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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Abseslam Kadiri

Elections. L’Allemagne dans l’expectative

Gerhard Schröder
et Angela Merkel (AFP)
La folle remontée de Schröder a bien eu lieu. Conséquence : l’Allemagne se retrouve au lendemain des législatives de dimanche, sans majorité claire et dans l’attente d’une longue bataille en coulisse. Angela Merkel est arrivée de peu en tête mais le chancelier Gerhard Schröder conteste sa victoire. Un souffle seulement sépare la CDU-CSU de Merkel (35,2% des voix) du SPD de Schröder (34,3%).
Aujourd’hui, la plus grande confusion règne. Aucun camp ne dispose des 48,5% des voix pour disposer de la majorité absolue des sièges au Bundestag, la chambre basse du Parlement.
Chaque jour apporte son lot de surprises. Si dimanche, Schröder excluait vouloir lier langue avec les conservateurs, mardi, il a
entrouvert la porte à une "grande coalition", se déclarant prêt à courtiser les autres partis, pour former un gouvernement stable. Une rencontre avec la CSU-CDU était même au programme. Entre-temps, les chrétiens-démocrates ont élu Merkel à la tête du groupe parlementaire à l’écrasante majorité de 98,6%.
Plusieurs scénarii se font jour : l’hypothèse de la "grande coalition" SPD-CDU n’est pas à exclure. Mais les différends sont légion (fiscalité, politique étrangère, protection sociale, énergie etc.) et risquent d’annuler un tel accord.
Des éventuelles alliances entre le SPD, le FDP libéral et les Verts ou entre la CDU, le FDP et les Verts pourraient mettre tout le monde d’accord. Les consultations exploratoires peuvent durer des semaines, voire des mois.


Algérie. La réconciliation improbable

De plus en plus de critiques s’élèvent contre la Charte pour la paix et la réconciliation nationale sur laquelle les Algériens sont appelés à voter le 29 septembre. La charte donne pour mandat au président Bouteflika de chercher à obtenir, au nom de la nation, le "pardon" des familles de "disparus" et des autres victimes de "la tragédie nationale" qui a fait plus de 100.000 morts depuis 1992. Le reproche majeur fait par les organisations internationales et les étudiants protestataires (Ligue Algérienne des Droits de l’homme, HRW et AI) est que le texte offre davantage de droits humains aux tortionnaires qu'aux victimes. Mercredi, Hocine Aït Ahmed, le chef du FFS, a déclaré que "le régime ne demande pas pardon pour le désastre provoqué, ne se remet pas en cause, mais restaure la machine totalitaire en intégrant les chefs terroristes dans l'accès à la rente".



Vite !

Quatre astronautes seront envoyés sur la Lune en 2018. La NASA veut renouer avec l’expérience lunaire 45 ans après la dernière mission Apollo. Les astronautes seront envoyés sur la Lune pendant une semaine à bord d’une capsule lancée par une fusée. Ils seront aussi préparés à des missions plus lointaines comme l’exploration de Mars.

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Simon Wiesenthal, est mort mardi dernier à Vienne, en Autriche, à 96 ans. Rescapé de l’Holocauste, il était devenu la voix de six millions de Juifs exterminés. Il a consacré plus de cinquante ans de sa vie à pourchasser les criminels nazis. Grâce à son travail, 1 100 de nazis ont été jugés dont le plus célèbre restera Adolf Eichmann, le chef des SS qui avait organisé l’extermination des Juifs.


Israël. Sharon éclaboussé par une "affaire"

Une nouvelle "affaire" de financement électoral a éclaboussé mardi le Premier ministre israélien Ariel Sharon, à la lutte avec son rival Benjamin Netanyahu pour la direction du Likoud, le grand parti de la droite.
La chaîne de télévision privée "10" a révélé que Sharon a participé en secret dimanche soir à New York à un dîner privé, dont les invités ont versé chacun 10 000 dollars pour financer sa campagne contre Netanyahu. Cette somme est illégale, car la campagne électorale n’est pas encore ouverte. De plus, un candidat ne peut recevoir que 7 800 dollars d’un donateur.
Le comité central du Likoud va décider de la date des primaires destinées à désigner le leader du parti. Netanyahu souhaite une date très proche pour profiter de l’avantage que lui donnent les sondages ; Sharon veut jouer la montre.


Londres. Les aveux d'Al Zawahiri

Le n° 2 d’Al Qaïda, Ayman Al Zawahiri, a revendiqué explicitement pour la première fois les attentats de Londres de juillet. Lundi, Al Jazira diffusait une vidéo dans laquelle il déclarait : "La conquête bénie de Londres est l’une des attaques qu’Al Qaïda a eu l’honneur de mener contre l’arrogante Grande Bretagne croisée".
Il a affirmé que les attentats sont une riposte "aux agressions britanniques croisées à l’égard de la nation musulmane depuis plus de 100 ans, au crime historique britannique de la création d’Israël et aux crimes britanniques continus contre les musulmans en Afghanistan et en Irak". Il a indiqué que les dispositions légales des autorités révèlent "l’image coloniale de la Grande-Bretagne et son inimitié envers l’islam".


Clandestins de france. Premier vol groupé

"Un groupe de clandestins roumains a quitté jeudi Madrid à bord du premier vol groupé d'expulsion d'immigrants organisé par l'Espagne aux termes d'une décision des ministres de l'Intérieur des cinq plus grands pays européens (G5)". Il transportait 75 clandestins devant être livrés à Bucarest, en Roumanie. Mais avant, l'avion aura fait escale à Paris, pour y prendre trente clandestins, et à Rome, pour en embarquer vingt autres. Cent policiers espagnols étaient à bord du même vol pour y assurer la sécurité. Les ministres de l'Intérieur du G5, qui regroupe l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni, avaient décidé en juillet d'organiser ce type de vols groupés. Les prochains voyages sont prévus pour la fin septembre et en octobre: le premier sera organisé par l'Italie, direction le Nigéria, et le deuxième par l'Espagne, pour renvoyer des équatoriens et des Colombiens chez eux.

Paris, I.B.A



Etats-unis. Après Katrina, Rita

Les Américains pourraient bientôt connaître une nouvelle épreuve, trois semaines après le passage de l’ouragan Katrina dans le sud des états-Unis. La tempête tropicale Rita, transformée mercredi en catégorie 4 (sur 5) menace le Texas et la Louisiane après avoir frappé la Floride et Cuba.
Conspuées pour leur gestion catastrophique du cyclone Katrina, les autorités américaines ont retroussé leurs manches pour éviter une nouvelle tragédie. En Floride, plus de 24 000 foyers ont été privés d’électricité. Le maire de la Nouvelle-Orléans, Ray Nagin, a ordonné la suspension du retour des habitants dans la ville, encore ravagée par Katrina. Les habitants ont commencé à être évacués par les services de secours.
Le président George W. Bush s’est rendu pour la cinquième fois mardi dans les régions dévastées par Katrina, pour annoncer qu’un amiral était en route pour le Texas pour y coordonner les secours.



Lu pour vous.
Désillusion
(El Watan, 20 septembre 2005)

Editorial

A l’aube de l’indépendance, Ben Bella avait crié : "Nous sommes tous des Arabes", trois fois et avec rage. Son but était de gommer la dimension berbère de la personnalité algérienne. La contradiction vient de lui être portée par Bouteflika, qui a martelé, à Tizi Ouzou : "Nous sommes tous des Amazighs." Mais l’ex-chef d’état ne doit nullement se sentir humilié, puisqu’il possède à son actif toute l’armée d’idéologues qui a sévi dans le pays durant quarante années, pervertissant son école, sa religion et sa politique.
Bouteflika, qui appartenait à ce système d’exclusion, ne s’est plié à l’évidence historique que lorsque le sang a coulé en Kabylie. Le "Jamais tamazight ne sera légalisée", hurlé à Tizi Ouzou au début de son mandat (…) puis l’assassinat d’un jeune manifestant ont plongé toute la région dans l’engrenage de la violence-répression. Toute l’Algérie en a été meurtrie. Lasse de ce conflit, la population s’en est remise, depuis, à ses représentants au sein des archs pour négocier au mieux avec les autorités, espérant une issue positive à ses revendications, notamment l’officialisation de tamazight. Mais Bouteflika n’en a soufflé mot lundi à Tizi Ouzou. Beaucoup pensaient qu’il était venu porter des bonnes nouvelles et tourner la page. Mais ce fut la désillusion. Le chef de l’état voulait uniquement prouver que la Kabylie lui est "acquise", à quelques jours du référendum sur le projet de charte pour la réconciliation nationale.

 
 
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