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Pages coordonnées par Hassan Hamdani
Théâtre. Les étudiants sur les planches
| Les étudiants nont pas encore repris le chemin des cours, mais ils sagitent déjà sur les planches jusquau 10 septembre dans le cadre du Festival international du théâtre universitaire de Casablanca. Cet événement, organisé par la faculté de Ben Msik, marque traditionnellement la rentrée artistique. Conçue pour développer la pratique théâtrale, la manifestation accueille comme chaque année des troupes universitaires venant de plusieurs pays (Slovénie, Arabie Saoudite, France, Roumanie, Suède, etc.). Ces dernières côtoient pendant une semaine des troupes marocaines amateurs et professionnelles venues des quatre coins du Maroc. Cette année, les organisateurs ont mis particulièrement laccent sur la formation, au travers dateliers animés par des professionnels, afin dinitier les étudiants aux différentes facettes de la pratique théâtrale. Chant, travail de lacteur, profil psychologique de lacteur, improvisation, mise en scène chorégraphique et expression corporelle, à nen pas douter, les étudiants ont un programme chargé pour acquérir une vision globale de cet art total. Chapeau bas aux universitaires de la faculté de Ben Msik. Ils font preuve dun dynamisme rare dans luniversité marocaine alors quils sont |
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| confrontés au quotidien à la pression des barbus. Dailleurs, Abdelmajid Kaddouri, président du festival et doyen de la faculté de Ben Msik, a rappelé le rôle de ce type de manifestation dans le développement du dialogue, de la tolérance et contre toute forme dextrémisme. Suivez mon regard
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Album. Bilal, el fenomeno
Après avoir enflammé le dernier festival de Casablanca (plus de 160.000 personnes à son concert dEl Bernoussi), Bilal revient sur le devant de la scène avec un nouvel album Hadi Hala chez Nabilophone/ Crystal Sound. Cet opus marque un retour aux racines du raï avec, cependant, des tonalités latinos. Présenté le plus souvent comme licône des chemkars, comme Hasni fut en son temps lidole des woulad derb romantiques, Bilal a en réalité un public beaucoup plus varié, qui va de la jeune secrétaire bien sous tous rapports au sociologue féru de phénomènes sociaux. Cest quau-delà de la musique raï, lOranais a su parlé avec des mots simples et directs de maux comme le hrig, la hogra et la hazqa. Ainsi, fan absolu des Nass El Ghiwane, Bilal a su allier la puissance poétique et évocatrice du groupe du Hay Mohammadi à la modernité du raï. Autre bonne nouvelle, Bilal sera en tournée au Maroc dici la fin de lannée à des dates non encore fixées. |
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Danse. Voyage initiatique
Présenté dans le cadre du Festival international universitaire de Casablanca, Safar
ce monde au goût de terre, spectacle de danse de la compagnie Numidia, est né de la rencontre dun danseur traditionnel de Zagora (Abderrahim El Elaoui), dune danseuse contemporaine française dorigine marocaine (Amal Hadrami), dun batteur et dun compositeur autodidactes ( Zouhair Amkas et Younes Askouri). La réunion de leurs parcours artistiques respectifs et hétéroclites retrace le voyage physique et spirituel dune fille dimmigrés vers son pays dorigine, à la recherche de ses racines, de sa terre et de son identité. Créé le 20 juin dernier à lIF de Casablanca, Safar
ce monde au goût de terre réinvestit les lieux le jeudi 8 septembre à 21h au Théâtre 121. |
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Manuels. Enseigner la religion
Suite à la polémique qui enfla, lors de la saison dernière, à propos de lenseignement de léducation islamique, la publication par la Fondation du Roi Abdelaziz des actes du colloque, tenu, il y a deux ans déjà, sur lenseignement de la religion aujourdhui, tombe à point nommé. Le point sur lequel plusieurs spécialistes tombent daccord est fondamental : attarbiya al islamiya, si elle prend le sens dinstruction faite par un croyant à ses coreligionnaires, na plus rien à voir avec léducation. Elle permet daméliorer la capacité de lélève à croire, non à savoir. Tout comme lenseignement fait en France du christianisme, dailleurs. Bilingue et établi sur la base détudes critiques des manuels et des méthodes denseignement existants, louvrage permet de remettre en question plusieurs idées reçues. |
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Exposition. Biodiversité
à loccasion de la conférence dYves Lancelot, océanographe et directeur de recherche au CNRS, lIF de Casablanca organise une exposition sur la biodiversité, concept mis en exergue par le fameux sommet de Rio en 1992. Cette exposition définit la biodiversité, son importance et son utilisation. Lexposition saccompagne de projections vidéos dont Volcans de Maurice et Katia Krafft, célèbres vulcanologues français qui ont filmé et étudié les plus célèbres volcans de la Terre. Les amateurs dimages spectaculaires pourront voir également Voyage au cur de la Fournaise de Rémy Tézier. Conférence le 7 septembre à 19 h à la médiathéque de lIF, exposition "Sciences et risques naturels" du 6 au 15 septembre à la Galerie 121. |
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Sortir. Culture club
Les accros des dance floors ont rendez-vous le 10 septembre au Pacha de Marrakech pour la grande finale nationale du concours DJ organisé par Heineken. La soirée enflammée de sélection qui a eu lieu au Petit Rocher laisse présager une nuit encore plus agitée sous les sunlights marrakchis. Aux platines, 3 DJ en compétition : Dj Unes du Platinium, DJ Alex B du White Room et DJ Haks du Mombay. Et cerise sur le gâteau, Roger Sanchez en guest star. Le gagnant du concours participera à la finale régionale de Dubaï le 29 septembre prochain, concours qui finira en apothéose avec une finale mondiale à Cape Town en Afrique du Sud, début 2006. |
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Civisme. Dessine moi la Moudawana
L'égalité hommes / femmes senseigne jeune et en bulles. Ainsi Leadership féminin, réseau dassociations de développement, vient de publier une série de bandes dessinées en français et darija afin de vulgariser la Moudawana auprès des jeunes de 12 ans et plus, un âge où lon sapproprie des valeurs dautant plus facilement si elles sont enseignées de manière ludique. La collection porte sur 7 nouvelles dispositions de la Moudawana : la coresponsabilité des deux époux dans la gestion de la famille, lâge du mariage, la polygamie, le divorce, la pension alimentaire et le domicile conjugal, le divorce, le tutorat et le partage des acquis du mariage. La lecture peut être profitable même pour les plus grands. |
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Asilah. Prix Zefzaf à Al Koni
Si Ibrahim Al Koni, romancier libyen revendiquant son origine touareg, a toujours rejeté lidentité arabe, il excelle pourtant dans lexpression arabe. Signe de couronnement de son excellence, le festival dAsilah lui a décerné, cette année, le prix Mohamed Zefzaf du roman arabe. La force dAl Koni provient du fait quil sinspire dans lessentiel de son uvre, romanesque et poétique, de limmensité du désert et de la désolation qui sy immisce. Déjà connu dans le monde francophone, depuis la traduction de Poussière dor en 1998 et son chef duvre, Le saignement de la pierre en 1999, Al Koni est à 57 ans lun des auteurs arabophones les plus lus. |
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Evénement. Le Marx dAttali
Jacques Attali ne croit pas en Marx, mais il laime bien. Son excellent Karl Marx ou lesprit du monde (Ed. Fayard, 2005), raconte, détails documentés à lappui, le parcours dun juif, athée, à la culture immense, devenu au fil des ans, le savant communiste le plus influent de la planète. Lauteur a suffisamment insisté sur les doutes qui rongeaient Marx, le malaise que lui créait sa persécution perpétuelle, ses malheurs familiaux qui le poussaient à la dépression, son incapacité à croire son uvre parfaite, son rapport ambigu avec dautres maîtres à penser, mais aussi la jouissance quil ressentit à être mieux quun universitaire, le penseur de la révolution du monde. Attali ne plaide pas Marx innocent, mais lhumanise pour le ressusciter. |
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Amal à Montréal
Amal de Ali Benkirane a représenté le Maroc au dernier Festival des Films du Monde de Montréal. Ce court métrage raconte lhistoire dune petite fille de 12 ans qui vit dans la campagne marocaine, se lève à l'aube pour se rendre à pied à l'école du village située à plusieurs kilomètres Élève studieuse, son rêve est de devenir médecin. |
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Yasmine Kassari, encore !
Lenfant endormi, film de Yasmine Kassari, nen finit pas de collectionner les récompenses. Déjà primée 19 fois dans les festivals internationaux, la jeune réalisatrice belgo-marocaine vient de remporter le Prix Spécial de la meilleure réalisatrice européenne lors du 3ème Festival International de Copenhague. |
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Sofia au cabaret
Sofia Essaidi a pris son temps, mais elle la finalement fait. Elle vient de sortir son premier album au nom très évocateur : Cabaret. La plus célèbre (et sexy) Marocaine de France a choisi dy privilégier les tonalités jazzy, rythmes dansants et chansons intimistes. Sofia a même composé certains des titres de son opus. |
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Humeur : Relâche estivale
Le mois daoût est par excellence la saison morte pour la culture à Casablanca. Les artistes ne chôment pas pour autant, mais délocalisent. Nass El Ghiwane se lance dans lanimation des plages plutôt que de prendre des vacances (ils ont en besoin pourtant). Martin Scorcese ne croyait pas si bien dire en les comparant aux Rolling Stones. À limage dun Mick Jagger vieillissant et refusant de jeter léponge, le groupe rameute chaque été les quelques restes écornés du mythe pour des tournées "tiroir caisse". ça, ou vendre des beignets et des glaces aux estivants, cest du pareil au même. à lhôtel Solazur de Tanger, Aziz Fadili anime, quant à lui, des soirées pour touristes au bord de la piscine de lhôtel, là même où dans laprès midi les gamins batifolaient et urinaient dans leau. Rien de mal à ça, le comique gagne sa vie en distrayant les aoûtiens et nest pas responsable de labsence dhygiène des mioches des autres. Loscar de la délocalisation artistique revient cependant à Abdelhak Zerouali. En vacances à Imilchil, à 200 kilomètres du premier mourakkab taqafi, le dramaturge marocain semble jouer une tragédie, même quand il est assis seul au café, serre les mains et se prête au jeu des photos souvenirs avec une morgue shakespearienne dun naturel désarmant. Quand on a le théâtre dans la peau, cest pour la vie
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Le livre
Noces de vers est le premier roman, en arabe, de Lahcen Haddad. Il comporte suffisamment de rebondissements et dinterprétations, pour permettre à chacun dy lire ce qui lui chante. Les épris de contes y liront lidylle dune belle berbère, Toulit, avec un berger arabe, Hammadi. Les fins lecteurs y verront une superposition de voix : celle romantique de Mahjouba, celle virile et aventurière de Qouider et celle conceptuelle de Saïd. Enfin, les amoureux de la complexité apprécieront l'emboîtement dhistoires damour dans un univers (Bejaad) traditionnel, chargé de spiritualité et dintérêts divergents. Lauteur, ayant une connaissance académique et intime de cet espace, savère être un raconteur dhistoires racé.
L. Haddad ; Urs Addidan (39 dh)
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