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Par Khalid Tritki
Affaires. Lakhouaja libre
Le feuilleton qui oppose Azzeddine Lakhouaja au groupe saoudien Dallah Al Baraka nen finit pas. Lundi dernier, Lakhouaja a été arrêté par la police judiciaire dAgadir. Selon des sources judiciaires, larrestation est intervenue suite aux instructions du procureur du roi dAgadir. Objectif : interroger Lakhouaja au sujet dune plainte pour abus de confiance. Par abus de confiance, il faut entendre dilapidation de largent des associés ou encore tout bonnement détournement de fonds. La plainte a été déposée par le représentant du groupe saoudien |
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| en juin dernier et na jamais été instruite parce que les représentants du groupe étaient aux abonnés absents. Une main magique a donc remué la marmite est cest Lakhouaja qui en a payé les frais. 72 heures donc de garde à vue, pendant lesquelles, une confrontation entre le Marocain et le représentant du Saoudien a eu lieu. Une comparaison des comptes a également été opérée, sans succès. Lakhouaja a été relaxé par ordre du juge dinstruction qui approfondira lenquête dici fin septembre. Tous les protagonistes seront convoqués pour une ultime confrontation. Dici là, les supputations vont bon train sur les raisons réelles de cette arrestation. Pour des habitués aux manuvres judiciaires, le groupe Dallah Al Baraka chercherait à interdire à Lakhouaja de quitter le territoire national. Pour cause, ce dernier se prépare à tenir une assemblée générale de sa société au Luxembourg fin septembre. |
Céramique. Le retour à la protection
La céramique a finalement obtenu gain de cause. Il y a plus dun an, que le secteur a tiré la sonnette dalarme. La branche connaissait des reculs vertigineux face à la concurrence européenne et asiatique. Une requête avait, suite à cela, été introduite auprès du ministère du Commerce extérieur. Objectif : mettre en place des mesures de sauvegarde. En clair, augmenter les droits de douanes pour freiner les importations. Sauf quil fallait prouver quil y avait préjudice subi par le secteur, une obligation dictée par les procédures de lOMC. Une enquête a donc été lancée et a abouti à la confirmation du préjudice. Il s'ensuivra linstauration des mesures de sauvegarde pour une durée de quatre ans. Les producteurs étrangers et les importateurs nationaux du carreau en céramique ont 20 jours pour contester cette décision. |
Artisanat. Enfin une stratégie
Finalement, lartisanat a une nouvelle stratégie. Nouvelle, car elle nest pas la première. Ahmed Lahlimi avait, alors quil était le numéro deux du gouvernement Youssoufi, lancé un plan de développement pour la branche. Un plan qui na jamais abouti. Adil Douiri, ministre du Tourisme et de lArtisanat, vient de dévoiler sa nouvelle stratégie. Cétait devant un parterre de présidents des chambres dartisanat. Son plan porte sur la période 2005-2015 et propose lencouragement de la création dentreprises dune certaine taille. Il reprend ainsi lune des recommandations du cabinet Mckinsey qui préconise un regroupement des artisans. La stratégie comprend également laccompagnement des PME opérant dans le secteur. Des discussions suivront pour établir lenveloppe budgétaire. |
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Les off
Le Conseil National du Patronat accueille Abderrahim Harouchi, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, invité à présenter la dernière mouture de lINDH (Initiative Nationale pour le Développement Humain). Les observateurs estiment que cette initiative de Harouchi tranche avec le "boycott", présumé de la Confédération Patronale suite aux déclarations de Hassan Chami.
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Le nouveau patron de lOdep, Mohammed Abdeljalil, fait du porte à porte. Le bonhomme passe son temps à frapper à tous les bureaux de lOffice pour discuter avec les cadres. Son souci est de savoir (de leur bouche) la définition des tâches de chacun. Les cadres de lOdep sen félicitent. Certains assurent même que personne avant Abdeljalil navait daigné savoir ce quils font. |
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Finances. Les impôts rapportent
Les finances de létat se portent bien. Cest ce que dévoile la situation du Trésor à fin juillet 2005. Les recettes fiscales ont totalisé 61,4 milliards de dirhams, en progression de 14,5% sur un an. Limpôt sur les sociétés a drainé 12,4 milliards de dirhams, en hausse de 21%. LIGR a atteint 13,9 milliards, soit 18,5% de plus par rapport à juillet 2004. Les impôts indirects ont enregistré des hausses appréciables, notamment la taxe intérieure sur la consommation (TIC). Ces hausses cumulées expliquent la performance des recettes ordinaires qui sest établie à 76,8 milliards de dirhams, soit 22% de plus contre une augmentation des dépenses ordinaires de 67,3 milliards de dirhams. Cela nempêche que les dépenses enregistrent une hausse soutenue de 17%. |
PME. La fédération s'autonomise
àl'heure où nous mettons sous presse, la fédération de la PME devait tenir son assemblée générale extraordinaire pour décider de son externalisation. Cest une étape vers plus dautonomie vis-à-vis de la CGEM, son tuteur actuel. Une fois hors des rangs, la fédération pourra recruter à grande échelle en baissant les cotisations dadhésion (à partir de 2000 dirhams actuellement). Mais avant cela, il faudra disposer de la majorité des votants au sein de la fédération. Selon des sources fiables, Hamad Kessal, le meneur de lexternalisation, a sécurisé son assemblée. Il a déjà dans la poche, dit-il, une assise de votants pour contrecarrer toute tentative de rejet de lexternalisation. La suite, bientôt. |
Télécoms. Le service universel arrive
Lundi 5 septembre, le cadre réglementaire du service universel a été présenté au Premier ministre par le comité de gestion en charge du dossier. Il sagit de la mise en place dun fonds alimenté par prélèvement de 2% sur le chiffre daffaires réalisé par le secteur des télécoms. Cette enveloppe servira à linstallation des connexions téléphoniques et d'Internet dans les coins les plus reculés du pays. Le programme, baptisé "Génie", touchera 5,5 millions de personnes qui seront formées à l'utilisation des technologies d'information et de communication au niveau scolaire. Plus de 8.600 établissements seront équipés sur une durée de trois ans, avec un budget global d'un milliard de dirhams. |
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Ingéniosité et contrainte
Bizarre est le comportement des banques. Le scoring, un mot barbare qui veut dire évaluation des capacités financières dune personne ou dune société, a été alourdi par une nouvelle contrainte. Tout incident de paiement par chèque sans provision pèse sur la décision dobtention de crédit. Les auteurs de chèques en bois ne sont plus éligibles aux dossiers de crédit (toutes catégories confondues). Si un dossier de 30.000 dirhams est rejeté pour incident de paiement, même après régularisation, le malheureux |
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candidat naura droit ni au crédit logement, ni au crédit auto. Dans ce cas, à quoi lui sert sa banque ? À rien. Il est préférable pour lui de voir ailleurs.
Le chèque sans provision est un délit aux yeux de la loi. Il est passible de peine privative de liberté. Certes, cela ne veut pas dire que son émetteur est automatiquement de mauvaise foi. Et cest dans cette optique que le système a prévu une procédure de pénalité et des mécanismes de régularisation. Si ces dernières nont pas leffet dune grâce ou du moins dune prescription, pourquoi diable les respecter ? Il vaut mieux être interdit de chèquier à vie que de se voir opposer une fin de non-recevoir pour tous les projets rêvés. Lingéniosité tourne parfois à la mascarade. Au lieu dêtre une incitation, elle devient une contrainte. Les banques ne lont pas compris. |
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