif a vu le jour en Belgique (ndlr : Philippe Servaty, qui a été à l’origine du scandale, est un citoyen belge), nous sommes en contact avec plusieurs ONG, etc.



Billet. Le rêve marocain (par Driss ksikes)

Mohamed Hmoudane est un écrivain marocain qui vit en France. Dans son premier roman, French dream, il raconte l’histoire d’une bouteille de vin qui lui a bizarrement facilité l’obtention du visa pour atterrir dans la ville des Lumières. Au fond de lui, confie-t-il, il aurait bien aimé appeler ce texte inaugural, "Rêve marocain". Mais il ne l’a pas fait. Personne n’a jamais songé à ce que pourrait être "le rêve marocain". Pour certains Marocains, moins ambitieux que Hmoudane, le seul rêve qui vaille consiste à aller faire le plein de vin, le week-end, dans les supermarchés. Pour d’autres, moins fixés sur leur destination de rêve, seul compte le fait de partir, peu importe où. Visa ou pas visa. Quand ils ne font pas la queue aux abords d’un consulat ou derrière les sentinelles d’un port, en clandestins, les Marocains se frayent une issue de secours, sur Internet, à Derb Ghallef, hors de l’administration, devant une telenovela mexicaine, le nez dans la télé réalité ou face à un télévangéliste barbu. L’essentiel est d’être ailleurs. Si le rêve des marocains se réduit à cela, c’est que rien ne les persuade de rester. La famille ? Tant que l’économie est précaire, on rêve de partir pour sauver sa progéniture. L’école ? Tant qu’elle est défaillante, elle s’avère plus un repoussoir qu’une force d’attrait. L’appartenance nationale ? Tant qu’elle a juste un lien abstrait avec des fêtes dont on oublie les dates, elle ne compte pas. Le sentiment de citoyenneté ? Tant que c’est juste un luxe que se permettent des nantis ou une poignée d’incorruptibles, il ne faut pas y compter. L’espoir de développement humain ? Tant qu’il n’est pas chiffré, maîtrisé, démocratisé, très peu se sentiront concernés. Ce qui nous retient, après tout, c'est le rêve de nommer le rêve marocain.



Billet. Un air de rentrée (par Karim Boukhari)

Comment oublier cet enseignant des sciences naturelles qui dessina un drôle de corps et invita ses élèves, l’un après l’autre, à essayer de "deviner" l’identité de l’étrange objet. "C’est un être unicellulaire, une amibe (…) C’est le cerveau d’Einstein en ébullition (…) C’est un ovaire fécondé par un spermatozoïde fantôme (…) C’est une représentation abstraite du conflit israélo-arabe (…) C’est un mollusque au moment du réveil, etc". Et puis quoi encore ? Le professeur effaça le dessin avant de rendre son verdict à un auditoire incrédule : "Ce n’était rien du tout, juste une manière de vous sortir de vos gonds pour un premier jour de classe". Comment oublier cet autre enseignant de math qui invita son meilleur élève à une démonstration de géométrie pour épater toute la classe : "Regardez-le et recopiez tout ce qu’il note sur le tableau noir". Cela n’a pas empêché le prof de réduire la note de son meilleur élève de deux unités, après l’avoir copieusement sermonné : "Non, non, non, tu ne dois jamais commencer une formule mathématique sur une ligne pour la finir sur l’autre, tout doit rester ensemble, autrement, cela devient une faute grave".
Il y a comme cela des images qui remontent à la surface à l’occasion de chaque rentrée des classes, à l’école comme au journal. L’apprentissage, mon vieux… Tenez, Nadir Yata, ce grand éditorialiste mort à la fleur de l’âge : "Mais quel est ce rigolo qui ose s’en prendre à mes journalistes ?". Ou encore Mimoun Habriche, une plume tellement fine qu’elle s’en est allée sur la pointe des pieds, sans bruit et sans rien : "Allez, mes jeunes amis, un petit coup et tout sera oublié". Bonne rentrée à tous, lecteurs et confrères.



Vite !

Le 18 août, pendant que les 404 prisonniers de guerre marocains du Polisario atterrissaient à Agadir, 11 familles de militaires (dont des rescapés de Tindouf) habitant la base de Sidi Slimane ont été sommées de quitter les lieux. La décision serait due, selon nos sources, à une note stipulant que "tout militaire inactif devait quitter la base". No comment.

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Les restes de l’ancien président zaïrois, le Maréchal Mobutu, décédé en 1997 et enterré au cimetière chrétien de Rabat, risquent de quitter le royaume dans les prochains mois, si l’on en croit certaines informations relayées sur Internet. L’initiative répondrait au vœu de l’actuel président du RCD, ex-Zaïre, Joseph Kabila, désireux d’honorer ses prédecesseurs.

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Le roi Mohammed VI a procédé, jeudi, à la nomination de nouveaux walis et gouverneurs. Le mouvement, qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’Initiative nationale pour le Développement Humain, a concerné les villes de Casablanca, Rabat et la province d’Assa-Zag. Parmi les nominés, au nombre de six, figurent les noms de Mokhtar Bekkali, ex-préfet de police et de Mohamed Halab, ancien wali de Tanger.

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Le résultat de Maroc-Bostwana, qui devait être disputé samedi 3 septembre pour le compte des éliminatoires de la coupe du monde (et de la CAN), pourrait conditionner le sort du coach national Baddou Zaki. Même si rien n’est officiel, on prête aux décideurs du football national la volonté de flanquer Zaki d’un assistant, histoire de réduire le contrôle du sélectionneur sur ses troupes.

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Après l’information publiée en juin dernier par TelQuel sur la culbute d’un détenu de la prison Ali Moumen de Settat (dans une marmite de soupe de fèves !), le détenu B.L.M, soupçonné d’avoir vendu la mèche, a été mis au cachot 60 jours durant, alors que la période légale est de 45 jours. Heureusement, le vice-procureur de Settat a réparé cette injustice

 
 
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