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Par Khalid Tritki
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Mohand Laenser (AIC PRTESS)
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Pêche. Enfin un plan pour le pélagique !
Mohand Laenser a enfin joué sa carte maîtresse. Jeudi 20 octobre, une plate-forme de négociation portant sur le plan daménagement de la pêche pélagique (sardine, maquereaux, anchois
) a été présentée aux opérateurs. Le plan propose pour la flotte côtière un plafond de 100 000 tonnes sur une période de 5 ans, dont 20000 ouvertes dès 2006. Cette mesure concerne la réserve dite stock C. La flotte peut lexploiter sous conditions : les prises seront exclusivement destinées à la consommation interne. De ce fait, la pêche en vrac sera interdite. Une mise à niveau simpose donc. Le secteur de la congélation dispose |
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| de 170000 tonnes dont 70000 exploitables dès 2006 pour la congélation à terre et 100 000 à bord sur 5 ans. Lindustrie aura 80.000 tonnes à traiter, à condition den faire une farine à grande valeur ajoutée (aux protéines et aux oméga 3, par exemple). Lindustrie de la conserve aura droit à 120000 tonnes à condition de créer des emplois à terre à Dakhla à lhorizon 2010. Ainsi formulé, le plan se heurtera à la résistance de la pêche côtière qui demande plus, à partir de 2006. Pour y parvenir, elle brandira larme de la perte demplois si elle nobtient pas gain de cause. Les conserveries et les congélateurs sestimeront lésés car le plan favorise les nouvelles unités au détriment de celles déjà opérationnelles. Cest dire que le débat nen est quà ses débuts. Les opérateurs disposent de 15 jours pour faire leurs propositions. Et Laensar est clair : pas de proposition dans labsolu. Chacun doit prendre en compte les intérêts des autres. |
Budget. Oualalou compte ses sous
Le budget entame sa dernière ligne droite. Sa note de présentation révèle une tension extrême sur les dépenses de létat. Ainsi, rien quen terme de compensation, létat réservera pas moins de 12 milliards de dirhams aux subventions. Une infime partie servira aux produits alimentaires de base, alors que lessentiel ira aux produits pétroliers. Notons que les sociétés de distribution de carburants réclament 5 milliards de dirhams darriérés. Linvestissement public sera de 86 milliards de dirhams dont presque 60 milliards en provenance des établissements publics. LINDH nest pas en reste. Elle recevra 1,5 milliard de dirhams. Si on ajoute la masse salariale (58 milliards de dirhams), et un baril de pétrole à 60 dollars, le budget sera très, très serré. |
Investissement. Belafdil cherche positionnement
Le Centre Régional dInvestissement de Casablanca a fêté son troisième anniversaire. À loccasion, son directeur, Hamid Belafdil, reconnaît avoir hérité dune équipe rodée et de partenaires publics très dynamiques. Son apport à lui sera de mener avec ses partenaires (wilaya, fisc, agence urbaine
) une réflexion sur un positionnement pour la ville. La capitale économique se veut une plate-forme pour loff-shoring, mais également un pôle pour le développement des industries, aéronautique et automobile. Son positionnement ficelé, Belafdil sattaquera à lamélioration de linstallation de linvestissement. À titre dexemple, nous avons besoin de 10 000 m2 en plateaux de bureaux. Nous entamerons incessamment des discussions avec les promoteurs immobiliers, les assureurs et gestionnaires de pensions de retraites pour simpliquer avec nous. Bonne chance. |
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Les off
Les textiliens veulent une révolution. Après laccord avec la douane, lAMITH (Association Marocaine des Industries du textile et de lhabillement) fait les yeux doux à la CNSS. Saïd Ahmiddouch, DG de la caisse, est disposé à négocier avec eux un traitement à la carte : tapis rouge pour les bons et harcèlement pour les mauvais. Avec laccord douanier et probablement un autre avec le fisc, létau se resserre autour des indélicats.
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Selon des sources non autorisées, la RAM serait sur le point de finaliser un accord avec ses techniciens grévistes. Des sources rapportent que les négociations porteraient sur la rémunération des mois de grèves (3 mois) ainsi que sur une partie des revendications des grévistes. Si cet accord aboutit, la RAM aurait gaspillé trois mois de bras de fer pour enfin revenir sur sa position. |
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Industrie. Relooking en vue
Le programme de mise à niveau renaît de ses cendres. Une nouvelle mouture a été validée par le ministère des Finances et la Caisse Centrale de Garantie (CCG). Il en ressort que seules les entreprises du secteur de lindustrie ou des services liés à lindustrie y sont éligibles à condition de disposer dun diagnostic stratégique. Elles doivent produire un bilan total au titre du dernier exercice clos, ne dépassant pas 70 millions de dirhams, disposer de deux cadres au minimum et ne pas faire lobjet dune procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. La garantie de la CCG ne joue que pour les dettes dues au titre des crédits dinvestissements et/ou des besoins dexploitation. Le montant total, de lun et de lautre, doit être supérieur à 500 000 DH sans excéder les 10 millions de dirhams. |
Santé. LAMO enclenchée
Les premiers prélèvements pour le compte de lAssurance Maladie Obligatoire (AMO) seront effectifs dès ce mois doctobre. Tant la CNSS pour le secteur privé, que la CNOPS pour le public, ont mis en place des structures dédiées à la collecte et au traitement des dossiers. Pour le secteur privé, la cotisation sera de 4%. Rappelons que les entreprises disposant dune couverture médicale avant lapplication de lAMO, peuvent la garder pour une durée de 5 ans renouvelable. Les nouvelles entreprises sont de facto intégrées au système de lAMO. Précisons enfin que le régime ne couvre que les pathologies lourdes, la grossesse et les enfants jusquà lâge de 21 ans ou 26 ans pour ceux qui poursuivent leurs études supérieures. |
Finance. Le capital-risque sans le fisc
Le projet de loi sur le capital-risque sera discuté au Parlement dès cette cession. Enfin une bonne nouvelle pour la branche ! La mauvaise, elle, réside dans labsence de mesures dencouragement spécifiques. Le projet parle dincitations fiscales sans en préciser les contours. Rien de concret, quoi. En revanche, les capital-risqueurs seront tenus, si le projet passe tel quil est, dallouer 50% de leurs ressources aux PME. Chose peu évidente pour la simple raison que cette branche travaille souvent sur le développement de structures qui ne correspondent pas à la définition de la charte de la PME. Lassociation coiffant le capital-risque a donc du pain sur la planche. La bataille au Parlement ne sera pas de tout repos. |
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Code sans travail
Driss Jettou a promis la réforme du Code du travail. Les industriels applaudissent. Limage est émouvante pour certains. Elle est désolante pour dautres. Le Code du travail na même pas deux ans de vie et déjà on pense à le retoucher. Cétait prévisible. Jettou a mis un point dhonneur à faire passer un projet qui a traîné dans les arcanes du pouvoir pendant plus de 20 ans. Il la fait finalement. Cétait courageux, mais périlleux. La preuve, le succès de Jettou se trouve mitigé par lincompatibilité du code avec la nouvelle donne du marché. Le Premier ministre a |
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| cédé à leffet dannonce. Maintenant, il cherche à se rattraper. Bien, tournons la page. Lenjeu maintenant est de savoir dans quel sens ira la réforme. Les patrons sattendent à une mouture qui sapparente au système britannique. En gros, une réelle flexibilité de lemploi. En clair, une grande facilité de licenciement. Celle-ci est-elle possible au Maroc ? Certains en sont convaincus. Jeux dintérêts obligent. Mais le terrain dit le contraire. Faciliter le licenciement ne peut être bon que dans une économie qui se régénère : une croissance forte, des investissements ayant un impact sur lemploi et des entreprises qui se développent. Or, tous ces paramètres nous font défaut. Cest dire que Jettou entamera un cycle à grand risque politique. Son talent déquilibriste le sauvera-t-il cette fois encore ? |
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