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Par Khalid Tritki
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Salaheddine Mezouar (AIC PRTESS)
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Industrie. Le plan émergence se profile
Le plan émergence est déjà en marche, lexpression est de Driss Jettou. Salah Eddine Mezouar, ministre de lIndustrie et du Commerce, le soutient. Suivons-les. Dabord loffshoring : la première plate-forme dédiée à ce métier sera ouverte en mai 2006 à Casablanca (près de lISCAE) sur la route de laéroport. Les donneurs dordre se bousculent déjà pour ce marché. Les premières conventions seront signées en novembre. Ensuite, les grandes zones industrielles dédiées à deux secteurs clés sont déjà en place. Au lieu de perdre du temps à |
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| chercher, le gouvernement a trouvé lastuce. Il envisage de capitaliser sur lexistant. Ainsi, Tanger Free Zone (TFZ) pilotera la première expérience en aménageant des zones dédiées à lautomobile et à lélectronique. Louverture du port de Tanger-Med (qui nest pas un simple port selon lexpression de Jettou), accélérera la mise en place dautres zones. Laéronautique, enfin, entamera sa mue à Casablanca. La technopole de Nouacer sera renforcée pour accueillir dautres sous-traitants aéronautiques. Pour ces trois segments, le gouvernement na pas besoin de mesures fiscales (pour linstant). Les espaces dédiés auront les mêmes avantages que les zones franches en attendant dimaginer dautres incitations qui seront incluses dans la Loi de finances 2007, explique Mezouar. Pour lagro-alimentaire, on prépare une deuxième phase de partenariat pour les terres de la Sodéa/Sogeta. Une autre nouveauté : les terres agricoles des domaines seront concédées pour développer, en amont, lindustrie. Quant à la pêche, Mohand Leanser est en pleine négociation pour développer lindustrie de la conserve. |
Stratégie. LONA veut du cash, et vite !
Le groupe ONA, à travers son holding immobilier Onapar, et Emaar, un groupe immobilier émirati, se lancent dans limmobilier de luxe. Les deux partenaires envisagent de réaliser deux projets denvergure. Pour une enveloppe de 3 milliards de dirhams, Amelkis à Marrakech et Bahia Golf Beach à Bouznika seront réalisés dici 2010. Faute de trouver mieux, le plus grand groupe du pays se tourne vers les métiers classiques. En manque de valeur ajoutée et surtout de vision, le groupe met la gomme sur les métiers générateurs de cash : les télécoms, la grande distribution et maintenant limmobilier. Quant à la valeur ajoutée industrielle, il faudra attendre des jours meilleurs. Nareva, le nouveau holding pour lassainissement et les services à la collectivité créé début 2005, se contente dattendre son heure. |
Fiscalité. La CGEM conteste
Le projet de circulaire portant application de la prochaine Loi de finances prévoit lactivation des dispositions de larticle 23 de la loi comptable. Selon ce dernier, les entreprises réalisant un chiffre daffaires supérieur à 7 millions de dirhams sont obligées de présenter plus dune trentaine de tableaux (aujourdhui, ils ne présentent que le bilan). Le moindre manquement à cette règle de forme peut aboutir au rejet par le fisc de toute la comptabilité de lentreprise. La Confédération patronale a ainsi saisi le Premier ministre lui signifiant quil était anormal de rejeter une comptabilité pour une question de forme qui na pas dimpact sur le résultat fiscal. à la veille du bouclage de la Loi de finances, la CGEM na pas encore reçu de réponse. |
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Les off
BNP-Paribas sera la première banque qui signera une convention avec létat pour loffshoring. Les négociations sont très avancées pour que la banque délocalise son back-office au Maroc. Lespace dédié, la baisse des tarifs de liaisons spécialisées ainsi que les avantages du contrat premier emploi, semblent plaire à la banque française. La signature est prévue pour novembre.
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Le 11 novembre prochain, le Maroc entamera des négociations pour le quota de thon qui lui sera attribué par les instances internationales. La position du Maroc nest pas confortable, puisque sa capacité de pêche est faible comparée aux réserves dont il dispose. Il a ainsi intérêt, pour convaincre, à présenter un projet intégré. Et surtout à le respecter. |
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Technologie. LApebi prête à signer
LAssociation des Professionnels des Technologies de lInformation (APEBI) et le gouvernement ont finalisé une convention de partenariat avec létat. Il était temps. Lassociation avait signé un contrat programme avec le gouvernement Youssoufi, mais qui était resté lettre morte. Lactuel gouvernement récidive. Selon les informations qui filtrent, le gouvernement sengage à prévoir un fonds de promotion dans la prochaine Loi de finances. En plus, il opérera une réforme du fonds de recherche & développement, géré par le département de lenseignement supérieur et la recherche scientifique. La réforme touchera les affectations de sorte à ce quune partie du fonds bénéficie au secteur des technologies de linformation. |
Salon. Le bazar à Rotterdam
Entre le Maroc et les Pays-Bas, cest une histoire de 400 ans. Pour fêter cette longévité, un salon sera organisé, du 1er au 4 décembre 2005, à Ahoy-Rotterdam. Son objectif : promouvoir les échanges économiques entre les deux pays. à linitiative des investisseurs marocains résidant en Hollande, le salon aura deux visages, lun professionnel dédié au business to business et lautre (Bazar et Casbah, cest son nom), sera ouvert au public avec vente directe. Les artisans peuvent se frotter les mains. Le salon de Rotterdam sera organisé en collaboration avec le Centre Marocain de Promotion des Exportations (CMPE). Il vise les entreprises de Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg et celles de la région de la Ruhr en Allemagne. |
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À la caisse !
Cest du délire. Létat nous demande, à vous et à moi, de régler la facture des retraités de la fonction publique.
11 milliards de dirhams depuis lannée dernière. Un peu moins lannée prochaine. Cest une histoire à fondre en larmes. Pendant des années, bien avant Youssoufi, les gouvernements (car ils sont plusieurs à nous avoir plumés) prélevaient les cotisations de retraite sur les salaires des fonctionnaires, mais ne les reversaient pas à la caisse. Quest-ce quils en faisaient ? Personne ne sait. Ils bouchaient les trous, entretenaient |
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| le faste de létat, ou encore donnaient lillusion dinvestir. Il a fallu attendre le gouvernement Jettou pour rendre officielle ce système. Récapitulons : des gouvernements ne versaient pas les prélèvements, dautres le savaient mais le cachaient, et lactuel, accablé comme il est, nous demande ouvertement de payer. Et nous payerons car nous navons pas le choix. Sauf quavant que je ne passe à la caisse, je voudrais savoir ce que sont devenus les anciens ministres des Finances
Honnis, mis au banc ? Non. Ils sont à la tête dune entreprise publique, dune Wilaya, à la banque centrale et même à la Primature. Ils ont été promus, choyés, cautionnés par le régime. Il ne nous reste plus quà pleurer. |
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