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Pages coordonnées par Hassan Hamdani
Parution. Ce bas pays qui est le mien
| Léquivalent dun beur en Hollande est un mocros. Ils sont 306.000 maroco-hollandais, dont un groupe de plus en plus visible et reconnu dartistes, rappeurs, écrivains, comédiens. Depuis 2003, Dominique Caubet, spécialiste de la darija, est allé à la rencontre de cette jeune génération qui a fait irruption dans la scène culturelle néerlandaise au milieu des années 90. À larrivée, dix interviews, enrichies par les commentaires de lauteur, nous font découvrir des parcours individuels, mais aussi des conceptions diverses de lidentité, de la langue maternelle et de la création inscrite entre deux cultures. Le lecteur découvre plusieurs univers : le tragi-comique chez le mime Yahia Gaier ; les ambitions de laîné de la bande Hafed Bouazza, qui se définit |
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| tantôt comme un Hollandais né au Maroc, tantôt comme écrivain néerlandais ; lacteur et metteur en scène Chaïb Massaoudi qui se définit dabord comme amazigh ; le jeune plasticien Rachid Ben Ali que la surdité a longtemps confiné au silence ; lautre écrivain Abdelkader Ben Ali, qui a écrit son premier roman Noces de mer à 19 ans, et a su voler de ses propres ailes ; le rappeur Ali B. qui a eu droit, à 23 ans, à une statue en cire au musée Madame Tussaud dAmsterdam ; lautre rappeur Khalid Ouaziz qui se plaît à marocaniser la langue de création, enfin, le comédien Mimoun Ouaïssa, qui joue le rôle principal dans le film le plus vu en 2004, Shouf Shouf Habibi ! Lauteur sen inspire. Son livre, Shouf Shouf Hollanda ! (Tarik Editions) est un hymne à la débrouille mocros. |
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Cinéma . Ciel, ma belle-mère !
Amina Rachid, la belle-mère acariâtre, Rachid Ouali, les beaux-fils falots et lépouse insatiable seront de retour sur les écrans le 9 novembre dans Elle est hypertendue, diabétique et refuse toujours de crever. Le premier opus avait été un succès populaire. La suite trouvera son public. Les gens aiment Amina Rachid pour sa mauvaise humeur presque naturelle. Ils vont ladorer dans le film de Hakim Noury, elle y crie en permanence. Mais Rachid Ouali, son beau-fils a décelé la source du mal. LHajja déverse sa bile sur lui, car elle souffre de frustration sexuelle. Il décide de lui trouver un mari pour rattraper toutes ses nuits de veuvage. Ce sera Moulay Mehdi ( Mohamed Affifi), un metteur en scène de théâtre qui venait à passer par là. Mohamed Affifi, en artiste habité par son art, a des moments drôles quand il sauto-parodie presque en acteur shakespearien. La scène où Amina Rachid fantasme, allongée sur son lit, est lun des rares moments jouissifs du film. On saura gré au réalisateur au moins pour ça.Pas Pour le reste. |
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Doc. Taxiii !
À Casablanca, 8500 petits taxis circulent quotidiennement, tous numérotés de 1 à 8 500. Pascal Renaud, réalisateur de son état, est parti à la recherche du tacot portant lemblématique numéro 1. Il existe toujours et sillonne les rues de la ville. À la recherche du taxi n°1 est un city-movie, comme le définit son auteur, où lespace confiné du tacot est pris comme lieu de melting-pot social. Le taxi est par essence une passerelle entre les quartiers de Casablanca et ses habitants, les destins se croisant sur ses banquettes le temps dune course. Vendredi 11 novembre à 21h00 au Théâtre 121 de lIF de Casablanca. |
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Archéologie. Alerte au vandalisme !
Un plateau dans le haut Atlas (Azzib Nikkis) portant des inscriptions rupestres datant du 7° siècle av. J.C a été détruit. Dautres roches gravées, normalement protégées par une loi de 1970, ont été volées ou détruites. Lanthropologue Ahmed Ouskounti pousse un cri dalarme sur le site www.tamazgha.fr. Sur les 300 sites que compte le Maroc (on appelle rupestres tous ceux qui ne sont pas dinfluence romaine et phénicienne), seuls 5 sont surveillés. Le Centre National créé en 1994 et , censé sen occuper, manque de moyens. Et qui détruit ce patrimoine ?
Les autochtones ? Ouskounti est formel. Ceux-ci ont lhabitude de cohabiter avec ces sites. Ce sont des mains étrangères qui y portent atteinte. Du vandalisme pur et dur. |
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Documentaire. Another brick in the wall
En regardant le journal télévisé un soir de lété 2002, Simone Bitton voit les premières images de la construction du mur devant séparer Israël des territoires palestiniens. La réalisatrice franco-israélienne, née au Maroc, décide de filmer cette ligne de séparation qui vient couper en deux champs, maisons, villages et ghettoïser davantage les populations palestiniennes. Plans séquences sur la muraille de béton, travelling sur les tranchées, barrière électronique et rangs de barbelés, la cicatrice est filmée sous toutes ses coutures et ses formes. Les plans très larges et les témoignages couverts par le bruit des bulldozers viennent accentuer le sentiment denfermement. Mur sera projeté en présence de Simone Bitton le Mercredi 9 novembre à 19 h 00 à lIF de Marrakech et le 11 novembre à 19 h 00 à lIF de Meknès. |
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Sur vos écrans. Ben Barka, le film
Le film était très attendu, précédé darticles de presse presque obligés vu le thème abordé. Jai vu tuer ben Barka, co-réalisé par Serge Le Péron et Saïd Smihi, nest cependant ni un pamphlet politique, ni un pensum indigeste comme auraient pu le craindre les habitués des salles obscures marocaines. Le réalisateur a choisi de traiter laffaire à travers le regard et le parcours d'un scélérat impliqué dans l'enlèvement du leader marocain, plutôt qu'ériger une biographie dithyrambique au militant Ben Barka . Charles Berling est très juste dans le rôle de Figon, ce truand raté et ambigu qui a des attaches aussi bien dans le milieu des barbouzes que dans l'intelligensia parisienne. Les petites histoires minables de Figon croiseront le fer avec l'Histoire. Et aussi la route d'Oufkir la brute. Ni le truand ni le bon n'en sortiront vivants. Actuellement au Mégarama. |
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Résidence dartistes. Transports en commun
Résidence décriture à trois mains à LIF de Fès du 7 au 13 novembre. Aux stylos, la Compagnie française Générique vapeur- spécialisée dans le spectacle de rue-, les étudiants de lISADAC et Ahmed Ghazali, auteur notamment de Tombouctou, 52 jours à dos de chameau. Le thème de latelier : la cultissime Mercedes 240D, sa vie, son uvre. Générique vapeur aime réinterpréter les mythes urbains, le taxi collectif lest par excellence. Fantasia mécanique, le nom du spectacle, sannonce comme un joyeux chambard où des individus saffairent, chantent, dansent et sadressent au public autour dun troupeau de Mercedes. On est impatient de voir notre vache folle dans un premier rôle. Fantasia mécanique prendra dassaut les rues de Fès en avril 2006. |
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Concert Metal. Samedi noir à Casa
Bracelets cloutés, orbites charbonneuses et musique tonitruante qui fait du bien, cest ce samedi à Casa. À lapproche de son premier anniversaire, le mag en ligne Metallair.net monte sur scène avec cinq groupes de hardrock pur jus. Au menu pour 50 DH, les Casaouis Butchers of the Morgue (ex-Killerzone), Paranoïa, Utopia, Tormentor of Souls et les Rbatis RedTears.
Le trip ? Jouer sans attendre de passer par le Boulevard des jeune musiciens et savourer sa liberté de gueuler. En partenariat avec lassociation Ichrak de la culture et de lenvironnement.
Moroccan Metal GIG, Samedi 5 novembre à 19h30, complexe culturel ZafZaf, Maârif. |
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Musique. Arriva El Salsero
Quand, il y a quelques années, Radio Nova diffuse pour la première fois une version latino de Ne me quitte pas, Yuri Buenaventura est inconnu au bataillon. Mieux encore, cétait un musicien endetté qui a raté son début de carrière et qui, résigné, rentre sur son île natale, Buenaventura au large de la Colombie, pour se convertir en chauffeur de taxi collectif. Quelques mois plus tard, il est le premier chanteur salsa à obtenir un disque dor en France. La roue de la fortune a tourné. Et aujourdhui, Yuri est le nouveau maître de la Salsa. Tout le monde craque pour sa sauce piquante. Même notre roi semble avoir un faible pour sa musique et linvite à ses soirées. Yuri se produit le 12 novembre au petit rocher à Casa. Fans, réservez au 063 000 565/566. (billets à 300 DH). |
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Ayach arrive
ça y est, cest confirmé! à la veille de la sortie de son nouvel album, Ramy Ayach se produira pour la première fois au Maroc en décembre. Quatre dates de concert sont dores et déjà annoncées pour nomvembre: le 7 à lhôtel Hilton de Rabat, les 8 et 9 au Mégarama et le 10 au Palais des Congrès de Marrakech. |
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Droit de cité...des arts
Wanted plasticiens, vidéastes, photographes, musiciens, danseurs... La candidature est ouverte pour les artistes professionnels désireux de poser leurs pénates à la Cité des arts de Paris pour les ateliers résidence de la rentrée 2006. Dossiers à envoyer avant le 30 novembre 2005.
Renseignements : Direction des Arts. Tél. 037 67 10 09. |
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Lifting à la CDG
La CDG se refait la façade. Linstitution financière lance un concours à destination des artistes quelle que soit leur discipline : poésie, peinture, sculpture, littérature, etc. But : illustrer une bâche de onze mètres sur vingt qui longera lun des murs du siège de la CDG. Date limite de dépôt des dossiers : le 15 décembre 2005. |
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Humeur : Open bar
Ramadan est fini. Fidèles à un romantisme désuet, les sages ont fait leur partie de cache-cache annuel avec le clair de lune. Vu ? Pas vu ? Vu ! C'est toi le chat ! Le suspense du hilal fut haletant pour beaucoup d'assoiffés, accrochés au bon vouloir de ces vieux galopins contant fleurette au clair de lune. Certains boit-sans-soif très impatients avaient déjà fait leurs valises, la main posée sur la poignée de la porte dentrée, avec la ferme intention de profiter du week-end prolongé pour ouvrir le bar dans une boîte de Marrakech. LAïd, forcément ça s'arrose. D'autres avaient pris rendez-vous depuis un mois avec leur guerrab attitré, histoire de fêter les premiers le gerrouane nouveau. C'est le principe des vases communicants. Après chaque ramadan, les mosquées se vident et les verres se remplissent. C'est qu'au bout d'un mois de chômage technique, et après mûres réflexions spirituelles, les ivrognes ont toujours la même révélation : Dieu est plus digeste noyé sous beaucoup d'alcool. Un mois divin dans onze mois de Bacchus, voilà leur cocktail idéal. Qui plus est, on leur a tellement rabâché 30 jours durant que Dieu était partout qu'ils ont pris le message au pied de la lettre. Ils cherchent dans le vin dautres vérités et God dans une boîte branchée de Marrakech comme au fond d'un bar minable. Signe de délirium tremens indubitable. Quoi que... |
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Le livre
Abdellah Taïa est un nouvelliste qui a longtemps contenu son souffle littéraire, à Salé, dans son corps à peine éclos. Puis vint la saison dexil à Paris, lailleurs comme espace décalé, où sa plume allait être libérée. Avec Le rouge du Tarbouche, que lon peut lire comme une mémoire fragmentée, il réordonne les images qui ressurgissent de son passé récent. De la mort de Hassan II, le seul roi quil ait connu, à son premier retour au bercail, lauteur arpente les stations : Le cinéma, où gît le souvenir dun baiser chaud ; les personnages mystérieux (la femme en blanc) ou familiers (sa tante Massaouda) qui lhabitent ; Amr, son amant furtif à Clignancourt ; ses frères, plus conformistes. Mine de rien, Taïa réussit une fresque par à coups.
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Agenda.
Spectacle tout public avec Chère famille du Théâtre de la Licorne en tournée au Maroc. La troupe détourne les objets et en joue. Le 7 novembre à 19h30 à lEntrepôt (face à lIF de Tanger) ; le 8 novembre à la Maison de la Culture de Tétouan ; le 10 novembre à 19 h00 à la délégation de la Culture de Larache et le 11 novembre à 19h00 à la délégation de la culture de Chefchaouen.
Table ronde Casablanca en mouvement le 9 novembre à 19 h 00 à lIF de Casablanca. Débattront de la modernité de Casa, Assia El Ouadie( magistrate), Souad Guennoun (architecte et photographe), Nadia Jebrou (architecte) , Ahmed R. Benchemsi (journaliste) et Mohamed Merhari dit Momo, co-fondateur du Boulevard des jeunes musiciens.
Les festivités à loccasion des 400 ans de Don Quichotte se poursuivent. Alberto Mengual, écrivain argentin et chercheur, donnera une conférence sur El Quijote et les Arabes le 7 novembre à 19h00 à lInstitut Cervantes de Tanger.
Colloque international sur le thème LAmazighe dans lOriental et le Nord du Maroc à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines dOujda les 10 et 11 novembre toute la journée.
Lexposition Art contre la violence continue son tour du Maroc. Les affiches et les photographies composant lexpo sont luvre détudiants dart et dartistes marocains dirigés par le dessinateur-infographiste Uwe Loesch et le photographe Michael Danner. À partir du 9 novembre à la Mairie de Meknès. |
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