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Par Khalid Tritki
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Salaheddine Mezouar (AIC PRESS)
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Offshoring. Mezouar accélère le rythme
Enfin du concret. Salaheddine Mezouar, ministre de lIndustrie et du Commerce négocie avec la Wilaya de Casablanca le lancement du grand pôle offshoring du Maroc. Selon une source bien informée, les pourparlers portent sur le terrain destiné à linstallation de la plateforme Casashore. La Caisse de dépôt et de gestion est également dans la course puisque, selon la même source, elle interviendra dans la phase des constructions et, peut-être, dans la gestion de la zone offshore. Le deal nest pas encore fixé. Rappelons que loffshoring est |
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| lun des segments de la stratégie McKinsey dite Émergence pour lindustrie et les services. Ce segment consiste à encourager linvestissement dans les centres dappels et la gestion du back office des banques et assurances européennes. Casablanca sera ainsi le pôle dattraction de loffshoring. Tanger, lui, gardera sa domination dans lautomobile et lélectronique, et Agadir émergera comme le pôle phare de la valorisation des produits de la mer. Par ailleurs, Salaheddine Mezouar fait les yeux doux à des MRE à la pointe de la technologie. Il a mandaté lun de ses conseillers pour faire une tournée en Europe afin de séduire les MRE opérant dans la nanotechnologie. Le feedback ne sest pas fait attendre. Des MRE, investisseurs potentiels, ont été en prospection au ministère et présenteront bientôt leurs conditions pour sinstaller au Maroc. Surtout quil sagit dinvestissement lourd en équipement. LÉtat doit leur tendre la main. |
Paramédical. Saham a les crocs
Le groupe Saham, dont lactionnaire principal est Moulay Hafid El Alamy, lactuel président-directeur général de CNIA Assurance, vient dinvestir un nouveau créneau. Il a repris un laboratoire de prothèse dentaire pour le développer en off-shore. Cest un nouveau concept destiné au marché à lexport. Selon les informations qui filtrent, le groupe a investi plus dune dizaine de millions de dirhams pour se positionner sur ce nouveau métier. À préciser que ce deal est intervenu après quAhmed Chami, ex-directeur général de Microsoft Maroc, a rejoint la holding. Dautres projets sont en cours. Le groupe est en négociation pour le lancement dun projet télécom et un autre projet dans la distribution diversifiée. |
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Les off
LONDA va-t-il virer la police ? Un dossier est en négociation pour externaliser la sécurité aéroportuaire. Le convoyeur de fonds Brinks est sur le coup. Lidée est de réaffecter les forces de police de laéroport Mohammed-V vers les villes en manque deffectifs. La sécurité sera du ressort du privé, moyennant une contribution annuelle.
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Le bureau de la CGEM, qui sest réuni le 20 septembre dernier, na pas inscrit lexternalisation de la Fédération de la PME (FPME) dans son ordre du jour. Selon des sources de la confédération patronale, cest à la demande de Hammad Kessal, président de la FPME, que cette question à été repoussée à une date ultérieure. |
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Finance. Le CDVM remis à sa place
Les échos du dernier conseil dadministration du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) nen finissent pas détonner. Le 12 septembre dernier, les enquêteurs du gendarme de la Bourse ont mis sur la table un rapport accusant une filiale de la CDG de manipulation dOPCVM. La filiale, sétant préparée à cette attaque, a plaidé le vice de forme. Lavocat de la société de gestion de portefeuille a pointé du doigt la composition du conseil. Il nest, en effet, un secret pour personne que lun des dirigeants de CFG Finance Groupe siège dans le conseil. Une faille que lavocat a exploitée pour blanchir son mandataire. CFG étant un intervenant en Bourse, il ne peut prendre part à la décision dincrimination dun concurrent. Cest un précédent que dautres ne manqueront pas dexploiter. |
Pétrole. Boutaleb veut sa raffinerie
De rumeur, la construction dune deuxième raffinerie est devenue une quasi-certitude. Le ministre de lÉnergie, Mohamed Boutaleb, en est linstigateur. Il mène actuellement les premières discussions avec le groupe pétrolier espagnol Repsol, pour la construction dune raffinerie sur la zone Atlantique du Maroc. Linvestissement potentiel est estimé à plus de 6 milliards de dirhams pour une production de plus de 100 000 barils par jour. Si un accord est établi avant la fin de lannée, la raffinerie pourrait être prête fin 2009, soit pile à la date de la libéralisation du secteur et de lentrée en service des nouvelles installations de la Samir. Le raffineur national serait alors dans une position inconfortable. |
Industrie. Lacune marrakchie
Lunion régionale de la CGEM de Marrakech a tenu son assemblée générale ordinaire le 28 septembre. Après ladoption du rapport moral et financier, les patrons de la région ont proposé la réalisation dune étude de positionnement pour Marrakech-Tensift. À noter que seule la région de Souss-Massa-Deraâ, présidé par Aziz Akhennouch, dispose dune étude stratégique réalisée par un cabinet international. Les Marrakchis veulent la leur. Dans la foulée, ils reprochent au centre dinvestissement régional de ne pas partager avec les patrons locaux les résultats dune enquête sectorielle bouclée récemment. La fièvre des études régionales est, semble-t-il, inspirée par labsence de la dimension locale dans le plan Émergence. Le ministre de lIndustrie sera interpellé pour expliquer cette lacune. |
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Révolution fiscale
Demandez à un patron de faire un vu, il vous répondra quil prie matin et soir pour une baisse des impôts. Il ny a pas une seule année où les milieux daffaires ne sollicitent des exonérations. Et rendons à César ce qui est à César, des atténuations fiscales ont souvent été accordées. Ne revenons pas sur le bien-fondé de ces largesses de lÉtat. Ce qui est fait est fait et, comme disent les commerçants de Derb Omar, il y a toujours des zones dombre tolérables dans une transaction entre partenaires. Tournons la page donc et revenons à la nouvelle ère économique. Le |
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| Maroc est en compétition et, comme dans un match de foot, il faut une stratégie, des moyens et dexcellents joueurs pour gagner la partie. Les joueurs État et patrons ont pris conscience que le bateau coulera si personne ny met un peu du sien. La stratégie ne fait pas défaut, appelons-là INDH, McKinsey ou plan Azur... Elle est là sous des dénominations différentes. Il reste les moyens. Ceux-ci serviront à rendre la production locale compétitive et le pays attractif pour les investissements étrangers. Seule une révolution fiscale le permettra. Lâge des exonérations est révolu. On le sait. Mais cela ne veut pas dire quil faut camper sur un système qui a démontré ses limites. Les calculs dépicier, dont la loi des finances est lillustration flagrante, sont une erreur stratégique. Ne dit-on pas quil faut investir de largent pour en gagner ? LÉtat fait linverse. Il veut de largent sans baisser ses impôts. Cest une aberration. Et si on sy accroche davantage, elle nous coûtera une autre décennie de régression économique. |
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