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Par Driss Bennani
"J'ai une fierté de âroubi"
| Antécédents |
Mohamed Ramzi
Producteur télé
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| 1973. |
Naissance à Tétouan |
| 1992. |
Retour au Maroc, intègre Médi 1 |
| 1993. |
Présente "Le mot juste" sur 2M |
| 2003. |
Co-producteur avec Othmane Ben Abdeljalil de l'émission Al Qadam Addahabi |
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Smyet Bak ?
M'hamed Ramzi.
Smyet mok ?
Zoubida L'hlal.
Nimirou d'la carte ?
C 277 072.
Vous trouvez que Mohamed Ramzi, ça fait ringard ?
Non, mais quand je suis arrivé à 2M, tous les animateurs avaient un prénom. Pour moi, ça a été Ramzi et ça l'est resté. Je n'ai rien décidé.
À 19 ans, vous quittez la France où vous avez grandi pour intégrer Médi1. Vous êtes rentré à l'âge où les gens partent, c'est louche
C'est un simple concours de circonstances. En France, je devais faire l'armée, puis mes études. Je suis rentré au Maroc pour les vacances. J'ai découvert cette radio, je m'y suis présenté et ça a bien marché. L'année d'après, 2M m'a contacté pour présenter une émission de jeux, ça s'est bien passé, puis tout est allé simplement. Hamdoullah.
Vous n'avez jamais rien décidé de votre vie on dirait ?
Si, quand même. Je suis allé vers la radio et je me suis présenté. Mais c'est vrai que les choses vont souvent naturellement pour moi.
Vous ne faites pas de complexe par rapport à l'école, aux études ?
J'aurais voulu terminer mes études. Je me prédestinais à une carrière dans le commerce international. Mais bon, je trouve que la communication me va bien aussi. J'ai un petit pincement au cur à chaque fois que je pense aux études, mais disons que j'ai fait l'université de la vie.
C'est ce qu'on répond généralement à cette question, en effet
C'est vrai pourtant. Tenez, pour travailler sur "Le mot juste", j'étais entouré d'intellectuels pour la préparation des questions, des thèmes, etc. C'est là que j'ai appris à être posé, à beaucoup lire, à faire des recherches. Ça aide pour la culture générale.
Puis vous vous êtes dit que pour gagner sa vie, il fallait rester plus terre à terre avec Le pied en or ?
Mon rêve d'enfant a toujours été de produire ou de réaliser quelque chose pour la télé. Pour ce qui est du rendu à l'antenne, il est vrai que Le pied en or n'a rien à voir avec Le mot juste. Mais en termes d'organisation et de mise en place, c'est mille fois plus d'efforts. Notre objectif avec Le pied en or, c'est de faire quelque chose pour les jeunes. En plus d'être fédérateur, le foot véhicule des valeurs que nous essayons de leur transmettre.
La troisième édition se tiendra dans le cadre de l'INDH alors ?
On est déjà dedans. La plupart de nos candidats viennent de bidonvilles et sont issus de familles modestes. Le foot est un espoir pour eux.
En 2000, vous avez mis vos babouches en vente pour le compte d'un programme de lutte contre le sida. Vous aimez mettre les gens à vos pieds ?
Non, j'ai beaucoup de respect pour la nature humaine. J'ai trouvé que des babouches, c'était plus original que des lunettes.
Apparemment, ça s'est bien vendu. Finalement, c'est vous Le pied en or ?
Ah, j'aurais aimé. Je suis plus habile avec d'autres choses, comme mon ordinateur.
C'est cruel la télé ?
Au début, j'ai travaillé entre Tanger et Casablanca à une époque où 2M n'était pas captée à Tanger. J'étais donc connu à Casa et parfaitement anonyme à Tanger. Ça m'a appris à garder les pieds sur terre. à accepter que les flics me retirent mon permis. Comme tout le monde. Après, j'ai été écarté pour des considérations qui me dépassent. J'ai une fierté de âroubi et je ne supporte pas l'injustice.
Rachid Ramzi, le Bahreini, est un cousin à vous ?
Oui, et je suis très fier de lui et de ce qu'il a fait pour sa petite famille. Je crois que ce n'est pas lui qu'on doit blâmer. Je dis bravo fils. C'est une bonne leçon pour le Maroc. Un signal d'alarme.
Si vous étiez resté en France, vous ressembleriez à Jamal Debbouze ou à Mehdi Qotbi ?
À un MRE qui rentre chaque été s'éclater avec ses amis puis repart travailler en Europe. |
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