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Par Khalid Tritki
Maroc. Le choc pétrolier est déjà là
à plus de 70 dollars le baril de pétrole, le Maroc est au bord de lasphyxie. Deux augmentations des prix à la pompe (un dirham en cumul par litre) n'auront pas suffi. Une autre hausse est inévitable. À linstar des précédentes, cette hausse ne sera quune action ponctuelle. Le problème demeurera entier. Deux réunions sont prévues début septembre avec le ministre de lénergie (dit "Monsieur tout va bien") et le Premier ministre. Au menu : lindexation sur les prix internationaux. Cest un système qui a un effet de miroir. Une hausse du brut au niveau |
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| mondial se répercutera sur les prix à la pompe au Maroc. Il faut juste sassurer que le système jouera également en cas de baisse. Le comble est que les hausses successives de lor noir nont pas incité les tuteurs de ce secteur à préparer une étude dimpact. Elle est, paraît-il, à lordre du jour. De même quil est inconcevable, selon des distributeurs, que létat continue à encaisser presque 50% du prix du carburant sans verser la part des intervenants sur le marché du pétrole. Lardoise a atteint les 4 milliards de dirhams que la Caisse de compensation doit verser aux distributeurs et au raffineur. Ce manque à gagner se traduit en frais financiers, car les acteurs du secteur recourent au crédit bancaire pour financer leur activité. Le choc pétrolier est déjà là et la situation, vue les contraintes du budget, est intenable. |
Libre échange. Statu quo sur les accords
Les accords de libre-échange signés avec les états-Unis et la Turquie ne sont pas encore mis en application. Les Américains subordonnent la ratification de laccord à la réforme des lois marocaines sur la propriété industrielle et intellectuelle. Les officiels marocains le savent depuis un bout de temps, mais aucun projet de loi nest prêt à ladoption. En revanche, laccord avec la Turquie attend toujours la promulgation des dahirs. Rappelons que le Maroc a fait pression pour que lUnion européenne lui accorde une dérogation. Lobjectif est de profiter du cumul diagonal avant que la Commission européenne ne tranche sur cette question. Le comble est que la dérogation a été obtenue mais na pas été mise à profit. Les textes devant la rendre applicable nont pas été publiés. |
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Les off
Les faucons du Palais sintéressent de près au sort de la CGEM. Selon des sources jugées fiables, un proche du monarque encourage Meryem Ben Salah à se présenter comme candidate à la présidence du patronat. Un autre proche du roi encouragerait Kamil Benjelloun à maintenir sa candidature. La bataille promet dêtre rude pour succéder à Chami.
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Les inspecteurs du travail font des visites surprises aux entreprises. Objectif: vérifier si les patrons sont en conformité avec la loi. Des cas dabsence des cartes de travail ont été enregistrés ainsi que le non-respect de la clause sur les délégués du personnel. Selon la loi, au-delà de 10 salariés, un délégué du personnel est obligatoire. |
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Emploi. Les mesures de la rentrée
Les 22 et 23 septembre, le gouvernement tiendra ses assises de lemploi. Notons dabord que cette date a été retenue sous pression. Le roi voulait apparemment que son Premier ministre annonce des mesures concrètes le plus tôt possible. Trois grandes mesures sont programmées. La première concerne la qualification pour lemploi. Des cycles de formation de courte durée serviront à requalifier des demandeurs demploi pour des métiers bien précis. Seconde mesure : le gouvernement proposera lexonération dune partie de lIGR contre lemploi dun jeune. Le taux de labattement nest pas encore connu. Enfin, la troisième mesure consiste en lencouragement de la création de lauto-emploi. Des mesures incitatives pour la création de micro entreprises seront mises en place. |
PME. Les assises repoussées
La fédération de la PME a repoussé la date de la tenue de la troisième édition de ses assises. Les organisateurs ont été priés de surseoir à leur opération pour permettre au Premier ministre de tenir ses assises sur lemploi les 22 et 23 septembre. Les organisateurs ont mis à profit ce décalage pour trouver une nouveauté : les assises offriront, en novembre, un espace pour les jeunes porteurs didées de créations dentreprises. Une enveloppe financière symbolique (50.000 DH) sera attribuée aux meilleures propositions. La Banque Centrale Populaire, partenaire financier de la fédération, pourrait apporter un plus en soutenant les idées les plus porteuses. Pour le reste, le programme est inchangé. Les assises se focaliseront sur lenvironnement régional de la PME et seront loccasion pour la signature dun arrangement avec le secteur bancaire. |
Industrie. émergence bientôt ?
Selon des intervenants au congrès de lAssociation internationale des sciences économiques, le Maroc annonce bientôt sa nouvelle stratégie industrielle intégrée. Il sagit du plan Emergence connu sous le nom de stratégie Mckinsey. Après vérification, il savère que la dite stratégie na pas encore été présentée en haut lieu. Ce qui veut dire quelle na pas encore été finalisée. De sources fiables, le cabinet qui a réalisé cette stratégie craint que ce retard ne mette sa crédibilité en péril. Les conclusions de la stratégie sont périssables si elles ne sont pas appliquées dans un laps de temps raisonnable. Et tout laisse croire que ce sera le cas. |
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Le flou
L'année 2006 pointe sur fond de flou économique. Le gouvernement a, certes, de quoi meubler le vide quil a installé par manque de réactivité. Il reste cependant plusieurs inconnues dans léquation. La création demplois, acte politique par excellence, repose sur la pérennité de lentreprise. Petite ou grande, elle a besoin de règles claires. Les réformes que les politiques mettent en avant ne sont souvent que de la poudre aux yeux. Pour preuve, la loi sur la concurrence sommeille encore. Vous imaginez une économie de |
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| marché qui napplique pas ses lois concurrentielles? La justice, épine dorsale de la liberté dentreprendre, demeure hasardeuse. Ne dit-on pas que lissue dune affaire en justice est léquivalent dun coup de poker ? Les accords de libre-échange signés en grande pompe ne sont pas encore en vigueur. En gros, le système de gouvernance laisse gravement à désirer. La nouvelle ère na apporté que des aménagements techniques. La politique des grands chantiers a démontré ses limites et lINDH vient lui sauver la mise. Mais le développement du pays ne se limite pas à cela. Ce qui manque à ce royaume heureux, cest la confiance dans le système. Les têtes pensantes à Rabat ne lont pas encore compris. Ils se félicitent de leur génie autoproclamé et prennent plaisir aux courbettes des affairistes. Conclusion : La vieille dame quest le Maroc perd un peu de son charme chaque jour. |
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