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Pages coordonnées par Abseslam Kadiri

Irak. Saddam plaide non coupable

Saddam Hussein (AFP)
Très attendu, le procès de Saddam qui devait commencer mercredi dans la Zone verte, secteur ultra-protégé du centre de Bagdad, a tourné court. Il a été reporté au 28 novembre par le Tribunal spécial irakien (TSI) pour entendre les témoins. L’ex-raïs et sept de ses lieutenants ne devaient comparaître “que” pour le massacre de 143 chiites à Doujaïl en 1982, douze autres affaires étant encore en instruction (notamment le gazage de 5000 Kurdes à Halabja et la campagne Anfal en 1988). Ils risquent la peine capitale.
Costume sombre et Coran à la main, Saddam Hussein a défié le tribunal et plaidé non coupable. “Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?”, a-t-il lancé au président du tribunal qui lui demandait de se présenter.
“Je ne suis pas coupable”, a-t-il dit aux juges du TSI. “Je me réserve le droit constitutionnel de faire valoir mes droits de chef d'état et je refuse de répondre (…) Je ne reconnais pas votre autorité parce que tout est infondé”.
Saddam Hussein, affaibli par une parodie de défense, récuse le TSI mis en place par les Américains en décembre 2003. George W. Bush, lui, suit de près ce procès aux couleurs américaines qui intervient quelques jours après le référendum sur le projet de Constitution, et vise ainsi à tourner définitivement la page de l’ère Saddam Hussein. Raghad, la fille aînée de l’ex-raïs, a parlé d’une “farce” et l’ONG Human Right Watch a exprimé sa préoccupation que le procès ne réponde pas aux normes internationales.


Palestine. Démissions au Fatah

Petite révolution au Fatah. Dans une lettre ouverte, 259 membres, dont 244 hommes, ont annoncé mardi leur démission pour protester contre le manque de démocratie interne et les appétits personnels : “Le mouvement est devenu pour certains un moyen de se faire de l'argent et d'obtenir des emplois”, s’indignent les signataires. Les rebelles appartiennent à la jeune garde qui réclame une réforme du parti, toujours dominé par la génération de Yasser Arafat.
Dirigé par Mahmoud Abbas Abou Mazin, le Fatah traverse une grave crise. Le mouvement est depuis 1994 la force dominante au sein l’Autorité palestinienne, mais peine à se muer en parti politique. Il est surtout tenu par beaucoup de Palestiniens pour responsable de la corruption et de l’insécurité. Le Fatah craint d'en payer le prix lors des législatives de janvier lorsqu'il aura à affronter le très influent mouvement islamiste Hamas.


En Italie... Mugabe se lâche

Sur fond de pénurie alimentaire mondiale, la FAO (Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture) a fêté, lundi à Rome, ses soixante bougies. L’occasion était rêvée pour le président zimbabwéen, Robert Mugabe, de condamner Bush et Blair et d’éclipser les invités. Ce sont “les deux personnes néfastes de notre millénaire qui, à la manière de Hitler et de Mussolini, ont formé une alliance impie pour attaquer des pays innocents”, comme l’Irak ou le Vénézuela. Banni par toute l’UE, Mugabe a défendu sa très controversée réforme foncière, qui a conduit à la saisie de 5000 exploitations agricoles appartenant à des fermiers blancs pour les redistribuer à des noirs sans terre. Autre invité de marque, le président du Venezuela, Hugo Chavez, a accusé “l'empire nord-américain” d'être la “première menace pour le monde”.



Vite !

Le correspondant du The Guardian à Bagdad a disparu mercredi matin en Irak. D’après The Guardian, Rory Carroll, un Irlandais de 33 ans, en poste en Irak depuis neuf mois, pourrait avoir été enlevé alors qu'il travaillait, par un groupe d'hommes armés. Correspondant très expérimenté, Rory Carroll venait de signer un article sur le procès de Saddam Hussein.

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Jamais un cyclone d'une telle puissance n'a été répertorié dans l'Atlantique : Wilma s'est intensifié mercredi pour devenir un “ouragan extrêmement dangereux de catégorie 5” avec des vents à 280 km/h. Les autorités mexicaines ont procédé aux premières évacuations sur la côte caraïbe du Yucatan. Wilma doit atteindre la Floride dimanche et s'annonce bien plus puissant que Katrina et Rita.


Australie. Plus de renseignement

L’Australie a décidé de se prémunir contre le terrorisme. Le Premier ministre australien, John Howard, a annoncé un redoublement des agents du renseignement pour contrer la menace d'un attentat perpétré par ses propres ressortissants.
Les effectifs des services (ASIO) vont passer de 980 à 1860 dans les cinq années à venir. “Londres, plus que tout autre attentat, nous a conduits à penser que cela pourrait arriver ici”, a dit Howard. Le fait que les auteurs de ces attentats étaient nés en Grande-Bretagne ou y vivaient inquiète les Australiens jusqu'alors prompts à croire que la menace ne pouvait venir que de l'extérieur. Même si elle a toujours été en sécurité, Canberra reste meurtrie par la mort de 88 Australiens dans les attentats de Bali en octobre 2002.


Syrie. Un beau-frère de Bachar suspecté

Damas est de plus en plus aux abois dans l’enquête sur l’assassinat de Hariri. Après le suicide-mystère de Ghazi Kanaan, voici que le magazine allemand Stern affirme qu’un beau-frère du président Bachar al-Assad, Assef Chawkat, est suspecté d’y être impliqué. La commission internationale l’a entendu et a remis son rapport final à l’ONU vendredi. Chawkat a été promu chef des services de renseignements militaires le 18 mars, quatre jours seulement après l'assassinat de Hariri. Toujours selon Stern, l’un des officiers déjà écroués, Hamdane, l’ex-chef de la garde présidentielle libanaise, aurait effectué, lui, un stage de 15 jours au sein de la police criminelle allemande (BKA), où il aurait été initié au maniement des explosifs. Condoleezza Rice a menacé Damas d’une intervention si elle ne coopérait pas. Et Bachar al-Assad est sorti de sa réserve pour déclarer à Die Zeit : “Nous sommes innocents à 100 %”.


Chine. Rumsfeld visite l’adversaire

Préoccupé par l’essor militaire chinois, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld est allé mardi se renseigner sur place. Le patron du Pentagone s’interroge sur “la nature rapide et non transparente de ce développement militaire, qui contribue à l’incertitude de beaucoup de pays”.
Dans un récent rapport, le Pentagone estimait que la Chine se donnait les moyens de faire la guerre au-delà de Taïwan et de ses frontières et “mettait en péril les équilibres militaires régionaux” et la “prédominance planétaire” qui échapperaient à Washington. Selon le rapport, les dépenses militaires de Pékin s'élevent à 90 milliards de dollars, trois fois plus que le chiffre donné par le pouvoir chinois !
Rumsfeld a évité d’aborder le sort de Taïwan, considéré comme une province par Pékin et soutenu militairement par Washington. Cette visite donne le ton du prochain voyage de Bush à Pékin en novembre.



Lu pour vous.
Histoire de fou
(Notre voie (Côte d’Ivoire))

Augustin Kouyo

Une histoire de fou. On apprend qu’un général de division est suspendu de ses fonctions. Quel général ? Henri Poncet ; celui qui a reçu les félicitations de la Grande France pour avoir fait massacrer les jeunes manifestants ivoiriens aux mains nues.
Quel motif plus grave que ce massacre pouvait justifier une telle sanction rarissime au héros d’Abidjan. En fait notre généralissime avait, en mai dernier, alors qu’il était en fonction en Côte d’Ivoire, couvert la mort d’un Ivoirien que l’armée française avait gardé en détention : un coupeur de route. Alors question : comment se fait-il qu’un général, félicité pour avoir massacré des manifestants aux mains nues, est sanctionné pour avoir couvert la mort d’un bandit ? La France veut-elle nous démontrer que la vie de ce coupeur de route est plus importante que celle des dizaines de jeunes massacrés ?
Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette affaire. Et Michèle Alliot-Marie devrait avoir le courage de dire ce qu’elle reproche réellement à Henri Poncet. De n’avoir pas réussi sa mission qui consistait à renverser le président Gbagbo. La France était tellement près du but en novembre 2004 ! Les chars de Licorne étaient aux portes de la résidence de Gbagbo. Pourquoi Poncet a-t-il hésité et n’a pas forcé le portail pour extraire Gbagbo de son palais ? Ah, ce Poncet, il a vraiment manqué aux règlements et à la loi militaires. Il est coupable d’avoir failli à sa mission.

 
 
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