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Par Hassan Hamdani et Abdellatif El Azizi
Dossier. Être dépressif au Maroc
Le nombre dantidépresseurs vendus au Maroc a augmenté de 48% entre 1999 et 2004. Les Marocains seraient-ils plus dépressifs quavant ? Non, ils dépassent plus leur honte, désormais, et se font soigner. Mais cest encore loin dêtre gagné
La dépression, maladie très courante chez nous, est-elle haram ? Aussi saugrenue qu'elle puisse paraître, cette question posée par un internaute sur un forum de discussion entre beurs marocains mérite réflexion. Dépression et religion, si lassociation est lâchée, c'est que |
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la plupart des spécialistes s'accordent à reconnaître que l'une des principales causes qui empêchent la prise en charge précoce de cette redoutable maladie chez nous, c'est le référenciel religieux. Quelqu'un qui a la foi, un bon musulman ou tout simplement une personne qui a baigné dans un milieu culturellement marqué par l'islam, ne peut être victime d'une dépression ne cessent de répéter les bonnes gens.
Entre science et croyances
Malgré la gravité du mal, la dépression est abordée le plus souvent au Maroc comme un déni de foi, une façon comme une autre de ne pas accepter sa destinée, de refuser le mektoub explique Omar Battas, psychiatre à lhôpital Ibn Rochd. Petite précision tragi-comique, la baisse de libido inhérente à la dépression est interprétée comme un Tqaf ou impuissance sexuelle. Le dépressif s'adresse alors à un fqih pour dénouer le sortilège et retrouver ses capacités libidinales au lieu de consulter un médecin, explique Jalal Toufiq, chef du service psychiatrique à l'hôpital Errazzi de Salé. La dépression est souvent assimilée, d'ailleurs, à du fchouch : Elle est considérée à tort par la grande majorité des gens comme un manque de volonté, un signe de paresse ou une absence d'envie de bien faire, renchérit Driss Moussaoui, chef du service psychiatrique d'Ibn Rochd. Faiblesse, absence de volonté, foi en Dieu défaillante, la personne dépressive est accablée de reproches et de conseils, le plus souvent, aussi inutiles les uns que les autres : Prends des vacances, va à la Mecque, mets-toi à prier
Combien de fois j'ai vu des dépressifs partir en vacances, dans des hôtels de luxe et rester enfermés dans leur chambre pendant 15 jours. Le tout sans résultats tangibles sur leur état psychologique, car le noyau dur de la dépression, c'est justement l'incapacité à éprouver du plaisir explique Driss Moussaoui.
Certes, dans le langage courant, le mot dépression renvoie le plus souvent à une tristesse passagère et explique qu'on puisse sous-estimer la vraie dépression : Nous sommes tous tristes un jour où l'autre à la suite d'un évènement douloureux, un décès par exemple. Mais quand la tristesse dure dans le temps, qu'elle nest liée à aucun évènement ni à des facteurs environnementaux, et surtout quand elle a un effet négatif sur le quotidien (ce qu'on appelle la morbidité d'une maladie), on peut alors parler de troubles dépressifs développe Jalal Toufiq. Loin donc d'être un banal coup de blues, la dépression entraîne même des séquelles physiques : La dépression est cause de neurodégénerescence. Chez un dépressif, la mort des cellules du cerveau est plus rapide. Sa capacité à établir des réseaux pour y suppléer est, quant à elle, diminuée ajoute Jalal Toufiq. En outre, les conséquences de la dépression peuvent se faire sentir pendant des décennies : L'enfant dont la mère a fait une dépression sera fragilisé et susceptible den faire lui-même. Et répercutera cela de manière négative sur sa descendance lui aussi. C'est le principe du pavé dans la mare qui crée des cercles concentriques, poursuit le Professeur Moussaoui. Un enfer par lequel est passée cette jeune casablancaise : Je ne suis pas encore totalement sortie de ma dépression. J'ai payé ma dette en souffrances diverses avec une hospitalisation de plusieurs semaines, une psychothérapie de plusieurs mois, des centaines d'antidépresseurs ingurgités. Pourtant la malédiction de la dépression me poursuit toujours. Son enfant de six ans souffre aujourd'hui d'un retard psychomoteur et de diffucultés à lécole, autant de dommages collatéraux dus à la dépression d'une mère.
La maladie n'étant pas suffisamment prise au sérieux, la personne dépressive cache souvent sa souffrance aux autres. Si un dépressif est incapable d'exprimer son mal-être, c'est que personne n'est prêt à le reconnaître pour ce qu'il est : un individu psychiquement malade. Face à ce déni social, le dépressif essaye de faire bonne figure en se donnant une contenance dans la vie de tous les jours alors que le mal le ronge de l'intérieur. Maquillage pour les femmes, gaieté feinte pour les jeunes et grande gueule pour les machos, toute une panoplie et des trésors d'ingéniosité pour donner le change. J'ai vécu un enfer encore plus grand. Car pour éviter les railleries de mes camarades de classe, j'étais obligée tout le temps de jouer la comédie, de raconter des blagues qui ne me faisaient pas rire, d'aller dans des soirées qui me barbaient et de sortir avec un garçon qui m'horripilait s'indigne cette adolescente. Elle ne s'autorisait à pleurer qu'une fois seule dans sa chambre, avant qu'elle ne soit prise en charge par un psychiatre casablancais. Mais ne jetons pas la pierre trop vite aux seuls Marocains. Selon Pr Moussaoui, le Maroc n'est pas le seul pays où on ne considère pas la dépression comme une maladie à part entière. Ainsi, la Grande Bretagne a dû mener une grande campagne de 2 ans sous le thème la dépression est une maladie, pas une faiblesse ! pour encourager les dépressifs à consulter des médecins. Autre exemple, une campagne de dépistage, menée cette fois-ci en France auprès des 18 000 salariés, a révélé que 16% d'entre eux souffraient de dépression : Fait remarquable, la moitié de ces déprimés n'avaient jamais vu un médecin pour leur dépression, alors que la France compte 11 000 psychiatres et possède un système de sécurité sociale ouvert à tous argumente Driss Moussaoui.
Une question de sexe, pas de classe sociale
Maladie fantôme dans l'imaginaire marocain, la dépression touche pourtant un nombre considérable de Marocains. Question chiffres, la seule expertise en cours reste l'étude nationale sur la prévalence des troubles mentaux qui n'a pas encore été finalisée. Réalisée pour le compte du ministère de la Santé, c'est la première du genre au Maroc et même dans toute l'Afrique. Plus de 5500 personnes ont été interviewées dans le monde rural et urbain avec un protocole scientifiquement validé et utilisé un peu partout dans le monde à l'heure actuelle. Le Maroc aura donc désormais ses chiffres sur la dépression avec de surcroît, une possibilité de comparer ces chiffres avec les données de la Banque Mondiale. L'institution financière, qui s'intéresse au coût de cette maladie dans l'économie mondiale, a mené des études en collaboration avec le département de médecine sociale de Harvard. Conclusion : la dépression est la maladie la plus fréquente dans le monde, après les maladies cardiovasculaires. Les seuls chiffres marocains disponibles à ce jour, montrent que la prévalence de la dépression au Maroc est de 13 à 17% de la population. Les femmes y étant plus sensibles, la dépression toucherait une Marocaine sur 5. Les hommes sont moins touchés par ce mal, 1 sur 10 en souffrirait. Rien d'alarmant, d'autant que le Maroc ne fait pas exception à la règle. Selon la Banque Mondiale, une personne sur 5 sombre un jour ou lautre dans la dépression. Autre donnée fondamentale, la dépression n'est pas une maladie de pauvres, elle ne fait pas de distinction entre les classes sociales. Elle frappe partout et tout le monde. Un petit détour par le centre psychiatrique de Berrechid suffit pour se rendre compte que les paysans de la Chaouia, au caractère réputé solide, sont aussi touchés que les autres catégories de la population. Un simple coup d'il sur la feuille de rendez-vous de ce psychiatre Casablancais installé à Derb Omar, et on voit que les couches les plus aisées de la population, elles aussi, sont victimes de troubles dépressifs. Vous pouvez être riche et beau et faire une dépression sévère. Les facteurs environnementaux ne sont pas à l'origine de la dépression même s'ils peuvent l'aggraver martèle le professeur Battas. Les Hemingway qui étaient tous dépressifs se sont suicidés de père en fille, malgré leur notoriété et leurs richesse.
Des psys insuffisants et Des généralistes peu outillés
Les laboratoires pharmaceutiques qui ont compris le marché potentiel que représentait le traitement de la dépression ont mis au point une panoplie de pilules miracle, dites antidépresseurs. Les neurobiologistes ont découvert les neuromédiateurs, micronavettes qui traversent inlassablement les synapses pour transmettre l'information d'un neurone à l'autre. Dopamine, sérotonine, noradrénaline ont un grand effet sur l'humeur Quand un dépressif suit un traitement à base d'antidépresseurs, il s'en suit une réaction chimique qui aboutit en fin de compte à rééquilibrer son humeur. On ne sait jamais à l'avance quel antidépresseur sera efficace sur telle ou telle personne explique Jalal Toufiq. C'est que les antidépresseurs se classent par famille. Quand une famille d'antidépresseurs est inefficace pour soigner une personne, on prescrit un antidépresseur différent. Au final, on atteint un taux de guérison de 95% précise Driss Moussaoui. Soigner une dépression passe obligatoirement par la solution médicamenteuse insiste, à son tour, Jalal Toufiq. En dehors des antidépresseurs, point de salut, donc. Mais si les solutions existent et sont en vente, la culture médicale marocaine pêche encore. Les dépressifs traités par un généraliste peuvent ne pas recevoir le bon dosage ou ne pas être traités sur la durée nécessaire à une guérison totale avertit Jalal Toufiq. Propos que nuance Driss Moussaoui : Il y a 20 ans, les médecins prescrivaient en majorité des anxiolytiques et des tranquillisants (Tranxene, Lexomil, Temesta, etc.), autant de médicaments sans effet sur la dépression. Aujourd'hui les médecins généralistes prescrivent les antidépresseurs car ils sont mieux formés par l'université marocaine qui insiste désormais beaucoup sur la dépression du fait de sa fréquence. Selon Driss Moussaoui, un bon généraliste doit pouvoir traiter une dépression sauf quand elle est suicidaire, confuse, délirante ou résistante au traitement médicamenteux. Dans les faits, les médecins généralistes, peu formés à la thérapeutique au cours de leurs études, peu outillés en psychiatrie, ont peur de traiter la dépression. Le danger d'une mauvaise utilisation des antidépresseurs par les malades les rebute également. Ils préfèrent, pour leur majorité, les orienter vers des spécialistes. Lesquels ne courent pas les rues. Il est certes loin le temps où le Maroc ne comptait qu'un psychiatre (1970), mais les 300 actuels plus les 150 psychanalystes que compte le pays restent insuffisants. Et de surcroît, tous concentrés sur le fameux axe du Maroc utile, entre Casablanca et Rabat. En dehors de ce périmètre, il faut se lever de bonne heure pour trouver un psy à proximité. éloignement auquel s'ajoute le problème des moyens. Une consultation en psychiatrie coûte 300 DH, une séance de psychothérapie dans les 200 DH. Quand au traitement, il est non seulement coûteux, mais de plus très long à suivre (jusqu'à 9 mois pour une guérison complète.) Résultat, quelques 5 millions de Marocains traînent leur dépression dans l'anonymat. |
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Femmes. Eve est-elle dépressive ?
Etre descendante de Hawa vous prédispose à la dépression. C'est en tout cas ce que disent les chiffres : les femmes sont sujettes aux troubles dépressifs deux fois plus que les hommes. Ceci, même pendant leur grossesse quand elles devraient être aux anges. Les études que nous avons menées au sein d'Ibn Rochd montrent que 12 à 13% des femmes enceintes suivies souffraient de dépression pendant leur grossesses explique Driss Moussaoui. Après l'accouchement, cela ne s'arrange pas. Dans 20% des cas, les mamans souffrent de dépression post partum six mois à un an après leur accouchement. Derrière ce mot barbare, une maladie profonde à ne pas confondre avec le baby blues qui survient après l'accouchement et disparaît assez vite. Même les indices de développement humain dépriment les femmes. Selon la Banque Mondiale, la dépression est la maladie la plus fréquente chez les femmes dans le monde. La situation est aggravée dans les pays du Tiers Monde par les conditions socio-économiques et le statut des femmes. Le profil à risque selon la Banque Mondiale : femme mariée, au foyer, analphabète, de bas niveau socio-économique. Ou le portrait robot de la majorité des Marocaines. |
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Définition. La dépression, cette grande inconnue
Dorigine biologique, la dépression résulterait d'un dérèglement chimique au niveau du cerveau et notamment de l'insuffisance d'une substance : la sérotonine. Certains facteurs semblent en favoriser la survenue comme l'hérédité, la drogue, l'alcool, certains médicaments, certaines maladies chroniques ou encore le stress et les événements douloureux de la vie courante (licenciement, divorce, deuil ...). La dépression s'accompagne d'une perte d'intérêt pour la notion de plaisir, voire la vie. Le dépressif peut souffrir d'hypersomnie ou à contrario d'insomnie, de perte d'appétit ou de boulimie. Pour compliquer encore plus les choses, la dépression a des causes variées. Ne fait pas une dépression qui veut, la dépression a besoin d'une vulnérabilité biologique ou héréditaire, précise le praticien. On remarque en effet une plus grande incidence de la maladie dans certaines familles. Les Churchill sont à ce titre un exemple célèbre.
La maladie peut aussi se manifester lors du passage de l'enfance à l'adolescence, ou de l'âge mûr à la vieillesse. L'âge aidant, la dépression accompagne parfois certaines maladies, comme l'arthrite, l'hypothyroïdie, la maladie de Parkinson, l'alcoolisme, l'hépatite et les accidents vasculaires cérébraux. Certains médicaments, enfin, peuvent entraîner ou du moins favoriser un état dépressif. Les contraceptifs, les somnifères, les médicaments contenant des stéroïdes et les médicaments contre l'hypertension en font partie précise ce biologiste. |
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Suicide. La dépression de trop
SOS ou solution radicale à un mal-être prononcé, le suicide est toujours en étroite corrélation avec la dépression : C'est mathématique, plus il y a de dépressions plus il y a de suicides, explique Driss Moussaoui. C'est même en passe de devenir un problème mondial de santé publique. Selon l'OMS, la dépression sera en 2020 la deuxième cause de mortalité dans le monde du fait des suicides qu'elle entraîne. Dans le cas du Maroc, l'étude nationale sur la prévalence des troubles mentaux révèle que le risque de suicide est d'environ 12% chez les hommes et presque le double chez les femmes. Cette étude est encore en phase d'analyse, mais la causalité entre dépression et suicide y a déjà été notée. C'est ce même constat qu'ont fait Nadia Kadiri et l'équipe de chercheurs du centre psychiatrique Ibn Rochd de Casablanca. Leurs études sur la prévalence des troubles mentaux ont démontré que la dépression était à l'origine dune tentative de suicide dans 95% des cas étudiés. Un référendum de république bananière qui bat en brèche l'idée qu'en pays d'Islam, on ne se donne pas la mort. Le Maroc n'est peut-être pas encore dans le cas du Japon où le suicide est devenu un sport national, mais il n'est pas épargné par le phénomène pour autant : on invoque souvent la religion pour expliquer que les Marocains ne se suicident pas. C'est une idée fausse, la foi n'est pas toujours un garde-fou. Même très pieux, le suicidaire passe à l'acte une fois atteint un degré insoutenable de souffrance explique Omar Battas, psychiatre à Ibn Rochd. |
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Auto-diagnostic. Êtes-vous dépressif ?
Vous vous sentez mal ? Cochez les réponses qui correspondent à votre état. Et faites le compte.
Motivation
1. Vous travaillez toujours plus, cumulez les projets, surchargez votre emploi du temps. Cette suractivité vous permet de faire taire votre angoisse.
2. Vous n'avez plus envie d'entreprendre quoi que ce soit et n'éprouvez plus aucun plaisir à faire les choses que vous aimiez. Plus rien, ni personne ne vous intéresse et vous vous le reprochez. Vous avez de surcroît du mal à vous concentrer.
3. Vous avez envie d'entreprendre des choses, mais vous êtes incapable de les mener à bout.
Humeur
1. Caractériel(le), vous vous laissez facilement envahir par la colère. Mais, une fois celle-ci passée, vous retrouvez une humeur égale.
2. La tristesse, teintée d'ennui et de regrets vous envahit dès le matin. Vous avez des crises de larmes. Une sensation de peur, comme si quelque chose d'horrible allait vous arriver. La pensée de la mort vous effleure parfois.
3. Vous démarrez la journée avec entrain, mais avant le soir vous êtes éreinté(e).
Estime de soi
1. Vous avez l'impression de ne pas être à la hauteur de la situation, mais ce sentiment ne vous empêche pas d'agir.
2. Vous vous sentez nul(le) et inintéressant(e). D'où une grande culpabilité.
3. Vous vous acceptez tel(le) que vous êtes. La baisse de vos capacités est due à un emploi du temps surchargé et à un rythme de travail élevé
Communication
1. Vous voulez être compris(e) et vous exprimez vos angoisses. Quand quelqu'un vous réconforte, vous acceptez avec plaisir ses conseils.
2. Vous n'avez plus la force de communiquer, d'ailleurs vous ne savez pas exprimer votre mal de vivre. à quoi bon se mettre à nu devant les autres ?
3. Vous vous mettez facilement en colère, surtout en fin de journée. Vous n'avez alors plus envie de parler à qui que ce soit, mais vous regrettez ensuite cette attitude.
L'avenir
1. Vous avez de l'espoir, mais vous pensez toujours que le pire est à venir.
2. L'avenir est tout sauf rose pour vous. De toute manière, vous narrivez pas à vous projeter dans le futur.
3. Malgré vos déboires, vous restez optimiste. Il y a toujours une solution.
Sommeil
1. Angoissé(e), vous avez du mal à trouver le sommeil, à moins de prendre des somnifères.
2. Malgré les somnifères, vous vous réveillez à 4 ou 5 h du matin, dans un état d'angoisse et avec un manque d'énergie caractérisé, en vous disant : encore une journée à supporter !
3. Vous passez en revue tous vos problèmes avant de dormir, mais vous vous réveillez quand même reposé(e).
Fatigue
1. Vous êtes très en forme le matin, mais vous vous fatiguez vite et finissez la journée dans un état d'excitation qui vous empêche de vous endormir.
2. Le moindre effort vous fait souffrir. Vous avez l'impression d'être éreinté(e) dès le réveil et ce sentiment dure toute la journée.
3. Rien ne semble pouvoir résister à votre malaise. Même en vous mettant au lit très tôt, vous n'arrivez pas à récupérer.
Ce questionnaire a été élaboré avec laide de spécialistes
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Si vous avez une majorité de 1
Votre tempérament anxieux explique vos sautes d'humeur. Vous êtes tout simplement victime du stress. Apprenez à le maîtriser en organisant mieux votre vie quotidienne et professionnelle. Et sachez relâcher la pression quand il le faut. En clair, apprenez à vous détendre.
Si vous avez une majorité de 2
Vous semblez présenter tous les symptômes de la dépression. Une consultation chez un médecin ne serait pas un luxe, il diagnostiquera si dépression il y a et vous orientera selon la gravité de celle-ci. Sachez qu'une fois chez le médecin, vous avez déjà franchi un pas essentiel vers la guérison.
Si vous avez une majorité de 3
Vous êtes simplement victime d'une grosse fatigue. Décrochez, prenez quelques jours de repos pour remettre de l'ordre dans votre vie et votre travail. |
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