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Par Driss Bennani
"Provoquer pour avancer
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| Antécédents |
Siham Assif
Actrice
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| 1995. |
Quitte Tanger, sa ville natale |
| 1998. |
Mention spéciale du Jury pour son rôle dans Rue le Caire |
| 2000. |
Enregistre un single chez Virgin Paris |
| 2003. |
Participe à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes pour son rôle dans Les Yeux secs |
| 2005. |
Joue un rôle principal dans la sitcom du Ramadan sur 2M. |
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Smyet Bak ?
Mostapha Assif.
Smyet mok ?
Fatema bent Larbi Sahel.
Cest une cousine du ministre ?
Il doit être un membre très lointain de la famille.
Nimirou dla carte ?
K276797.
La dernière fois au poste, cétait quand ?
Je me suis fait voler mon sac il y a huit mois, à 6 heures du matin précisément.
Vous faisiez quoi dehors à cette heure-là ?
Je peux enchaîner quarante-huit heures sans sommeil comme je peux me réveiller à 6 heures du matin.
Vous jouez le rôle principal au côté de Saïd Naciri dans la sitcom du ramadan sur 2M. Vous avez envie dune maison à la plage aussi ?
Non, cest une première expérience dont jai besoin. Cest une aventure qui me permettra de rentrer une fois par jour dans les foyers marocains, en compagnie dune brochette de stars. On est au Maroc, il faut faire avec ce qui se passe. Jusque-là, jai surtout fait du cinéma, dans des rôles dramatiques. Aujourdhui, je me dis : et pourquoi pas la comédie ? Mais à ma manière.
Et elle donne quoi, votre manière face à Saïd Naciri ?
Il a son expérience, jai la mienne. Disons que notre collaboration est un mariage de talents, de caractères et de présences.
Adolescente, vous vous êtes inscrite à un concours de beauté à Tanger. Vous avez quitté vos études pour aller chanter à Agadir, etc. Jusquoù êtes-vous capable daller pour être connue ?
Je suis marocaine et musulmane. Je sais quil mest difficile datteindre une gloire à la Hollywood, car jai des limites que je ne franchis pas. Jai refusé des tournages aux États-Unis à cause de scènes que je ne pouvais accepter. Mon premier vrai rôle, cest celui que jai joué dans Les Yeux secs. ça, cest de linterprétation, et cest ça la gloire.
Combien de rôles légers avez-vous dû accepter pour en arriver là ?
Je nai fait que deux films avant. En fait, jai surtout voulu démontrer que jétais comédienne, peut-être chanteuse mais pas danseuse.
Je ne vous connaissais pas aussi pudique !
Jai un caractère aux extrêmes. Je crois que cest le propre dun artiste. Il le faut pour survivre dans ce domaine.
Cest aussi pour survivre que vous êtes partie vous essayer à une téléréalité série B en France (A la recherche de la nouvelle star) après avoir monté les marches à Cannes ?
Cest tout moi. Je suis quand même restée avec les 40 derniers sur 25 000 personnes au départ. Je suis le manager de moi-même. Jétais à Paris, jai entendu parler du concours à Toulouse, jai foncé. Sans trop me poser de questions. Jai vite besoin de passer à autre chose dans ma vie, de rebondir. Mais cest positif à 100 %.
Vous êtes une actrice fréquentable ?
Je suis peut-être provocatrice, comme la vie, les réalisateurs ou les journalistes. Cest essentiel pour avancer. Souvent, on me reproche de faire la star. Et alors, je suis la star. Je dis que cest possible au Maroc aussi. Je galère assez pour croire à mes rêves.
La Moudawana a changé quelque chose pour vous ?
Pour beaucoup de femmes, certainement. Sans être féministe, je défends les droits des femmes.
Vous nêtes pas un peu machiste sur les bords ?
Nous sommes le résultat dune société et dexpériences dans la vie. Je peux être la plus sensuelle des femmes et tout le contraire juste après.
Vous avez un homme politique préféré ?
Il y en a pas mal. La politique ménerve car je ne peux rien y changer. Vous voulez un nom ? Nabil Benabdellah.
Bien visé, cest aussi votre ministre de tutelle !
Sil peut changer quelque chose, tant mieux.
Cest plus tranquille de bosser avec une femme réalisatrice ?
Cest encore plus chiant, mais quand ça aide à avancer, cest une bonne chose. |
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